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 GUET-APENS

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Matthew&Mika
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Mar 20 Jan 2009 - 22:42

Quel imagination. C'est vraiment super. top_1
J'ai hâte d'avoir la suite
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Tanlee
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Lun 26 Jan 2009 - 17:34

Merci à vous trois pour vos retours ! merci2

Pour Prentiss, il faudra attendre lundi prochain, Morgan et elle vont faire équipe. Professionellement parlant s'entend quoique... peut-ête plus si affinité.

Bon la fin est toute proche. Il est temps de savoir ce qu'attend véritablement Lyli de Reid et si ce dernier va se laisser entraîner par sa folie.

Bonne lecture.


Chapitre 23


« Mais toi et moi on se connaît
Tu es celui à qui j’ai refusé d’entrer
D’entrer mais
Laisse-nous sombrer dans ce qui brille
Laisse-nous combler ce petit vide qui gêne
Qui gêne. »

D’où vient le vent - Luke



La femme de William Reid, Mari-Beth, arriva au BAU avec ses trois enfants, Benjamin, Eric et Cathy. L’anxiété se lisait sur ses traits, et elle s’impatienta du refus de Benjamin, son ainé, de rejoindre son frère et sa sœur qui s’éloignaient avec JJ.
- ce n’est pas grave, intervint Gideon, il peut rester, tu pourras peut-être nous aider. C’est toi qui a appelé Ellie.
- ma mère refusait de le faire…
- Benjamin, le coupa Marie-Beth.
- non laissez-le parler, c’est important, tout ce que vous pourrez nous dire nous aidera à retrouver votre mari. Pourquoi ne vouliez-vous pas prévenir Reid de la disparition de votre mari, de son père ?
- ce n’est pas que je refusais de l’appeler, c’est juste que je ne voulais pas déranger Spencer ou son amie… les relations entre mon mari et son premier fils sont inexistantes et je ne voulais pas… c’était sans doute ridicule.

- Depuis quand votre mari a-t-il disparu ?
- hier.
- est-ce que vous savez dans quelles circonstances ?
- non, il n’est pas rentré le soir. J’ai appelé son travail mais ils m’ont dit qu’il n’était pas venu travailler de l’après-midi.
- Quelque chose d’inhabituel ?
- non, je… juste un panne d’électricité. Vous allez me dire ce qui se passe ?! Savez-vous où il se trouve ?

Gideon lui expliqua la situation.
- je veux le voir, demanda Marie-Beth après un instant de silence, je veux voir la vidéo.
- écoutez, Madam…
- c’est mon mari et je veux le voir.
- très bien.
- moi aussi, intervint Benjamin
- hors de question Ben, tu vas rejoindre ton frère et ta sœur… le coupa Marie-Beth.
- non.
- écoute c’est ton père et tu…
- Arrête ! arrête, comment tu peux encore le défendre après ce qu’il a fait ?!

- Benjamin, l’appela Marie-Beth alors que l’adolescent claquait la porte du bureau de Gideon, je suis désolée, ajouta-t-elle à l’attention de ce dernier, les larmes aux yeux.
- pourquoi est-il si en colère contre son père ?
- c’est un adolescent, il est exigeant.
- Que lui reproche t-il ?
- il y a quelques mois, les médias ont parlé d’une équipe de profiler qui tentait d’élucider une série de meurtre à la Nouvelle-Orléans. William a vu la photo de Spencer et ça l’a bouleversé je crois. Alors il a annoncé à nos enfants qu’ils avaient un grand frère. Pour Eric et Cathy, avoir un frère, c’est une réalité encore trop abstraite mais pour Benjamin c’est… il est très en colère contre son père. En colère qu’il ne lui ait pas parlé de Spencer plus tôt et en colère que son père ait abandonné une famille avant de construire la nôtre. Il ne lui pardonne pas cette faiblesse.

@@@


Reid ne réussit pas à s'endormir. Tout juste à somnoler. La présence de son père le gênait, créait une telle tension en lui qu'il ne parvenait pas à calmer, à apaiser ses pensées : des bouffées de colère et d'angoisse s'emparaient de lui de façon anarchique. À l'encontre de son père. De Lyli. De ses collègues qui ne l'avaient toujours pas retrouvé. Que faisaient-ils ? Bien que cette question soulevait plus de craintes que de colère. Peut-être avaient-ils abandonné les recherches. Peut-être l'avaient-ils abandonné. Et l'angoisse face à la présence de ce père tant espéré, son absence tant décriée, face à la situation présente, aux peurs infantiles qui ressurgissaient inévitablement, aux questions aussi. Aux réponses à portée de main à présent et qu'il n'osait demander.

Et puis, le manque commençait à nouveau à lui racler le corps. Alors pour éviter de penser aux souffrances qui l'attendaient, que Lyli se décide à lui donner une nouvelle dose ou à le laisser en proie au manque, il brisa le silence.
- Comment t'es-tu retrouvé ici ?
- Je... J'attendais l'électricien hier à cause d'une panne de courant qui s'est certainement produite dans la nuit. Mais il s'est révélé que ce n'était pas vraiment un électricien. Il en avait… l'habit mais lorsque j'ai fermé la porte et conduit à la cuisine... Je n'ai jamais atteint la cuisine, répondit William Reid la voix encore hantée par la peur, je ne sais pas exactement ce qui s'est passé.
- il a dû te droguer. Comment était-il ?
- Brun, pas très grand, mais dans ses yeux… (William Reid cherchait ses mots) oui dans ses yeux il y avait quelque chose d'effroyable.
- Elioth, murmura Reid.
Son père ne parut pas l'entendre encore absorbé par quelques terreurs qui le poursuivaient.
- Pourquoi es-tu rentré au FBI ? Tu aurais pu travailler dans une grande entreprise ou faire de la recherche, se ressaisit-il après quelques instants de silence.

Reid ne répondit pas immédiatement, surpris par une telle question en de pareilles circonstances. Puis il haussa les épaules avant de s'expliquer :
- Pour comprendre je suppose. Tenter de comprendre l'esprit humain.
- Tu aurais pu faire de la recherche.
- C'est vrai mais... J'ai failli arrêter après ma formation. Je... Je sais pas, je ne me sentais pas capable d'affronter tout ça et puis je suis arrivé dans l'équipe du BAU et... Je ne devrais pas dire ça car théoriquement c'est mauvais mais je... Tous les membres de cette équipe c'est un peu comme une famille. Hotch a un côté très autoritaire, brutal parfois mais on sait pouvoir compter sur lui malgré sa propre famille, Gideon c'est comme je ne sais pas il est secret mais toujours présent et puis Morgan c'est comme un frère je crois. On se respecte et on s'accepte l'un et l'autre. Prentiss et Garcia aussi, elles sont... je ne sais pas, je tiens beaucoup à elles. Et JJ, c'est JJ, on a partagé des choses si douloureuses, des peurs si effroyables...
- C'est comme la famille que tu n'as jamais eue.
- Oui peut-être... Peut-être que c'est pour ça que je suis resté... Plus pour les gens que le boulot en lui-même. La mort est si présente dans chacune de nos missions que ça crée des liens indissolubles et je sais qu'en ce moment mêmes mes collègues me cherchent, assura Reid autant pour son père que pour se rassurer lui-même face au doute qui l'avait assailli plus tôt, et c'est ce qui me tient encore en vie.
- Je suis désolé.
- De quoi ?
- C'est de savoir que ta famille, je veux dire ta vraie famille, te cherche qui devrait te tenir en vie.
- Oui, c'est vrai mais ce n'est pas le cas.
- Pourtant, tu en as une de famille. Tu as deux frères et une sœur.
- Et comment aurais-je pu le savoir ? Mentit Reid.

Il songea à Benjamin qui avait essayé de prendre contact avec lui. Il était injuste mais il avait besoin de se confronter à son père, d'avoir des réponses aux questions qui le taraudaient depuis l'enfance.
- Tu vas me dire, poursuivit-il, que tu as essayé, que tu m'as envoyé des cartes et que maman devait certainement les cacher au fond d'un tiroir secret.
- Non, non je n'ai même pas ça pour ma défense.
- Et pourquoi ?
- Écoute Spencer, je suis parti parce que je ne pouvais plus regarder ta mère se détruire.
- Tu aurais pu la faire soigner.
- Non.
- Bien sûr que si !
- Je n'en avais pas la force.
- Alors tu m'as laissé cette responsabilité là ?
- Je sais que...
- Non tu ne sais pas !
- Alors explique-moi.
- À quoi bon ! C'est du passé maintenant. Et puis, si tu avais voulu savoir, si tu t'étais intéressé un tant soit peu à nous, à notre devenir, tu n'aurais pas attendu qu'une psychopathe te kidnappe pour te jeter dans la même pièce que moi.

- Tu te trompes. J'ai souvent pensé à vous, à toi mais c'était comme si... c'était je ne sais pas, je remettais toujours à plus tard, je me disais « non appelle demain c'est mieux » et plus les jours passaient plus cela devenait difficile. Je suis sincèrement désolé d'avoir dû en arriver là pour que l'on se rencontre enfin après tant d'années. Si je suis parti ce n'étais pas à cause de toi je...
- Si ça avaient été vraiment le cas, alors tu aurais repris contact avec moi. Au moins avec moi.
- C'était la situation que je fuyais lâchement.
- La situation ? Une femme schizophrène qui refuse de se faire soigner et un fils de huit ans qui ne te parle que de statistiques et de physique parce qu'il ne sait pas quoi dire d'autre à son père.
- Non, je ne t'ai jamais vu ainsi.
- Quoi ? Comme un gamin qui risque de finir comme sa mère tant son esprit frôle dangereusement la folie, comment veux-tu que je te crois !
- Non je...
- Mais le pire dans tout ça c'est que tu as certainement raison, le coupa Reid la voix brisée.
- non et on le sait tous les deux.
- Comment peux-tu oser prétendre une telle chose ! Tu ne me connais pas !
Le silence de l'homme fut tragiquement éloquent.

