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 Grossesse à haut risque

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MessageSujet: Grossesse à haut risque   Dim 13 Mai 2012 - 2:25

Grossesse à haut risque

Salut à tous, je vous propose cette histoire entre deux révisions, centrées sur Emily, Derek et Spencer. J’espère qu’elle vous plaira.

Emily arriva au BAU contrariée, elle enleva son manteau, dévoilant une vieille robe blanche à fleur bleu, une horreur que lui avait faite une copine styliste pour son anniversaire, mais c’était le seul vêtement qui lui allait encore. Les quelques pas qui lui restait à faire entre l’ascensseur et son bureau lui semblait aussi grand que l’océan pacifique. Elle avait les chevilles gonflées, le dos en compote. Elle contourna plusieurs bureaux avant d’atteindre le sien et s’affala sans ménagement sur son siège qu’elle ne trouvait absolument pas confortable. Elle regarda la pile de dossier, et eu un sentiment de découragement.

-Encore une semaine à tenir, se dit-elle.

Elle aurait préféré rester au lit. De plus, elle était en colère contre Morgan qui l’avait planté hier soir, il devait passer chez elle pour l’aider un peu, mais une fois encore il s’était défilé. Depuis qu’il avait appris qu’Emily était enceinte de lui, il n’avait jamais pu se faire à cette idée. Pourtant, au début de la grossesse, Morgan avait vraiment essayé de s’impliquer et de donner une chance à leurs relations mais quelque chose le freinait.
Elle était tombée enceinte il y a huit mois de cela. À cette époque toute l’équipe était à la recherche de Reid qui avait été enlevé. Ils avaient passés une semaine d’angoisse à rechercher le jeune profiler. Derek avait été le plus affecté par la disparition du petit génie, il se sentait coupable. Un soir de déprime, Derek avait répondu aux avances d’Emily. Il ne s’était pas fait prié, c’était une très belle jeune femme, svelte, sportive, élégante et intelligente. Ils s’étaient consolé l’un et l’autre cette nuit là. Elle caressa son ventre et murmura tout bas au bébé :
-Ton père est trop nul, il nous a encore planté hier soir.

JJ en voyant Emily lui fit un sourire et la rejoignit d’un pas pressant.
-Alors la futur maman, tout vas bien ? dit-elle.
Emily lui répondit par une grimace.
-Qu’est-ce qui ne va pas ? lui demanda la jeune femme qui avait adopté un air chagriné.
-Derek n’est pas venu hier soir, et j’ai eu une furieuse envie de pizza aux anchois, et dieu sais que je déteste les anchois, et j’étais toute seule, gronda-t-elle exaspérée.
-Je suis désolée, lui dit JJ en faisant une petite moue. Elle prit Emily dans ses bras pour la consoler.
JJ s’écarta surprit, le bébé avait bougé. Elle était émerveillée par cette sensation qu’elle connaissait bien.
-Le bébé a donné un coup, s’écria la jeune femme heureuse.
-Depuis ce matin, il prend mon estomac et ma vessie pour un ballon.

La jeune femme se leva avec peine et se dandina jusqu’aux toilettes pour la énième fois depuis ce matin.
En entrant, elle vit Garcia en train de se laver les mains tout en vérifiant dans le miroir que rien ne clochait avec sa tenue. Elle portait encore la bague que Kevin lui avait offerte. C’est dernier mois avaient été dur pour elle. Sa mort l’affectait encore. Elle essayait de se raccrocher au moindre objet ou souvenir la rappelant son fiancé.
-Salut, comment vas-tu ? Lui dit la jeune analyste.
-J’ai marre d’être enceinte, je ressemble à une baleine qui se serait échoué sur une plage, j’ai des gaz, Derek passe son temps à me fuir, énuméra Emily.
-Emily, je te trouve magnifique, j’aurais tant voulu être à ta place. Garcia poussa un long soupire songeuse et ajouta :
-Kevin et moi avions décidés d’avoir un enfant après le mariage, la technicienne était visiblement émue. Emily se sentit bête tout à coup, elle se plaignait de sa grossesse, mais dans moins d’un mois elle tiendrait son enfant dans ses bras, alors que Garcia ne reverrait plus jamais l’homme qu’elle aimait.
-Je suis désolée Garcia, s’exprima Emily avec tristesse.
-De quoi ? lui demanda Garcia.
-Je me plains, alors que toi tu souffres en silence, j’ai honte de moi, excusa la jeune femme.
-Ce sont les hormones, c’est bien connu, pouffa Garcia.
-Il faut que j’y aille où je risque de me pisser dessus, dit-elle avant d’entrée dans l’une des cabines. Garcia sourit et retourna à son bureau.

