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 Résultats concours de fanfiction numéro 2

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Pain d'épices
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MessageSujet: Résultats concours de fanfiction numéro 2   Mer 7 Jan 2015 - 16:14

Faisons un petit tour dans l'imagination des participantes sourit0

N'hésitez surtout pas à donner votre avis (sans préciser qui a écrit quoi^^)

Spoiler:
 


Les filles si vous trouvez que j'ai mal coupé vos œuvres ou si un le forum a fait que quelque chose a changé dans la présentation; n'hésitez pas à m'envoyer un petit MP histoire que je rectifie:sourit0:


Dernière édition par Pain d'épices le Mer 7 Jan 2015 - 18:04, édité 1 fois
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Pain d'épices
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MessageSujet: Fanfiction numéro 1 - Partie une   Mer 7 Jan 2015 - 16:20

Samedi 20 décembre 2014

«- Papa, Papa ! Soulève-moi, s'il te plaît, je veux mettre l'étoile en haut du sapin ! » s'exclama Henry avec enthousiasme, montrant fièrement à son père la décoration qu'il tenait dans sa main.
« - Bien Patron ! » S'exécuta Will, hissant le petit garçon sur ses épaules.

Tout en installant la dernière pièce du sapin, l'enfant riait aux éclats. Visiblement satisfait de son œuvre, il demanda tout de même l'approbation de JJ qui s'apprêtait à aller ranger le carton de l'arbre de Noël dans le grenier.
« - Il est beau notre sapin, hein maman ? »
« -Oui mon chéri, il est très beau ! » Répondit-elle en l'admirant, caressant tendrement les cheveux blonds de son fils, toujours installé sur les épaules de son père.
« - On devrait faire une photo, qu'est ce que vous en pensez ? » Suggéra ce dernier à sa famille, tout en descendant doucement son fils au sol.
«  Oh oui ! » S'écria Henry, avec joie.
« Bonne idée. » Renchérit JJ.

A l'aide de son mobile, Jennifer cadra consciencieusement puis toucha l'icône pour déclencher l'appareil photo. Un flash éclaira rapidement la pièce. La jeune femme eu à peine le temps de contempler l'aura scintillante du sapin que son téléphone sonna.
Son écran indiqua un numéro inconnu.
«  Montre-moi la photo maman ! » Demanda gaiement Henry.
« Attends Henry, Maman a un appel. »
« C'est ton Patron, chéri ? » Questionna Will, qui redoutait qu'une affaire vienne retarder la préparation des festivités de Noël. Et de les amputer, sa femme et lui, d'une énième soirée en famille.
«  Non, c'est un numéro que je ne connais pas » Répondit son épouse, qui s'empressa d'accepter l'appel.
« Oui Allô ? » Dit-elle, d'un ton perplexe et inquisiteur.
« Bonsoir, je suis bien chez l'agent Jennifer Jareau ? » C'était une voix d'homme visiblement jeune. Le ton était ferme mais sans arrogance.
«  Oui, qui êtes vous ? »
«  Je suis Tom Newman, je suis officier de police ici-même, à Quantico. Vous faites bien partie du département des sciences du comportement du FBI ? Si oui, je crains d'avoir une affaire pour votre équipe en cette semaine de Noël. »
« Oui, c'est bien moi, de quoi s'agit-il ? »
«  Le boulot ? » chuchota Will à JJ. Sa compagne acquiesça d'un signe de tête, puis s'éloigna dans la cuisine afin de se concentrer exclusivement aux détails de la potentielle enquête qu'elle et ses coéquipiers auront peut être à résoudre.

Vingt-cinq minutes plus tard, Jennifer revînt dans le salon où son mari et son fils s'affairaient à décorer l'intérieur de la pièce à l'aide de guirlandes. Comme elle se dirigeait vers l'entrée tout en saisissant son manteau, Henry demanda :

«  Tu t'en va, Maman ? »
Avant que la jeune femme ne puisse répondre, Will la questionna :
« Une enquête ? »
S'approchant de sa famille, embrassant son fils puis son compagnon, elle répondit :
« Je ne sais pas encore. Je vais au bureau. J'ai rendez-vous avec un officier de police, il va m'en dire plus  sur plusieurs affaires de kidnapping, il pourrait bien s'agir d'un tueur en série. J'ai contacté Hotchner, il va contacter l'équipe, on se rejoint tous là bas. » Après un court silence, elle rajouta, en direction de son petit garçon :
« Je crois bien que vous allez pouvoir en profiter pour vous faire une soirée entre mecs ! » Après l'avoir gratifié d'un clin d’œil, elle rajouta en direction de son mari :
« Commande une pizza pour ce soir, mais pas de soda pour lui après 18h, il risque d'avoir du mal à s'endormir sinon. »
Au mot pizza, le visage de l'enfant s'éclaira et il s'écria, à l'attention de son père, secouant énergiquement la manche du pull de Will:
«  Oh oui papa, s'il te plaît, une pizza ! »  
«  D'accord, d'accord. Une pizza mais pas de soda après 18h, c'est compris. »
« Ouais ! Trop bien ! » Henry sautillait sur place, ravi à l'idée de partager la soirée, et une pizza, avec son père.

JJ saisit son sac sur la console de l'entrée, envoya un baiser en leur direction et déclara :
«  Je vous aimes les garçons ! »
« Nous aussi ! » entendit-elle en refermant la porte à clé derrière elle. En cet instant précis, elle avait l'impression d'être la femme la plus heureuse du monde. Après tout, elle avait un mari attentionné et un petit garçon adorable.


Trente minutes plus tard, elle se trouvait à son bureau, accompagnée de Reid et Morgan. Tout trois attendaient leurs autres collègues, dans le silence feutré de l'open space.
« Je m'apprêtais à passer une soirée de folie avec Savannah et me voilà coincé à côté de toi le petit génie. Et crois-moi, tu es moins sexy qu'elle » Déclara malicieusement Derek, assénant un coup de coude dans les côtes de son jeune collègue.
«Aie ! Arrête! » Ordonna Spencer, grimaçant.
JJ secoua la tête, atterrée par le comportement puéril de ses coéquipiers.
« Des vrais gamins. Et toi, Spenc, tu faisais quoi ? »
« Je lisais un recueil de poème d'Egdar Poe. C'est ...»
« Non, Reid, on a pas envie de savoir » Le coupa Morgan. L'ignorant, le jeune agent reprit, prenant quand même la peine de changer de sujet :
«  Et toi, JJ qu'est ce que tu faisais ? »
«  Will, Henry et moi, on décorait le sapin de Noël. »
«  Salut tout le monde ! J'ai loupé quelque chose ? » Une voie enjouée et des bruits de talons hauts vinrent briser la morosité de la pièce.
«  Salut, petit cœur ! » La salua l'agent le plus âgé, avant de reprendre :
«  Tu n'a rien loupé, à part un long et ennuyant discours de notre beau gosse officiel. »

Quelque dizaine de minutes plus tard, tous, y compris l'officier Newman, étaient réunis dans la salle de réunion de l'équipe. Ce dernier s'était présenté et expliqué la raison de sa venue.
En effet, depuis le 25 décembre 2011, chaque matin de Noël, un petit garçon était retrouvé mort quelques jours après avoir été kidnappé. Il expliqua de façon précise et détaillée, avec un ton clair et confiant, les détails de chaque affaire.
Il commença par la première petite victime, Ethan Hopkins, 3 ans, enlevé le 23 décembre 2011 alors qu'il jouait au parc avec sa nourrice et retrouvé sans vie sur les rives de Little Creek le matin du 25 décembre. Le corps de l'enfant été totalement nu, les organes génitaux sectionnés. L'autopsie de la dépouille du bambin avait révélé d'importantes fractures de la boite crânienne. Aucune autre lésions n'avaient été dévoilées.
Le second enfant martyr, Joshua Summers, 4 ans, avait lui aussi été porté disparu : Alors qu'il faisait un bonhomme de neige dans le jardin familial le 22 décembre 2012, quelqu'un avait emporté l'enfant. Des promeneurs avait retrouvé le corps dénudé de l'enfant le 28 décembre, au bord de l'eau à Quantico Creek. Mais l'autopsie montra que la mort remontait au 25 décembre. La tête du petit présentait également plusieurs traumatismes. Et il avait été, lui aussi, amputé de ses attributs masculins.
Le troisième enfant kidnappé et torturé, Andrew Montgomery 5 ans, avait été vraisemblablement enlevé juste devant chez lui. Il avait été vu pour la dernière fois le 24 décembre 2013 par la voisine de ses parents. Elle avait expliqué aux enquêteurs qu'Andrew avait passé l’après midi chez elle. Lui et son fils Damien étaient amis. A 17h, la petite victime rentra chez elle, comme il n'avait qu'à traverser la route, la mère de son ami était simplement restée sur le perron de sa maison pour le surveiller. Quand Andrew arriva devant le petit portail de fer de son domicile, sa voisine était rentrée chez elle, persuadée que le meilleur ami de son fils ne craignait plus aucun danger. Fatale erreur.

Le 30 décembre, c'est le propre père d'Andrew, un Marine, qui découvrit le corps inerte de son unique enfant sur les abords de la rivière Potomac. Il avait décidé, face à l'incompétence des forces de police, qui n'avaient simplement aucune piste, de mener sa propre enquête...

Mis à part l'infîne différence d'âge des garçons, tous avaient péri dans les mêmes circonstances horribles. Ils étaient tous blanc, issus de familles modestes et vivant près de la base des Marines de Quantico. Tragiques coïncidences, les cadavres des enfants avaient également tous été retrouvés dans cette même zone géographique. Après chaque enlèvement, aucune rançon n'avait été demandée aux parents par le ravisseur.

Sans indices, sans preuves et sans suspects probants, la police de Quantico n'avait pu résoudre l'affaire. Et chaque année, les policiers assistaient impuissants, à la découverte macabre de la dépouille d'un nouvel enfant monstrueusement torturé. Ils s'étaient penchés sur les cassiers des prédateurs sexuels des alentours persuadés que le suspect était un pédophile. Ils cherchaient donc un homme blanc entre 40 et 50 ans. Ils avaient bien bouclés quelques pervers pour détention de photos à caractère pédopornographique. Mais, faute de preuves aucun d'entre eux n'avaient été écroués pour les meurtres de ces enfants.

Tom Newman, au contraire de certain de ses confrères, ne voulait pas se résigner et laisser tomber.  Il était lui même père d'un petit garçon, après tout...

Il avait sollicité son patron à de nombreuses reprises depuis le deuxième meurtre pour contacter le département des sciences du comportement. Cette année enfin, face à sa persévérance, son argumentation et surtout grâce au troisième meurtre, son supérieur avait cédé. Admettant qu'ils pourraient effectivement avoir affaire à un tuer en série.

«  Si ton flair te dis qu'on est à côté de la plaque et qu'il va recommencer, appeler les au nom des forces de l'ordre de Quantico. Je te suis petit. » Lui avait-il dit d'un ton paternel et bienveillant.  

