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 Bloody Wheels

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land-of-mystery
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MessageSujet: Bloody Wheels    Mar 13 Oct 2015 - 15:31

Bonjour !

Me voilà avec une nouvelle fic, l'histoire se déroule après "Correspondance". Ce n'est pas vraiment une suite mais au niveau chronologique oui, dans la mesure où cela se passe quelque mois après.

Bonne lecture !

Le 2 Février

Tout était calme dans le salon de la petite maison victorienne fraîchement rénovée. Seuls les bruissements des pages qu'on tourne, le tic tac de l'horloge et le crépitement des bougies animaient un peu le silence de la pièce. Il était 18h06 et la nuit tombait déjà, masquant d'un voile gris le paysage qu'offrait la grande baie vitrée.
Assit sur le canapé, le couple lisait paisiblement, collés l'un contre l'autre. Sur la table basse en pin devant eux, deux tasses de chocolats attendaient patiemment, des volutes de fumées s'échappant de leurs seins, qu'on daigne y tremper les lèvres.
Spencer lisait un recueil de poèmes d'Edgar Allan Poe, tout en caressant de ses doigts graciles les cheveux bruns de Carter. Dans un tout autre registre, elle lisait « Christine » de Stephen King. Ils étaient si différents et pourtant l'amour les avaient réunis.
Soudain, une sonnerie de téléphone portable retentit, brisant l'atmosphère presque onirique qui régnait dans l'habitation.
Eleonore s'étira et saisit son mobile sur le muret situé derrière elle. Reid referma son livre, le posa délicatement sur le meuble, saisit son mug et en but une gorgée. Il ferma les yeux afin de savourer d'avantage la douce saveur du cacao.

« C'est JJ. » Déclara la jeune femme avant de prendre l'appel. Son conjoint n'émit qu'un petit rictus de déception comme réponse. Il savait pertinemment ce que cela voulait dire... Sa compagne ayant activé le haut-parleur, il écouta donc avec attention la conversation entre ses deux collègues.

«  Désolée de vous déranger les tourtereaux, mais on a une enquête. » Commença Jennifer, sincèrement navrée.
« Je me doutais bien qu'il s'agissait de ça quand j'ai vu ton nom sur l'écran. » Confia Carter, totalement neutre.
« Qu'est ce qu'on a ? » Demanda avec curiosité Spencer, qui avait officiellement reçu son certificat médical d'aptitude au travail que depuis la veille.
« Deux meurtres. Deux familles. L'une à Milwaukee, il y a une semaine et l'autre, à Sacramento, il y a quelque heure. »
« Les villes sont très éloignées. Qu'est ce qui fait penser à un tueur en série ?  » Nota la dernière recrue du FBI.
« Elles sont précisément situées à 2 086 miles l'une de l'autre, soit 3357.092 km. » Précisa le jeune Dr.
« Je vois que tu es en forme, Spenc'. Prêt à courir après les méchant ! » Plaisanta d'abord l'agent Jarreau avant de reprendre :
« Même victimologie, même mode opératoire. Mais vous en saurez plus quand vous serez au bureau. Hotchner veut qu'on y soit tous à 18h30. »
« On y sera. » Conclut Spencer, plus que jamais déterminé à reprendre du service .
« A plus tard ! » Ponctua sa compagne, avant de raccrocher. Elle le regarda ensuite, posant sa main sur sa cuisse et lui demanda, un peu inquiète :

« Tu crois que ça ira, mon chéri ? »
« Oui. Puis de toute façon, je n'ai plus rien à lire. » Plaisanta Reid avant de l'embrasser. Eleonore lui sourit en retour, se releva puis saisit les mains de sa moitié afin de l'inviter à se mettre debout.
« Alors, en route, mon héros ! » Lui dit-elle ensuite, plongeant son regard dans le sien.



En tant que profiler et membres de l'équipe du BAU au sein du FBI, ils avaient toujours un sac de voyage prêt pour un potentiel départ. Chacun prit possession du sien puis Carter éteignit les bougies, rejoignit Spencer qui était déjà dehors et verrouilla la porte d'entrée. Ils quittèrent le porche de la maison, se dirigèrent vers le garage à l'arrière de la cour et montèrent dans la voiture de la jeune femme. Le trajet jusqu'au bureau se fit sans encombres. A cette heure, les foyers de la ville s’apprêtaient à passer à table, chacun contant sa journée de travail aux autres membres de la famille.

Arrivé au bureau, le couple fut accueilli chaleureusement par Garcia. L'analyste étreignit d'abord sa collègue féminine puis se fut au tour de Reid. Elle se remettait doucement du décès de Morgan et avait-elle aussi, reprit récemment le travail. Chaque jour, elle ressemblait de plus en plus à la Penelope dynamique et enjouée d'avant le drame.
«  Mes chatons comme vous êtes beaux ! Regardez-vous on dirait Roméo et Juliette. Je veux dire, avant leur mort bien sûr ! Mais je m'égare ! C'est pas joli-joli ce que je vais vous montrer ce soir. Allez, allez, Hotch et les autres nous attendent. » S'exclama-t-elle, pressant ses coéquipiers vers la salle de réunion où se trouvait le reste de l'équipe.
Ils rentrèrent ensuite dans la pièce, les saluèrent et s'installèrent.

