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 The Walking Dead- Fear of the dark

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MessageSujet: The Walking Dead- Fear of the dark   Mer 31 Aoû 2016 - 19:24

Pour ceux qui connaissent, The Walking Dead, j'ai fait un OS sur l'enfance de Daryl.

Le jeune garçon se tenait assis sur son lit, ses petites jambes resserrées contre son buste fragile. Il était 1h55. Son cœur tapait vivement contre sa poitrine, comme s'il voulait en sortir. Tous ses sens étaient maintenant sur le qui vive. Il était littéralement terrifié. Des gouttes de sueurs perlaient sur sa peau lisse et pâle.

Il avait été réveillé par un hurlement. D'autres avaient suivi. Il savait parfaitement ce qu'il se passait en bas. C'était les mêmes sons, c'était les mêmes bruits et ce, comme tous les soirs... Ou presque.

Dans l'obscurité, il jeta un rapide coup d’œil sur le lit en face du sien. Vide. Il était désespérément vide.
Une larme perla son son visage angélique. La mine boudeuse, il l'a chassa d'un geste rapide du revers de la main, balayant au passage une mèche blonde rebelle.

Merle, à peine 15 ans, avait encore découché. Daryl était encore trop jeune pour comprendre pourquoi son grand frère sortait boire la nuit, à la recherche d'une ivresse salvatrice, l'aidant à oublier ce qui se passait au sein même de sa famille.

En état de vigilance, le garçonnet écouta. Tout était redevenu calme. La quiétude de la nuit avait reprit ses droits.
Soudain, un bruit le fit sursauter. Tous ses muscles se raidirent. Sans même y penser, il retint sa respiration. Un grincement se faisait entendre, se rapprochant de plus en plus de la chambre qu'il partageait avec son aîné.
Il comprit alors que son père montait les marches, sans doute pour aller se coucher. Ou plutôt cuver. La passion pour l'alcool semblait être héréditaire chez les Dixon de sexe masculin.

Daryl resta immobile pendant quelque minute. Qui lui parut une éternité. Prudemment, il fit pivoter son corps et posa ses pieds nus sur la descente de lit élimée. Vêtu de son pyjama, celui avec les imprimés représentant des têtes d'ourson, son préféré, il s'avança à pas feutrés vers la porte de la pièce. Il y faisait si sombre qu'il ne put distinguer sa maquette d'avion abandonnée négligemment sur le sol et s'y cogna le petit orteil.
Il pressa ses deux mains contre sa bouche pour étouffer le cri qui montait dans sa gorge.
« J'ai mal mais j'dois pas pleurer. J'suis un homme, pas une mauviette, comme dit papa. » Pensa-t-il avant de poser délicatement sa main sur le bouton de porte en porcelaine. Il la tourna et elle s'ouvrit en émettant qu'un petit clic quasi inaudible.

Soulagé, il laissa échapper un soupir.

La prochaine étape serait la descente de l'escalier. Le jeune Dixon était né dans cette maison et du haut de ses 8 ans, il la connaissait par cœur. Il savait quelles marches grinçaient le plus. Le bois de l'escalier, à la limite de la vétusté, semblait émettre un râle de douleur sous le poids de ceux qui l’utilisait, excepté pour lui, encore assez léger pour l'emprunter sans faire le moindre bruit.

Gracile et habile, il réussit à atteindre l'étage inférieur dans un silence des plus religieux.

Il se tenait maintenant dans l'entrée du salon. Et ce qu'il y vit le terrifia.
Sa mère gisait au milieu du salon, au pied du vieux canapé défraîchi, sa chevelure dorée souillée d'un sang pourpre, coagulant déjà.
« Maman! » Cria-t-il, se ruant vers elle. Oubliant totalement son ivrogne de père qui dormait.
Il la secoua doucement. Sa tête roula mollement d'une épaule à une autre. Pas de réponse.
« Maman ! Maman ! S'il te plaît ! Réveille toi ! » Hurla-t-il, sanglotant.

Il n'obtint comme réponse qu'un grognement rauque.

Affolé, l'enfant ne savait que faire. Et encore une fois, Merle n'était pas là pour l'aider. Il avait vu tant de fois sa mère dans cet état, mais jamais à ce point.
« Maman ! » beugla-t-il, la serrant contre lui, couvrant son pyjama de son sang.
« Ferme ta gueule ! » Entendit-il du haut de l'escalier. Il se retourna vivement et vit son père vacillant, se tenant à la rambarde.

Terrorisé, il regardait son père venir en sa direction, les yeux écarquillés. Bientôt, il fut juste devant lui.

« Dégage ! » Lui ordonna-t-il, l'écartant avec brutalité de sa génitrice.

Pesant tout juste 30 kg, Daryl fut projeté en arrière. Son dos cognant contre la table basse. Ignorant la douleur, il se releva agilement et retourna au chevet de sa mère. En larmes, il implorait son père :

« Papa, elle a quoi maman ? »
« Mais ferme ta grande gueule, Dixon ! » Lui dit-il, le gratifiant d'un coup de poing dans la figure.

Le garçon retomba violemment en arrière, du sang s'écoula de sa joue gauche. Bientôt, elle prendrait la tente violacé qu'ont les hématomes. Il y porta sa main. De grosses larmes coulèrent sur son visage.
« Putain, tu va te réveiller sale pute ! » Vociféra son père, secouant son épouse dans tous les sens.

Entre les mains de Dixon senior, le corps sans vie de sa maternelle pendait mollement, tel une poupée de chiffon.

Malgré les pleurs embuant les yeux bleus de l'enfant, il remarquait les multiples tuméfactions et plaies sur le corps de sa maman tant aimée. Sa chemise de nuit était remontée sur le haut de ses cuisses couvertes de bleus plus au moins anciens, laissant apercevoir sa féminité. Il n'y avait pas de doutes, avec ou sans l'accord de sa femme, le paternel de Daryl avait passé du bon temps.

« Maman. » Gémit-il, assis sur le sol, en état de choc.

« Monte dans ta chambre, morveux ! Ou j'te défonce ! » Lança son père, s'avançant vers lui, la main levée.

Malgré la souffrance, à la fois physique et morale, le môme s'exécuta. Il se leva rapidement et se mit à courir. Dans l'escalier, il ne fit guère attention aux marches bruyantes et manqua même de tomber. Il déboula dans sa chambre et s'enferma dans l'unique placard de la pièce, pleurant encore.

« Maman. Maman. Maman. »
« Daryl... Daryl ! »

Une voix tendre le sortit de sa torpeur. Il sursauta. Une larme roulait encore sur sa joue.

« Hein, quoi ! » Grogna-t-il, se redressant, lançant un regard lourd de reproche à la personne qui l'avait réveillé.
« Qu'est tu veux, Carol »
« Je crois que tu faisais un cauchemar...»
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