«  Je suis persuadé que le monstre qui a commis ces horreurs va s'en prendre à un autre gosse cette année. On ne peut pas le laisser faire. Si on ne l'arrête pas, combien de gamins va-t-il tuer encore avant que la peine de mort ne soit prononcée pour le punir de ses actes ? »

« On s'en occupe. » Déclara froidement l'agent Hotchner.
« Merci infiniment ! » Souffla Tom Newman, visiblement soulagé de cette nouvelle. Il reprit sans attendre la moindre réponse possible :
«  Laissez moi le temps de réunir tout ce qu'on a sur l'affaire et je vous apporte le tout lundi matin à  8h précises. »
«  Lundi ? » S'inquiéta l'agent David Rossi, avant de continuer : «  Si vous avez raison, d'ici lundi, un autre petit garçon sera peut-être déjà porté disparu. »
«  Pourquoi ne pas avoir réuni tout vos dossiers avant ? » Questionna le Dr Reid, surpris de ce manque initiative.
« A vrai dire, je ne pensais pas que King, mon patron allait accepter ma requête. Je lui ai demandé cet après midi. Dès que je suis sorti de son bureau, j'ai directement appelé Mme Jareau. J'ai constitué moi-même un dossier résumant l'affaire mais je n'ai pas tout. Je pense que pour établir votre profil, il vous faut l'intégralité des documents. J'ai mon dossier avec moi, j'en ai fait des photocopies pour chacun d'entre vous avant de venir. Je peux vous le remettre de suite. Et lundi vous aurez tout le reste. » Avoua sincèrement mais avec fermeté l'officier de police.
« Voilà qui est mieux. » Maugréa Morgan s'étirant sur son fauteuil.
« Bien, donnez - nous les documents. » Ordonna glacialement Hotchner.
Newman s'exécuta, restituant à chaque agent un dossier de l'affaire.
«  C'est tout ce que vous avez ? » S'offusqua JJ, face à la maigre épaisseur du fichier qu'on venait de lui remettre.
« Je vous rappelle qu'il n'y a pas tout, et que nous n'avons quasiment aucune preuve. Nous n'aurions pas besoin de vos services si ce n'était pas le cas. » Répondit avec patience et sérénité l'agent des forces de l'ordre.
« Newman, je veux l'intégralité du dossier lundi à 8 heures sans faute. » Exigea le dirigeant de l'équipe.
« Vous l'aurez. »
« Vous autres, rentrez chez vous, analisez le dossier. Rossi, Morgan et moi, on se penchera sur le suspect. Reid, JJ et Kate vous étudierez la victimologie. On se donne rendez - vous lundi à 8h00. On ne pourra établir le profil qu'avec le dossier complet. On reverra les dépositions des témoins, les interrogatoires des pédophiles de la région ainsi que les photos des lieux des crimes. » Consigna Aaron Hotchner.
«  Et moi, monsieur ? » Demanda discrètement Garcia, n'ayant pas eu de tâches à accomplir.
« On aura besoin de toi que lundi, tu as ta journée demain. Repose toi et sois en forme pour lundi. »
«  Bien monsieur. Mais avant de me reposer, je vais devoir regarder des tas de photos de chatons pour chasser toutes ses horreurs des mes pensées. Comment on peut faire ça, à des enfants ? A des bébés ? C'est juste immonde. » S’indigna l'analyste de l'équipe.

Chacun rentra chez lui en silence. Étudiant le dossier pour la plupart, mettant de côté leurs projets pour les fêtes de noël. Pas de confections de sapins ou de menus pour le réveillon de Noël pour cette fin de week end. Ni de bataille de boules de neige ou de création de bonhomme de neige. La magie de Noël fut balayée comme le vent emporte les feuilles mortes. A cause d'un simple coup de téléphone...

Cette semaine, seul l'horreur et la monstruosité de l'espèce humaine régnera... Une fois encore...
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Pain d'épices
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MessageSujet: Fanfiction numéro 1 - Partie deux   Mer 7 Jan 2015 - 16:22

Lundi 22 décembre 2014 10h20


Toute l'équipe du département des sciences du comportement était installée dans leur salle de réunion, ainsi que l'officier de police Tom Newman. L'agent des forces de l'ordre s'était affairé la veille afin de réunir tous les documents respectifs à l'enquête et avait également relu consciencieusement toutes ses notes, dans le but de repérer d'éventuels détails qu'il aurait omis de relever lors de ses précédentes lectures. Il avait surligné au stabilo quelque détails qui étaient susceptibles d'avoir un intérêt dans l'établissement du profil du Kidnappeur.

De plus, le policier avait accroché les photos des victimes et des lieux où leurs corps avaient été retrouvés. D'autres documents, tels que des rapports d'autopsies et des retranscriptions d'interrogatoires pour la plupart, étaient également exposés. Garcia s'était étonné de voir qu'un jeune homme avait choisi le support papier pour restituer l'ensemble de l'enquête plutôt que la voie numérique, comme elle en avait l'habitude. Dans l'atmosphère lourde et pesante de la pièce, l'analyste s'était abstenue de le lui faire remarquer.

Les traits des visages étaient tirés, les yeux cernés et chacun d'entre eux avait un gobelet de café à leur disposition. Visiblement, les deux dernières nuits avaient été longues.

« Aucune demande de rançon, c'est assez bizarre. » Remarqua Derek Morgan, à voix basse, comme si cette phrase n'était destinée qu'à aucune autre personne qu'à lui-même, sans doute perdu dans sa réflexion.
« Oui, c'est pourtant assez commun » Renchérit JJ, d'un ton approbateur.
« Pourtant ce n'est pas le seul mobile lors d'un kidnapping. Statistiquement parlant, le nombre d’enlèvements n'a cessé d'augmenter depuis les années 70, c'est d'ailleurs à partir de cette époque que les photos des enfants ont été affiché sur les briques de lait. En 2000, on dénombrait 876 213 personnes disparues dont 88% étaient des enfants. Il y a trois types de ravisseurs : il peut s'agir d'un parfait inconnu qui agit pour des raisons purement criminelles. La demande de rançon en fait partie, mais pas seulement.
En effet, on peut aussi citer les pédophiles, mais également tout autre personne de construction psychotique ou sociopathe qui seraient amenés à torturer des enfants, motivés ou non par des idées délirantes.
En outre, beaucoup d’enlèvement d'enfant, en particulier ceux concernant des nourrissons, peuvent être l’œuvre d'une personne en mal de parentalité, ou ayant récemment subit la perte de son propre bébé. Dans ce cas, il s'agit le plus souvent d'une femme fragile, et plus rarement d'un couple.
Enfin, on ne peut exclure l'hypothèse que le ravisseur fasse partie des proches du mineur disparu. En cas de divorce, par exemple, le membre du couple qui s'est vu retirer la garde de l'enfant, peut très bien être forcé d'utiliser des recours plus au moins légaux afin d'y remédier. Et c'est là que l’idée de l'enlèvement peut surgir sur un terrain psychique instable. » Argumenta studieusement Spencer Reid, ses longues mains fines rythmant ses explications, comme exécutant une gracieuse danse.
« Donc en gros, petit génie, on a affaire à quel type de ravisseur ? On a pas beaucoup de temps devant nous, si tu pouvais faire court, ça serait pas mal » Maugréa l'agent Derek Morgan, qui maudissait presque les longues interventions de son jeune collègue.
« En regard des nouvelles informations apportées par l'étude du dossier complet... » Débuta Reid qui fut vite sèchement interrompu par l'agent Hotchner, qui lui ordonna :
« On a dit court, Reid ! »
Après quelque seconde de silence, le plus jeune de l'équipe se lança :
« Je pense que le ravisseur répond plus du type du criminel motivé par des idées délirantes. Et je pense que c'est une femme. »
« Une femme ? Qu'est ce qui te fait dire ça » S'interrogea l'agent Callahan.
« Je pense pas que le suspect soit une femme, une mère ne pourrait jamais faire ça, seul un monstre peut faire subir ce genre d'horreur à de si petits garçons. » S'indigna presque Jennifer, ne pouvant pas s’empêcher de penser à son propre fils, âgé de 6 ans.
« Oui, mais une femme sans enfant ? » Suggéra Rossi.
« Le fait que les attributs masculins des garçons aient été sectionnés me fait penser au mythe d’œdipe. L'angoisse de castration est très présente chez les tout petit, et ce même chez les filles. Inconsciemment, la suspecte met en application cette idée. Elle enlève aux enfants de sexe masculin l'attribut qu'elle ne possède pas. Petite, elle a dû subir les assauts violents d'un figure paternelle, ou d'un mari à l'âge adulte. Elle doit sûrement avoir eu une petite fille peu avant le premier meurtre. Et c'est peut-être là l'élément déclencheur. »
« On cherche donc une femme battue ou violée ayant une petite fille d'au moins 3 ans ? » Questionna Tom Newman, demeurant silencieux jusqu'à là .
« Attends, attends Reid, un pédophile aurait très bien pu castrer les petits garçons afin de supprimer d'éventuelles preuves d'agression sexuelle. » Rétorqua Hotchner qui remporta l'approbation du reste de l'équipe.
« Je ne pense pas que la suspecte ne soit aussi organisée. »
« Aucune empreinte, pas de trace de pas, ni de pneus de voiture, ça me parait plus qu'organisé comme mise en scène. C'est comme si les corps étaient arrivés comme par magie sur les lieux.» Ajouta Morgan, rejetant négligemment sa touillette de café dans son gobelet.
« J'avoue que Morgan marque un point » Admit Kate Callahan, le dernier agent arrivé dans l'équipe.
« Ce sont des coïncidences, pour 2 de 3 victimes, une bâche à été retrouvée dans l'eau à proximité des corps. Tous les cadavres étaient certes, situés sur les rives d'un plan d'eau mais il est possible qu'ils ont été tous immergés à un moment donné. Ce qui explique l'absence d'ADN. J'ai fais un repérage géographique des environs des scènes de crimes, tous sont des endroits isolés en foret. Tous comportent des ponts. » Expliqua calmement le Dr Reid.
« L'histoire des bâches peut être aussi une simple coïncidence. » Déclara JJ haussant les épaules.
« Ce sont les mêmes modèles, même couleur, même dimensions. Ce sont des vieilles bâches qui était vendues jusqu'en 2000 par une firme locale. Elles ont le même numéro de lot cousu sur le côté. On a fait des recherches, cela n'a rien donné. Je doute que cela soit une simple coïncidence. » Avança le policier, avant de rajouter :
« La piste du pédophile, ne nous a jamais aidé. Autant explorer le profil qu'à fait l'agent Reid. » Proposa Newman, totalement d'accord avec la thèse du jeune docteur.

[...]


