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 Spencer & Spency

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Caïus
Élève à Quantico
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MessageSujet: Spencer & Spency   Jeu 21 Nov 2013 - 18:21

 Disclaimer : CM ne m'appartient pas.

 
Spencer et Spency
Pierre Purvis s’engouffra dans la salle des réserves. Les affaires tournaient bien : il avait doublé la surface de son magasin l’année dernière et il se faisait livrer ses denrées tous les deux jours au lieu de toutes les semaines. Il s’empara du carnet sur lequel étaient notées les marchandises. Son plus grand succès était incontestablement les huiles mais les épices tiraient leur épingle du jeu. D’ailleurs, il devait en commander pour renouveler son stock.
La porte claqua, Pierre Purvis sursauta. Il menait seul ses affaires et le magasin était fermé. Il n’eut pas le temps de se retourner qu’une main le bâillonnait fermement et que l’autre lui injectait quelque chose dans la nuque.
Quand il revint à lui, ce fut pour se découvrir attaché à une chaise dans son arrière boutique. Du coin de l’œil, il apercevait la porte fermée. Il frissonna. Ça n’arrivait que dans les films, n’est ce pas ? Avec sa vie de commerçant rangé, il ne parvenait pas à comprendre qu’on puisse s’attaquer à lui.
Une personne masquée entra dans son champ de vision.
« Qu’est ce que vous me voulez ? » hurla Purvis, terrorisé.
L’inconnu ne lui répondit pas. Avec son masque, son épais manteau et son jean informe, la victime était incapable de déterminer s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme. Enfin, ses yeux tombèrent sur l’assiette creuse et il se rendit compte qu’il avait faim. Son appétit diminua drastiquement quand il sentit l’odeur affreuse des sushis. Lorsque son geôlier piqua un morceau de poisson cru avec sa fourchette et qu’il se rendit compte de la couleur tirant sur le vert, Purvis grimaça. Il n’allait quand même pas devoir manger ça, si ? Si. Fourchette après fourchette, il avala la nourriture avariée de son kidnappeur.
.
Les profileurs s’assirent autour de la table de conférence en discutant joyeusement. Ils rentraient d’un week-end de trois jours. A leur manière, ils avaient chacun profité de chaque heure de libre. Hotch et J.J. avaient passé leurs trois jours avec leurs enfants. Rossi avait progressé dans son nouveau livre, au grand bonheur de son éditeur. Morgan et Reid étaient partis à Las Vegas, le premier pour jouer et le deuxième pour voir sa mère. Garcia et Blake avait préféré passer du temps avec leur compagnons.
« Combien tu as gagné ? s’enquit Garcia.
— Oh, onze mille dollars, s’amusa Reid en terminant son café. Les autres joueurs ne m’aimaient pas beaucoup.
— Il a sorti une quinte flush, précisa Morgan avec dépit. Une quinte flush !
— Et toi ?
— J’ai perdu trois cent dollars ! »
J.J éclata de rire. Personne ne pouvait battre Reid au poker. Sauf peut-être Emilie Prentiss mais elle était partie depuis deux ans maintenant.
Hotch finit par arriver. Les relations avec le nouveau Directeur de Section Mattéo Cruz, le remplaçant de Strauss, restaient précaires. Une fois assis avec les autres, Garcia commença à présenter le cas :
« Plusieurs autorités m’ont contactée quand ils ont relié trois meurtres entre eux. Tout d’abord Pierre Purvis, commerçant, retrouvé mort il y a trois jours d’une intoxication alimentaire dans l’Michigan. La mort remonte à une semaine et demie.
— Meurtre par intoxication alimentaire ? releva J.J avec stupéfaction.
— Les légistes ont relevé des traces de lien sur les poignets. Il y a deux jours, Anthony Torrez, un chômeur de Detroit, a été retrouvé attaché à une chaise, brûlé vif. De l’alcool a servi d’accélérateur. »
Garcia frissonna, bien qu’elle ait prit soin de tourner le dos à l’écran géant qui affichait les photos du cadavre. D’un geste nerveux, elle remonta ses lunettes sur son nez et poursuivit la sinistre énumération :
« Hier, le corps de Eugène Crutch a été retrouvé au Texas. Il était en course pour un mandat de député.
— Si les mêmes empreintes n’avaient pas été retrouvées sur les trois meurtres, les agents de police n’auraient jamais fait le lien, remarqua Hotch. Les victimes n’ont rien de commun.