Garcia passa devant l’espace détente où Morgan était entrain de se servir une tasse de café.
-Tu es un crétin, murmura-elle à Morgan qui n’avait pas compris la raison de l’attaque de Garcia. Il alla à son bureau, enleva sa veste en cuir laissant apparaitre un t-shirt moulant gris et la déposa sur le dossier de son siège. JJ l’observait intrigué et finit par lui dire :
-Tu as encore laissé Emily seule hier soir alors qu’elle avait besoin de toi.
-J’avais des rapports à rédiger, j’ai pris du retard ces jours-ci, se justifia-t-il.
-Tu auras pu les faire à un notre moment, lui répliqua JJ ne comprenant pas l’attitude de son collègue.
-Hé ! Hotch me les a demandés.
-Tu vas avoir un enfant avec Emily, c’est important que tu la soutiennes. Une femme enceinte à besoin de sentir bien et entouré tout le long de sa grossesse, lui expliqua la jeune profiler en partant à son bureau.

A cet instant Reid sortit de l’ascenseur. Le look d’éternel adolescent geek ne faisait plus parti de sa garde robe. Aujourd’hui, il portait un jeans et une simple chemise grise tirant sur le noir avec une cravate assortit. Il avait désormais une coupe beaucoup plus courte. Les autres c’étaient étonné de se changement radical, mais si c’était la seule façon pour lui de surmonter son traumatisme, ils l’acceptaient. Ce qui les dérangeaient ce n’était pas se changement d’apparence mais plutôt son comportement. Il arrivait souvent en retard, il était devenu cynique, et paressait plus dur. Il passait devant Morgan sans un mot qui remarqua le bleu que le jeune homme avait au coin de la lèvre inferieure.
-Qu’est-ce qui t’es arrivés ? s’exclama Morgan.
-Rien, et puis tu devrais te mêler de tes affaires et t’occupés un peu plus d’Emily, répondit sèchement Reid en s’asseyant à son bureau.

Morgan roula des yeux, il avait marre des agressions verbale du jeune homme. C’était toujours pareil, personne ne pouvait lui dire quoique ce soit sans qu'il lui saute à la gorge. Hotch l’avait obligé à voir un psychologue une fois par semaine. Il allait bien aux séances mais restait silencieux fixant le thérapeute durant toute l’heure, puis partait à la fin. On pouvait le forcer à y aller mais pas à parler. Ce manège durait depuis plus de six mois. Hotch était au courant, mais espérait qu’il se confirait un jour lorsqu’il se sentirait près.

-Tu trop agressif…, sans attendre la fin de la phrase de son collègue, Reid se leva et s’en alla en direction de la salle des archives. C’était le seul endroit du BAU où Reid aimait se réfugier pour s’isoler. Derek profitant de l’absence du petit génie fouilla son sac, il y avait quelques dossiers, puis il entreprit d’examiner les poches intérieur, sa surprise fut totale lorsqu’il tomba sur un flacon de dilaudid. Une colère s’empara de lui.
-Comment Reid avait pu replonger ? pensa-t-il. Il devait absolument lui parler.

-Reid, hurla Derek en ouvrant la porte de la salle des archives. Le jeune homme était assis en tailleur par terre, dos appuyer contre le mur.
-Qu’est-ce que tu me veux ? Lui demanda Reid excédé.
-C’est à moi de te demander ce que tu fais avec ça ? En voyant le flacon de dilaudid dans la main de Morgan, le jeune agent explosa.
-Tu as fouillé dans mes affaires, cria le jeune profiler en se relevant.
-J’y étais obligé, tu agis bizarrement, tu es agressif, maintenant, je comprends, il te faut ta dose comme tous les camés. En plus en prenant cette merde, tu risques ta vie, beugla Morgan
-Tu n’avais pas le droit, arrête de t’immiscer dans ma vie, lui répliqua le jeune homme. Morgan attrapa le bras gauche de Reid et remonta la manche de sa chemise pour examiner son avant bras. Reid poussa son collègue violemment pour se dégager. Le flacon tomba sur le sol.
-Tu cherches des marques de piqure, ça ne vas pas bien dans ta tête, gronda Reid. La dispute entre les deux hommes étaient de plus en plus violente. Hotch ouvrit la porte le visage sombre, Reid et Morgan s’immobilisa, l’un et l’autre s’étaient tu. Hotch remarqua le flacon de dilaudid au pied de Derek. Il s’avança et le ramassa en fixant durement les deux agents.
-Vous deux dans mon bureau immédiatement, il avait un ton froid et détaché. Les trois hommes traversèrent le couloir sans dire un mot, les autres agents qui avaient également entendu la querelle, les regardaient du coin de l’œil passés et rentrés dans le bureau. Hotch baissa le store.

Emily sortit des toilettes, en voyant les têtes que faisaient Garcia et JJ, elle leur demanda ce qui n’allait pas.
-Tu n’as pas entendu la dispute entre Morgan et Reid ? lui dit Garcia.
-Non, il se disputait à propos de quoi ? demanda Emily étonné par les révélations de Garcia.
-Je n’ai pas bien compris, mais Reid reprochait à Morgan d’avoir fouillé dans ses affaires.
-Pourquoi il a fait une chose pareille ? interrogea Emily. Les deux blondes haussèrent les épaules en guise de réponse.