- Tu as raison sur une chose, reprit William Reid au bout d'un long moment, et il est vrai que je n'ai pas à te cacher ces choses-là. Lorsque je suis parti, il est vrai que j'avais du mal à voir en toi un petit garçon mais cela n'avait rien à voir avec toi, avec ce que tu étais. C'était moi qui ne savais pas comment m'y prendre. Je l'ai vu, après, avec tes frères et ta sœur, je ne savais pas comment remplir mon rôle de père, quoi partager avec eux. C'est Marie-Beth qui m'a appris patiemment à... Ta mère avait raison, j'étais faible et j'avais besoin de quelqu'un capable de me montrer comment devenir plus fort et plus heureux, chose que ta mère ne pouvait... Ce que j'essaie de te dire c'est que je ne suis pas parti à cause de toi ou parce que tu étais toi, je suis parti parce qu'il m'était impossible de remplir mon rôle de père auprès de toi ou de quiconque... Spencer, dis-moi quelque chose, reprit l'homme face au silence indéchiffrable de son fils.
- C'est moi qui l'ai fait interner. À 18 ans. Le lendemain de mon anniversaire.
- Je ne savais pas, balbutia l'homme.
- Non tu ne savais pas, fit Reid amer, on devrait dormir un peu (il ne voulait plus parler du passé, ne plus y penser)
- que veulent-ils ? Finit par oser demander William Reid après un long moment de silence.
- Elle veut que je te tue.

@@@


- est-ce qu… est-ce qu’il dit vrai ? demanda Marie-Beth la gorge nouée par l’angoisse.
- c’est que… , fit Hotch ne sachant que répondre.
- est-ce que…
JJ fit irruption dans le bureau.
- Nathan a été repéré.

@@@


Reid sentit son père se tendre à ces mots qu'il avait lâchés sans émotion, avec froideur même.
- Mais qui est "elle" ? Balbutia-t-il.
- Lyli.
- Pourquoi ? Demanda Mr. Reid effaré.
- Parce qu'elle pense que si je te tue cela apaisera et soulagera la souffrance qu'a causée ton départ.
- Mais comment... Comment peut-on penser une chose pareille ?

Reid aurait aimé que son père s'excuse à cet instant, qu'il lui dise combien il regrettait de les avoir ainsi abandonnés, sa mère et lui, alors qu'il n'avait que huit ans. Il sentit une sourde colère remonter en lui et ce fut plus sèchement qu'il ne voulut qu'il lui répondit :
- parce que son propre père l'a blessé si violemment qu'elle a fini par le tuer. Le tuer a été sa façon à elle de survivre, de contenir la douleur et de reconstruire quelque chose après, quelque chose d'horrible de notre point de vue, mais de reconstruire, à n'importe quel prix.
- Et toi que penses-tu de tout ça ? demanda William Reid dont perçait l'appréhension dans la voix.
La colère de Reid n'en fut que plus grande et ce fut avec un sourire qu'il répondit…
- moi je n’en pense rien. Je suis profiler.
…Un sourire presque carnassier.

William Reid eut un sursaut de frayeur au ton glacial et rempli de menaces que lui opposa son fils. Il préféra clore cette discussion. Spencer parut du même avis car il lui tourna le dos aussitôt ses mots prononcés et se roula en boule. Peut-être que ces paroles avaient été plus loin que sa pensée. Du moins William Reid l'espérait. Vivement.

@@@


- où ? demanda Morgan
- dans une zone industrielle à l’est aux abords de la ville. Le seul problème c’est que la zone est immense. Tous sont des entrepôts vides, expliqua JJ faisant apparaître une carte de la zone, certains bâtiments sont en cour de réhabilitation à l’est. Apparemment, il y a beaucoup de squatters.
- très bien, JJ fait envoyer des agents avec des portraits d’Elioth, Lily et Walt. Ils doivent bien sortir de leur trou de temps en temps, intervint Hotch.
- oui, fit JJ avant de sortir du bureau.

Le téléphone de Reid sonna. Numéro inconnu. Ellie décrocha. C’était Nathan.
- il faut que vous veniez, vite. Elle va le tuer, dit-il, paniqué.
- Nathan, Nathan, calme-toi, fit Elle en faisant signe à Gideon (ce dernier contacta Garcia pour qu’elle les rejoigne), où es-tu ?
- je… je sais pas.
- dis-moi ce que tu vois autour de toi.
- y a que des bâtiments, ils se ressemblent tous, j’appelle d’une cabine.
- ne bouge pas. Reste en ligne. On va venir te chercher.
- non, non, il faut que j’y retourne, elle va le tuer.
- Nathan, non, tu ne peux rien pour Reid, il faut… Nathan ? Nathan ? Il est parti.
- Donne-moi le téléphone, lui demanda Garcia, alors voyons…

@@@


Reid ne se reconnut pas. Tant de hargne et de froideur en lui. À l'encontre de son propre père. Il devait se ressaisir. Cependant, ses émotions demeuraient si indomptables face à son père, face à ce qu'il lui disait, face à son détachement vis-à-vis de son abandon, qu'il n'était pas sûr de parvenir à se maîtriser. Il se savait capable d'aller loin. Trop loin. Sans même, peut-être, le regretter. Il ferma les yeux et tenta de se reposer. Si Nathan n'avait pas été rattrapé par les hommes de main de Lyli – et aucun signe ne lui prouvait le contraire, Lyli serait déjà venue se gausser de sa victoire si tel avait été le cas – alors peut-être avait-il pu déjà prévenir l'équipe du BAU et peut-être même que cette dernière était déjà en route. Oui, voilà, il devait penser à Nathan. A Nathan et à la réussite de son évasion. Et à rien d'autre.

@@@
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Tanlee
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Lun 26 Jan 2009 - 17:41

- Nathan a appelé d’une cabine au nord de la zone industrielle, ici pour être précis, expliqua Garcia en montrant un point sur la carte.
- Nathan et Reid ont tenté de s’échapper hier. Nathan a dû se cacher avant de pouvoir entreprendre quelque chose. Nathan a été aperçu ici il y a 10 minutes, fit Morgan en désignant une zone sur la carte, et il a appelé d’ici. Reid et son père doivent être retenus dans un rayon de 7-8 km autour de Nathan.
-Très bien, on se bouge, fit Hotch en donnant le signal du départ.
L’équipe quittait déjà le bureau.
- Qu’est-ce qui se passe ? L’interpela Marie-Beth
- on va retrouver votre mari. En attendant, on va vous conduire auprès de vos enfants avec Benjamin.
- non, je veux rester ici pour voir ce qui se passe.
- non, désolé
- mais…
- Madame, si vous voulez qu’on retrouve votre mari, laissez-nous faire notre travail.
Marie-Beth hocha la tête.
- bien.
- Ellie…
- non Hotch, je viens cette fois, je ne me laisserais pas mettre à l’écart.
- j’allais justement te proposer de te joindre à nous, dit-il en lui tendant une arme. Garcia, tiens-nous au courant de tout ce qui se passe pour Reid et son père. Tiens-toi prête, on risque d’avoir besoin de toi. Allez ! on y va.

@@@


- Spencer ? Spencer ? Qu’est-ce qui t'arrive ?
Reid sentait le manque agité son corps de manière incontrôlable et des douleurs lancinantes lui vriller les os.
- Je... Balbutia le jeune homme, le manque… je souffre de manque.
- De la drogue ? Tu veux dire qu'ils t'ont drogué.
Reid se contenta de hocher la tête.
- Qu'est-ce... Qu'est-ce que je peux faire ?
- Rien, rien, il faut... Attendre que ça passe.
- Mais...
- Arrête ! Le coupa Reid, ne joue pas... Ne joue pas à ce que tu n'es pas.
- Je...
- Arrête ! Arrête ! S'il te plaît... S'il te plaît restent loin de moi.
- Mais... Non, je peux…
- non, vas t'en, je... Je veux plus te voir... ni t'entendre, je peux plus ! Cria le profiler à bout.

Il perdait le contrôle mais cela avait-il encore la moindre importance ?
William Reid parut hésiter puis recula et s'assit dans le coin de la pièce. Cependant, son regard ne quitta pas son fils.


Chapitre 24

L’équipe s’était divisée en trois groupes : Morgan et Prentiss, Elle et Hotch, Gideon et JJ avec chacun neuf agents et trois policiers. Lyli n’avait certainement pas prévu un plan de rechange, trop confiante en elle, mais Hotch refusait de prendre le moindre risque. Il en avait déjà trop pris sur cette affaire. Et puis, dans son oreillette, Garcia décrivait ce qui se passait : Reid craquait, l’arrivée de son père semblait faire éclater la gangue dans laquelle jusque là il avait réussi à enfermer ses émotions.
Sur le plan de la zone qu’ils avaient délimitée, ils avaient défini dix bâtiments dans lequel le quatuor pouvait se terrer sur la base des différentes caractéristiques des planques connues d’Elioth et de l’entrepôt dans lequel Lyli leur avait tendu un piège. Mais dix… c’était beaucoup trop. Il n’en avait inspecté que trois pour l’instant.