A 17h, le profil avait été transmis à l'ensemble des forces de polices de Quantico.
« On recherche donc une femme blanche entre 25 et 40 ans. Elle est probablement mariée à un mari violent et a une petite fille d'au moins 3 ans et est suivie par l'institution psychiatrique pour une psychose. L'état de santé mentale de la suspecte est trop altérée pour lui permettre d'avoir une activité professionnelle stable. Par conséquent, son logement est probablement ancien, voire délabré. Elle est véhiculée mais sa voiture doit être un vieux modèle mais suffisamment discret pour ne pas attirer l'attention. Un break ou un monospace, de façon à pouvoir transporter les victimes facilement... » Détailla Aaron Hotchner devant plusieurs dizaines d'agents de force de l'ordre très attentifs. L'équipe était présente également, elle-même à l'écoute de leur supérieur hiérarchique.
JJ fut dérangée par la sensation de vibration émanant de la poche droite de son pantalon. Elle recevait un appel. Elle le tira avec précaution de sa poche juste assez pour que son écran soit visible. Elle y jeta un bref coup d’œil. Le prénom de Will était affiché.
Elle le remit dans sa position initiale, se disant qu'elle le rappellerait dès la fin de la présentation du profil.


Trente minutes plus tard, les répartitions des tâches avaient été effectué. Des groupes de policiers avait été formés avec des ordres précis concernant la recherche de la suspecte. Il en était de même avec l'équipe du département des sciences du comportement. Alors qu'ils discutaient entre eux, JJ en profita pour s'éloigner un peu afin de rappeler son époux. Il lui avait laissé un message vocal. Elle l'écouta. Brutalement, tout autour d'elle s'ébranla, ce n'était pas possible, elle faisait un mauvais rêve et allait bientôt se réveiller. La jeune femme se tourna, le visage blême, vers ses collègues :
« Henry a disparu. » Elle ne pu en dire plus, réalisant à l'instant même l'horreur de ses propos.
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MessageSujet: Fanfiction numéro 1 - Partie trois   Mer 7 Jan 2015 - 16:28

Mercredi 25 décembre 2014 03h00

Recroquevillée en position fœtale dans le petit lit d'Henry, serrant contre elle la peluche préférée de son fils, JJ ne trouvait pas le sommeil. Elle n'avait pas dormi depuis deux longues nuits d'angoisse. Ici, elle avait l'impression qu'Henry était toujours là. La jeune mère avait le sentiment que l'odeur de son enfant régnait dans la pièce, et ses tourments en étaient un peu diminués. Elle s'était assoupie brièvement dans l'après midi, juste après qu'elle et Will eurent une rude altercation. Mais son repos ne fut que de courte durée puisqu'elle avait rêvé de son petit garçon, mutilé à mort. Sa dépouille était méconnaissable tant le suspect s'était acharné à réduire le visage de l'enfant à de nombreux lambeaux de peau. Mais c'était son odeur, ce doux parfum qu'ont les enfants. C'était l'odeur de son Henry. De son bébé. Elle s'était réveillée en sursaut, sa peau couverte de sueur. Et elle se souvenait qu'elle avait crié son nom. Will n'était pas venu la voir, et c'était très bien comme ça. Un bon père n'aurait pas laissé son fils se faire kidnapper, un flic de surcroît. Il en était le seul coupable, le seul responsable. Les yeux rougis par la fatigue et les pleurs, elle avait fondu en larme, une fois encore, serrant le doudou d'Henry contre sa poitrine.

Depuis le coup de fil qui avait fait basculer sa vie, Hotchner l'avait évincé de l'enquête. Elle était trop impliquée, avait-il dit. Elle lui en voulait à lui aussi. Une bonne mère aurait tout fait pour retrouver son fils et il lui en empêchait. Son supérieur avait également ordonné à Spencer de se retirer, il était le parrain d'Henry et Aaron craignait que la tristesse de son jeune agent n'interfère avec ses capacités pour résoudre l'enquête. Mais Reid était trop déterminé à retrouver son filleul et avait contesté avec force et véhémence. L'agent sénoir avait fini par céder.

Elle ressassait sans cesse les événements de ses dernières 24 heures. Une violente migraine l'avait saisit et elle avait maintenant l'impression que sa tête allait exploser.Qu'importe si elle mourrait, son instinct maternel lui disait qu'Henry était déjà mort. Et si c'était le cas, elle n'avait plus aucune raison de vivre.

La jeune femme, avança péniblement son bras droit afin de saisir son portable. Du gauche, elle étreignait toujours la peluche. Elle avait plusieurs appels manqués, plusieurs sms non lus venant des membres de l'équipe ou de ses proches. Mais elle n'y prêta guère attention. Elle voulait rester seule, seule avec l'odeur d'Henry. Elle gardait cependant contact avec Spencer, qui lui donnait régulièrement des nouvelles concernant le déroulement de l'enquête, et ce, malgré l'interdiction d'Aaron Hotchner. Elle savait maintenant qu'ils avaient un nom, Elise Coleman. Elle correspondait totalement au profil, son véhicule avait été aperçu par un forestier l'an dernier, pendant la période de noël, immobilisé sur un pont. Et il avait vu sa conductrice en descendre, se diriger vers le coffre et en sortir une forme imprécise roulée dans une bâche. Elle l'avait ensuite jeté à l'eau, par dessus la rambarde du pont. L'homme pourtant massif, était resté sans voix quand l'équipe lui avait appris que la forme qu'il avait vu était en faite le corps sans vie d'un petit garçon.
« J'étais loin, en contre bas, je pensais que c'était encore quelqu'un du coin qui venait se débarrasser d'un objet cassé, c'est pas la première fois que je surprend quelqu'un le faire. On est pas tous branchés écologie. J'étais à la cime d'un arbre, j'élaguais les branches, j'ai regardé le truc enveloppé dans la bâche se faire emporter par le courant puis j'ai continué à bosser, sans penser un instant que cela pourrait être un corps. On voit ça que dans les films normalement... » Avait-il avoué, d'un voix chevrotante. Le forestier était un saisonnier, il avait quitté la région deux jours plus tard en cette année de 2013, sans avoir été interrogé par la police. Collectionneur et amoureux de voitures, il s'était souvenu du modèle du véhicule : une Ford taurus break grise qu'il estimait du milieux des années 90.
Garcia avait croisé les éléments du profil au fichier du service d'immatriculation et avait trouvé un nom : Elise Coleman.

Peut importait le nom de la suspecte, ou bien celui du témoin. JJ était persuadée qu'Henry était mort.

Doucement, comme si chaque mouvement lui coûtait, elle envoya un message à son ami et parrain de son fils :
« Spenc, j'ai trop mal. »

Au même moment, Aaron Hotcher rentra chez lui. Fatigué et attristé, il se massa les tempes tout en se dirigeant vers la chambre de son fils Jack. Il ouvrit délicatement la porte de la pièce, entra à pas feutrés et s'agenouilla près du garçon. Il lui caressa les cheveux avec douceur, l'embrassa sur le front et lui avoua, en un murmure quasi inaudible, combien il l'aimait.

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MessageSujet: Fanfiction numéro 1 - Partie quatre   Mer 7 Jan 2015 - 16:31

Mercredi 25 décembre 2014 08h13


L'équipe se trouvait à la cave du chalet D'Elise Coleman. Une maisonnette de bois des plus ordinaires dans cette foret isolée.

« Là ! Regardez ! » S'écria Morgan, désignant du doigt un marteau ensanglanté posé négligemment sur la terre battue.

« Faites que cela ne soit pas le sang d'Henry » Songea Reid, désireux de retrouver son filleul sain et sauf. Il voulait plus que tout le trouver recroquevillé dans un coin sombre de la pièce et le voir courir vers lui. Il s'imaginait le serrer tout contre lui et le rassurer.
Il détourna le regard de l'objet contondant, cherchant des yeux un endroit où aurait pu se cacher le fils de JJ. Il cru distinguer quelque chose dans la pénombre, s'en approcha, plissant des yeux pour mieux voir. Sur une étagère se trouvaient quatre bocaux remplis d'un liquide transparent. Du formol, sans doute. Dans chacun d'entre eux, baignait ce qui semblait être un sexe d'enfant.
Spencer porta sa main droite à sa bouche et vacilla. Il ferma les yeux et se retint à un des piliers de la cave. Il sentit une douce pression sur son épaule.
« Reid, ça va ? » Demanda Callahan, inquiète.
En guise de réponse, il leva son bras et montra du doigt l'étagère où reposaient les trophées de la ravisseuse. Il était incapable de dire quoi que cela soit.
« Oh mon Dieu ! » Lâcha Kate, surprise et dégoûtée à la fois.
Rossi, Morgan et Hotch se tournèrent vers eux, et constatèrent avec effroi les récipients.
« J'ai besoin de prendre l'air. » Annonça Spencer Reid, anéanti.
Il se dirigea lentement vers l'escalier menant vers l'arrière cour et sorti, imité par sa collègue. Ses coéquipiers masculins ne tardèrent pas à les rejoindre après avoir saisit les preuves.

Le vent était frais et le ciel chargé de gros nuages blancs. Il allait bientôt neiger. Adossé à un tronc d'arbre, la tête entre les jambes, le jeune agent respirait lentement, lutant contre la nausée. Une multitude de tristes souvenirs s'empara de son brillant esprit. Ils parasitaient toutes pensées logiques. A cet instant précis, il n'avait plus rien d'un génie. Il n'était qu'un homme blessé, un homme brisé. Et son QI de 187 n'y pouvait rien.
En silence, une larme roula sur sa joue couleur ivoire. Il ne prit pas la peine de l'essuyer et elle tomba sur le sol. Immobile et en état de choc, il n'avait pas remarqué la présence de Kate, assise près de lui. Ni de ses coéquipiers qui venait juste de remonter de la cave.
Soudain, il fut tiré de sa stupeur par un ordre ;
« Écoute ! » Lui ordonna sa collègue, posant son index sur ses lèvres, comme pour illustrer ses paroles.
« Des cris ! » Conclu Morgan, sortant d'un geste rapide son pistolet puis se mit aussitôt à courir vers les hurlements. Rossi et Hotchner firent de même. Callahan fermant la marche.

Spencer, abasourdi, ne put que relever la tête afin de voir ses collègues s'éloigner. Résigné et impuissant, il reprit sa position initiale. Il lui semblait que le monde autour de lui s'était figé. Pourtant des flocons de neige, virevoltaient avec légèreté autour de lui. Des agents de police s'affairaient à proximité, certain ayant même suivi le reste de son équipe vers les cris. Il avait échoué, Henry était mort, il en était persuadé.

Une fois encore, des voix s’élevèrent de la foret qui entourait le domicile de la tueuse. Un coup de feu retentit alors, dérangeant plusieurs corbeaux, qui se contentèrent de s'envoler par delà des cimes des arbres en croassant. Des cris humains suivirent, probablement ceux d'une femme.