« Bien, maintenant que nous sommes tous là, commençons. » Trancha Hotchner de sa voix grave et autoritaire.
L'informaticienne saisit une télécommande et appuya sur l'une des touches. Plusieurs photos de corps, certain d'enfant, s'affichèrent sur l'écran. Elle présenta presque simultanément les faits :
«  Accrochez-vous les loulous, si vous êtes comme moi, il faudra que vous regardiez plein de photos de bébé chat après ça. »
« Garcia ! » La coupa Aaron, s'impatientant.
« Oui, pardon, Monsieur. La semaine dernière, la famille Keen, Benjamin, le père, Amanda la mère et Andrew 4 ans ont été écrasés, apparemment volontairement, par un semi-remorque de couleur grise alors qu'ils participaient à un pique nique géant organisé par leur congrégation. Des témoins ont indiqué que le véhicule semblait surgir de nul-part et leur a foncé dessus. Aujourd'hui à Sacramento, les Curry, Samantha et Hugh les parents, ainsi que Kimberly 11 ans, Sacha 7 ans et Fiona 3 ans ont été renversés par un camion, alors qu'ils chinaient dans une brocante. Une personne, qui tenait un stand près de l'accident a dit à la police que l'engin était de marque Peterbilt. Il n'a cependant pas pu dire la couleur car, je cite :  «  il avait le soleil dans les yeux. »

« S'en prendre à des familles dans des endroits bondés de monde, c'est osé, ce type ne manque pas de culot ! » S'exclama Jennifer, horrifiée à la vue des photos des petits corps grandement mutilés.
« Et il se moque d'être vu ! » Renchérit Carter, les sourcils froncés, marquant sa concentration.
« Pourtant, on note une contradiction avec l'outil choisi pour tuer. Utiliser un véhicule de cette taille peut indiquer qu'il manque de confiance en lui, ou qu'il est faible physiquement. Il souffre peut-être d'un handicap. » Exposa Reid, parlant rapidement, ponctuant ses phrases avec des gestes raffinés.
« Il aurait donc un semi-remorque spécialement équipé. » Avança Hotchner, la mine renfrognée.
« Intéressons-nous plutôt à la victimologie. Il écrase des familles, c'est très symbolique. Il s'attaque à la société, à nous tous, car nous sommes tous des enfants, ou des parents. Qu'est ce que cela nous indique sur le suspect ? » Questionna Rossi.
« C'est un marginal qui vit seul. » Proposa Prentiss, qui avait rejoint l'équipe après le décès de Derek.
« On peut penser que c'est un routier. » Déclara Eleonore, zoomant à l'aide de ces doigts sur le mot semi-remorque indiqué sur le dossier de sa tablette.
« Ça colle au profil. » Admit sèchement Hotchner.
« Les villes sont espacés de 2086 miles. Et l'écart entre les deux meurtres et de quelques jours. Un camionneur aurait les moyens et le temps nécessaire pour parcourir autant de route en si peu de temps. Peut être qu'il effectué une livraison à Milwaukee lors du premier assassinat et une autre course à Sacramento pour le second. » Expliqua Spencer.
« Oui mais, il n'aurait pas choisi ses victimes ? Cela serait des crimes d'opportunités ? » Questionna Emily, perplexe.
« C'est possible. » Admit David, haussant les épaules.
« Si la symbolique de la famille est sa cible, n'importe laquelle peut faire l'affaire. » Ajouta Aaron.
« Il est possible qu'il soit toujours sur place. L'incident s'est produit il y a presque 3 heures . » Déclara JJ
« Ou alors, il est déjà loin. Si Spencer a raison et que le suspect est routier, il est peut être déjà parti pour une autre ville, dans le cadre de son travail. » Objecta Carter.
« Quoi qu'il en soit, nous n'avons que très peu de temps, prenez vos affaires.Nous étudierons plus en détail les éléments de l'enquête dans l'avion. On décolle dans 30 minutes. » Ordonna le chef de l'équipe.

Tous se levèrent et se dirigèrent vers la sortie. Alors que le Dr et la dernière recrue de l'équipe s’apprêtèrent à rentrer dans l'ascenseur avec leur collègue, Hotch les héla :

« Vous deux, attendez ! »

Les deux jeunes gens obéirent tandis que les portes du dispositif se refermèrent sur leurs équipiers, qui regardaient la scène avec intérêt.

« J'ai promis au directeur que votre relation n’interférait pas avec la qualité de votre travail. Donc sur le terrain, vous êtes avant tout des agents d'une même équipe, pas un couple. Comportez-vous comme tel. Et à l’hôtel, vous aurez deux chambres distinctes. C'est compris ? »

Alors que Reid ne pipa mot, Eleonore, répondit, d'une faible voix, comme un enfant qu'on viendrait de réprimander :
« Oui, agent Hotchner. »
« Par contre, ce qui se passe entre vous dans l'une ou l'autre de vos chambres après minuit, ne regarde que vous. Ah et, content de te voir parmi nous, Reid. » Dit Aaron, un léger sourire au coin des lèvres. Ce qui détendit un peu nos deux amoureux.

Quelque minute plus tard, tous étaient dans le jet qui les menait en Californie. Une heure après le décollage de l'avion, alors qu'il survolait Indianapolis, Garcia les contacta par vidéo conférence. La police de Dallas venait d'appeler le bureau. Un meurtre semblable aux autres venait d'avoir lieu dans la ville.