Hotch jeta un coup d’œil à Ellie. Elle était tendue. Trop à son goût. Son visage était fermé, une sombre détermination brillait dans ses yeux. Il se doutait de ce qu’elle avait en tête : tuer Lyli. Il l’avait autorisée à venir précisément pour cette raison. Pour tenter de réussir ce qu’il avait échoué un an et demi plus tôt. Pourtant, alors qu’ils sortaient du premier entrepôt, il commençait à regretter sa décision. Il n’eut pas le temps de s’appesantir sur la question. La peur dans la voix de Garcia fit naître en lui des angoisses bien plus urgentes. Dans l’un des sept entrepôts qu’ils n’avaient pas encore visité, tout s’accélérait. Il craignait de ne pas arriver à temps.

@@@


- De l'eau ! Il lui faut de l'eau ! Criait William Reid tout en tambourinant à la porte de leur prison.
En vain. Mis à part se blesser les poings, c'est tout ce qu'il finit par obtenir. De rage, il donna un coup de pied dans la porte.
- Qu'est-ce que vous voulez ? Montrez-vous espèce de lâches !
- C'est un jeu pour eux, pour Lyli.
La voix de Spencer le fit presque sursauter. Le jeune homme avait plongé dans un délire agité moins d'une heure auparavant puis sombré dans une inconscience inquiétante dont Tom Reid n'avait pas réussi à le ramener. Il se précipita auprès de son fils.
- Comment te sens-tu ?

Reid préféra ne pas répondre. Ni même y songer.
- Elle veut nous voir. Voir comment on va réagir en présence de l'autre. Elle s'amuse de nos hésitations, de nos rancunes, se demande comment elle va s'y prendre pour que je finisse par te tuer.
- Je suis désolé, confessa Willam Reid, si tu savais comme je regrette...
- Tu me dis ça parce que tu as peur ou par sincérité ? Répliqua Reid amer avant même de s'en rendre compte, tu ne m'as même pas demandé comment allait maman.
- Peut-être parce que j'ai perdu ce droit le jour où j'ai claqué la porte de chez nous.
- ou parce que ça t'est plus facile ?
William Reid baissa la tête comme un désaveu.
- Tu... Tu es pitoyable, fit Reid en se levant péniblement du matelas.

Il fit quelques pas pour tenter de délier les muscles de ses jambes. La fin était proche. Il devait la précipiter s'il voulait avoir une chance de survivre. Il ne supporterait pas une nouvelle dose de la drogue d'Elioth. Rien que le souvenir de la souffrance qu'elle lui avait inculqué le faisait défaillir. Son esprit se perdrait définitivement pour subjuguer la douleur et ce ne serait pas seulement son nom dont il serait incapable de se rappeler. Cette idée le fit tressaillir. Alors il poursuivit.
- Pathétique ! Poursuivit-il impitoyablement.

Lyli devait voir dans leur échange l'opportunité ou jamais de lui prouver qu'elle avait raison. Il devait se rapprocher de ce qu'elle avait été au moment où elle avait tué son propre père. Cependant, Reid n'aurait jamais pensé que se glisser dans la peau de Lyli l'entraînerait si loin, dans des choses si profondément enfouies en lui qu'il ne pensait pas posséder de telles horreurs.

@@@


Hotch et les deux autres équipes visitaient leur deuxième entrepôt mais il ne semblait avoir trace du quatuor nulle part. Hotch perdait patience et espoir. Reid craquait et Lyli ne laisserait pas passer une telle opportunité. La fin était proche. Et il avait peur d’arriver bien après, pour seulement ramasser les cadavres.
- Hotch, surgit soudainement la voix de Garcia dans l’oreillette, je les ai. Une des boutiques contactées par JJ m’a fourni la liste de ses clients et Elioth Colmann, il y a trois mois, a commandé des feuilles de parchemins.
- l’adresse de livraison Garcia ?
- attendez, attendez… il faut que je pirate le serveur de l’entreprise de livraison ?
- fait-le !
- oui, oui, je n’attendais pas… la voilà, entrepôt 315, 16 avenue Clartown, c’est dans la zone où vous êtes.
- quelle équipe est la plus près.
- la première.
- Morgan, Prentiss, vous avez entendu.
- oui, on s’y rend immédiatement.
- aucune imprudence, exigea Hotch, c’est compris ?
- oui, répondirent les deux agents.

@@@


Reid alla chercher en lui ce qu'il savait le plus douloureux pour provoquer son père, provoquer leur confrontation et appâter ainsi Lyli.
- t-avais pas le droit de nous abandonner ainsi !
- Je suis désolé, fit William Reid quelque peu effrayé par la virulence de son fils.
À son tour, il se leva prudemment.
- Désolé, tu ne sais dire que ça !
- À l'époque, partir me semblait la seule solution acceptable pour tout le monde.
- Tu mens ! Cracha Reid dont la colère qui bouillonnait en lui n'était plus feinte.
- Ta mère ne me supportait plus, répliqua William Reid, que pouvais-je faire d'autre ? Elle ne voulait pas se faire soigner, refusait de prendre ces médicaments.
- C'était à toi de la faire enf... Mais non, tu m'as laissé cette responsabilité.
- Je sais.
- Non ! Le coupa Reid, non, tu ne sais pas.
- J'aurais aimé pouvoir te dire que je regrette d'être parti mais ça serait te mentir. En revanche, je peux t'assurer que je regrette...
La porte de la cellule s'ouvrit coupant William Reid dans sa phrase. Lyli se tenait dans l'embrasure flanquée d'Elioth et de l'ours.
- Désolé d'interrompre cette charmante petite réunion familiale mais je crois qu'il est tant, n'est-ce pas docteur Reid ?

Ce dernier recula d'un pas. Il n'était pas en état de réfléchir clairement, la colère l'aveuglait et la présence de son père l'insupportait : il aurait aimé qu'il disparaisse, là, maintenant, pour que se taisent toute la peine et la rage accumulées depuis tant d'années et qui lui comprimaient douloureusement la poitrine.
- Allez-vous-en ! cria-t-il en se prenant la tête dans les mains.
Son père voulut se porter à sa hauteur mais Lyli braqua un pistolet dans sa direction.
- Non, non, Mr. Reid, on reste bien sagement tranquille, dit-elle avant de faire un signe de tête à Elioth.
Ce dernier suivi de l'ours s'approcha de Reid qui recula et se retrouva acculée contre le mur.
- Alors c'est ça ton plan Lyli, cracha Reid au bord de la panique – il savait ce qui l'attendait – de me faire tuer mon père sous l'emprise de la drogue. C'est comme ça que tu as tué le tien.

Un sourire cruel étira les lèvres de la jeune femme. Il y avait quelque chose de si monstrueux dans son visage à ce moment.
- Elioth a besoin de savoir jusqu'où sa drogue peut mener un homme, jusqu'où la douleur peut l'entraîner.
Alors que l'ours – Reid réalisa qu'il n'avait jamais su son véritable nom ni les raisons de sa présence aux côtés de Lyli – l'empoignait fermement et qu'Elioth s'approchait avec sa mallette, Lyli poursuivit :
- mais je sais pertinemment que tu n'as pas besoin de drogue pour franchir ce cap. Simplement j'ai passé un marché avec Elioth : une planque contre un cobaye alors... fit Lyli en haussant les épaules.
- Tu mens. Tu espères que la drogue me poussera à tuer mon père parce que tu sais que je ne le ferai pas de mon propre gré.
- Là c'est toi qui te ments à toi-même Spencer, répliqua Lyli, et pour te le prouver, tiens.

Lyli sortit une deuxième arme coincée dans la ceinture de son pantalon, la posa à terre et la fit glisser d'un coup de pied jusqu'à lui.
- Lâchez-le ! Ordonna-t-elle à Elioth et à l'ours.
- Mais... Protesta Elioth.
- Fais ce que je te dis.
- Très bien, se résigna l'ours en libérant Reid de son étau.
- On avait un marché ! S'encoléra Elioth.
- Je sais et je le tiendrai.
- Mais...
- N'ai-je jamais tenu une seule de mes promesses ? !
- comme tu veux, capitula Elioth.
- Sortez maintenant !

Les deux hommes s'exécutèrent non sans une certaine rancœur à tel point que lorsqu’Elioth passa à côté de Lyli il ne put se retenir :
- tu es complètement folle ma pauvre Lyli, persifla-t-il.
Pour seule réponse, la jeune femme lui fit l'un de ses sourires les plus terrifiants. Reid se pencha prudemment pour ramasser l'arme sous les yeux avides de Lyli qui avait baissé la sienne. Il vérifia qu'elle était chargée et la braqua sur Lyli.
- Vas-y. Tire, le provoqua-t-elle très calmement.

Reid raffermit sa prise sur l'arme. Le sourire de Lyli s'élargit.
- Tu ne le feras pas. On est pareil tous les deux Spencer. Les mêmes souffrances. Et me tuer reviendrait à te condamner également.
Reid resserra ses doigts sur la cross du pistolet mais appuyer sur la gâchette, il s'en sentait de moins en moins capable. Le visage de Lyli aussi monstrueux soit-t-il, avec ce sourire cruel, il le reconnaissait, il connaissait les souffrances qui l'avaient raviné. A cet instant, Ils les ressentaient à travers chaque fibre de son être. Et ce fut sans vraiment en avoir conscience qu'il détourna l'arme de la jeune femme pour la pointer sur la silhouette terrorisée de son père.