Comme si son cerveau s'était enfin remis en marche, l'agent se leva et se dirigea rapidement vers l'endroit d'où lui semblait provenir la détonation. S'il marchait rapidement au début, il courrait désormais. Reid longeait à présent un cours d'eau, il aperçu au loin ses collègues. A mesure qu'il se rapprochait, il identifia Morgan, qui avait arrêté et menotté Coleman, blessée par balle à l'omoplate gauche. Plus loin, il distingua Aaron Hotchner agenouillé près d'un petit corps dénudé, son collègue lui pratiquant un massage cardiaque. Des policiers en uniformes se trouvaient un peu partout autour de la scène. Callahan et Rossi, un peu à l'écart, assistaient, impuissants à la tentative de réanimation de leur supérieur. Alors que Spencer arriva à leur niveau, il fut retenu par une étreinte. David l'avait saisit par les épaules, fermement mais sans brutalité. Nerveux, le jeune homme réussi presque s'en défaire mais une voix de femme familière l'en dissuada.
« N'y va pas Reid. » Conseilla Kate, avec douceur.
Toujours retenu par son autre collègue, il réussi à articuler, la bouche sèche :
« C'est Henry ? »
Kate ne répondit pas, visiblement trop émue. Sa lèvre inférieure tremblait, comme si elle retenait ses larmes.
« C'est Henry ? » Cria presque le docteur de l'équipe, fixant du regard les yeux des Rossi, eux aussi larmoyants.
David acquiesça d'un signe de tête.

La sueur perlait sur le front d'Aaron tant l’effort était intense. Il avait chaud et des crampes commençaient à s’emparer de son corps.
« C'est fini, Monsieur, je ne sens plus de pouls. Ses blessures sont trop importantes, vous avez fait ce qu'il fallait. » Lui dit doucement un policier, agenouillé de l'autre côté du corps sans vie d'Henry. »
A ces mots, Hotchner s'arrêta. Il essuya son front du revers de sa manche de veste. Il posa son regard sur le visage livide du petit garçon. Ses yeux bleus étaient grand ouvert, le fixant comme s'ils lui reprochaient de ne pas l'avoir ramené à la vie. De ne pas lui avoir permis de retrouver sa maman chérie.
Du sang mêlé à de la neige couvrait sa chevelure blonde, une traînée de liquide rouge avait glissée du milieu de son front jusqu'à la pointe de son petit nez. Hotchner lui ferma les yeux avec affection et émotion et se releva. Il secoua la tête négativement à ses collègues, afin de leur faire comprendre que tout était fini. Le silence régnait dans la forêt, seul le doux ruissellement de l'eau se faisait entendre. Même les animaux se taisaient, comme si, eux aussi, avait sentis la mort.

Henry était mort à l'heure même où il aurait dû ouvrir ses cadeaux. Sautant de joie à chaque jouet déballé. Enlaçant avec amour sa mère et son père...
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MessageSujet: Fanfiction numéro 1 - Fin   Mer 7 Jan 2015 - 16:34

Lundi 29 décembre 2014


Spencer se tenait immobile devant le miroir embué de sa salle de bain. Nu, à l’exception d'une serviette de bain autour de sa taille, l'eau ruisselant encore sur son corps élancé.
Il essuya la buée de la vitre d'un revers de main, et regarda son reflet dans la glace. Ses long cheveux châtain clair encore gorgé d'eau était plaqué contre son visage angélique. Ses yeux noisettes étaient cernés et gonflés, et pour cause, il n'avait pas beaucoup dormi. Et pas mal pleuré. Il se fit une promesse, rester fort et ne pas pleurer pour l'enterrement d'Henry.
Il avait demandé à ses parents s'il pouvait réciter un éloge funèbre pour la cérémonie. Ils avaient accepté et il fallait qu'il leur fasse honneur. Il voulait le faire également pour Henry.

Il se mit également à penser aux enfants de la tueuse. Elle en avait trois, deux garçons de 14 et 9 ans et une petite fille de 5 ans.

Lors d'un interrogatoire et pendant une période de cohérence elle avait raconté son histoire. Elle était mariée à un homme alcoolique qui la violait et la battait. D'ailleurs son aîné, Beau Junior, était issu d'un viol. Son mari était un pervers narcissique qui aimait la dévaloriser, l'humilier et la dénigrer , elle était sa chose, elle vivait sous son emprise. Il avait été incarcéré en 2011 pour homicide involontaire lors d'un cambriolage qui avait mal tourné.

A son procès, après avoir été prise en charge pour ses troubles mentaux,  Elise expliquera au juge que c'est à ce moment là qu'elle a commencé à entendre des voix. Cela avait empiré lorsque ses enfants lui avaient été enlevés pour négligence. Les voix disaient que les hommes étaient tous dangereux, qu'ils voulaient tous du mal aux femmes. Quand le juge lui avait demandé pourquoi avait-elle alors tué 4 petits garçons, ayant pratiquement l'âge de sa fille, elle répondit que c'était parce qu'elle devait protéger sa fille d'eux. Parce que tôt au tard, ils lui feraient du mal. Comme tous les hommes.
Elle sera déclarée irresponsable et internée dans un service fermé de psychiatrie. Où elle finira ses jours.  

Spencer respira lentement, chassa toutes ces pensées de son esprit et s'habilla. Dans une heure aura lieu l'enterrement d'Henry.

Beaucoup de personnes étaient présentes dans le petit cimetière où se tenaient les funérailles du petit garçon. L'équipe bien sûr, mais aussi des proches, des voisins et même des inconnus touchés par la mort cruelle et bestiale de ces enfants. Il avait beaucoup neigé et il neigeait encore, le sol en était recouvert en une couche épaisse.
Autour du petit cercueil, le silence régnait. Les visages étaient envahis de tristesse. Garcia pleurait serrée contre le torse de Morgan. Ce dernier, l'entourant de ses bras. Ne voulant pas trahir sa fierté, il se retenait de pleurer, mais la peine et le souvenir s'était bel et bien emparés de lui. Tout comme Hotchner, serrant dans sa main, celle de son fils, se tenant à ses côtés. Callahan se tenait près d'eux très émue.  Elle essuya discrètement ses yeux à l'aide d'un mouchoir de papier.  
Rossi tenait JJ dans ses bras, elle était effondrée. Ses jambes avaient manqué de céder et de la faire tomber, à plusieurs reprise. Mais David avait été là pour la soutenir. L'émotion était trop forte. De plus, la vielle, elle avait demandé le divorce à Will, elle savait qu'elle ne lui pardonnerait jamais la mort de son fils.
LaMontagne suivait la cérémonie avec sa famille, à l'écart de l'équipe. Il devait faire le deuil à la fois de son fils et de son mariage.

Spencer s'avança alors jusqu'à la tête du cercueil. Et d'une voix claire et douce, il récita par cœur l'éloge funèbre qu'il avait écrit 24 heures auparavant, n'ayant nullement besoin d'avoir un support écrit pour s'en souvenir.

« Henry, il y a un peu plus de 6 ans, j'ai été choisi par tes parents pour être ton parrain. Un parrain est chargé de prendre soin d'un enfant si son et sa mère viennent à disparaître. Aujourd'hui, et contre toute logique, c'est toi qui est parti. J'ai l'impression d'avoir failli à mon devoir, je n'ai pas pu empêcher ta mort. J'en suis sincèrement désolé.
Pardon de t'avoir empêcher de grandir. Tu serai devenu quelqu'un de bien.
J'aurai aimé t'apprendre à jouer aux échecs, continuer à t'aider parfois pour tes devoirs et t'aider à choisir une université. Pour ce qui est des filles, j'aurai laissé ça à ton père ou à Derek, je n'aurai pas pu t'aider pour ça... » Après un silence chargé d'émotion, il reprit :  

« Pardon pour t'avoir ôter tous ces moments de ta vie. JJ, Will, acceptez mes excuses.
Je me souviendrai toujours de la première fois où je t'ai tenu dans mes bras.Tu étais si petit. J'avais un peu peur de te faire du mal, mais j'ai lu la confiance dans les yeux de ta maman. Quand elle m'a demandé d'être ton parrain, je n'ai pas hésité une seule seconde à accepter avec joie. J'ai le sentiment d'avoir trahi cette confiance, et de t'avoir trahi.
D'où tu es Henry, pardonne moi. Et sache que je t'aime, que tout le monde ici t'aime...»



FIN
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MessageSujet: Fanfiction numéro 2 - Partie une   Mer 7 Jan 2015 - 17:31

23 Décembre

        Il neigeait enfin à Quantico. A seulement deux petits jours de Noël, c’était comme un rêve.

La rue était calme ce soir-là. Seules quelques personnes s’y pressaient afin de rentrer chez elles se mettre au chaud après une dernière et longue journée de travail. Toutes ; sauf une. Mains dans les poches de son long manteau noir, le nez recouvert d’une épaisse écharpe de laine, l’agent jenifer Jarreau arpentait lentement la rue ; les yeux rivés vers le ciel à regarder virevolter les flocons.

Elle adorait cette période de l’année. Non pas que le froid et le verglas l’enchantaient réellement ; mais elle avait toujours trouvé qu’il y avait quelque chose de magique en ces quelques jours. Pas la « Magie de Noël » qui poussait les gens à consommer pour faire plaisir à leurs proches – bien qu’elle adorait le bonheur d’être en famille qui l’accompagnait. Plutôt une autre magie bien plus indescriptible qu’au fond, elle ne pouvait totalement dissocier de la météoJJ s’arrêta quelques minutes et découvrit chaque détail du paysage. Le sol immaculé brillait de mille feux ; reflétant les lumières des décorations sur les façades des maisons. Cet envoûtant avait un effet tranquillisant sur la jeune femme tant sa beauté était à la fois pure et simple.

Elle continua tranquillement son chemin ; un sourire ineffaçable sur les lèvres. Perdue dans ses rêveries, elle revint vite sur Terre lorsque la sonnerie de  son téléphone portable se fit entendre. Elle s’en saisit rapidement et fut ravie de constater que son correspondant était bien la personne qu’elle espérait.

JJ (avec entrain) : Allo !!
Une voix chaleureuse lui répondit simplement « J’adore ton nouveau manteau » et la conversation s’arrêta là.

JJ regarda partout dans la rue et c’est là qu’elle la vit. A quelques pas de là, une silhouette difficilement repérable enveloppée dans un épais manteau blanc se tenait au beau milieu de la rue : Emily. Emily l’attendait là ; un sourire communicatif sur les lèvres. JJ comprit alors ce qui rendait les fêtes si spéciales cette année-là : sa meilleure amie était en ville rien que pour elle. la blonde pressa aussitôt le pas pour la rejoindre et lui tomba dans les bras.

JJ : tu ne devais pas arriver demain ?
Emily : j’ai pu quitter le bureau plus tôt que prévu et j’ai voulu te faire la surprise.
JJ : la meilleure des surprises !
Tu as fait bon voyage ?
Emily : super.

JJ regarda par terre.

JJ : et tes bagages ??
Emily : quand je te disais que j’étais en avance

Elles rigolèrent puis rentrèrent se mettre au chaud chez la blonde.