— Pas plus que les modes opératoires ! s’exclama Rossi. Comment diable ce type s’y prend-il ?
— A chaque fois, il n’y a pas eu de témoins. »
J.J. fronça les sourcils en s’emparant du rapport du légiste sur la première victime. La mort avait été causée par une bactérie présente sur certaines denrées sérieusement avariées. Drôle de façon de tuer quelqu’un.
Reid s’empara d’une carte et s’appliqua à entourer les endroits clefs de l’affaire. Les victimes étaient éloignées de plusieurs dizaines voire centaines de kilomètres les unes des autres. Le suspect se déplaçait-il souvent ou alors avait-il cherché ces personnes là précisément ? Peut-être aussi qu’il se déplaçait. Les deux premières victimes avaient été tuées dans l’État du Michigan. La dernière, en revanche, était au Vermont. Lorsque Reid releva la tête et croisa l’expression ennuyée de Hotch, il comprit que l’éloignement géographique allait leur compliquer la tâche. Hotch n’appréciait guère envoyer certains membres de l’équipe dans des endroits aussi éloignés. Pour autant, il n’avait pas le choix. Clôturant l’entrevue, les profileurs se donnèrent rendez-vous au jet, une demi-heure plus tard.
« Notre suspect peut très bien être une femme, remarqua Blake une fois qu’ils furent en vol.
— Statistiquement, les empoisonnements sont plutôt féminins, acquiesça Reid. Mais que dire de faire brûler vif quelqu’un ?
— ça me semble un peu trop violent pour une femme, estima Morgan.
— Ce qui me dérange, c’est la signature…ou plutôt l’absence de signature, marmonna Reid. Nous avons trois modes opératoires sans aucun point commun. Se pourrait-il que ce soit une curieuse coïncidence ?
— Trois coïncidences ? releva Rossi, dubitatif. Non, c’est juste que nous n’avons pas assez d’éléments.
— Il va nous falloir en trouver rapidement, jugea Blake. L’écart entre les meurtres est incertain, tantôt six jours, tantôt deux. La dernière victime a été découverte il y a deux jours et la mort remonte à trois…
— Il prend des victimes au hasard ? suggéra J.J. Avec les catégories socioprofessionnelles des victimes, son message peut être ‘nul n’est à l’abri’… »
Ils y avaient tous plus ou moins réfléchi, tant l’absence de lien géographique ou entre les victimes et les modes opératoires semblaient inhabituels. Hotch fronça les sourcils et reprit une à une les photos des corps.
« Il y aurait un hasard sur le choix des victimes et des modes opératoires ? releva-t-il. A la limite, il pourrait y avoir un lien entre le propriétaire d’un magasin d’épicerie fine et l’intoxication…éventuellement un
— C’est possible, remarqua Rossi. Tu penses à autre chose ?
— Peut-être un groupe ? »
Tournant en rond devant l’absence d’éléments de la victimologie, ils se résolurent à laisser Garcia rechercher un point commun. S’il y en avait un, elle seule pourrait mettre le doigt dessus.
Ils se penchèrent donc plutôt sur la méthode de leur suspect. Il avait laissé plusieurs éléments sur les scènes de crime. Le tueur avait laissé une empreinte complète sur les lieux du deuxième crime. Malheureusement, la base de données était restée muette.
« Notre suspect est désordonné, jugea J.J. Regardez ça ! »
Elle indiquait du bout du doigt la situation chaotique de la maison abandonnée à Détroit. Des bouteilles d’alcool vides traînaient sur le sol. Les quelques meubles étaient tous cassés en plusieurs endroits. Bagarre ou négligence de la victime ? Rien dans le rapport du légiste ne permettait de confirmer une hypothèse plutôt que l’autre.
« Ce n’est peut-être pas de son fait, remarqua Morgan. Detroit a subi la crise financière de plein fouet.
— D’après les témoignages de la famille, la victime était consciencieuse, releva Hotch. Il était sans emploi mais essayait de monter une petite entreprise de vente à domicile.
— Donc le suspect et la victime se sont battus, conclut Blake.
— Définitivement un tueur désorganisé. »
L’avion atterrit. Compte tenu de l’éloignement géographique des scènes de crime, ils avaient décidé d’analyser ensemble le premier meurtre, souvent celui qui renfermait le plus d’indices, puis ensuite de scinder l’équipe en deux pour aller sur les autres scènes de crime.