« Sacramento et Dallas sont espacées de 1 723 miles. Soit environ 23h52 de route. En condition de circulation optimale. Et près de 3h30 par les airs. Il est impossible que cela soit le même suspect qui ai commis les deux derniers crimes. On a affaire à au moins deux assassins. » Expliqua Spencer.
« Ou a une équipe. » Renchérit Aaron.
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MessageSujet: Re: Bloody Wheels    Mar 13 Oct 2015 - 18:47

\o/ OUAIIIIIIIIIS !!! ENFIN !!! xD

LoM a écrit:
Regardez-vous on dirait Roméo et Juliette. Je veux dire, avant leur mort bien sûr !
Muahahahahaha, j'adore ! J'ai rigolé toute seule :')

LoM a écrit:
Proposa Prentiss, qui avait rejoint l'équipe après le décès de Derek
J'en connais une qui va être contente :p

LoM a écrit:
Par contre, ce qui se passe entre vous dans l'une ou l'autre de vos chambres après minuit, ne regarde que vous.
Mais quel coquin ce Aaron... Il va se passer quoi après minuit dans les chambres ? angel

Ce début est très "Espritscriminelesque" :p On a l'impression de "lire un épisode", tu vois ce que je veux dire ? je vois bine le générique juste après la révélation du fait que c'est peut-être une équipe haha
J'aime beaucoup ce début et j'ai hâte de lire la suite Very Happy
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MessageSujet: Re: Bloody Wheels    Mar 13 Oct 2015 - 19:35

Mdr j'ai bien rigolé en écrivant ça aussi.

Je sais pas ce qu'il pourrait se passer. On verra ça.

Merci beaucoup. C'est le plus beau compliment qu'on puisse me faire. J'essaye de bien retranscrire l'univers de la série donc merci beaucoup. ^^
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MessageSujet: Re: Bloody Wheels    Ven 16 Oct 2015 - 21:52

avec tout plein de retard me v'là!!

Elo a écrit:
Spencer lisait un recueil de poèmes d'Edgar Allan Poe
Bon choix Docteur Reid!

Elo a écrit:
Dans un tout autre registre, elle lisait « Christine » de Stephen King.
Tout aussi bon choix agent Carter! langue

LoM a écrit:
« Alors, en route, mon héros ! »
Pourquoi faut-il que ça me fasse penser à autre chose???! sourit0
C'est clair j'dois soigner mes addictions ça devient grave!

Notre infirmière préférée a écrit:
Regardez-vous on dirait Roméo et Juliette. Je veux dire, avant leur mort bien sûr !
Heureusement avant leurs morts affraid diablo
Imagine xD

LoM a écrit:
Admit sèchement Hotchner.
Et un petit sourire agent Hotchner ça vous tuerait? Va falloir renfiler son tutu merde! nut langue angel

loM a écrit:
'ai promis au directeur que votre relation n’interférait pas avec la qualité de votre travail. Donc sur le terrain, vous êtes avant tout des agents d'une même équipe, pas un couple. Comportez-vous comme tel. Et à l’hôtel, vous aurez deux chambres distinctes. C'est compris ?
[...]
Par contre, ce qui se passe entre vous dans l'une ou l'autre de vos chambres après minuit, ne regarde que vous.
lol! lol!
Comment que j'aurais pas aimé être à la place de Spenc' et Ellie!! :gnééé:

Elo a écrit:
Dit Aaron, un léger sourire au coin des lèvres.
Ahh bah voilà!! suffisait de le lui demander haha

Notre infirmière préférée a écrit:
On décolle dans 30 minutes.
\m/ !!!


Bon bon bon... je fais que te citer haha
mais laisse-moi te dire que j'aime beaucoup ce début de ff!
J'ai pensé tout comme Delfe : on dirait vraiment le début d'un épisode. Je les imagine tous dans la grande salle autour de la table avec Penelope qui leur montre des horreurs sur l'écran géant!

Je lirai la suite avec plaisir comme tu t'en doutes bien ^^ (monkey)

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MessageSujet: Re: Bloody Wheels    Ven 16 Oct 2015 - 22:15

Merci beaucoup ^^

J'adore justement les citations, enfin surtout le " notre infirmière préférée " juste, t'en connais d'autre au moins ? XD

Je vais travailler très dur ( peut être ce week end ) pour garder l'esprit de la série dans les chapitres suivant. Rien que pour vous !
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MessageSujet: Re: Bloody Wheels    Ven 16 Oct 2015 - 22:27

Euh... Je connais des gens en école d'inf mais pas encore infirmiers/infirmières :DD

Rien que pour nous? Ah chic sourit0

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MessageSujet: Re: Bloody Wheels    Sam 17 Oct 2015 - 12:53

En même temps, y'a que vous deux qui me lisait xd
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MessageSujet: Re: Bloody Wheels    Ven 4 Déc 2015 - 12:57

Après quasiment deux mois de pause, voici le deuxième chapitre de Bloody Wheels. Bonne lecture !

Pour les besoins de l'enquête, les agents du BAU se séparèrent. Le pilote, dans un premier temps déposa Hotchner, Reid et Carter à Dallas, puis Rossi, Prentiss et JJ à Sacramento.

Dallas, 21h 40, heure locale, poste de police.

Le shérif Paul, chargé de l'enquête, était sur le qui-vive. Il guettait à travers les vitres de son office l'arrivée des trois agents du FBI. Impatient, il tapotait du bout des doigts sur son bureau. Tout le bâtiment était en effervescence, trois personnes avaient perdu la vie en fin d'après midi. Alors qu'elles se rendaient sur le parking après avoir passé la journée à la foire, un camion les avaient fauchés. Soudain, un SUV vint se ranger sur l'une des places de stationnement. Le marshall se leva brusquement, faisant vaciller son fauteuil et se posta au plus près de la fenêtre. Deux hommes et une jeune femme sortirent du véhicule. Des fédéraux, sans aucun doute. Il sortit d'un pas rapide et affirmé et vint les accueillir à l'accueil.

« Vous êtes les agents du bureau d'études du comportement, je suppose ? Shérif Eric Paul. » Se présenta-t-il.
« Oui, je suis l'agent Hotchner et voici le Dr Reid et l'agent Carter, où pouvons nous nous installer ? »
« Enchanté. Par ici, suivez-moi. » Désigna l'employé des forces de l'ordre en direction d'une grande salle de réunion.