24 décembre

Toute l’équipe était invitée à passer le réveillon chez David. Les filles arrivèrent les premières en compagnie de Will et Henry – les bras chargés de cadeaux. Les autres leurs succédèrent peu après : Hotch et son fils ; Spencer ; Alex et enfin Penelope.

Emily : Morgan n’est pas là ?
Penelope : lui et Clooney rendaient visite à sa famille. Il arrivera demain matin.


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MessageSujet: Fanfiction numéro 2 - Partie deux   Mer 7 Jan 2015 - 17:37

Mais Derek avait finalement le moyen de rentrer plus tôt. Il avait réussi à trouver un train qui lui permettrait d’être chez David avant minuit.
Il monta donc dans ce fameux train avec son fidèle compagnon ; pressé de tous les retrouver.

A Quantico, David alluma le sapin et les décorations dans le jardin.
La neige se mit doucement à tomber. Un léger vent agitait les flocons ; offrant un fabuleux spectacle à nos amis qui s’étaient tous rassemblés près de la baie vitrée.

Dans un autre coin du pays, la neige se mit à tomber également. Rapidement, la taille des flocons et la vitesse du vent augmentèrent.
Une véritable tempête s’était levée et en quelques minutes ; le paysage avait revêtu son grand manteau blanc.

Tandis que l’équipe buvait tranquillement l’apéro, le train de Derek approchait d’une vallée complètement déserte ; ayant de plus en plus de mal à avancer.
L’agent rassura doucement son chien et pria pour que cela cesse vite.

Et alors que chez David, tous dînaient dans la bonne humeur ; un train dérailla et se retourna à cause du froid et de la neige.
Les passagers hurlaient de peur tout autour du métisse alors qu’il était violement projeté hors de son siège.

Et alors que les rires résonnaient chez l’agent Rossi ; dans la nuit noire on n’entendit que le long gémissement triste d’un chien – seul survivant de ce terrible accident.

FIN


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MessageSujet: Fanfiction numéro 3 - Partie une   Mer 7 Jan 2015 - 17:49

Sleep in Heavenly Peace

La neige tombait depuis maintenant plusieurs heures. Une fine couche recouvrait à présent la route et les trottoirs rendant glissant le passage. Seuls étaient encore dehors ces hommes et ces femmes rentrant du boulot tard, impatients de retrouver leurs familles, ou leur chez eux chaud et confortable. La chaleur d’un foyer était ce qui attendait ces personnes. Il y avait aussi quelques enfants, qui jouaient avec les flocons de neige. Il était tard, mais les parents les laissaient en profiter, après tout, c’était les vacances scolaires. Et pas n’importe quelles vacances. Dans quelques jours, c’était Noël, la fête tant attendue par les enfants, et certains adultes, du monde entier. Les petits yeux s’émerveillaient depuis quelques jours devant les vitrines des magasins, brillantes de mille feux pour l’occasion. Les décorations et illuminations de la ville rendaient ces moments presque magiques pour quiconque avait encore un cœur et des yeux innocents croyants à ce que l’on appelle « la magie de Noël ».
L’agent spécial Spencer Reid avait perdu son innocence d’enfant depuis bien longtemps. En fait, d’aussi loin qu’il pouvait se souvenir, Noël n’avait jamais été pour lui une période des plus réjouissantes. Tandis que la plupart des enfants de son âge attendaient le Père Noël en déposant des cookies et un verre de lait sur la table du salon, Spencer était occupé à se demander quand ses parents cesseraient de se crier dessus pour des broutilles. A chaque fête, c’était la même rengaine. Sa mère oubliait toujours quelque chose : la dinde, les cadeaux, le sapin… Son père le lui reprochait chaque année, lui criant que si elle prenait la peine de se soigner correctement, cela n’arriverait pas et ils pourraient offrir un vrai Noël à leur fils. Ce qu’il ne comprenait pas, c’était que le vrai Noël qu’attendait Spencer, était simplement une soirée sans aucune dispute, sans cris, sans larmes. Une simple casserole de pâtes, une guirlande sur la fausse plante du salon et une histoire contée par sa maman en guise de cadeau, étaient pour le docteur Reid bien suffisants. Il n’avait que faire de tout ce que l’on appelait « la tradition ». Quand il était plus jeune, il s’était souvent perdu à imaginer la scène : lui sur les genoux de son papa sur le canapé face au feu de cheminée, regardant et écoutant attentivement sa mère inventer une histoire rien que pour les deux hommes de sa vie. Malgré sa maladie, Diana avait toujours eut ce talent de conteuse. Il imaginait aussi la neige tomber à gros flocons à travers la fenêtre embuée, et le son des cloches de l’église leur parvenir aux oreilles lorsque sonne la naissance du Fils du Dieu des chrétiens. Il s’imaginait s’endormir dans les bras protecteurs de son père, qui le porterait alors jusqu’à sa chambre, le borderait dans son lit douillet et lui donnerait un chaud baiser sur le front en lui chuchotant un tendre « bonne nuit » avant de refermer doucement la porte. Oui, il se l’était imaginé, simplement imaginé des milliers de fois, jusqu’à ce qu’il comprenne que jamais cela ne pourrait arriver, même dans ses rêves les plus profonds.
En grandissant, il avait appris à vivre ces fêtes de fin d’année par procuration. Généralement, il les passait avec sa mère et il n’y avait rien d’extravagant : un petit repas de Noël offert par l’hôpital et un cadeau de Spencer pour sa mère. Un livre, la plupart du temps. Il accordait un point d’honneur à trouver des livres rares, que sa mère n’avait à coup sûr encore jamais lus, même si chaque année, il s’agissait là d’une mission de plus en plus difficile. Cela lui réchauffait un peu le cœur à chaque fois qu’elle lui glissait un « tu es le plus parfait des fils, je t’aime, joyeux noël ». Mais malgré tout l’amour de sa mère, Spencer n’arrivait pas à aimer les fêtes de fin d’année. Et pour lui, rien ne pourrait parvenir à lui redonner le goût et la magie de Noël. Rien, sauf peut-être une chose : une véritable famille à lui. Parfois, il recommençait à se perdre dans son esprit et s’imaginait une autre scène : il serait en train de couper la dinde, un bonnet de noël sur la tête, tandis que sa femme serait occupée à servir les enfants en garnitures, toutes plus appétissantes les unes que les autres. Leur aîné, un petit garçon, serait en train de s’impatienter sur son siège, alors que sa petite sœur poserait sans arrêt la question de savoir quand passerait le Père Noël. Sa mère serait là aussi, à essayer de calmer le petit garçon avant qu’il ne fasse tomber son verre de lait de la table. Une fois le repas terminé, il imaginait la grand-mère conter ses fameuses histoires de Noël au rythme de la flamme dansante du feu de cheminée. Les enfants s’endormiraient chacun dans les bras d’un de leurs parents, après avoir essayé de lutter contre le sommeil afin de voir arriver l’homme aux cadeaux. Ils les mettraient alors au lit, et la petite fille se réveillerait un peu, juste pour rappeler à son père qu’il ne faut pas oublier le verre de lait et les cookies soigneusement préparés avec sa maman dans l’après-midi. Il glisserait alors un tendre baiser sur le front de sa fille, lui murmurant un « joyeux noël ma princesse » avant de refermer la porte de la chambre. Oui, Spencer Reid s’était imaginé cette parfaite petite scène bien des fois.
Mais le problème n’était pas la scène en elle-même. Il s’agissait des protagonistes de celle-ci. Pour avoir une famille, il lui fallait en premier lieu trouver la femme de sa vie, pas la femme parfaite, juste celle qui saurait l’aimer autant que lui avait d’amour à donner. Et il pensait l’avoir trouvée il y a quelques mois. Seulement, le destin en avait décidé bien autrement et ne semblait pas vouloir lui donner une chance d’être heureux, de vivre enfin un vrai Noël et lui avait cruellement enlevé la femme de sa vie. Maeve était à ses yeux la femme la plus parfaite du monde. Tout de cette femme plaisait à Spencer : son esprit, ses théories, sa douceur, sa voix, ses yeux bleus, sa façon de s’habiller, sa frange lui cachant légèrement les yeux, son rire, sa façon de le réconforter, son intelligence… Tout. Et ce qu’il aimait particulièrement chez elle, c’était le fait qu’elle l’aimait, purement et simplement en retour. Mais aujourd’hui, elle n’était plus. Tuée violemment sous ses yeux, d’une balle dans la tête. Il revoyait souvent dans ses cauchemars le visage ensanglanté de son âme-sœur, les yeux clos, le corps sans vie. Il se réveillait en sursaut et ne parvenait alors plus à dormir correctement pendant plusieurs jours.
Il avait traversé beaucoup d’épreuves depuis sa venue au monde. Entre l’absence de son père et la folie de sa mère, il avait eu une enfance bien difficile. Sont venues par la suite toutes les brimades de ses camarades, les humiliations publiques, l’indifférence des gens l’entourant. Et ça ne s’était pas calmé à son entrée au FBI. Il s’était fait tiré dessus plus d’une fois, avait été enlevé par un psychopathe qui l’avait torturé physiquement et mentalement mais aussi drogué. Il était devenu dépendant de cette substance et avait dû lutter pour s’en sortir. Il avait aussi échoué à sauver certaines personnes, il avait vu des enfants se faire tuer devant ses yeux. Il avait aussi failli mourir à cause de l’anthrax. Mais la plus grande des épreuves qu’il avait traversées restait la perte de Maeve. Il avait cru ne jamais pouvoir s’en remettre, mais il s’était remis debout. Mais c’était seulement en surface, car aujourd’hui, en cette fin d’année, tout lui revenait et la douleur du vide était encore plus grande, plus forte, plus étouffante que jamais. Cela faisait pourtant plusieurs mois, mais c’était la première fois qu’il éprouvait ce sentiment de solitude aussi profond, en cette période de l’avent.
Bien sûr, il lui restait sa famille de cœur, ses coéquipiers. Il aimait bien les observer en cette saison. Rossi parlait des traditions italiennes et des Noël passés dans sa famille au bord de la méditerranée à quiconque voulait bien l’écouter. Hotchner était plus réservé, mais arrivait toujours ce jour où il lui entrait dans les bureaux du FBI tout heureux, un léger sourire décrispant ses traits toujours si sérieux, annonçant qu’il avait enfin trouvé le cadeau parfait pour son fils Jack. Blake était aussi plus sereine, sans doute comptait-elle les jours qui lui restaient avant de pouvoir retrouver son frère et son père avec qui elle avait trop longtemps arrêté de fêter Noël, ainsi que le retour de son mari pour les fêtes. Garcia était vêtue de rouge et de vert pendant tout le mois de décembre, parfois avec un bonnet de Père Noël, parfois simplement portant des boucles d’oreille en forme de cannes en sucre ou de rennes. Elle apportait tous les jours à l’équipe des petits gâteaux faits maison, que tout le monde appréciait, surtout lors de retours difficiles de missions. Derek était très impatient de pouvoir rentrer chez lui, et de revoir enfin sa famille dont il était si proche. Quant à JJ, elle passait son temps à se demander ce qu’elle allait bien pouvoir offrir à toute l’équipe et surtout à son mari et son fils. Elle voulait tous les ans un cadeau plus spectaculaire que l’année d’avant, voulant toujours faire briller plus d’étoiles dans les yeux de Henry. Mais Spencer n’avait personne à combler de cadeaux ou qui l’attendait à la maison, pas d’histoires à raconter, et personne avec qui partager toute cette folie.
C’est dans cet état d’esprit qu’il se trouvait depuis quelque temps, à deux jours de l’Avent. Il se réveilla ce matin-là d’une humeur maussade. Il n’avait pas envie d’aller au bureau et de supporter tous ces élans de bonheur et d’affection de la part de ses collègues. C’était leur dernier jour de travail avant les de pouvoir souffler un peu et se tenir éloigner des psychopathes, sauf cas extrême, pendant quelques jours. C’était aussi le jour où tous les doigts étaient croisés, chacun espérant qu’aucune affaire urgente ne se présenterait à eux et qu’ils puissent tous partir se ressourcer le soir. Reid se réveilla un peu sous le jet froid de la douche, mais il avait besoin d’une dose importante de caféine pour sortir ses pensées du brouillard. Il se mit rapidement en route pour le bureau, affrontant la neige et la bise glaciale qui lui fouettait le visage, achevant de le réveiller. En arrivant au bureau, il fut accueilli par une Garcia surexcitée lui mettant des gâteaux sous le nez avant même qu’il ne puisse enlever sa veste.
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MessageSujet: Fanfiction numéro 3 - Partie deux   Mer 7 Jan 2015 - 17:51