Dans le bureau de Hotch l’attention était palpable. Si Reid avait pu, il aurait foudroyé Morgan d’un simple regard. Hotch s’assit et invita ses deux subordonnés à faire de même. Hotch déposa le petit flacon sur son bureau.
-Tu as recommencé à te droguer ? Questionna Hotch en fixant Reid.
-Non, protesta le jeune agent.
-Pourquoi as-tu ce flacon ?
-J’en sais rien, dit-il nerveusement en détournant le regard.
-Je sais que ces dernière mois ont été éprouvante pour toi, mais je vais devoir prendre des mesures, tu vas faire un test de dépistage. En fonction des résultats, je déciderai si tu restes ou non au sein de l’équipe. C’est mots ont été comme des coups de massue pour Reid.
-Morgan, rien ne justifie le fait que tu es fouillé dans les affaires de Reid. La confiance entre nous est primordiale. Prends ton après-midi, Emily à un rendez-vous chez son obstétricien, tu devrais l’accompagner. Les trois hommes sortirent du bureau. Morgan et Reid ne s’étaient pas jeté un seul coup d’œil.
-Toi, Reid tu viens avec moi, lui dit Hotch. Les deux hommes partir ensemble.

-Derek, s’écria la jeune femme enceinte. Derek se retourna, et aperçut Emily et les deux autres filles de l’équipe qui lui fonçaient dessus. Il aurait voulu fuir mais c’était trop tard, il était déjà encerclé.
-Tu peux nous dire ce qui se passe ? l’interrogea Emily curieuse.
-Rien d’important, répondit Morgan.
-Reid et toi étiez pratiquement en venu aux mains, surenchérit Garcia. Derek resta silencieux et pensait à l’incident de la salle des archives, il se sentait coupable, à cause de lui Reid risquait de se faire virer.
-Je n’ai pas très envie de parler de ça, ajouta Morgan.
-Ok, parlons d’autre chose, hier soir, tu devais passer, lui rappela Emily.
-Je suis désolé, mais j’avais du boulot en retard, s’exclama-t-il.
-Ouais, marmonna-elle. Emily savait que ce n’était pas la vraie raison de son absence mais elle ne voulait pas faire un nouveau scandale devant tout les agents du bureau. Cinq minutes plus tard, Hotch était revenu sans le jeune homme, ce qui provoqua des interrogations chez les filles.


-Il faut se mettre au boulot, déclara Hotch. Il s’inquiétait pour son équipe, Reid agissait de manière bizarre, il le soupçonnait de recommencer à se droguer, Garcia passait son temps à se morfondre depuis la mort de Kevin, Derek passait compte à lui son temps à fuir Emily et ses responsabilités, et pour ses raisons Émilie voulait le tuer.
-La police de Washington se retrouvait avec trois mort sur les bras et nous demande notre aide, commença-t-il.

Garcia se leva et alluma le vidéoprojecteur, sur l’écran, la photo d’une jeune femme rousse morte les mains jointe tenant un rosaire apparut sur l’écran.
-Voici Cheryl Samuel retrouvée morte il y a une semaine, annonça-t-elle.
La suivante était brune, elle avait été habillée de la même manière que la première victime.
-Brook Matthews est la suivante, également retrouvée morte il y a trois jours. Elles sont toute deux connu des services de police pour prostitution. Leurs corps ont été découverte dans des ruelles peu fréquenté, pas de trace d’agression sexuelle. Le plus bizarre c’est qu’elles sont mortes noyé selon le rapport du légiste, elles avaient une importante quantité d’eau dans les poumons.
-En fouillant, j’ai découvert que notre tueur est active depuis plus de 30 ans, il tue chaque un an trois prostituées, les trois premières victimes date des années soixante-dix, elles ont toute été également noyé. L’eau dans leurs poumons avait un fort taux de chlorure de sodium autrement dit du sel, puis à partir de l’année 2000 plus rien, il a disparu de la surface de la terre, jusqu’à aujourd’hui.
-Pourquoi nous n’avons pas entendu parlé de cette affaire auparavant ? demanda Morgan.
- Notre assassin prolifique se déplaçait d’état en état, à l’époque les bases de données n’étaient pas aussi complètes, expliqua Garcia.
-Il séquestre ces femmes pendant une journée avant de les noyés dans de l’eau salé, s’exprima Hotch.
-Il fait un rituel religieux, l’eau salée pourrait être de l’eau bénite, expliqua Rossi.
-Regardez la disposition des corps, il les allonge sur le sol les mains jointes avec un rosaire noire, il leurs donne une certaine pureté, innocente, constata Emily en observant les photos.
-Le tueur pense qu’il a une mission et son rituel est capital pour lui, ajouta Rossi.
-Pour faire son rituel, il lui faut du temps, un endroit discret, supposa Morgan.
-Nous avons moins d’une semaine avant qu’il tue de nouveau et disparaisse pour un an, raconta Hotch.
-Morgan et JJ vous interrogerez les autres filles avec qui la dernière victime travaillait, Rossi tu viens avec moi au commissariat du district.
-Et moi, je fais quoi ? s’exclama Emily se sentant exclut.
-Toi tu restes avec Garcia, je veux que tu l’aide à chercher plus d’infos sur les victimes. Emily avait le sentiment qu’on cherchait à de débarrasser d’elle.
Elle regardait les autres se préparant à partir pour une nouvelle mission sans elle.
-Tu as rendez-vous chez ton obstétricien ? demanda Morgan en mettant sa veste.
-À 15h00 dit-elle surprise par l’intérêt soudain que Derek avait pour sa grossesse.
-J’aimerais t’accompagner, si cela ne te dérange pas, lui demanda le profiler.
-Non, pas de soucis, je serai ravi que tu viennes, lui répondit Emily ravie de la proposition de Morgan. Hotch et les trois membres de l’équipe restant partirent pour le commissariat.