« Juste le temps de battre des cils
Un souffle, un éclat bleu, un instant qui dit mieux
L’équilibre est fragile »

Septembre en attendant – Noir Désir


Suite et fin lundi prochain !
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Lun 26 Jan 2009 - 18:52

Holala ! J'adore !
Je trouve que tu reste vraiment bien dans l'esprit de la série !
Ne laisse pas Reid tuer son père, par pitié (J'ai dit tuer, pas tirer dessus, si ça peut le soulager un peu de faire souffrir un peu son père et se mettre Lyli dans la poche ! Twisted Evil sourit_vert )
Je me demande vraiment comment va finir cette histoire, j'ai hâte d'être à la semaine prochaine !
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susy
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Lun 26 Jan 2009 - 19:18

AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH!!!!!!!!!!le suspense de tarer!! je vais pas réussir a attendre lundi prochain affraid pale mais encor et encor bravo juste magnifiquement écrit comme toujours j'ai :les meme sensations que dans la série langue applaud top_1
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Lun 26 Jan 2009 - 22:11

Suspens Suspens !
Alors , que nous réserves-tu pour la suite ?
Une semaine , c'est long.
Comme d'hab' , toujours bien écrit..Et j'attends la suite avec impatience !
J'ai bien aimé l'échange entre Reid et son père ! applaud
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Matthew&Mika
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Lun 26 Jan 2009 - 23:40

Je peut pas lire là mais demain je mis mais, j'ai hâte faim1 top_1
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Mer 28 Jan 2009 - 22:42

Etant donné ma nouvelle venue, je commence par le début ! Et je dois dire... CHAPEAU l'artiste ! C'est très bien écrit, il y a une vraie corrélation entre les éléments, on a hate de savoir la suite, et la vie privée de chaque perso est évoqué, c'est ce que je préfère.
Bravo encore. Wink
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Jeu 29 Jan 2009 - 0:18

Je viens de lire est vraiment tu as une imagination incroyable top_1

Il va pas tuer son père quand même ?
La relation entre Reid et son père sont assez tendu quand même.

J'ai hâte d'être a Lundi !!
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Lun 2 Fév 2009 - 19:11

sa y est !!!!lundi enfin!!! la suita la suite!!! faim1 faim1
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Lun 2 Fév 2009 - 19:38

Et oui voici la suite et fin ! sourit0 j'espère qu'elle va vous plaire. Une fin un peu expérimentale qui s'écarte peut-être un peu de la série, je ne sais pas... à lire.
N'hésitez pas à me dire ce que vous avez aimé ou pas aimé dans la fic comme ça si j'en écris une autre, je pourrais peut-être faire les choses autrement.

En tout cas, je tiens à tous vous remercier pour votre soutien, vos critiques toujoiurs constructives qui m'ont permis d'avancer et d'aller jusqu'au bout de cette histoire. thank_you2

Bonne lecture !


Chapitre 25


Morgan et Prentiss dispersèrent en silence leur équipe aux cinq entrées du bâtiment 315 indiquées par Garcia. Eux-mêmes pénétrèrent par l’une d’entre elles avec trois autres agents. Garcia avait récupérer les plans.
- tu vois un sous-sol, demanda Morgan, ils doivent être dans le sous-sol, le plafond du bâtiment est en verre sur une grande partie et sur les images de Reid on n’a pas vu une seule fois la lumière du jour.
- attends, attends, oui sur votre gauche à cinq cents mètres.

Prudemment, arme en main, les deux profiler et les trois autres agents pénétrèrent dans le couloir. Au fond une porte. Couvert par Prentiss, Morgan l’ouvra révélant des escaliers qui descendaient profondément. Plongés dans l’obscurité. Donc Lyli ne les attendait pas. Dans le cas contraire, elle n’aurait certainement pas manqué de leur faire savoir. Morgan s’empara de sa lampe de poche. Puis, il s’y engagea suivi de Prentiss et des autres. La descente fut longue et angoissante. Leurs pas résonnaient comme s’ils étaient une armée.
Arrivés en bas, ils éteignirent leur lampe. Une lumière blafarde dégoulinait sur eux. Un immense espace était aménagé. Un véritable bunker de survie. Quatre lits, une cuisine, un salon… tout le confort pour une planque de plusieurs semaines ou mois. Ils inspectèrent rapidement la pièce avant de passer par la seule porte présente. Ils débouchèrent dans une espèce de hall où plusieurs autres portes les conviaient. Mais ce qui attira par-dessous tout leur regard fut l’écran posé sur un bureau. Il montrait Reid détournant son arme de Lyli désarmée pour la pointer sur son père.
- Hotch, on a un problème, fit Morgan médusé.
- faites ce que vous pouvez, on est là dans deux minutes.
Prentiss fit signe aux agents qui les accompagnaient de prendre chacun une porte, puis posa sa main sur l’épaule de Morgan pour le sortir de son trouble et l’inviter à la suivre par l’une des portes. A peine eurent-ils franchi le seuil qu’un coup de feu retentit plus loin.

@@@


- Spencer, je t'en prie, l'implora son père.
Le silence de Reid emplissait la pièce d'une tension presque palpable. Son visage de marbre n'exprimait aucune émotion tout comme son regard. Vide. Son bras tendu, l'arme pointée sur son père, ne tremblait même pas. C'était comme s'il avait déjà abandonné son corps, perdu dans une ébullition d'émotions aussi contradictoires que terrifiantes. Le désir de tuer son père était bien là, enfoui en lui depuis des années, révélé si brutalement par les paroles de Lyli qu'il le paralysait entièrement. Il ne se serait jamais cru capable d'une telle horreur et pourtant... Pourtant en ce moment même il tenait une arme pointée sur son père et ne parvenait pas à en dévier le canon. Il ferma les yeux, juste pour tenter d'abstraire cette réalité l'espace d'un instant. En vain. Lorsqu'il les rouvrit, son arme était toujours pointée sur son père, son père toujours devant lui effrayé, pitoyable dont la simple vue le mettait hors de lui et ravivait une souffrance destructrice, une peur plus terrifiante encore que celle de tuer son propre père. Mais quelque chose vint frôler ses oreilles. Une réminiscence. Une voix pour être précis. Une main qui s'était tendue vers lui et qu'il avait obstinément refusée jusque-là. Avec regret à cet instant. Et pour cette voix et cette main tendue, il ne devait pas, il devait se contrôler et refuser de faire porter les erreurs de son père sur des épaules aussi frêles, aussi jeunes.
- Tu as de la chance William. Benjamin est un garçon bien. Tu ne le mérites pas, fit Reid la voix tremblante réalisant peu à peu, pleinement, ce qu'il avait failli faire en baissant son arme.
Il la lâcha, terrifié de la tenir encore entre ses doigts.
- Mais... Protesta Lyli la voix brisée.
- il méritait peut-être la mort mais ses proches et moi-même ne méritons pas d'endurer cette souffrance là. Lyli, tu t'es fait plus de mal en tuant ton père qu'il ne t'en a fait en te violant.

Reid eut à peine le temps de finir sa phrase qu'il sentit la colère irradier la jeune femme qui lui faisait face.
- Vous mentez ! Hurla-t-elle.
Elle braqua son arme sur lui et tira. Le temps s'étira brusquement. Reid se savait mort. Sa dernière pensée alla pour Éllie et les autres. Et puis, une ombre traversa son champ de vision. Un cri retentit. Il mit un certain temps avant de comprendre ce qui s'était passé et de réaliser que Nathan gisait dans son sang juste à ses pieds. Reid tomba à genoux aux côtés du jeune homme.
- Pas toi, murmura-t-il horrifié.
- Il le fallait, répondit le garçon à bout de souffle.
- Chuuut, ne dit rien, fit Reid comprimant la blessure par balle à l'abdomen de Nathan.
- Vous m'avez sauvé une première fois, c'était à mon tour. On est quitte à présent. Merci pour tout.
- Non, non, pas toi, l'implora Reid les larmes aux yeux.

Nathan eut un dernier soubresaut. Il mourut avec un pâle sourire aux lèvres comme libéré.
- FBI, jetez votre arme à terre, entendit Reid crier, au loin.
Très loin. De plus en plus loin.