Alors qu'ils venaient de pénétrer dans la pièce, ce dernier les invita à s’asseoir et commença, prenant place face à eux  :

« J'ai cru comprendre que vous avez deux meurtres identiques dans deux autres villes et que le reste de votre équipe est actuellement en route pour Sacramento ? »
«  C'est bien cela. » Admit calmement Hotch.
« Sachez que j'ai contacté les Shérif des cités en question afin d'échanger nos informations. Je pense que vous ferrez de même avec vos agents mais dans ce genre d'enquête, on a jamais trop d'éléments. » 
« Tout à fait. Qu'avez vous pour le moment ? » Demanda calmement Aaron, les bras croisés sur son buste. »
« Ce soir, à 19h, alors que la famille Lane, Thomas et Julie, les parents ainsi que Tatiana, leur petite fille de 3 ans, rejoignait leur véhicule après avoir été à la foire, ont été renversés par un semi-remorque. La bonne nouvelle, si je puis dire, c'est qu'on a un témoin, la mauvaise, c'est qu'il est tellement choqué qu'on a rien pu en tirer. »
« Il est toujours ici ? » Questionna Aaron.
« Oui, si vous voulez lui poser vos questions, je vais vous mener à lui. »
« Est-ce que vous avez déplacé les corps ou touché à la scène de crime ? » Demanda Spencer
« Non, j'ai pensé que vous vouliez voir... Enfin bref. C'est pas joli à regarder, je vous préviens . »
« Parfait. Shérif, est-il possible que vous y accompagnait le Dr Reid ? Cela nous aidera beaucoup si nous la voyons » Expliqua Hotch.
« Aucun soucis, je pensais y aller de toute façon avec des officiers pour renforcer l’effectif déjà sur place. Ils ont un peu de mal à gérer l'afflux de curieux. Plus c'est tragique et dégouttant, plus y'a de badaud. Les gens sont de plus en plus inhumains de nos jours. »Après une courte pause, l'homme reprit :
« Enfin, je dis ça, mais vous êtes aussi bien placés que moi pour le savoir. »
« Bien. Si vous ne voyez pas d'inconvénients, le Dr Reid va vous accompagner pendant que l'agent Carter et moi-même nous questionnerons le témoin. »
« Aucun problème. Venez je vais vous conduire au témoin. Il s'agit de Mr White. Il était stationné sur le parking pour prendre un appel quand cela s'est passé. Mais il est totalement mutique. Trop traumatisé par ce qu'il a vu. A part nous dire qu'il ne se souvient pas de ce qui s'est passé, il ne nous a pas été d'une grande utilité. On peut pas vraiment le blâmer après ce qu'il a vu. »

Paul les conduisit vers la pièce vitrée où le témoin se trouvait. C'était un petit salon cosy et reposant. Il se dirigea ensuite vers ses hommes, Spencer à ses cotés. Eleonore se retourna, regardant partir son conjoint, puis dirigea son regard vers son patron, qui affichait le même visage qu'à l'accoutumé, froid et impénétrable.
« Tu vas mener cet entretien. » Lui lança-t-il de son ton autoritaire, avant de rentrer dans la salle.
« Quoi ? Moi ? Mais je ne l'ai jamais fait ! » S'indigna-t-elle.
« Cela va faire deux ans que tu travailles avec nous, tu nous a vu faire tellement de fois. On t'a enseigné la technique, tu as participé à de nombreuses entrevues, a toi de jouer maintenant ! »
« Oui mais je n'étais pas seule. » Objecta-t-elle.
« Maintenant ou jamais ! » Se contenta de dire Aaron, haussant un peu le ton.

A ces mots, la jeune femme porta son regard vers Mr White, assit sur un canapé. Son visage était blême, sans expression et ses jambes tremblaient nerveusement. Hésitante, elle lança un bref regard à son supérieur. Et ce qu'elle lu dans son faciès lui indiqua qu'elle n'avait pas le choix. Elle prit une grande inspiration, expira et ouvrit la porte du salon. Le témoin resta de marbre, semblant ne pas remarquer la présence de la jeune femme, perdu dans ses visions funestes. Eleonore toqua alors contre le bois de l'ouverture dans l'espoir d'attirer l'attention de l'homme. Il leva alors la tête et elle fut dévisagée par deux yeux d'un bleu profond. Il était plutôt jeune, Carter estima qu'il n'avait pas encore 30 ans, et plutôt athlétique. Des cheveux blonds coiffé en pic et une barbe naissante ornaient son visage livide.

« Bonjour, je suis Eleonore Carter. Je travaille pour le bureau d'études du comportement du FBI. J'aimerai vous poser quelque question.» Débuta-t-elle, avec un timbre qui se voulait doux et rassurant.
« Je m'appelle Brian White. Mais... Je.. Me souviens plus.. » Amorça le témoin sans reprendre. Il se mit ensuite à se ronger les ongles tout en secouant la tête de gauche à droite.
Légèrement déconcertée, l'agent s'approcha lentement de lui, s'agenouilla près de lui et lui dit, presque tendrement :
« Est ce que cela vous dérange si je m'assois près de vous ? »
White se contenta d'hausser les épaules, lui indiquant qu'elle pouvait prendre place sur le sofa. La jeune femme s'exécuta. De sa position, elle avait vue sur une enfilade sur lequel était posée une machine à café.  Désignant l'appareil électrique, elle demanda au témoin :