Garcia installa un fauteuil confortable dans son bureau pour Emily. La future maman s’y installa, et elle ressentit un soulagement au niveau de ses pieds.
-Merci Garcia.
-De rien ma chérie, lui dit la jeune technicienne.
La jeune profiler regarda autour d’elle et remarqua que Garcia avait encore ajouté deux autres photos de Kevin parmi ses divers bibelot qui ornaient son bureau, à présent il y en avait cinq.
-Garcia, tu devrais recommencer à sortir, rencontrer d’autres hommes, lui dit-elle avec tendresse.
-Non, se serait trahir mon p’tit Kevin, déclara-t-elle en caressant un des portraits de son défunt fiancé.
-C’est de ma faute s’il n’est plus là, si je ne l’avais pas demandé d’aller vérifier le rez-de-chaussée…, sa voix se brisa remplit de chagrin.
-Oh, Garcia, ce n’est pas de ta faute, lui dit Emily triste de voir la peine de son amie. Un long silence s’installa, puis, Garcia attrapa un portrait de Kevin et y déposa un baisé, et ajouta :
-J’ai si peur de l’oublier, que son souvenir disparaisse.
-Alors, tu penses réellement que Kevin aurait été ravi de savoir que tu passes tes journées à te morfondre, il est temps que tu enlèves cette bague. Je t’assure que ce n’est pas l’oublier. Il sera toujours dans ton cœur mais tu dois continuer à vivre.
Garcia fixait sa bague de fiançailles, les larmes coulaient sur ses joues rondes.
-Kevin, mon amour, il est temps que je te laisse partir, c’est si dur mais je dois continuer et je crois que c’est la meilleure chose à faire. Elle enleva la bague et la déposa délicatement dans son sac à main. Elle retira également tous les portraits et les rangea dans le tiroir de son bureau. Émilie se leva et s’approcha de son amie en pleure, et la serra très fort dans ses bras.
-Vas y pleure, ça fait du bien de se lâcher, murmura-t-elle en tapotant le dos de Garcia. La sonnerie du téléphone mit un terme à se petit moment d’apaisement. Garcia décrocha toujours aussi bouleversé.
-Allo, vous avez au bout du fil la déesse incontesté de l’informatique, je vous écoute.
-C’est Morgan. Il avait sentit que quelque chose n’allait pas.
-Tout vas bien ? demanda-t-il inquiet.
-Oui, moi Emily, on s’éclate, dit-elle en jetant un regard complice à la future maman.
-Tu veux quoi mon chou ? demanda-t-elle à Morgan.
Emily se rassit dans le fauteuil en regardant Garcia pianoté sur son clavier et scrutant ses écrans à la recherches des infos pour Derek. La matinée s’écoulait paisiblement, elle finit par s’endormir. Elle était si fatigué, cela faisait des mois qu’elle n’avait pas eu une nuit tranquille. Garcia la laissa se reposer, après tout elle n’avait pas réellement besoin de son aide, Hotch avait seulement voulut éviter qu’Emily ne se déplace dans son état.
À 13h30 elle fut réveillée par la bonne odeur de sushi accompagnée de tempura. En ouvrant les yeux, elle vit Garcia qui lui tendait un bol de nourriture.
-Alors bien dormis ? Lui dit Garcia avec un sourire jusqu’aux oreilles. J’ai commandé japonais, ajouta l’analyste. Émilie se redressa et attrapa le bol en plastique.
-C’est parfait, merci. Je n’arrive pas à croire que je me suis endormie, ria Émilie.
-Parlons du beau et ténébreux Derek Morgan, lâcha d’un coup Garcia. Émile écarquilla les yeux étonné et un peu gêné.
-Ce n’est pas nécessaire.
-Tu sais, je le connais bien, il est juste un peu perdu, mais laisse le encore une chance, lui dit Garcia.
-Par moment, je ne le comprends pas, il peut être adorable avec moi, et la fois d’après il redevint distant.
-Je sais notre Derek est un garçon compliqué, confirma la technicienne. Les deux femmes déjeunèrent tout en continuant leurs discutions sur Morgan.