- Ils sont aux noix et au miel, je suis sûre que tu vas les adorer ! J’ai pensé à toi en les préparant et je dois dire que je suis particulièrement fière d’avoir réussi à marier aussi bien les noix et le miel. Je pensais que le miel allait prendre le dessus et qu’ils seraient trop forts, mais finalement, ça se marie parfaitement bien. Sans compter que donne un goût tout doux qui vient glisser dans ta gorge quand…
- Eh, P’tit Cœur, je crois que notre génie n’est pas encore réveillé et que tu l’agresses un peu… Intervenu Derek face à un Reid n’arrivant pas à tout comprendre ce qu’il se passait.
- Tu crois ? C’est vrai ce qu’il dit ? Rajouta-t-elle rapidement à l’intention de Spencer.
- Garcia je… Commença-t-il.
- Je vais te chercher une tasse de café si tu promets de goûter à l’un de ces merveilleux gâteaux tout de suite après, ça marche ? Ok, je reviens.
Reid n’avait pas compris ce qu’il venait de se passer, mais cela lui importait peu, tant que la tempête Penelope lui laissait le temps d’arriver et surtout, de respirer.
- Courage Reid, plus que quelques heures et ensuite, on aura le droit à nos quelques jours de repos.
Derek lui fit un clin d’œil en lui donnant une tape amicale dans le dos. Il s’installa à son bureau face à une pile de dossiers qui attendaient d’être remplis : c’était là sa mission du jour, sauf départ pour une nouvelle mission. Il entreprit de prendre le premier papier, mais Garcia arriva presque en courant, une tasse de café fumante dans les mains.
- Tiens ! Lança-t-elle en plaçant la tasse sous le nez de Spencer. Attention, c’est brûlant.
- Merci, répondit-il en attrapant le café et en buvant une première gorgée après avoir soufflé consciencieusement dessus.
Garcia allait reprendre la parole, mais elle fut interrompue par JJ qui arrivait, le visage emmitouflé entre une grande écharpe et un bonnet.
- JJ ! Salut ! Lui lança Penelope.
- Salut, vous allez bien ?
- Tu veux un gâteau ? Ils sont aux noix et au miel.
Morgan eut un petit rire : décidément, son « P’tit Cœur » était incorrigible, mais sans elle, le bureau serait décidément bien morne.
Jennifer ne put échapper aux gâteaux, et tandis qu’elle était en train de donner son avis à l’apprentie pâtissière, les deux derniers membres de l’équipe arrivèrent.
- Oh, pendant qu’on est tous là, je voulais vous demander quelque chose, commença JJ. Avec Will, on voulait faire la soirée de l’Avent avec vous tous, et vos familles. Ce serait juste histoire de se retrouver autour de la dinde de Noël et de fêter ça ensemble. Ça vous tente ?
- Beth, Jack et moi serons là, affirma Hotch avec un sourire.
- Je ne pouvais rentrer chez moi que par le vol du 25 au matin, alors avec plaisir. Ce sera enfin l’occasion de vous présenter Savannah.
- Sam et moi en sommes aussi, je préparerais des gâteaux aux épices ! Annonça joyeusement Garcia.
- Je viendrais avec James.
- Nous allons enfin rencontrer le grand docteur Blake ! Taquina Penelope. Reid ? Tu rejoins ta mère à Los Angeles ou tu seras des nôtres ?
- L’hôpital a décidé d’organiser quelques jours dans un chalet dans les montagnes du Colorado pour les fêtes. Donc je serais des vôtres.
- Rossi ?
- Pour rien au monde, je ne manquerais ça.
- Super ! On vous attendra pour 19 heures 30, on s’occupe de tout, conclue joyeusement Jennifer.
Cette annonce de repas aurait sans doute dû donner un peu de baume au cœur du benjamin de l’équipe. Après tout, il allait enfin pouvoir avoir le droit à une soirée de Noël comme il en avait tant rêvé. Mais ce n’était pas le cas. Quelque chose manquait dans ce qu’il avait dit, et le vide dans son cœur était toujours de plus en plus présent.
La journée se termina dans le calme et la bonne humeur, due aux vacances qui s’annonçaient et surtout à l’ambiance de Noël. La plupart étaient heureux de pouvoir rentrer chez eux, sans avoir à passer par la case « affaire urgente à régler juste avant les fêtes ». Les membres de l’équipe rentrèrent chacun leur tour chez eux, en saluant les autres. Le dernier à partir était Reid. Il était presque déçu de ne pas avoir eu cette affaire, et n’avait aucune envie de rentrer dans ce petit appartement froid et austère qui lui servait de « chez lui ». Au moins, une affaire l’aurait occupé, aurait occupé sont cerveau pendant quelques jours, évitant ainsi de penser à la solitude qui le gagnait toujours plus intensément à chaque minute. Ce n’est que sur les coups de 20 heures qu’il se décida finalement à prendre le chemin du retour.
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Pain d'épices
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MessageSujet: Fanfiction numéro 3 - Partie deux   Mer 7 Jan 2015 - 17:52