« Est que vous voulez un café ou un verre d'eau ? »
« Non. Non. Rien. »
« Bien. »  Déclara-t-elle, mal à l'aise, regardant l'environnement autours d'elle. Elle laissa volontairement perdurer le silence qui venait de s'installer entre eux. Au bout de deux longues minutes, qui parurent durer une éternité pour la jeune femme, le témion la dévisagea et la questionna :
« Vous êtes là pour attraper le monstre qui a fait.... ça ? »
« Oui. Vous voulez nous aider ? »
« Oui mais... » répondit-il
« J'imagine ce que vous êtes en train de vivre en ce moment est terrifiant mais il est important pour nous de pouvoir avoir des informations sur le conducteur et sur son véhicule. Vous ne voulez pas que ce crime reste impuni ? »
Le jeune homme leva son visage blêmi par le traumatisme sur Carter puis objecta vivement :

«  Comment pouvez-vous savoir ce que je ressens ! Bien sûr que je veux coincer le salop qui a fait ça ! Mais c'est trop horrible, je ne me souviens de rien ! »

Brian White se leva alors brusquement et fit les cent pas dans la pièce. De la sueur perlait sur son front blanc et il se remit à ronger ses ongles.
Derrière la vitre de la pièce, Hotchner regardait la scène, restant de marbre. Sur le point de laisser tomber, Carter tenta autre chose :

« Où alliez-vous, Brian quand vous avez reçu cet appel ? »

Le témoin stoppa net ses allées venues, porta un doigt devant sa bouche et se concentra.
« Je rentrais chez moi après le travail. C'était Jenna au téléphone. »
« Bien, je veux que vous vous assoyez. »
White s'exécuta et se plaça face à l'agent du FBI, toujours assise sur le canapé.
« Parfait. Fermez les yeux et détendez-vous. J'aimerai que vous vous concentrez sur votre conversation avec Jenna. De quoi parliez-vous ? »
« Elle me disait que papa et maman venaient d'arriver en ville et qu'ils voulaient que je passe les voir chez Carl. »
« Qui sont Carl et Jenna, Brian ? »
« Mon frère et ma sœur. »
« D'accord. Que voyez vous par la vitre de votre voiture ? »
« Des gens. »
« Combien de personne ? »
« Trois. Un homme, une femme et une petite fille. Une famille. La maman est enceinte je crois, elle a une main posée sur son ventre, et de l'autre elle tient celle de la fillette. Elle tient la ficelle d'un gros ballon rouge. Ils sont heureux, ils sourient tous. Ils traversent la route et vont sur le parking. J'entends un bruit ! Je me retourne. »
« Quel est ce bruit, que voyez vous ? »
« C'est... Un son sourd... Un moteur, c'est un moteur ! C'est le camion. Non, non. Attention !!! Il va les écraser ! »
« Calmez-vous, regardez le camion, de quel couleur est-il ? Vous voyez sa plaque? »
« C'est le même camion qu'oncle Steve ! »
« Comment est le camion de votre oncle, Brian ? »
« Il est vieux. C'est un camion des années 70. La marque c'est un Brockway Trucks mais il est pas gris comme celui d'oncle Steve. »
« De quelle couleur est-il ? »
« Foncé. Noir, je crois mais y'a des dents sur le devant ! »
« Des dents ? »
« Oui. Une mâchoire, je veux dire, une mâchoire. Elle est peinte. »
« Bien. Est ce que vous voyez sa plaque d'immatriculation ? »
« C'est une plaque du Texas... Je reconnais le logo... Je crois qu'elle commence par
225, 225... Je vois pas le reste, il fait trop sombre. »
« Très bien.  Levez maintenant les yeux vers le conducteur. Comment est-il ? »
« Il est plutôt vieux. Et chauve. Et gros. »
« Vieux comment ? »
« Je sais pas. Plus de 50 ans. »
« Bien. Je veux que vous vous concentrez de nouveau  sur votre propre voiture. Vous êtes assis sur votre siège et tout va bien. C'est fait ? »
« Oui. Oui. Tout va bien. »
« Quand j'aurai fini ma phrase, vous pourrez rouvrir les yeux. Vous serez avec moi, sur un fauteuil, au poste de police. »

De l'autre côté de la vitre, Hotchner avait saisit son téléphone et avait composé le numéro de Garcia. Il était en train de lui transmettre les informations recueillies par sa jeune collègue lorsque cette dernière sortit de la pièce. Il raccrocha ensuite et s'adressa à elle :

« C'était laborieux, mais au final, c'est du bon boulot. »

Dallas, sur la scène de crime, au même moment.

Reid détourna la tête, ne supportant plus ce qu'il voyait. Pourtant il en avait vu des choses abominables durant ses onze années passées au BAU. Sans même regarder, il reposa le drap mortuaire sur les restes des dépouilles des Lanes. Ils étaient méconnaissables tellement leurs corps avaient été réduit en bouillie. Tout n'était qu'un mélange de liquides corporelles, de chairs et d'os broyés. Seul un des avant bras de la petite Tatiana était intact, il avait vraisemblablement échappé aux roues meurtrières du semi-remorque.
Le jeune homme se leva alors, la tête toujours tournée, et inspira profondément afin de lutter contre les nausées qui l'envahissait. Une voix derrière lui, l'obligea à se retourner. Il faisait maintenant dos aux corps.

« On peut les emmener ? » Questionna le coroner, son assistant auprès de lui.