À 14h30, quelqu’un frappa à la porte du bureau de l’informaticienne.
-Entré, dit-elle.
Les deux femmes se retournèrent, et aperçurent Morgan dans l’embrasure de la porte.
-Qu’est-ce que tu fais là ? lui demanda Emily.
-Hotch m’a laissé revenir pour que je puisse t’accompagner chez le médecin, répondit-il en souriant.
-Prends tes affaires, on y va, ajouta Morgan. Emily jeta son bol en plastique dans la poubelle et elle prit son sac par terre. Garcia lui fit un clin d’œil.
-Salut Garcia, dit-elle en lui faisant un revoir de la main. Ils quittèrent le BAU à Quantico.
Morgan conduisait en direction du centre ville de Washington. Emily lui jeta des regards en coin.
-Tu penses à quoi ? lui dit Derek.
-Rien, répondit la jeune femme.
-Tu crois que je n’ai pas remarqué que tu m’observes depuis que l’on est parti.
-Ok, je réfléchissais à des prénoms pour le bébé, je me demandais si tu y avais déjà pensé.
-Pas vraiment, en plus, on ne sait pas si c’est une fille ou un garçon.
-Je voulais le découvre au moment de sa venu au monde mais si tu veux savoir le sexe, on peut toujours le demander au docteur Talbot, déclara Emily.
-Julia si c’est une fille, Curtis si c’est un garçon, s’exprima Morgan.
- Curtis, le nom de ton père mais Pourquoi Julia ? demanda Emily.
-Julia était le prénom de ma grand-mère paternel, elle était géniale.
-Julia Prentiss ou Curtis Prentiss, souffla-t-elle.
-Non, lui dit Derek, ce sera Julia Morgan ou Curtis Morgan, ajouta-t-il. Tout deux éclatèrent de rire.

Ils arrivèrent au cabinet du docteur, la petite salle d’attente peint de couleur vert pomme était vide. Au milieu, une pile de vieux magazine était posée sur une table basse en verre. La secrétaire une jeune femme afro-américaine leur demanda de patienter quelque instant car le docteur était en consultation avec une patiente.
Emily prit le magazine « voilà », qui datait de six mois, il parlait de mode et des tendances de l’été dernier. Elle faisait semblant de lire, en réalité elle regardait Morgan.
-Quoi ? J’ai quelque chose sur la figure, dit-il.
-Non, je suis seulement contente que tu sois là avec moi.
-Je suis le père de cette enfant et je compte bien m’investir d’avantage.
Une femme assez jolie, blonde d’une trentaine d’année apparemment enceinte entra dans la salle, elle parla quelque seconde avec la secrétaire et s’assit en face d’Emily.
-Bonjour, dit-elle au deux agents en souriant.
-Vous êtes à combien de mois ? demanda-t-elle tout d’un coup.
-Huit mois, lui répondit Emily.
-Moi, je suis également à huit mois et demi, ce sont les courbatures qui me font le plus souffrir.
-On se rapproche de la fin du tunnel, la rassura Emily. Elle observa la jeune femme d’un air pensive et la questionna:
-On ne c’est pas déjà vu quelque part ?
-Non, je ne crois pas sinon je m’en souviendrais, lui dit la blonde.
-C’est une fille ou un garçon ? lui demanda-t-elle.
-J’en sais rien, répondit Emily.
-Et vous ? répliqua Emily.
-Mon mari et moi on a décidé d’attendre jusqu’à la naissance, Je peux toucher votre ventre ? demanda-t-elle avec un sourire.
Emily ne comptait plus le nombre de personne qui lui demandait cela, en général elle se laissait faire, mais aujourd’hui son instinct lui disait tout le contraire. Cette femme était étrange à ses yeux, son malaise était visible.
-Melle Prentiss le docteur va vous recevoir, suivez moi, lui annonça la secrétaire.
-Sauver juste à temps, pensa Emily. Derek et elle s’engouffra dans le cabinet du docteur. Contrairement à la salle d’attente, son bureau était blanc, il y avait divers poster d’anatomie collé sur le mur.
-Comment allez-vous aujourd’hui Emily ? lui demanda le docteur Talbot. C’était un homme d’une soixantaine d’années, longiligne et cheveux totalement blanchit.
-Très bien, répondit la jeune femme. C’était JJ qui lui avait recommandé ce médecin, il l’avait suivie lors de sa grossesse, elle l’avait trouvé professionnel et gentil. Depuis qu’il suivait Emily, elle n’avait jamais eu à se plaindre.
-Vous devez être le père, Emily m’a beaucoup parlé de vous. Derek opina de la tête. Il avait un peu honte car depuis la grossesse d’Emily c’était la première fois qu’il l’accompagnait chez son obstétricien.
-Allongez-vous sur le divan, lui dit le médecin. Elle s’exécuta, le docteur approcha l’appareil à échographie.
-Vous avez maintenant l’habitude, le gel va être un peu froid, prévins le médecin. Derek tenait la main d’Emily, lorsqu’il vit à l’écran ce petit être et entendre son petit cœur battre rapidement, Derek compris qu’il l’aimait déjà de toute son âme. Il était si émue.
-Le bébé est en pleine forme, il c’est bien développer par rapport à la dernière visite.
-Docteur, je veux savoir le sexe du bébé, demanda Emily existée.
-Tu ne veux plus attendre l’accouchement, lui dit Morgan.
- Je ne pourrais pas attendre jusque là, ma curiosité est trop grande.
-J’ai le plaisir de vous annoncer que c’est une petite fille.
-Je vais avoir une petite fille, s’extasia Emily. Morgan essayait de contenir ses larmes de joie.
La consultation dura 20 minutes, le médecin avait rassuré Morgan et Prentiss à propos de la santé de leur bébé. En sortant, Morgan raccompagna Emily chez elle.