Il neigeait encore, et le froid lui glaçait les membres. Il arriva rapidement dans une rue piétonne qu’il devait traverser avant de rejoindre le métro pour se rendre à son appartement. Il se perdit un instant à regarder les décorations et illuminations de Noël. Un grand sapin ornait la place principale. Il brillait du bas jusqu’à son étoile. Il y avait aussi des guirlandes lumineuses entre les réverbères et des décorations dans toutes les vitrines des magasins. Une petite fille aux grands yeux illuminés s’exclama faisant presque sursauter le docteur :
- Maman ! Tu crois que le Père Noël va penser à m’apporter cette poupée ?
- Ne t’inquiète pas ma chérie, je suis sûre qu’il y pensera, lui répondit sa maman en lui souriant tendrement.
Spencer regarda cette scène attendrit. Lui aussi voulait que ces enfants croient au Père Noël et qu’ils aient cette magie dans leurs yeux. Mais la réalité le rattrapa tout d’un coup : il n’aurait jamais d’enfant. Il ne pouvait s’imaginer père de famille qu’avec son âme sœur, cette âme sœur qu’on ne rencontre qu’une seule et unique fois dans sa vie. Et celle-ci n’était plus dans le même univers que lui. Il baissa la tête, mis son nez dans son écharpe chaude pour se protéger du froid et reprit le chemin.
Quand il arriva chez lui, il alluma une bougie. C’était là, la seule décoration qu’il avait prise soin de placer. Cette bougie représentait beaucoup pour lui et cela lui suffisait. De toute façon, il n’était pas souvent là et personne ne venait. Pourquoi donc prendre plusieurs heures à décorer l’appartement ? Cela n’était pas utile. Cette flamme était l’âme de Maeve. C’était la seule chose dont il avait besoin pour les fêtes.
Il passa les deux jours enfermé, n’ayant aucune envie d’être entraîné dans la foule tourbillonnante de la folie des achats de dernières minutes pour les Noël. Il avait déjà prévu tous les cadeaux pour ses amis, s’y étant pris au fur à mesure qu’il trouvait quelque chose d’intéressant, de fait, il n’avait pas grand-chose à faire. Sans compter qu’une vague de froid s’était installée sur la ville, confortant Spencer dans son idée d’hiberner jusqu’au 24 décembre.
Le jour de la fête, il arriva chez JJ et Will avec un peu d’avance, et il était 19h20 quand il sonna à la porte qui ne tarda pas à s’ouvrir sur une Jennifer éblouissante dans sa petite robe noire à paillettes.
- Hey, Spence’ ! Bienvenu ! L’accueilli chaleureusement la maitresse de maison en l’enlaçant.
- Merci, je suis un peu en avance, ça ne dérange pas au moins ?
- Pas le moins du monde. Entre.
Spencer entra dans la maison, entièrement décorée pour l’occasion. Des guirlandes étaient suspendues un peu partout, des bougies illuminaient le salon, et le sapin trônait majestueusement près de la cheminée, sans compter les multitudes de guirlandes lumineuses et autres décorations aperçues dehors en arrivant. JJ s’était donnée de la peine pour que sa maison ait vraiment cette magie des fêtes.
Il déposa sa veste sur le portemanteau et plaça les paquets qu’il tenait sous le sapin. Il se retourna juste à temps pour réceptionner une tornade blonde qui lui sauta dans les bras.
- Hey, salut toi ! Tu ne dors pas encore ? Demanda-t-il en soulevant Henry et en lui déposant un bisou sur le front. Si tu ne vas pas dormir, le Père Noël ne va pas passer.
- Il passe toujours ! Répondit avec certitude le petit garçon.
- Toujours ? Tu es sûr de ça ?
- Oui ! Il est gentil, et j’ai aussi été gentil alors il va passer. Hein, maman, j’ai été gentil cette année ? Demanda-t-il en se tournant vers sa mère attendrit par l’image que renvoyait son fils et son parrain.
- Tu as été très gentil, c’est vrai. Mais il est quand même l’heure d’aller dormir si tu veux te lever tôt demain matin pour ouvrir tes cadeaux.
- Est-ce que tu peux venir me lire une histoire ? Demanda Henry à Spencer.
- Mais avec grand plaisir, répondit Spencer un sourire aux lèvres après avoir demandé l’accord par un regard à la mère du petit garçon.
Wiliam arriva à ce moment-là.
- Salut Spencer, dit-il en s’approchant pour lui serrer la main.
- Salut, répondit Reid.
- Papa ! Spencer va me lire une histoire !
- Oh, tu en as de la chance, je suis jaloux, répondit le papa avec un grand sourire.
- Tu peux venir avec nous, tu sais.
- Ça aurait été avec plaisir, mais je dois aider maman à finir de mettre la table.
Après être descendu des bras de Reid et avoir dit bonne nuit à ses parents, Henry courut dans la chambre suivit rapidement par Spencer.
- Il est formidable avec Henry, tu ne trouves pas ? Demanda Jennifer en les regardant s’éloigner.
- Je suis d’accord. On n’aurait pas pu trouver mieux comme parrain pour notre fils. Il fera un bon père.
JJ sourit tristement, le souvenir de la mort de la petite amie de Reid lui revenant en mémoire. Oui, il fera un bon père, et son enfant sera sans doute l’un des enfants les plus heureux du monde. Il grandira entouré d’amour, et c’est le plus important. Quand elle voyait Spencer agir avec Henry, avec tant de tendresse, de délicatesse et d’amour, elle ne pouvait s’empêcher de penser que s’il arrivait quelque chose à William et à elle-même, Henry réussirait à grandir et à s’épanouir comme il le fallait avec Spencer. Il parviendrait à devenir un homme extraordinaire, car même sans ses parents, il serait aimé, choyé et soutenu quoi qu’il décide de faire. Le choix de prendre Spencer Reid comme parrain était définitivement l’un des meilleurs choix qu’elle ait pu faire tout au long de sa vie.
Dans la chambre de Henry, celui-ci avait déjà pris place dans le lit. Il tendit un livre à Spencer ?
- « Le Noël Magique de Peter ». Waouh, ça a l’air très bien pour ce soir.
Spencer s’installa prêt de son filleul, qui vient se blottir contre lui, son doudou dans les bras. Une fois installés confortablement, la lecture commença.
- « En cette froide nuit de décembre, le petit Peter regardait par la fenêtre de sa chambre. Des petits flocons tombaient silencieusement dehors. Il ne voulait pas aller dormir, car il rêvait de pouvoir enfin voir le Père Noël. Il luttait de toutes ses forces contre le sommeil. C’était bientôt minuit quand Peter entendit un gros « boum ! » sur le toit de la maison. Etait-ce le traineau du Père Noël qui avait atterri ? Il courut dans la chambre de ses parents et réveilla son père : « Papa, papa ! J’ai entendu le Père Noël, viens vite voir ! ». Son papa grogna : « Ce n’est pas le Père Noël, retourne dormir Peter ! ». Mais Peter était persuadé du contraire. Il attrapa sa veste chaude et mit ses bottes avant de sortir de la maison. Là, sur le toit, il vit un magnifique traineau rouge brillant, des rennes et … Le Père Noël. Il attrapa la grande échelle de son père et monta à la rencontre du vieil homme. « Père Noël ? », demanda-t-il une fois face à lui. « Lui-même. Enchanté de te rencontrer Peter », lui répondit l’homme avec un grand sourire. Peter n’en croyait pas ses yeux : il était en train de parler au vrai Père Noël ! « Que fais-tu tout seul dehors en pleine nuit et par ce froid glacial ? », lui demanda le vieil homme. « Mon papa n’a pas voulu venir avec moi… », répondit tristement Peter. « Il ne faut pas lui en vouloir. Tu sais, en grandissant, les adultes oublient qu’ils ont été enfant. Leurs cœurs se renferment, et ne laissent plus de place à la magie. Ils sont trop occupés avec les problèmes des grandes personnes. Ils n’ont plus leurs yeux qui scintillent, qui brillent à Noël. Mais certains parents retrouvent cette innocence avec leurs enfants. C’est ton rôle Peter, de donner un peu de magie dans la vie de tes parents, d’accord ? ». Le visage de Peter s’illumina d’un seul coup : « D’accord Père Noël, je le ferai ! ». « Maintenant, retourne vite dormir, une longue nuit m’attend encore. Joyeux Noël Peter, et bonne nuit ». « Bonne nuit Père Noël ». Le lendemain matin, Peter se réveilla dans son lit, la veste et ses bottes soigneusement rangées à leurs places. Avait-il rêvé cette nuit magique ? Une chose était sûre : il allait redonner la magie dans les yeux de ses parents.
Spencer stoppa sa lecture voyant les yeux clos de son filleul. Il ferma doucement le livre, mais Henry ne dormait pas encore et il murmura :
- Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ? Demanda doucement son parrain.
- Pourquoi les adultes ne croient plus au Père Noël et à la magie ?
- Tu sais, quand on grandit, beaucoup oublient tout ça. Mais je suis sûr que ta maman et ton papa ne les ont pas oubliés et qu’ils croient en toutes ces belles choses.
- Et toi ? Tu y crois ?
- Je… Je ne sais pas…
- Pourquoi ? Il faut y croire. Si on croit assez fort à tout ce que l’on veut, on finit par l’avoir.
- Je te crois Henry. Il faut dormir maintenant. Bonne nuit.
Spencer laissa un baiser sur le front de Henry, avant de sortir discrètement de la chambre. Henry ne se rendait pas compte à quel point la vie pouvait être cruelle. Il ne suffit pas de croire en quelque chose pour l’obtenir, sinon, il serait heureux à l’heure actuelle et ne serait pas dans cet état de lassitude, de désespoir et de dégoût face à la vie. Mais il devait tout faire pour préserver les rêves de son neveu, c’était son rôle de parrain, et cela lui tenait profondément à cœur : un enfant devait croire aux rêves, et ce, le plus longtemps possible.
Quand il revint au salon, tous les invités étaient arrivés.
- Hey Gamin ! Tu joues au babysitter ?
- Toujours quand il s’agit de Henry, répliqua Spencer un léger sourire aux lèvres.
- Je te présente Savannah, ajouta-t-il en présentant son amie.
- Enchantée ! Derek m’a souvent parlé de toi, répondit-elle à l’adresse de Spencer.
- En bien, j’espère.
- Toujours ! Il ne dit que du bien de vous tous.
- Olala, ne leur dis surtout pas ça, ils finiraient par trop y croire ! Plaisanta Derek.
Il rencontra également James Blake, avec qui il échangea un moment sur les progrès de la médecine de cette dernière décennie. Ce n’est que vers 20h30 que tout le monde passa à table. JJ et Will avaient mis les petits plats dans les grands et le repas était somptueux : c’était le repas de fête traditionnel, sans aucun oubli. Spencer ferma un instant les yeux. Oui, il en avait rêvé, mais pas comme ça. Pas en étant celui qui tenait la chandelle à tous ces couples l’entourant. Pas en étant la cinquième roue du carrosse, celui en bout de table, parce que personne n’était en face de lui. Pas comme ça… Son cœur se serra. Personne ne pouvait imaginer à quel point il se sentait seul, même dans les situations comme celle-ci. C’était cette phrase qui lui avait tant manqué l’autre jour quand il avait répondu à JJ pour l’invitation : « Je viendrais avec… ». Il avait envie de pleurer, de laisser aller sa peine, mais au lieu de cela, il affichait un sourire par politesse et par devoir, participait aux conversations, et riait quand il le fallait. Mais il avait l’impression que la neige tombait dans son cœur plus qu’elle ne tombait à l’extérieur. La chaleur du feu de cheminée ne parvenait pas à dégeler son âme.


Dernière édition par Pain d'épices le Mer 7 Jan 2015 - 17:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Fanfiction numéro 3 - Partie trois   Mer 7 Jan 2015 - 17:53

Tous affichaient un sourire radieux sur leurs lèvres, tandis que son cœur était serré. Tellement serré qu’il avait le sentiment d’étouffer et qu’à chaque respiration qu’il prenait, il se sentait partir dans un puits sans fond, tombant, encore et encore. S’étouffant, se noyant, seul, sans personne pour lui porter secours. Ils respiraient tous cette joie de vivre, cette joie de partager avec ceux que l’on aime les instants de Noël. Couper la dinde ensemble, partager une part de la bûche, s’embrasser sous la branche de gui… Toutes ces petites choses qu’il n’avait jamais connues et qui lui manquaient terriblement. Il pourrait en parler, mais qui comprendrait ? Il avait des amis, une famille qu’il avait lui-même adopté, alors pourquoi se sentait-il tellement seul ? C’était la question qu’on lui poserait. Et il n’avait pas le courage d’expliquer. Il avait aussi un peu honte. Il ne savait pas comment expliquer ce sentiment. Mais si personne ne voulait rester avec lui, était-ce peut-être parce que quelque chose clochait dans ce qu’il était. Et en parler lui ferait encore plus mal qu’un couteau dans le cœur. Non, il ne pouvait pas expliquer cette terrible solitude qu’il ressentait même en compagnie de son équipe. Il ne pouvait expliquer à quel point il se sentait seul et désarmé dans ce monde, en manque d’amour alors que lui ne demandait qu’à aimer. Il rêvait de pouvoir leur présenter une petite amie, la voir rire, la voir s’émerveiller devant tant de magie. Il voulait que ces collègues tentent de raconter les pires missions qu’ils avaient faites où Spencer se serait tourné en ridicule ou aurait failli mal finir. Il se fichait éperdument de la honte qu’il pourrait ressentir à ce moment-là, et au contraire, ne demandait qu’à la subir. Mais tout ce bonheur, il ne pouvait le vivre que par procuration. Encore. En voyant tous ces couples autour de lui, il n’avait qu’une envie : disparaitre sous terre, et ne plus jamais remonter. Prendre une dernière inspiration et enfin cesser de se dire que peut être un jour, ce sera son tour. Le seul regret qu’il aurait, serait de ne pas avoir pu transmettre son amour à une autre personne. Dans le fond, il ne demandait pas grand-chose. Cette magie de Noël dont tout le monde parle, ne pouvait-elle pas le lui apporter ? Tout parait tellement simple dans les films de Noël, que ça en devint écœurant. Ces images de couples parfaits, de familles unies qui se reflétaient à ces yeux en ce réveillon étaient dignes de ces films. Chez Spencer, la jalousie était un sentiment aussi fort que la tristesse. Mais celle-ci lui faisait mal, tellement mal qu’il avait le sentiment d’être l’être le plus horrible de la terre en cet instant : de quel droit pouvait-il être jaloux et en vouloir à ses amis d’être si heureux ? Il n’avait pas le droit, il se détestait d’espérer presque leur malheur pour se sentir moins seul. Il se détestait tellement que l’envie de disparaître devenait de plus en plus présente dans son esprit. C’était une solution tellement simple mais aussi tellement attirante…
La bûche de Noël avait été un véritable délice, venant encore ajouté un peu de sel à cette parfaite image de réveillon. Pour couronner le tout, les cadeaux avaient été échangés. L’équipe passait beaucoup de temps ensemble, si bien qu’ils se connaissaient parfaitement et que chaque cadeau avait été très apprécié par le destinataire. Spencer avait été comblé, et tous les cadeaux qu’il avait soigneusement choisis avaient eu leurs petits effets. Ce n’est que sur les coups d’une heure du matin, que chacun repartit chez lui avec un souvenir mémorable de cette soirée de l’Avent. Spencer marchait lentement, se laissant bercer par les gros flocons de neige tombant du ciel blanc. Il n’avait pas envie de rentrer chez lui. Il n’avait pas envie d’y rentrer ce soir, ni jamais. Ses yeux le brûlaient, et des silencieuses larmes coulaient déjà depuis un moment. L’humidité de ses joues rendait l’air encore plus frais qu’il ne l’était. Mais il ne s’en souciait pas. A vrai dire, il ne sentait plus les gifles des rafales de vent, il ne sentait que la douceur des flocons venant caresser son visage avant de finir leur course en fondant dans son cou.
Il entra dans un parc. Personne. Il était seul. Les lumières des réverbères étaient faibles, et donnaient une lumière tamisée, rendant l’endroit merveilleusement calme et serein. Tout était recouvert de blanc, pas une seule trace ne venait gâcher cet immaculé paysage. Aucun son ne parvenait aux oreilles de Spencer. Il fit quelques pas, avant de se laisser tomber sur un banc. La neige sur laquelle il s’assit le fit légèrement frissonner. Il continuait à pleurer en silence, fermant les yeux un instant. Il se repassa la soirée dans sa tête. Il n’avait pas ressenti de joie, pas d’impatience à l’ouverture des cadeaux, pas de magie. Le seul moment où il avait été plus ou moins content, était quand il avait lu l’histoire à Henry. Il aimait cet enfant comme un fils. Mais ce n’était pas son fils. Il l’aimait comme le fils qu’il n’aurait jamais. Il devait en faire son deuil. Ainsi que celui de sa fille et de sa femme. C’était trop douloureux.
Il plongea la main dans sa sacoche qui ne le quittait jamais. Il en sortit la bougie qu’il allumait tous les jours en rentrant chez lui le soir et tenta de l’allumer. Le vent l’empêchait de prendre vie. Il se leva et se déplaça au milieu du parc où il s’assit par terre. Son corps faisant office de bouclier au vent et à la neige. Il prit son écharpe et en fit un petit dôme où il mit la bougie. Il parvient alors, après plusieurs tentatives infructueuses, à allumer la bougie. Il tremblait de froid, et la faible lueur qui s’échappait de la mèche ne suffit pas à le réchauffer. Il regarda un instant ses mains : ses doigts étaient gelés, presque bleus. Mais qu’importait le froid, il était là où il pensait devoir être. Spencer releva la tête vers le ciel et ferma les yeux.
- Je suis désolé… Je n’ai plus la force de continuer sans toi…
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MessageSujet: Fanfiction numéro 3 - Fin   Mer 7 Jan 2015 - 17:56