@@@


- FBI, jetez votre arme à terre ! cria Prentiss face à Lyli qui pointait une arme sur Reid agenouillé auprès de Nathan, jetez votre arme à terre ! répéta-t-elle face à l’absence de réaction de la jeune femme.
Lorsque le regard de Lyli croisa celui de Prentiss, cette dernière en trembla intérieurement. Acéré, il était.
- c’est fini, Lyli, intervint Morgan, son arme pointée sur la tueuse.
- pour lui aussi, railla t-elle en jetant un rapide coup d’œil à Reid, il est mort à l’intérieur. Ma plus belle œuvre.
Morgan se refusa à jeter un regard à Reid malgré son inquiétude. Son collègue n’avait pas bougé depuis qu’ils tenaient Lyli en joug.
- jetez votre arme, c’est fini pour vous Lyli.
Après un instant tendu, au cours duquel Prentiss crut que Lyli se décidait à faire feu, elle obtempéra. Prentiss se demanda ce qui lui passa par la tête pour qu’elle décide de baisser son arme puis de la laisser tomber à terre. Le soulagement fut de courte durée. Ellie fit irruption dans la pièce talonné par Hotch. Sans une seule hésitation, elle pointa son arme sur Lyli. Cette dernière ne recula pas d’un pas face à la silhouette pleine de colère, imposante, d’Ellie. Bien au contraire, elle sourit. Un sourire provocateur, monstrueux. Pervers.
- Ellie, non, l’interpella Hotch, ne fais pas ça !
- non, répondit Lyli, laissez-la faire, il faut bien que la boucle soit bouclée.
- vous êtes complètement folle, cracha Ellie.
- vraiment ? Vous avez tué Lee, j’ai tué Reid, qu’y a-t-il de plus juste dans l’ordre des choses ?
Ellie remarqua pour la première fois la présence de Reid. Ce dernier, agenouillé dans le sang de Nathan, la tête penché sur le corps du garçon, était d’une immobilité effrayante.
- que lui avez-vous fait ? Une autre drogue ?
- non, il est juste mort… à l’intérieur.
- comment ça ?
- vous le savez, vous êtes profiler.
- je ne le suis plus. Morgan va voir Reid. Dis-moi ce qui se passe.
- Ellie… protesta le profiler.
- fais ce que je te dis ou je la descends ! Le coupa-t-elle.

Morgan obtempéra. Il s’accroupit au côté de son collègue.
- Reid, l’appela t-il en faisant claquer ses doigts devant ses yeux, Reid ? Reid ?
- qu’est-ce qui se passe ? Le pressa Ellie qui entendait l’inquiétude dans la voix de son ancien collègue.
Et pour être inquiet, Morgan l’était. Le visage de Reid était inexpressif, les yeux éteints, et surtout les pupilles a-réactives. Il n’était pas mort mais c’était tout comme. Lyli avait réussi à le briser.
- Ellie, écoute…
- dis-moi ce qui se passe Morgan !
- Il est tombé dans une catatonie complète, répondit le profiler après un instant d’hésitation.

@@@


Gideon et JJ pénétrèrent avec six agents dans le bâtiment 315. Ce qu’ils entendaient dans leur oreillette leur firent presser le pas. La situation semblait critique. Ils s’apprêtèrent à passer la porte qui menait au sous-sol lorsqu’une ombre sur leur droite attira leur regard. Ils s’immobilisèrent. Elioth. Gideon en était persuadé. Il fit quelques gestes pour diviser l’équipe puis avec JJ longea le mur qui s’ouvra subitement sur une immense salle jonchée de débris de verre et de bois. Des demi-parois formaient de multiples coins anarchiques. Des crissements de verre se firent entendre au fond de la salle. Prudemment, les deux profiler s’engagèrent entre les parois tout aussi protectrices que traîtres. Gideon hésita puis se lança :
- Elioth, vous n’avez aucune chance. L’entrepôt grouille de flics et d’agents fédéraux.

Un autre bruit de verre écrasé retentit. JJ et Gideon prirent sa direction tentant de faire le moins de bruit possible malgré les déchets.
- Nous savons tous les deux que c’est fini, poursuivit Gideon, vous vouliez qu’on vous retrouve, vous avez donné votre adresse à la boutique où vous avez commandé le papier, vous en avez assez. Vous désirez prendre votre retraite.
- et qu’est-ce que je gagnerais à me livrer ? S’éleva la voix d’Elioth très proche d’eux.
- vous devez en connaître un rayon sur le trafique de drogue à Washington. Vos connaissances devraient être très appréciées au bureau fédéral.
- et récompensées ?
- et récompensées, approuva Gideon.
- j’ai votre parole ?
- un homme comme vous ne se fie pas à une simple parole. Je suppose que vous avez préparé d’autres garanties.
- une retraite, ça se prépare, fit Elioth en apparaissant devant eux, les mains en l’air, prêt à se livrer.
- tournez-vous, lui ordonna Gideon en sortant les menottes tandis que JJ tenait l’homme en joug.
Cependant, un crissement de verre broyé résonna.
- Traître ! Hurla Walt Griber en apparaissant derrière les profiler.

Ceux-ci n’eurent pas le temps de se retourner qu’il tira. Puis, tout se passa très vite. Elioth s’effondra au sol, JJ et Gideon pointèrent leur arme sur Walt. Un deuxième coup de feu retentit. L’ours s’écroula de tout son poids. Derrière lui se tenait un agent du FBI, son arme encore pointée sur Walt Griber mort.
JJ et Gideon ne perdirent pas une seconde, et lui demandèrent de sécuriser les lieux puis filèrent en direction sous-sol.

@@@


- Ellie, Ellie, je t-en prie, l’interpella Hotch, ne fais pas ça.
Son ancienne collègue parut se tendre plus encore à ses paroles, son arme – arme que Hotch lui avait remis lui-même – toujours pointée sur Lyli.
- et pourquoi ? Pourquoi je ne le ferais pas ? Tu vas me dire que Reid ne l’aurait pas voulu, c’est ça ? Qu’il n’aurait pas aimé que je la tue pour lui ?
- tu te trompes Ellie. Si tu l’as tue, tu ne l’auras fait que pour toi prouvant que tu ne vaux pas mieux qu’elle. Personne ne peut tuer pour quelqu’un d’autre. Certains peuvent le prétendre mais ce n’est pas vrai. Ce n’est qu’une illusion. Je sais que tu vaux mieux qu’une illusion, que tu es plus courageuse.
- ce n’est pas une question de courage.
- alors qu’est-ce que c’est ?
- d’espoir.
- oui, je sais… (Hotch cherchait ses mots) Tu arriveras à reconstruire ta vie Ellie, tu as même déjà commencé à ce que j’ai entendu dire, et Reid aussi, avec le temps, grâce à toi, grâce à notre soutien. Mais si tu tues Lyli maintenant, tu te résignes au désespoir, tu te refuses, pour le reste de ta vie, la possibilité de te reconstruire.

Les larmes envahirent les yeux d’Ellie, son bras tremblait mais elle pointait toujours son arme sur Lyli.
- Je ne suis pas sûre d’avoir la force de continuer.
- on t’aidera Ellie. C’est promis.
Après un instant qui parut interminable pour Hotch, Morgan et Prentiss, Elle finit par baisser son arme.
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Tanlee
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Lun 2 Fév 2009 - 19:43

Chapitre 26

Gideon et JJ avaient rejoint le reste de l’équipe au sous-sol. Lyli avait été emmenée par deux agents. Il ne restait plus qu’eux dans la petite pièce du sous-sol, William Reid recroquevillé dans un des coins sous le choc, le cadavre de Nathan et Reid. Leurs regards se tournèrent vers ce dernier. Il n’avait pas bougé d’un cil. Gideon demanda à JJ de s’occuper de ramener de Mr. Reid à la surface et d’essayer de le faire parler sur ce qui s’était passé dans les derniers instants. Hotch fit signe également à deux agents d’évacuer le corps de Nathan.

Ellie s’était agenouillée auprès de Reid.
- Reid ? Spencer ? Spencer, je t-en prie, réponds-moi.
Morgan s’approcha de la jeune femme. Elle ne pleurait pas. Sa voix tremblait juste comme si elle s’y refusait.
- ça va aller Ellie, ça va aller, tenta-t-il de la rassurer en l’obligeant à se relever et en l’entraînant un peu à l’écart.
- Qu’est-ce qu’on fait Gideon ? demanda Hotch incapable de détacher son regard de Reid.
- l’ambulance va arriver, intervint Prentiss.
- il a déjà vécu une situation similaire, répondit Gideon, c’est la répétition du traumatisme, l’une des deux indications pour le débriefing in situ, et vu… vu son état…

- il s’est identifié à l’agresseur, commenta Morgan, il s’est identifié à Lyli. Il aurait pu la tuer ou du moins la blesser pour se laisser le temps de… je l’ai vu mais il a retourné son arme contre son père. Il ne fait aucun doute qu’il s’est identifié à Lyli, à sa douleur, à son histoire.
- très bien, on appelle Emy Baxter, trancha Gideon
- non, cria presque Ellie, il a été drogué, son cœur doit être au bord de l’explosion sans compter des dégâts internes peut-être…
- Ellie…
- non, il a besoin de soins médicaux d’urgence.
- Mais Emy Baxter peut…
- un quart des sujets de son étude sont morts… il est hors de question que… Reid risque de mourir d’une crise cardiaque si l’on attend trop.
- de toute manière ce n’est pas à toi de prendre cette décision, répliqua Gideon tandis que William Reid pénétrait dans la pièce les yeux rivés sur son fils.
- et à qui d’autre ? Reid n’a personne.
- à son père.
- je… je vous ai entendu, fit ce dernier, mais je ne peux pas prendre cette décision.
- et pourquoi donc ?
- j’ai perdu ce droit il y a bien longtemps, quand j’ai abandonné Spencer enfant.
- ce n’est pas un droit Mr. Reid mais un devoir. Quand allez-vous enfin prendre les responsabilités que vous avez envers votre fils ? fit Gideon durement.
Il y eut un long moment de silence. Tendu. Pesant.
- pourrais-je parler à cette Emy Baxter avant de prendre une décision ? Finit par demander Mr. Reid.