Derek était déjà venu plusieurs fois chez elle, il aimait la simplicité de la décoration.
-Je suis à toi tout le reste de l’après-midi, dit-il avec un sourire plein de malice. Emily s’écroula sur le divan du séjour et enleva ses chaussures. Son chat Sergio accourut et monta sur le canapé près de sa maitresse, il se roula en boule et se coucha.
-J’ai les pieds en bouillit, se lamenta la jeune femme. Derek souleva les jambes d’Emily et s’assit, il commença à masser le pied droit. Emily ferma les yeux, le petit massage improvisé de Derek lui faisait beaucoup de bien. Sans se rendre compte, elle poussa quelque gémissement de plaisir qui fit éclater de rire Morgan.
- Je ne savais pas qu’on pouvait avoir un orgasme par les pieds, s’exclama-t-il.
-T’arrêtes pas, supplia Emily. Après 15 minutes, il passa au pied gauche. Emily se sentait si bien qu’elle aurait voulut que ce moment ne s’arrête jamais. Elle finit par s’endormir, Derek déposa délicatement les pieds de la jeune femme et alla chercher une couverture dans la chambre. Il la couvrit puis se dirigea à la cuisine. Il allait préparer un petit dîné. Il se mit au fourneau.
Il cuisinait depuis deux bonnes heures lorsqu’Emily se réveilla enfin. Elle s’étira et se leva pour rejoindre Morgan dans la cuisine.
-Ça sent bon, dit-elle émerveiller par Derek qui s’attelait à la tâche.
-Tu es debout, va t’assoir, je t’amène sa toute suite, purée de pomme de terre et steak accompagnée de petit légumes.
-J’ai hâte. Elle sortit de la cuisine et s’assit sur le canapé. Dix minutes plus tard Derek arriva avec deux plats. Il déposa l’une devant Emily. Il retourna chercher des couverts, deux verres et une bouteille d’eau.
-C’est un excellent crue, dit-il en riant.
-Alors sers-moi un verre. Le jeune homme lui versa un peu d’eau, Emily le bu d’une traite.
-Tu as raison, tu t’y connais, pouffa-t-elle. Sergio s’assit aux pieds d’Emily en miaulant.
-Je ne t’ai pas oublié, lui dit Derek, il alla chercher sa gamelle et lui ouvrit une boite de pâté pour chat. Sergio se jeta littéralement dessus.
Le diner était merveilleux, la discutions tournait essentiellement autour du bébé et de la décoration de la chambre.
Derek regarda plusieurs fois sa montre.
-Tu dois partir, gémit la jeune femme déçu.
-Oui, après avoir fait la vaisselle, je dois partir, il est 21 h00, mais je te promets de revenir demain à la première heure.
Il débarrassa la petite table basse, et se rendit à la cuisine. Emily alla à la salle de bain, elle remplit la baignoire d’eau, et y ajouta quelques huiles parfumé. En entrant dans la baignoire, à cet instant, elle sentit un bien être qu’elle ne saurait pas expliquer. Elle se relaxait, son corps devenait plus léger. Le temps n’avait plus d’importance. Derek ouvrit subitement la porte, écarquilla les yeux en voyant Emily dans son bain. La jeune femme tourna la tête, et constata que Morgan l’observait.
-Ne te gêne surtout pas, dit-elle en souriant.
-Désolé, je croyais que tu étais dans .... Il est ressorti aussi vite qu’une flèche en refermant la porte. Emily amusée se leva et attrapa son peignoir.
Elle sortit de la salle de bain, et fixa Morgan qui semblait très embarrassé.
-Je suis confus, désolé, s’excusa-t-il de nouveau.
-Arrête, tu fais comme si c’était la première fois que tu me vois nu, dit-elle avec un sourire coquin. Dans ses yeux on pouvait lire ce qu’elle attendait de Morgan.
-C’était à l’époque où nous sortions ensemble, maintenant nous sommes séparés. Elle haussa un sourcil, dévisagea Derek et rentra dans sa chambre laissant le pauvre bougre planté là.
-Morgan a le don te tout gâcher songea la jeune femme. Elle ne comprenait pas ce qu’il le terrifiait à ce point. Elle enfila un pyjama, et alluma la télé avant de se coucher.
Elle entendait Derek qui s’afférait dans la cuisine, elle aurait tellement souhaité qu’il reste avec elle ce soir. Brusquement, Sergio sortit de nulle part grimpa sur le lit, et se coucha près de sa maitresse qui lui caressa le dos.
-Oui mon p’tit Sergio, il n’y a que toi qui veux bien rester avec moi, le chat roulé en boule ronronnait sous le caresse de la jeune femme.
-Emily, je suis parti, cria Morgan en claquant la porte.
- Ok, vas-y.