La gorge de Spencer était tellement sèche, qu'aucun mot ne pu sortir de sa bouche. L'agent du FBI se contenta donc d'hocher la tête. Presque aussitôt, sur sa droite, un objet coloré en mouvement attira son attention. Dans la lueur blafarde des réverbères, un ballon de baudruche rouge virevoltait sous l'effet du vent.
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MessageSujet: Re: Bloody Wheels    Dim 6 Déc 2015 - 1:13

LoM a écrit:
Enfin bref. C'est pas joli à regarder, je vous préviens
Signé Elodie c'est jamais beau à regarder diablo sourit0


LoM a écrit:
Les gens sont de plus inhumains de nos jours.
tu verras j'ai rajouté un "en plus" me suis dit que ça ferait bien langue langue langue langue langue


hahaha pauvre Eleanore! Allez cocotte on fait son boulot! Regarder c'est bien beau mais c'est en forgeant qu'on devient forgeron sourit_vert

Sinon j'aime bien (comme toujours tu me diras haha)

mon infirmière préférée (en même temps j'en connais pas d'autre xD ) a écrit:
Je m'appelle Brian White. Mais... Je.. Me souviens plus..
applaud mec! Ils disent tous ça!
ça et "je suis innocent" et "je veux parler à mon avocat". t'en as d'autres comme ça??? se-marre

bref! j'arrête d'engueuler le pauvre gars xD ça le fera pas se souvenir plus vite lol

et c'est après un autre : super boulot! on se croirait sur une enquête que je vais clore ma review et te dire simplement : VLS!

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MessageSujet: Re: Bloody Wheels    Dim 6 Déc 2015 - 12:27

Merci beaucoup. C'est vrai que cette fic est très centrée sur l'enquête donc si tu trouve que ça fait très enquête. Bah je suis contente XD
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MessageSujet: Re: Bloody Wheels    Lun 25 Jan 2016 - 12:55

Bonjour,

Voici le troisième chapitre de Bloody Wheels. Bonne lecture !

A Sacramento, alors que Rossi était avec le médecin légiste auprès des dépouilles de la famille Curry, JJ et Emily, au poste de police, prenaient la déposition d'un des exposants de la brocante. Il avait indiqué le modèle du camion à la police et elles voulaient en savoir d'avantage.

L'homme en question, un quinquagénaire quasiment chauve raconta :

« Ils venaient de quitter mon stand, le père m'a acheté une maquette d'une ford mustang de 1970. Son année de naissance, qu'il m'a dit. Son gamin n'avait d'yeux que pour elle, il n'arrêtait pas de la fixer, comme si la bagnole l'avait hypnotisé. Quand ils sont partis, je les ai suivi du regard, sans même y penser. C'est là que j'ai vu le camion foncer sur eux. »

« Vous avez dit à la police que le camion était de marque Peterbilt. Vous souvenez vous de quelque chose d'autre en particulier ? » Demanda doucement l'agent Jareau.
« Par exemple sa plaque, ou sa couleur ? » Rajouta Prentiss.
 « Il y avait beaucoup de soleil et il est arrivé de l'entrée de la brocante... »
La voie chevrotante, le témoin reprit :
« Il les a fauché.... Il aurait pu renverser d'autres personnes, c' était bondé de monde... Il les a comme choisi. Après,  il s'est contenté de faire demi-tour et est reparti...Attendez ! Je crois qu'il y avait des flammes peintes sur le côté de la carrosserie. Des grosses flammes rouges. Sur un fond noir, je crois que le camion était noir ! Noir avec des flammes rouges sur le côté. »
« Vous avez vu le conducteur ? » L'interrogea Emily.
« Non, j'étais trop loin... Il était blanc... C'est tout ce que je peux vous dire... Désolé. »
« Ce n'est pas grave, votre témoignage nous a beaucoup aidé. Nous vous remercions. » Indiqua presque tendrement Jennifer, posant sa main sur l'avant bras de l'homme.
« Je l'espère. Quel genre d'homme peut faire ça ? C'est un monstre et j'espère que vous l'aurez. Est ce que je peux partir maintenant ?  Ma femme m'attend à la maison, elle est bouleversé à l'idée que cela aurait pu être moi qui soit passé sous les roues du camion. »
« Bien sûr, je comprend.  Je vous raccompagne. » Indiqua la jeune femme blonde, tout en se levant.
Sa collègue l'imita, sortit son mobile de la poche de son pantalon et appela Garcia. Emily était en pleine communication quand un agent de police frappa à la porte.
« Attends je te reprend, Peneloppe. » Lui dit-elle,  éloignant le téléphone de son oreille puis prêta attention à l'homme maintenant entré dans la pièce. Il tenait en sa main droite une feuille de papier.
« Une des personnes présentes sur les lieux du crime a pu me décrire avec précision le conducteur. Elle sortait en voiture de la brocante quand lui arrivait. Elle a trouvé bizarre qu'un routier vienne dans un endroit pareil et elle a porté plus attention à lui. Il se trouve qu'elle est prof de dessin, alors elle m'a même fait un portrait robot. » Lui dit-il, lui tenant vers elle. Alors que la profileuse l'examinait, il rajouta :
« Quand elle a vu ce soir aux infos ce qui c'était passé, elle s'est souvenu du semi-remorque et est venue nous voir. »
« Très bien, je vous remercie. » Le gratifia-t-elle observant le croquis,  avant de reprendre sa communication avec sa collègue analyste :
« T'as entendu, Garcia ? »
« Oui, ma chérie ! Envoie moi vite la face pourrie de ce type qu'on le retrouve ! »

Après avoir raccroché, elle contacta son patron et ils s'échangèrent les dernières donnés qu'ils avaient récoltés.