@@@


- c’est d’accord, fit William Reid en tendant le téléphone à Gideon, elle veut vous parler.
Le profiler s’entretint une bonne dizaine de minutes avec Emy Baxter. Elle lui posa beaucoup de question sur l’état de Reid, ce qui s’était passé dans les dernières minutes, qui était Nathan, que représentait-il pour Reid… Puis, elle lui donna les instructions à suivre. Quand il raccrocha, l’équipe avait les yeux rivés sur lui plein d’attentes.
- le docteur Baxter arrivera dans deux heures. On va débuter le protocole sans elle.
- est-ce que c’est prudent ? demanda Prentiss jetant un coup d’œil anxieux à Reid.

- le facteur temps est très important. Plus on attend et moins le protocole de soins aura une chance de fonctionner. Bon, Morgan et moi, on va devoir raconter à haute voix tout ce qui s’est passé, depuis le début, si l’un de nous deux sèche, vous prendrez le relais. Garcia, tu es avec nous ?
- oui
- bien, connecte le téléphone d’Emy Baxter à notre fréquence radio (il lui donna le numéro du docteur) elle va avoir besoin d’entendre ce qui va être dit. Et puis, on va avoir besoin de toi. Tu vas être notre mémoire. Reprends les premières images que l’on a reçues de Reid et sélectionne ce qui te semble important pour qu’on les restitue à Reid. Prentiss sera ton relais. Prêt ?
- oui, répondit Garcia alors que tous hochèrent la tête comme s’il n’avait jamais rien affronté de plus difficile que ce jour.
Gideon s’empara d’une couverture qu’il avait fait porté à la suite des consignes d’Emy Baxter. Puis, il s’approcha de Reid, complètement immobile.
- Reid, c’est Gideon, je vais te poser une couverture sur les épaules pour te réchauffer. Voilà.

Emy lui avait dit qu’il ne fallait pas avoir peur de le toucher. Pourtant, Gideon était effrayé par l’immobilisme de Reid. « Mort à l’intérieur » avait dit Lyli. A cet instant, il le ressentait très fortement. Un cadavre ne l’avait jamais autant pétrifié d’horreur, pas même celui d’un enfant.
- Morgan et moi, poursuivit-il la gorge sèche, on va te raconter ce qui s’est passé.
Et il débuta son récit.

@@@


Emy Baxter arriva deux heures plus tard comme prévu, accompagnée de l’un de ses assistants. Elle fut accueillie par Hotch, JJ et Ellie.
- alors où en sont-ils ? Leur demanda t-elle.
- ils arrivent à la fin, répondit Hotch.
- ils ont assuré, commenta Emy, si je ne savais pas que Jason aimait autant son travail au sein du BAU, je lui proposerais un poste dans mon équipe.
- et nous on en a besoin.
- Que va-t-il se passer maintenant ? demanda Ellie impatiente.

- dans un premier temps, on va essayer de relier le traumatisme du docteur Reid, son enlèvement, au reste de sa vie afin qu’il puisse l’intégrer, afin que ce traumatisme ne reste pas une espèce de kyste indissoluble. Et puis on va démêler ce qui lui appartient et ce qui appartient à Lyli. S’il s’est identifier à son agresseur, à Lyli, c’est qu’il a fait sienne l’histoire de Lyli, sa colère à l’encontre de son beau-père qui l’a violée et qu’il a transféré sur son propre père. Alors il faut démêler tout ça pour qu’il puisse reprendre sa vie, une vie libérée du fantôme de Lyli.
- combien de temps ça va prendre ?
- on ne le sait jamais…
- Ça fait déjà deux heures, il a été drogué et…
- drogué, oui... La catatonie m’inquiète.
- pourquoi ? demanda JJ.

- dans la catatonie, non seulement l’esprit se fige mais aussi le fonctionnement du corps ou du moins il ralentit. Un peu comme dans un état d’hibernation. Et au moment où la personne sort de sa catatonie, son corps se remet à fonctionner, et il peut le faire très vite comme pour rattraper le temps perdu et accélérer certaines réactions. C’est comme un barrage d’eau qui se rompt. S’il a été drogué, ça fait déjà deux heures, il risque une crise cardiaque. Peut-être vaut-il mieux arrêter et que les ambulanciers le prennent en charge.
- mais après peut-on reprendre le protocole ?
- non les médicaments qui lui seront donnés pour le sortir de la catatonie et pour annihiler l’effet des drogues vont casser tout le travail fait jusqu’à présent. C’est à vous de décider ?
- on continue, répondit Hotch.
- Non.
- Ellie, si l’esprit de Reid sort intacte de ce calvaire grâce ce protocole de soin, il survivra. Cependant, si son corps guérit mais que son esprit s’en trouve affaibli, brisé, on sait tous les deux qu’il ne s’en remettra pas. La force de Reis réside dans son esprit pas dans son corps.
- … ok… on continue.
- très bien. Faites descendre les ambulanciers qu’ils puissent intervenir dès qu’on aura fini, recommanda Emy Baxter.

@@@


Morgan et Gideon terminèrent leur récit alors qu’Emy Baxter les rejoignait.
- beau travail, leur glissa-t-elle avant de s’agenouiller à côté de Reid,
« bonjour docteur Spencer Reid, je m’appelle Emy Baxter, on s’est rencontré il y a un an et demi au cours d’un séminaire… Je vais poser ma main sur la vôtre. Voilà comme ça… Je sais que vous avez entendu ce que Morgan et Gideon vous ont raconté, je sais aussi que vous m’entendez mais que vous êtes dans l’incapacité de me répondre pour l’instant. Je tenais juste à vous dire que ce n’est pas grave, que c’est normale après ce que vous avez traversé alors ne vous inquiétez pas. Je veux juste que vous m’écoutiez…
« Je vais vous raconter une histoire très courte. C’est l’histoire d’un adolescent effrayé. Il est effrayé parce qu’il sait qu’il ne réussira jamais rien de bon dans la vie. Il a beau gagner tous les concours d’orthographe, de mathématiques, de physique, rentrer à l’université à l’âge où les enfants n’ont qu’une envie c’est de courir sur les terrains de foot, il est effrayé. Toujours. Tout le temps. C’est une peur qui le dévore.
Gideon et Morgan virent les yeux de Reid se remplirent de larmes, il semblait revenir peu à peu parmi eux.
« Et lorsqu’il devient un homme, cette peur se transforme en terreur parce qu’il doit faire des choix, prendre des responsabilités qui ne lui appartiennent pas…
Une larme s’échappa sur la joue de Reid.
« et à chaque décision prise il a l’impression de se révéler en dessous de tout. De décevoir. Il a l’impression de blesser les autres. Quoiqu’il fasse, il les blesse. Quoiqu’il veuille, il les trahi. »

- je… j’…
- doucement, docteur Reid, allez-y doucement, je sais que c’est douloureux. Ecoutez-moi. C’est ce qui s’est passé, pour vous, encore, ici, dans cette pièce. Vous avez trahi Ellie d’abord
(Emy Baxter sentit la main du profiler se crisper sous la sienne) doucement, doucement…
- je ne voulais pas… j’avais juste besoin de sentir qu’elle était à mes côtés et…
- elle l’était docteur Reid, elle l’était.
Ellie voulut les rejoindre mais Hotch la retint : « laisse-la faire » lui chuchota t-il.
- mon père était là aussi et… et j’ai… bafouilla t-il relevant la tête et posant un regard terrorisé sur Emy Baxter
- oui il était, ici, dans cette cellule, avec Ellie.
- et je l’ai…
- doucement, doucement, fit Emy sentant le souffle de Reid s’accélérer dangereusement.
- je l’ai tué, murmura t-il d’une voix à peine perceptible.

Emy Baxter sentit Reid repartir, se réfugier à nouveau en lui pour fuir cette réalité insoutenable.
- Reid, souvenez-vous, souvenez-vous, je sais que c’est difficile et douloureux mais rappelez-vous.
- non, je ne peux pas, je…
- c’est important, souvenez-vous, vous teniez votre arme braquée sur Lyli et puis vous l’avez détournée, souvenez-vous, vous l’avez braquée sur votre père, pourquoi ?
- parce que j’aurais pu être à la place de Lyli, je l’ai été, j’ai tué mon propre père.
- en êtes-vous sûre Reid ? non, non, me lâchez pas, fit Emy en posant sa main sur la joue du profiler pour le forcer à soutenir son regard.

Il ferma les yeux. Il lâchait prise.
- pas maintenant docteur Reid, docteur en êtes-vous sûre ?
- je sais pas, répondit Reid après un instant de silence au grand soulagement d’Emy, je sais plus (des images tourbillonnaient dans l’esprit de Reid, son père terrorisé, lui tenant une arme, une détonation), je… je n’arrive pas à remettre de l’ordre (des émotions jaillissaient, de la peur, de la colère, et brouillaient ses souvenirs).
- je sais, allez-y doucement, on a le temps, doucement, respirez calmement.
- non, non, je…
- doucement…

La voix calme et bienveillante d’Emy apaisait Reid. Son esprit la suivait comme un enfant perdu dans une forêt. Sa pensée revenait peu à peu, s’ordonnait, ses souvenirs aussi, leur chronologie et il sut.
- non, je ne l’ai pas tué mais…
- mais vous avez pointé son arme sur lui. Oui. Mais pourquoi vous n’avez pas tiré ?
- à cause… à cause de Benjamin.
- la colère que vous ressentiez à l’égard de votre père n’était pas vôtre, c’était celle de lyli.
- mais j’ai pointé une arme sur mon propre père. J’ai failli le… le tuer. Mon propre père.
- oui vous êtes en colère contre votre père et vous en avez le droit mais à cet instant ce n’était pas tout à fait votre colère.
- j’aurais pu tuer mon propre père si Benjamin n’avait pas été là. Être capable d’une telle chose…
- non, vous ne l’avez pas tué, et vous ne l’auriez pas fait même si Benjamin n’avait pas été là. Pourquoi ? Pourquoi vous n’auriez pas pu être à la place de Lyli ? Pourquoi vous n’êtes pas comme Lyli ?
- je… ne sais pas.
- réfléchissez docteur Reid, réfléchissez, prenez votre temps.
- je sais pas. Aidez-moi.
- vous devez trouvez la réponse vous-même. Elle est en vous.