Derek dans sa voiture envisageait de faire un détour pour passer voir Reid, il voulait lui présenter des excuses pour se matin car à cause de lui le jeune agent était à deux doigts de se faire renvoyer. Il stationna sa voiture devant l’immeuble du jeune profiler.
Debout devant l’appartement de Reid, il réfléchissait à ce qu’il allait bien pouvoir lui dire. Il frappa à la porte, mais constata qu’elle n’était pas fermée, inquiet Morgan entra, l’appartement était plongé dans le noire. Il traversa le couloir qui menait au séjour.
-Reid, Reid, appelait-il. Il avança jusqu’au séjour, les rideaux des fenêtres étaient tirés, mais il réussit à distinguer dans la pénombre le jeune agent assit sur un fauteuil. Morgan s’avança et entendit le craquement des bouts de verre sous ses pieds. Il alluma la lumière, Reid éblouit, ferma les yeux en grimaçant. Deux douzaine de rose rouge étaient éparpillés sur le sol dans une flaque d’eau et des fragments de verre. Reid était en train de boire, il attrapa la bouteille de vieux Rhum posé devant lui et se servit un verre, il l’engloutit en une seule fois. Ses yeux étaient rouges et pleine de larme.
-Tu pleures ? Lui demanda Morgan. Reid restait silencieux et se servit un autre verre.
-Qu’est-ce qui s’est passé ? dit-il en regardant le carnage au le sol.
-Dis le moi, comment espères-tu qu’on puisse te venir en aide si tu ne parles pas ? Morgan perdit patience par l’indifférence du jeune homme, il attrapa la bouteille et partit la vider dans leviers. Reid bondit de son fauteuil pour l’arrêter. C’était peine perdu, Morgan d’une main vidait le contenu de la bouteille et de l’autre il maintenait le jeune agent à distance.
-Rends le moi, cria le jeune profiler hors de lui. C’était trop tard, Morgan déposa la bouteille vide sur le bar. Reid en colère la balança contre le mur, elle se fracassa, puis retomba en morceau.
-Qu’est-ce qui te prends ? je suis venu te parler de l’incident de ce matin, et je te trouve assis dans le noir en train de te souler. Écoutes, si tu suis une cure de désintoxication, je suis certain que Hotch acceptera de te réintégrer dans l’équipe. Reid appuyé contre le bar passa des larmes au rire.
-Si tu crois que j’ai quelque chose à foudre de l’équipe c’est que tu es plus bête que je ne le croyais, dit-il. Sans y attendre, le jeune profiler reçu un coup violent à la mâchoire qui le fit tombé. Frictionnant sa mâchoire douloureuse, Reid fut surpris par le geste de Morgan.
-J’ai marre de ton attitude, personne n’arrive à te parler, hurla Morgan à bout nerf. Reid tenta de se lever et tituba avant de s’effondrer de nouveau sur le sol.
-Je veux que tu dégages de chez moi, marmonna Reid toujours secoué par le coup de Morgan.
-Cela devient difficile d’être ton ami, tu ne comprends pas que je veux seulement t’aider, s’exprima Derek. Le jeune homme n’était plus agité. C’était comme si la gifle lui avait remis les idées en place.
-Le test de dépistage sera négatif, je ne me drogue pas, balbutia-t-il calmement.
-Alors, si tu n’as pas peur de te faire virer, pourquoi es-tu dans cet état ? lui demanda Morgan. Le jeune homme ne répondit pas, il restait là à fixer les fleurs sur le sol, une larme coula sur sa joue. Morgan remarqua un bout de papier roulé en boule sur la table basse, il la ramassa, puis la déplia et commença à la lire.

Mon cher Spencer,
Voilà plus de huit mois qu’on est séparé. Je ne cesse de penser à toi, à ton corps, à ta peau si douce, à ta bouche, à ton odeur fruitée, et toi est-ce qu’il t’arrive de penser à moi ?
Oui, j’en suis sûre, après les moments merveilleux que nous avons passés ensemble.
Mon seul regret c’est de n’avoir pas eu le temps de te trancher la gorge.
N’oublie pas que je garde un œil sur toi.
À très bientôt F.G.