« Il faut établir leur profil. Rossi est au poste avec vous ? » Lui demanda-t-il, de son ton autoritaire et froid.
«  Non, il est toujours avec le légiste. »
« Bien, Reid ne devrait pas tarder. Dès que Dave est de retour, appelle moi, il faut qu'on fasse un point sur l’enquête. »
« Entendu, Hotch. A plus tard. »
« Envoie nous le portrait robot, s'il te plaît, il pourrait nous être utile ici. »
« D'accord. »

La jeune femme coupa l'appel puis lui envoya par MMS la photo qu'elle avait prise du portrait robot. JJ, qui avait raccompagné le témoin jusqu'au parking du poste de police, fit irruption dans la salle, un gobelet de café chaud dans chaque main. Elle en tendit un à sa collègue puis toutes deux s’assirent sur l'un des canapés de la pièce.
« J'ai pensé que tu en avais besoin, tout comme moi. »
« Oui, en effet. Merci JJ. »
« Cette affaire me désole. Tu es en famille, tu passes un bon moment, et là, tu croise le chemin d'un déséquilibré qui te vole tout ce qui t'est précieux. Je ne peux pas imaginer la douleur de la perte d'un enfant. Si on me retirait mes garçons... Je n'aurai plus aucune raison de vivre. »
« A l'heure actuelle, nous sommes malheureusement en sécurité nulle part... »
« Ceux qui font ça ne doivent pas avoir d'enfant. Un parent, par compassion, n’ôterait pas la vie d' un enfant... »  

Un silence pesant s'installa entre les deux jeunes femmes. Prentiss se leva ensuite, l'air grave et dit :

«Hotchner veut faire un point, pour réunir toutes les infos et établir le profil. J'appelle Rossi, pour savoir s'il arrive bientôt. »

Dallas, au même instant.

Spencer manœuvra le suburban et vint se garer sur l'une des places disponibles du parking du commissariat. Il coupa le contact et tout en gardant les bras tendus sur le volant, prit une grande bouffé d'air qu'il expira longuement par la suite. Il lança un regard vers le rétroviseur et aperçu son visage blême. Ce qu'il avait vu l'avait secoué. Ce n'était pas tant l'horreur de la scène de crime en elle même, mais le membre supérieure gauche de la fillette, pointant en sa direction, comme si elle le suppliait de l'aider. De trouver le monstre qui lui avait volé sa vie et son innocence.
A cette pensée, il eut un haut le cœur et cru un instant qu'il allait vomir. Il respira lentement de nouveau, saisit son sac posé sur le siège avant du SUV et en sortit. L'air frais de la nuit lui faisait du bien, diminuant les nausées et empourpraient légèrement son visage délicat. Il se dirigea ensuite vers l'entrée du bâtiment, saluant au passage les officiers de police qu'il croisait. Il parcouru ensuite du regard la grande pièce principale où il se trouvait à présent, à la recherche de ses deux collègues. Cela ne lui prit guère de temps puisque presque instantanément, il reconnu Carter, dans la pièce vitrée du fond de la salle. Il parcourut les quelque mètre qui les séparaient, revoyant encore l'image du corps de Tatiana, 3 ans et il savait pertinemment qu'il la reverrait de nouveau, hantant ses nuits.

A peine eut-il foulé le sol, que son équipière et compagne dans la vie, leva son visage du dossier qu'elle consultait et lui sourit. Ce qu'il fit en retour, même s'il était encore troublé par la vision qu'il avait de la scène de crime. Comme si elle lisait en lui, elle remarqua son regard perdu, se mit debout, saisit une de ses mains dans la sienne et lui demanda :

« Qu'est ce qui ne va pas, Spencer ? »

A ces mots, il se laissa choir dans un fauteuil, frotta son visage de ses mains graciles et lui dit :

« La scène de crime... Les corps était méconnaissables, fondus dans un amas de chair et de sang... Sauf le bras de la petite fille. Qui était là, tendu vers moi. Comme si elle me demandait de l'aide... »  

Eleonore était maintenant accroupie devant lui, les mains posées sur les genoux du jeune homme. Elle libéra sa main droite et vint lui caresser la joue.

« On va l'aider. On va travailler très dur tous ensemble et on va mettre sous les barreaux le cinglé qui lui a fait ça. C'est dur pour nous tous, mais en se soutenant, on serra plus fort. Et puis, c'est toi le cerveau de la bande, on a besoin de toi. Elle a besoin de toi. »

Reid sourit tristement à cette remarque. Il se ressaisit un peu puis serra contre lui sa compagne. C'est à ce moment où Aaron rentra dans la salle. Mais quand il remarqua le visage pâle de son agent, il comprit que le geste entre eux, plutôt qu'une marque d'affection, était un signe de réconfort. La fatigue et les horreurs qu'ils voyaient au cours de leurs enquêtes pouvaient ébranler n'importe quel de ses meilleurs agents, et ça il le savait en connaissance de cause. Il ne fit donc aucune allusion concernant leur étreinte dans la discussion qu'ils eurent ensuite :

« Reid, je suppose que cela ne doit pas être facile pour toi, mais il faut que tu me dise ce que tu as pu apprendre de la scène de crime. » Débuta-t-il ensuite, du même ton habituel, presque froid et autoritaire, quoi que quelque peu nuancé d'empathie.

« Le suspect est totalement désorganisé. Il n'a pas de mode opératoire précis, pas de mise en scène. Son but est simple et dénoué de réflexion, semblable à une compulsion. Il écrase les gens point. Il se moque d'être vu, ne cherche pas à dissimuler son camion ou son identité. Outre l'aspect instinctif, cela peut indiquer un grande indifférence vis à vis de ses victimes, voire une absence de compassion totale. Une grande colère aussi. S'il est routier, il doit travailler en indépendant, si peu de sang froid ne serait pas resté inaperçu par un supérieur. Il a peut-être était employé un jour, mais ses sautes d'humeurs ont dû entraîner son licenciement. Comme on a visiblement affaire à une équipe, je pense que tous ont le même profil avec quelque variante. Dans un groupe composé d'hommes, je dis homme car l'horreur des scènes de crimes, et le crime en lui même, le suppose.