Hotch et Blake allèrent au commissariat rencontrer les agents responsables de l’enquête. JJ et Rossi quittèrent la ville pour aller à Détroit enquêter sur la mort de la seconde victime. Morgan et allèrent au magasin de Pierre Purvis. Le magasin était dans le centre de la ville, ils n’eurent pas à chercher longtemps. Ils identifièrent au premier coup d’œil la devanture violette. A l’intérieur, tout était en ordre, à l’exception d’une étagère brisée. Les flacons des huiles s’étaient écrasés sur le sol, répandant leur contenu en une flaque glissante qui ne leur facilitait pas la tâche.
« Nous n’avons rien bougé, révéla le policier qui les avait accompagnés. Le propriétaire n’avait pas de salariés alors le magasin est resté tel quel jusqu’à la découverte du corps. »
Reid s’avança vers l’arrière boutique où le corps avait été découvert par des voisins inquiets. Cette fois, nulle trace de lutte. Il ressortit les photos prises deux jours avant. Le tueur avait assis la victime sur une chaise et l’avait étroitement ligotée.
Le profileur étudia les cartons empilés sur les étagères et compara avec les livres de compte. A son grand étonnement, Reid s’aperçut que les livres de comptes ne contenaient aucune erreur. Chaque centime avait été répertorié avec un soin surprenant. Dans un autre livre, il trouva les bons de commande, rangés selon le fournisseur puis selon la date de livraison. Sans aucune difficulté, Reid compara avec les cartons, rangés selon la date de réception et le type de produit.
Morgan interrompit ses observations.
« Le proprio travaillait seul et le magasin était fermé. Le tueur l’a visé délibérément. Par contre, pour le reste, tout est désorganisé.
— Pas tout, nuança Reid. Le tueur a apporté ses propres aliments avariés. Regarde, la victime était maniaque. Il n’y a aucune chance qu’elle ait laissé des produits pourrir.
— Sérieusement. Mort par poisson pourri… »
Morgan passa une main le long de son crâne rasé, les yeux fixés sur les colonnes de chiffres des livres de compte. La minuscule écriture incurvée s’étalait sur des pages et des pages. Comment diable Reid faisait-il pour comprendre quoi que ce soit à ce charabia ? Il laissa échapper un soupir et secoua la tête, mimant un profond désespoir.
« Je te crois sur parole, Pretty Boy !
— L’intoxication alimentaire doit avoir un sens spécifique pour le suspect. Il a tout prévu : la victime, le mode opératoire…
— Jusqu’au lieu, reprit Morgan. Purvis était divorcé et habitait seulement à quelques rues d’ici. J’ai parlé aux voisins, l’homme était réglé comme du papier à musique : présent à son magasin à sept heure, déjeune au restaurant d’en face et rentre chez lui à vingt heures. La maison n’a ni chien ni système de sécurité et d’après le voisin, il n’y a que deux maisons dans la ruelle.
— Moins de  témoins potentiels, conclut Reid. Alors pourquoi précisément ici ? Ça n’a pas de sens.
— Il va bien falloir qu’on en trouve parce que dans l’esprit du suspect, ça en a. »
Reid resta silencieux. Il rouvrit le dossier et étudia les photos des corps. Bien que les images soient déjà gravées dans son esprit, il tourna les pages lentement, capturant chaque détail qu’il aurait pu manquer. Des longs doigts fins tapotaient en rythme sur la couverture marron du dossier. Les sourcils froncés, il ne prêtait pas attention à Morgan qui arpentait l’arrière boutique à la recherche d’autres indices. Reid avait presque terminé lorsque l’ironie de la situation le frappa de plein fouet. Malgré lui, ses lèvres s’étirèrent en un faible sourire. Depuis le début de sa carrière, il avait vu beaucoup de tueurs mais celui là avait un humour particulièrement tordu.
« Morgan, j’ai peut-être trouvé comment le suspect décide de ses modes opératoires. »
...
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emilylénou
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MessageSujet: Re: Spencer & Spency   Sam 23 Nov 2013 - 16:40

sa commence super bien! vive la suite! mais (dit le moi tout de suite) est ce que ta va faire réaparaitre Emily? ( j'ai du mal a lire les fanfic sans elle Very Happy ) .le debut est vraimen bien! j'ai hate de savoir le point commun parce que ke je vois pas
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Spencer & Spency
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