Il sortit de son sac un livre qui ne l’avait pas quitté depuis la mort de son âme sœur. « The narrative of John Smith », Arthur Conan Doyle. Il l’ouvrit à la première page, où il passa ses doigts sur l’inscription manuscrite qui s’y trouvait : « L’amour est notre vraie destinée. Nous ne trouvons pas le sens de la vie tout seul, il faut être deux pour y parvenir – Thomas Merton ».
- Je ne peux pas trouver le sens de la vie tout seul. Pardon Maeve.
Il retira sa veste, et enroula le livre dedans, avant de le déposer soigneusement à côté de la bougie. Il enleva également son gilet, et ses chaussures, pour laisser le froid pénétrer son corps plus rapidement. Spencer s’allongea sur le côté, face à la bougie. Il était fatigué, trempé, frigorifié. Il ferma les yeux un instant, et quand il les rouvrit, il comprit que la fin était proche : elle était là, allongée face à lui derrière la bougie.
- Maeve… Parvient-il à prononcer difficilement ses dents claquant sans qu’il ne puisse le contrôler. Je suis… Je suis désolé…
- Chut… Ne soit pas désolé… Nous serons ensemble à présent. Pour toujours.
- J’ai… J’ai peur…
- Je sais. Mais je suis là. Je reste avec toi, promis.
- Je… T’aime...
- Je t’aime aussi.
La voix de Spencer se fit de plus en plus faible, jusqu’à n’être qu’un murmure. Un coup de vent glacial vint renverser l’écharpe et éteindre la bougie, et l’image de Maeve disparue aussi subitement qu’elle était apparue. Il ferma les yeux et se senti tomber. Il se sentait partir, flotter…
Au loin, on entendait le son des cloches d’une église. Un doux chant s’éleva de l’autre côté du parc.
Silent night, Holy night (Silencieuse Nuit, Sainte Nuit)
Dans cette nuit silencieuse, cette sainte nuit, plus rien n’avait d’importance. Spencer se laissa porter par une dernière image : la famille, sa famille au complet. Les enfants souriants, sa femme le regardant amoureusement, sa maman fière de la réussite de son fils. « La réussite d’un homme se mesure à sa famille » dit-on… Il avait échoué.
All is calm, all is bright (Tout est calme, tout est lumineux)
Bercé par le calme, Spencer rouvrit une dernière fois les yeux. Il regarda les lumières de Noël se mélanger aux lumières des étoiles. Tout tournait devant ces yeux humides. La réalité se mêlait à la fiction et au rêve. Cette lumière aveuglante était-elle celle de la mort, ou celle des rues scintillantes de Noël ? Aucune importance. Il n’y avait plus d’espoir, tout était fini à présent.
Refermant les yeux, il se laissa guider, perdant totalement le contrôle de son corps et de son esprit.
‘Round yon Virgin Mother and Child (Là-bas, autour de la Vierge Marie et de l’Enfant)
Aujourd’hui, tout le monde n’avait pensé qu’à se souhaiter un « Joyeux Noël ». Les plus croyants s’étaient réunis autour de la nouvelle de l’annonce de l’Enfant Jésus, l’enfant tant attendu, et de sa mère la Vierge Marie. Son équipe en faisait partie. Sa famille de cœur lui avait offert de beaux cadeaux, lui avait souhaité un joyeux Noël avant de se quitter tout à l’heure. Mais qui avait pensé une seule seconde à ce que pouvait réellement ressentir Spencer Reid ? Personne ne lui avait demandé comme il allait. Il allait mal. Terriblement mal. La solitude l’avait rongé de l’intérieur, étouffé ses organes vitaux les uns après les autres pour pouvoir mieux atteindre le plus vital d’en eux. Son cœur n’avait été que gouffre et obscurité depuis qu’elle avait réussi à s’installer en lui. Pourtant, une seule petite chose aurait pu le sauver.
Holy Infant so tender an mild (Saint Enfant si tendre et doux)
Lui aussi attendait l’Enfant si tendre et doux que la vie ne semblait pas vouloir lui donner. Il ne demandait pourtant pas grand-chose. Juste pouvoir donner l’amour qu’il avait en lui. C’est cela qui aurait pu le sauver. Mais à présent, c’était trop tard. L’Enfant ne viendrait jamais.
Sleep in heavenly peace (Dort dans une paix divine)
Dormir… Les paupières lourdes… Des flocons finissaient leurs courses sur ses pupilles. Il les sentit encore pendant quelque temps, quelques minutes ou heures, il n’aurait pu le dire. Puis, il ne sentit plus rien. Il n’avait plus froid, il n’était plus trempé jusqu’aux os, il ne tremblait plus. Il était léger. Le gouffre de la solitude s’envola. Il sentit comme une main attraper la sienne. Rêvait-il ? Etait-il toujours vivant ?
- Spencer.
- Maeve…
- Je t’avais dit que je serais là avec toi, jusqu’au bout. Partons.
Il se laissa guider par l’amour de sa vie, par son âme sœur. Un dernier souffle chaud s’échappa des lèvres bleues de Spencer. Le froid avait fini par emporter à la fois son corps et son esprit. Il donna son dernier souffle comme il avait vécu : gelé de l’intérieur. Il avait enfin trouvé la paix dans son cœur.
Sleep in heavenly peace…


FIN
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MessageSujet: Re: Résultats concours de fanfiction numéro 2   Jeu 8 Jan 2015 - 0:47

J'ai voté Wink et je suis la première a avoir voté ^^
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MessageSujet: Re: Résultats concours de fanfiction numéro 2   Jeu 8 Jan 2015 - 1:05

Merci LoM j'viens de me rendre compte que je n'avais moi-même pas voté langue
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MessageSujet: Re: Résultats concours de fanfiction numéro 2   Jeu 8 Jan 2015 - 12:24

Mdr, ah bah bien !

Tu organise le concours et tu vote même pas lol.
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MessageSujet: Re: Résultats concours de fanfiction numéro 2   Lun 12 Jan 2015 - 20:37

land-of-mystery a écrit:
Tu organise le concours et tu vote même pas lol.

J'avoue :o Comment que ça se fait trop pas XD

Sinon, j'ai (enfin) lu les fic' (j'avais une excuse, j'avais des dossiers à rendre pour aujourd'hui pour mon école haha).
Je sais qui a écrit quoi, mais je tairais les noms :p

J'ai beaucoup aimé. Même si je trouve très cruelles certaines ^^ Faut que les gens viennent voter, faut faire de la pub Very Happy

Tu laisses le vote ouvert jusqu'à quand ?
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MessageSujet: Re: Résultats concours de fanfiction numéro 2   Lun 12 Jan 2015 - 21:58

Je sais pas on va attendre la fin de la semaine déjà :)

Tu sais qui a écrit quoi? Nan sans blague langue

Et non on n'est pas cruelles. C'est pas du tout notre genre angel
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MessageSujet: Re: Résultats concours de fanfiction numéro 2   Mar 13 Jan 2015 - 1:07

Bah en même temps, fallait que la fiction soit dramatique donc bon lol.
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MessageSujet: Re: Résultats concours de fanfiction numéro 2   Mar 13 Jan 2015 - 2:05

Oui, mais, mais, mais... Voilà quoi !

(Oui, je sais, j'ai des arguments qu'on ne peut pas contrer ! Je suis une avocate qui s'ignore hahaha)
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MessageSujet: Re: Résultats concours de fanfiction numéro 2   Mar 13 Jan 2015 - 11:56

Effectivement, là je ne peux que m'incliner devant tant d'arguments. Lol.
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MessageSujet: Re: Résultats concours de fanfiction numéro 2   Jeu 15 Jan 2015 - 23:22

Et oui, j'ai toujours THE argument en poche hahahahahaha
Comment ça, j'en fais trop ?... Okay... xD
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MessageSujet: Re: Résultats concours de fanfiction numéro 2   Jeu 15 Jan 2015 - 23:32

Mdr. Non, si peu lol
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MessageSujet: Re: Résultats concours de fanfiction numéro 2   

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Résultats concours de fanfiction numéro 2
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