Un long silence s’installa, emplissant l’espace entre Reid et Emy Baxter d’une tension presque palpable. Toute l’équipe était envoûtée par la présence de cette femme. Tout à la fois imposante et douce. En quelques phrases, elle avait réanimé Reid. Elle l’avait ramené parmi les vivants.
- Mandy, l’histoire de Mandy.
- Racontez-la-moi Reid.
- c’est l’histoire d’une petite fille terrifiée, mon père me la racontait lorsque ma mère avait l’une de ses crises. Je ne les comprenais pas, j’étais capable de comprendre beaucoup de chose mais pas les crises de mère, et elles me terrifiaient. Alors mon père me racontait l’histoire de cette petite fille effrayée par tout ce qui l’entoure. Un jour, elle décide que cette peur doit cesser et…et elle sort de chez elle. Au début, elle pense ne pas y arriver mais elle se rend compte que si elle va la rencontre des choses qui l’effraient, qu’elle les comprend alors sa peur disparaît. Et je me suis toujours dit qu’un jour j’arriverais à comprendre la maladie de ma mère pour ne plus avoir peur d’elle. Ni de moi-même mais… mais je ne comprends toujours pas et je suis toujours aussi terrifié.
- Lyli aussi est terrifiée.
- comme moi.
- Oui comme vous, mais vous n’avez toujours pas répondu à ma question.
- j’ai fait interner ma mère, je l’ai fait le lendemain de mon anniversaire parce que si j’avais attendu plus je crois…je crois que je n’en aurais jamais eu la force… C’est ce qui me différencie de Lyli n’est-ce pas ? Ce choix là.
- oui, c’est ce choix. Lyli a choisi de tuer son beau-père au lieu de le dénoncer aux autorités, vous, vous avez décidé de faire soigner votre mère. Vous n’auriez jamais tué votre père dans cette cellule, et vous ne le tuerez jamais car si vous aviez fait le choix de le tuer, vous l’auriez fait à la place d’interner votre mère, il y a des années de ça, docteur Spencer Reid.
- merci.
- c’est fini Docteur Reid. C’est fini. Vous êtes en sécurité à présent.

Lorsque Reid releva la tête, il vit tous ses collègues, Ellie et son père. Il crut même voir Morgan. Et comme leur présence donnait réalité aux paroles d’Emy Baxter, il sentit toutes les tensions accumulées dans son corps depuis des semaines s’évaporer. Doucement, agréablement, puis plus douloureusement.
- Reid vous vous sentez bien ? demanda Emy Baxter inquiète.
Il se contenta de hocher la tête de peur que sa voix ne le trahisse. Il se sentait basculer. Défaillir.
- Ellie ? demanda t-il.
- d’accord mais trente secondes. Après les ambulanciers vous conduiront à l’hôpital.

Reid hocha la tête. Emy fit signe à Ellie de s’approcher. Cette dernière s’agenouilla aux côtés de Reid, les yeux rougis, la gorge nouée par l’émotion.
- je suis désolé, fit Reid fuyant le regard de la jeune femme, je suis désolée pour ce que j’ai fait. Je savais que ce n’était pas toi lorsque… mais j’avais besoin de toi, de te savoir à mes côtés pour continuer… je suis désolé.
Ellie, les larmes aux yeux, serra le jeune homme dans ses bras.
- j’étais là Spencer, peut-être pas physiquement mais j’étais là.
- je sais. Merci.
- JACSON MERE 999, murmura t-elle.
- oui JACSON MERE 999, répéta t-il alors qu’il se sentait s’effondrer à l’intérieur de lui-même.
Ellie sentit Reid commencer à trembler contre elle.
- Reid ? Reid ?
- ça va, tenta t-il de la rassurer.
- non ça ne va pas, je le sais, répondit-elle inquiète tandis qu’Emy Baxter faisait signe aux ambulanciers de s’approcher.
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Tanlee
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Lun 2 Fév 2009 - 19:49

Epilogue

Reid émergea du fond de lui-même avec la sensation d’être en sécurité. La tête cotonneuse certes mais d’être en sécurité. Cela faisait très longtemps que cette sensation, ce confort, ne l’avait pas habitée.
- Salut.
Cette voix lui était familière, agréablement familière mais il n’osait la croire réelle. Reid tourna la tête. Morgan se tenait à son chevet. Il ne sut que dire, bouleversé.
- je vois que je te fais de l’effet, fit le profiler dans un sourire, moi aussi je suis content de te voir.
- je… je t’ai cru mort.
- désolé, fit Morgan en serrant la main de Reid dans la sienne brièvement, c’était une idée de Gideon, ce qui était une bonne idée je crois, sauf pour toi peut-être qui… désolé.
- je suis… à l’hôpital, commenta Reid après un instant de silence en observant ce qui l’entourait.
- bien petit génie !... tu te souviens de quoi ?
- de Lyli qui me tire dessus et de Nathan qui s’est jeté entre nous. Il est mort, n’est-ce pas ?
- oui désolé… et… et de quoi d’autre ?

- et Lily ? fit soudainement Reid après un instant de silence.
- elle a été internée dans un service de haute sécurité. Et elle attend de passer devant le juge dans un premier temps après…
- oui, tu sais, fit Reid pensif, elle… elle voulait comprendre, se comprendre. Elle voulait juste faire cesser la douleur je crois.
- voulait juste ! ne put s’empêcher de s’exclamer Morgan tout en tentant de retrouver son calme, elle t-a séquestré plus de trois semaines, battu et drogué… Ça fait quatre jours que tu es à l’hôpital, ajouta Morgan sur un ton las, tu as frôlé le coma… tu nous as fait une belle peur, et toi la seule chose que tu trouves à dire c’est « elle voulait juste ».
- ça peut paraître… bizarre vu ainsi mais… rien ne justifie ce qu’elle a fait mais…
- ce qu’elle T-as fait, corrigea Morgan.
- oui, ce qu’elle m’a fait… rien ne le justifie mais qui te dit que si toi ou moi avions subi ce qu’elle a subi, nous n’aurions pas agi comme elle, que nous ne serions pas devenu comme elle ?
- oui qui me dit… hein ? Blêmit Morgan.
- je… je suis désolé, balbutia Reid réalisant que l’enfance de Morgan faisait par certains côtés écho à celle de Lyli (il n’avait peut-être pas été le seul à s’identifier à la douleur de Lyli). C’est… je…
- t-inquiète pas, se ressaisit Morgan un franc sourire aux lèvres, je le mets sur le compte des médicaments.
- encore pardon… mais je ne peux m’empêcher de me demander ce qui parfois nous fait emprunter une route plutôt qu’une autre ?

- je crois surtout que tu devrais arrêter les questions philosophiques pour aujourd’hui. Dis-moi plutôt de quoi tu te souviens d’autres ?
- c’est tout, c’est… non d’une certaine Emy Baxter, qui est-ce ?
- une très grande dame, répondit Morgan dont le sourire s’élargit au souvenir du médecin.
- mais qu’est-ce qui s’est passé après la mort de Nathan ?
Morgan lui raconta les derniers évènements avant de lui expliquer :
- Emy nous avait dit qu’il était possible que tu ne te souviennes pas du débriefing immédiatement. Elle dit que tes souvenirs vont te revenir petit à petit et que c’est plus profitable ainsi pour la suite.

Trois coups résonnèrent contre la porte. Prentiss et JJ pénétrèrent dans la chambre, les bras chargés de boîtes de chocolat suivi de Gideon, Hotch, Garcia, et Ellie.
- pour ton rétablissement, fit JJ en posant ses trophées sur le lit, de la part de toute l’équipe,
- c’est… je… merci, bafouilla-t-il ému.
- alors comment te sens-tu ? lui demanda Gideon alors qu’Ellie s’asseyait sur le lit et serrait sa main dans la sienne.
- ça va… ça va même bien.
- Emy Baxter voulait savoir si tu acceptais que l’intervention qu’elle a réalisée fasse parti de son étude sur le débriefing in situ.
- oui bien sûre, je crois que je lui dois beaucoup. J’aurais aimé la remercier est-ce qu’elle est encore à Washington ?
- non, elle n’a pas pu rester. Elle est partie sur une autre intervention mais elle m’a dit qu’elle t-appellerait pour prendre rendez-vous si tu acceptais de faire parti de l’étude.