D'un, statistiquement parlant, il y a très peu de femmes routiers. De deux, une femme aurait été plus organisée, aurait essayé de dissimuler son identité et n'aurait pas utiliser son propre outil de travail. Et c'est trop «  sale » -ponctua-t-il en mimant les guillemets de ses doigts longilignes. - pour être l’œuvre d'un femme.  Les types de victimes aussi l'indique, des familles entières, heureuses, qui semblent être le modèle idéal imposé par la société. Un femme ne pouvant atteindre ce but aurait simplement kidnappé des enfants, pour créer son propre foyer. Je pense qu'on a affaire à un groupe de marginaux, montrant une rage sans limite envers la société.

Leur travail ne leur laisse très peu de temps pour construire une vie de famille.
Je pense qu'une rupture ou un divorce est l’élément déclencheur. J'en déduis que c'est ce qui est arrivé au leader du groupe. Un groupe d'homme est socialement très
hiérarchisé. Il y a toujours à la tête du groupe une personne intelligente, charismatique avec un ego surdimensionné. Ensuite vient un bras droit, puis des suiveurs. On ignore encore combien ils sont, mais on note une dégradation dans les meurtres. Pour le premier, nous n'avons eu que très peu d'information car pas de témoignages probant, le deuxième, je suppose qu'il y aura un peu plus, JJ, Prentiss et Rossi nous le diront et pour celui là, on a un témoin qui a tout vu. Je pense que le premier a été commis par le leader, qui s'en ai vanté auprès des autres et les a embrigadé pour qu'ils fassent de même, sûrement en gage d'amitié. Les hommes veulent, en général, à tout prix montrer leur virilité. Prouver aux autres qu'ils sont les plus forts. Les autres ont suivi, car ont vu cela comme un défit à relever. Ce qui implique qu'ils se connaissent et ce depuis longtemps, ils partagent les mêmes idées et spécifiquement cette haine de l'image de la famille idéale imposée par la société. »

« Donc un cherche un groupe d'hommes blancs, puisque jusqu'ici les personnes visées sont de type caucasien. Ils seraient des marginaux et routiers indépendants ? » Résuma Hotchner.
« Et ce partout dans le pays. » Renchérit Carter.
« Il faudrait plus de paramètres pour rétrécir le panel et préciser le profil. » Conclu Reid, ponctuant sa phrase par des hochements de tête.
« Le lien qui les unit ? Je veux dire, comment se sont-ils connus, comment communique t-ils ? Cela peut être un des critères manquant pour notre profil. » Suggéra Aaron.
« Nous avons une plaque partielle du Texas, la description de deux des trois camions, un âge approximatif d'un des conducteurs, ainsi que le portrait robot de l'autre.  Combiné à leur filiation ce n'est qu'une question de temps.» Conclut Spencer, se frottant les tempes.
C'est à ce moment que le téléphone de son supérieur sonna. Hotchner regarda l'écran, et vit que le nom de Rossi s'y affichait. Après que l'équipe au grand complet échangèrent d'avantage sur l'enquête, il contacta Garcia.


A Quantico, l'exubérante femme blonde, accepta l'appel d'un coup de stylo, orné de  plumes colorées, comme s'il s'agissait presque d'un baguette magique.

« Monsieur, Penelope Garcia à votre service, que puis-je faire pour vous ? »
« Garcia où en est-tu  avec tes recherches ? »
« Je vous dirai bien nulle part mais je pense que ça ne vous plairait pas, j'ai besoin d'un peu plus d'information. »
« L'avis de recherche n'a encore rien donné ? » Demanda Prentis, suivant la conversation de Sacramento.
« Hum... Hum... Négatif très chère. »
« Croise les avec les routiers qui se sont fait licencier pour manque de respect à leur patron et qui aurait leur propre entreprise maintenant » Suggéra Reid.
« Alors on recherche des vilains employés... Ouais. Ça raccourcit la liste, mais comme on est sur le plan nationale, j'ai trop de noms. Beaucoup trop de nom, les loulous ! Je suis que je suis une sorte de magicienne dans mon domaine, mais là, si je n'ai pas tous mes accessoires, je ne peux pas travailler. »
« On sait que le troisième meurtrier a été décrit comme ayant plus de 50 ans. Essai ça. » Demanda Rossi.
« Bingo ! J'ai deux noms. Charles Gérald. Oh mais, il est mort y'a deux ans, crise cardiaque et Michael Becker, 64 ans, divorcé,  vivant au Texas. Ah ! Il conduit un semi de marque Brockway Trucks, série 700 de 1974. Et selon la carte grise, il est noir et sa plaque est numéroté 225 – MIC.  Et j'ai une facture d'une carrosserie prouvant qu'il a fait peindre à l'avant une mâchoire. »
« Envoie nous son adresse et lance un avis de recherche » Ordonna Hotchner.
« C'est déjà fait ! » S'exclama-t-elle.
« Il a un GPS ? Est ce que tu peux le tracer ? » Demanda Carter.
«Positif ma belle. Il est actuellement à l'arrêt. Dans la ville de Waxahachie – marrant comme nom – à 30 km au sud de Dallas. A l'angle de Sycamore Street et Feris avenue. Si j'en crois Google map, il y'a deux fast food et une pizzeria là bas. S'il est en train de casser la croûte, vous pouvez l'avoir. »
« Merci, Garcia. Rossi, JJ et Prentiss, essayez de déterminer comment ils se sont connus et comment ils communiquent. Cela nous aidera pour le profil et pour faire tomber les deux autres tueurs. Carter et Reid, nous allons nous rendre là bas, avec le shérif Paul et son équipe. Nous n'avons pas de temps à perdre.» S'exclama Hotchner, le visage empourpré, bien déterminé à coincer ce type.
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