Il eut un long silence, agréable, réconfortant comme si chacun savourait la présence de chaque membre de l’équipe, soulagé de se retrouver au complet, rassuré.
- Ellie, finit par dire Hotch, j’ai tenu à réunir l’équipe ce matin. Tu as fait un excellent boulot tout le monde en convient et si tu le souhaites tu es la bienvenue dans l’équipe, je ne te dis pas que ce sera facile, le FBI va certainement exiger une période de réhabilitation mais tu es la bienvenue dans l’équipe, si tu le souhaites.
- ça me touche beaucoup, je vous remercie mais… mais le Mexique, sa sangria et sa plongée me conviennent parfaitement pour l’instant.
- si tu changes d’avis, tu auras toujours une place dans l’équipe.
- merci, merci beaucoup.

On frappa de nouveau à la porte. De façon plus hésitante peut-être. William Reid apparut sur le seuil, une plante verte dans une main, et sa fille Cathy dans l’autre. Derrière lui, Marie-Beth, Eric et Benjamin.
- on peut ? demanda William Reid visiblement gêné.
Reid était si bouleversé par cette visite qu’il ne put répondre.
- oui, bien sûre, acquiesça Ellie à sa place face au malaise de Mr. Reid
- on va vous laisser en famille, intervint Gideon, rétablis-toi vite Reid, on repassera.

« Famille » ce mot résonna étrangement aux oreilles de Reid. Et lorsque Gideon, Morgan, Prentiss, Hotch, Garcia et JJ le saluèrent, il eut l’impression que sa véritable famille s’en allait pour le laisser face à des étrangers. Une sourde angoisse l’étreignit, de se retrouver face à ces personnes qu’ils ne connaissaient pas, face à Benjamin qui avait cherché à le connaître, parce qu’ils étaient frères, et dont il avait fuit le contact, face à William Reid son propre père qu’il avait revu pour la première fois depuis quinze ans dans une cellule crasseuse à moitié drogué et qu’il avait menacé d’une arme. Il attrapa la main d’Ellie alors qu’elle s’apprêtait à partir.
- reste, s’il te plaît.

La jeune femme se rassit sans lui demander d’explication. L’anxiété qu’elle lut dans les yeux de son compagnon lui suffit. Un silence pesant et tendu s’installa. Ellie jeta un coup d’œil à Reid. Il était comme pétrifié tout comme son père. Elle s’apprêtait à engager la conversation mais Benjamin la devança :
- je m’appelle Benjamin dit-il en s’avançant, voici Eric et Cathy. Nous sommes frères et sœurs… tes frères et ta sœur.
- oui, fit Reid au bout d’un long silence la voix troublé par l’émotion, c’est… ça fait beaucoup d’émotion pour une seule journée. Je suis heureux de faire ta connaissance Benjamin, ajouta Reid en lui tendant sa main.
Benjamin la serra.


Dans le hall de l’hôpital, alors que Reid, hésitant et troublé, faisait connaissance avec sa famille, Hotch eut le bonheur de retrouver sa femme et son fils qui l’attendaient. Le temps perdu ne se rattrapait pas disait-on mais il avait bien l’intention d’essayer. Il fut le premier à partir. JJ le suivit de près impatiente de se retrouver chez elle, Garcia courra après un rendez-vous galant, rencontré par internet, mais avant, oui avant, elle prit le temps de passer sur la tombe de Thomas, Gideon toujours aussi énigmatique s’éclipsa également. Il ne restait plus que Morgan et Prentiss qui semblaient rechigner à quitter l’hôpital et puis Morgan se souvint du conseil d’Ellie : « dans votre métier, il n’y a jamais de bons moments, il y aura toujours un crime ou un kidnapping, invite-la » même si elle s’était trompée sur une chose. Il y avait un bon moment et c’était celui-là. Il se lança :
- il y a un charmant restaurant italien pas très loin d’ici, si ça te dit on peut aller manger un morceau.
- c’est un rendez-vous ? demanda Prentiss après un instant d’hésitation.
- non bien sûre que non, ironisa Derek dans un sourire, loin de moi cette idée. Alors ?
Pour seule réponse, Emily lui prit la main.

Alors qu’il sortait de l’hôpital main dans la main, et bien que la question de Reid ne cessait de trotter dans un coin de sa tête - qu’est-ce qui nous fait emprunter une route plutôt qu’une autre ? - Morgan songea que parfois, oui parfois, certaines affaires se terminaient bien et rien que pour ça ce boulot valait la peine d’être vécu.

sourit1 FIN sourit1
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Lun 2 Fév 2009 - 20:09

Bilan de TOUTE l'histoire ( si j'arrive à m'en souvenir xD ) : Très bien ! Très bon Suspens, très bien tenu du début à la fin. Le bilan est donc très positif ^^ Et j'ai pas vraiment de conseils à donner pour une future histoire..sauf peut-être, de nous faire un truc dans le même genre..
J'apprécierais, personnellement, ( jvais être la seule bien sûr ^^ ) que tu nous en fasses une, sur un autre personnage que Reid xD !
Il faut avouer qu'à la fin, j'en suis démotivée de voir que des fics sur lui..
( Humble avis personnel, je re-précise )

Bon bah fallait bien un très long commentaire pour finir tout ça ! Donc voilà !

Oh sinon, j'aime beaucoup la 'question' de Reid à la fin..que personnellement, je me suis déjà posée en regardant CM xD ! Et j'ai toujours pas trouvé de réponse universelle xD !
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Lun 2 Fév 2009 - 21:49

bravo!!! tro bien dommage que se soit fini g juste adorer ta fic !! applaud j'espere vite voir une autre fic de toi faim1 stp une plus sur prentiss et morgan stp stp sourit0 franchemen g passer un super moment avec ta fic tu a énormément de talent donc c avec plaisir que je lirai tes futur oeuvres Tanlee!! top_1 merci1 pour finir JE SUIS FAN DE TES FICS!!!
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Mar 3 Fév 2009 - 1:28

Franchement super la fin de l'histoire super1
Cette histoire était vraiment bien, du suspens jusqu'à la fin

Moi sa me dérange une encore sur Reid langue

J'espère que tu fera la prochaine que tu as dit, parce que vu les talent que tu as je sais déjà qu'elle sera super super1
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Mar 3 Fév 2009 - 12:01

Que dire de plus...

Merçi pour cette histoire Miss Tanlee. En esperant que votre prochaine fanfic (si il y en a une, et j'espere que ce sera le cas) soit aussi reussie et abouttie que Guet-Apens.

Merci, Merci, Merci applaud
Et bonne continuation dans vos oeuvres.

Amicalement flower
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Ven 13 Fév 2009 - 21:23

Merci à tous les quatre !

Et c'est clair que la prochaine ne sera pas sur Reid (bien qu'il y aura toujours un peu de Reid parce que j'aime beaucoup ce perso sourit_vert ). J'ai experimenté deux - trois scènes ou échanges, je ne sais pas comment l'expliquer, entre Morgan et Prentiss, Morgan et Garcia, et Garcia et Prentiss, ça fonctionne pas mal... alors certainement que je vais me lancer dans une fic où Morgan, Prentiss et Garcia vont être central ! avec un peu de Reid ! sourit2 Sauf que j'ai toujours pas trouvé comment tirer Garcia sur le terrain loin de ses ordi ! scratch mais je finirais par trouver ! sourit1
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Sam 14 Fév 2009 - 0:22

Je n'ai pas encore lu la suite mais je vais pas tarné à m'y mettre mais déjà j'adore ta fic et je suis sur que la suite et à l'hauteur des chapitre précédent voir peut-être un peu plus je lis et je te féléciterais après.
...euh..en fait non pour quoi ce priver des bonnes choses:
FELICITATION pour cette fic magnifique!!!!
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Sam 14 Fév 2009 - 0:52

OUIOUI SUR MORGAN ET PRENTISS ET JE N AI RIEN CONTRE GARCIA sourit0
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Sam 14 Fév 2009 - 13:08

Avis pour notre auteur de Guet-Apens:

Une idée pour faire sortir Garcia, ça vous dis ?

Garcia pourrait sortir de son bureau par ce que Prentiss, Morgan et tous les autres agent auraient decouverts un ordinateur trés ancien entierement recouvert de poussiere et de toiles d'araignées. Les informations qui se trouveraient dedans (des entiquités en matiere de documents) revelerait des secrets par apport a un groupe de tueur qui aurait sevit plusieurs années auparavant et ... Pour la suite c'est vous de voir.

Voila pour mon idée, apres c'est a vous de jouer !

Amicalement !!!
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Jeu 19 Fév 2009 - 23:42

he ! j'avais pas pensé à sortir Garcia de son bureau par le biais des ordinateurs ! excellente idée à creuser. Merci ! sourit1

P.S. tu peux me tutoyer, U1ysse, je me sentirais moins vielle ! lol Wink sourit_vert sourit0
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Ven 20 Fév 2009 - 18:53

J'y songerais a l'avenir.
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Jeu 9 Juil 2009 - 15:02

Je suis nouvelle sur la forum, et je viens de lire d'une traite toute ta fiction ... et sincèrement, j'ai passé un excellent moment. cette histoire est vraiment géniale, et écrite d'une manière remarquable =D Il y a du suspense, de l'humour, un peu d'amour ... bref il y a tout! Merci d'avoir écrit cette histoire =)
Et bonne continuation Wink
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Tanlee
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MessageSujet: Re: GUET-APENS   Ven 10 Juil 2009 - 13:44

Merci Cilou ! merci2 et bienvenue sur le forum !
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