-Gustave Furlong dit-il. Quelle ordure grommela Morgan. Il comprenait pourquoi son ami était si bouleversé. Reid était toujours par terre.
-J’ai essayé d’oublier, j’ai vraiment essayé d’oublier ces cinq jours à black creek, mais c’est impossible, c’est gravé en moi pour toujours.
- Tu ne vois pas ce qu’il tente de faire, il cherche à t’effrayer, on agissant comme tu le fais, tu lui donnes de l’ascendant sur toi, s’énerva Morgan.
-Alors il a réussi…, sa gorge se noua, l’empêchant de finir sa phrase.
-Comment il a pu t’envoyer ce message du fond de sa cellule? S’interrogea Derek.
-J’en sais rien, c’est un homme très riche, il a pu payer quelqu’un à l’extérieur.
-Demain, on ira voir le procureur en charge de l’affaire et le directeur de la prison, nous les informerons du harcèlement de Furlong. Aller lève toi, il longea une main à Reid et l’aida à se mettre debout.
Reid avait du mal à mettre un pied devant l’autre sans trébucher, Morgan décida de l’aider à atteindre son lit pour qu’il puisse dormir et dessoulé. Malgré l’apparence frêle du jeune homme, il était lourd, après avoir monté les escaliers, Morgan le transporta jusqu’à la chambre. Il l’allongea sur le lit, et lui enleva ses chaussures.
-Je suis désolé de t’avoir insulté, marmonna le jeune homme complètement ivre.
-Moi aussi, je suis désolé, je n’aurais pas dû de frapper, répliqua Morgan.
Reid s’endormit immédiatement, l’alcool qu’il avait ingurgité l’avait achevé. Derek décida de le laissé dormir. Il commença à nettoyer les dégâts au rez-de-chaussée. Plus tard, il essayera d’appeler Emily pour voir si tout allait bien.

Vers cinq heures du matin, un courant d’air froid réveilla Émilie, elle éteignit la télé, et remarqua que la fenêtre de sa chambre était grande ouverte. Elle se leva, un frisson lui parcourut le corps. La température de la chambre avait chuté de manière spectaculaire. Elle referma la fenêtre à toute vitesse, mais quelque chose n’allait. Elle était sûre que cette fenêtre était fermée avant qu’elle aille se coucher. Elle attrapa son téléphone portable, il y avait deux appels en absence de Morgan. Elle sourit à la vue de son nom, elle voulut l’appeler à son tour.
-Non, non, tu ne dois pas, se raisonna-t-elle.
Elle sursauta en entendant un bruit qui provenait d’à côté. Elle enfila son vieux peignoir mauve, et attrapa son arme un 45 rangé dans le tiroir de sa table de chevet. Elle ouvrit la porte de sa chambre avec le bout du canon. Toute les lumières étaient éteints. Elle avança avec prudence dans la pénombre jusqu’au salon, et passa la lumière. Rien, tout était calme. Le grincement provenait de la cuisine, elle s’approcha et alluma lumière. Son chat, Sergio courut se frotter sur ses jambes. Elle remarqua les marques de griffure sur la porte métallique du placard du bas.
-C’est toi qui fait tout se raffut, s’exclama la jeune femme.

Elle prit le chat dans ses bras, fatigué, elle retourna se coucher. Elle entra dans sa chambre, Sergio était très agité, il sifflait de manière très agressif. Emily ne comprenait pas l’attitude de l’animal, elle dû le lâcher par terre, celui-ci s’enfuit sous le lit en quatrième vitesse. Elle s’agenouilla avec difficulté pour faire sortir Sergio de sa cachette. La jeune femme dos au placard, n’avait pas remarqué le danger se faufilant derrière elle.
Soudain, elle ressentit une piqure sur sa nuque. Surprise, elle fit volte face pour identifier son agresseur. C’était la jeune femme blonde rencontrée dans la salle d’attente du docteur Talbot, elle n’était plus enceinte. Émilie sentit son corps se ramollir, elle lâcha son arme puis tomba sur le dos. Allongé par terre, elle ne sentait plus ses membres, mais elle était toujours consciente.
La jeune femme habillée tout de noir s’agenouilla près d’elle, elle déboutonna la chemise de nuit d’Emily, puis elle enfila des gants en latex, et caressa le ventre rond de la jeune femme. Elle sortit de son sac un scalpel.
-On va bientôt être réuni mon chérie, dit-elle en souriant. Le cœur d’Emily s’accéléra, elle avait peur pas pour elle, mais pour le bébé. S’il lui arrivait malheur, elle ne s’en remettrais jamais. Elle voulait crier, se battre, mais rien affaire malgré ses effort, elle restait allongé là comme statufiée. Une larme coula au coin de son œil, puis finit sa course sur sa tempe.
L’intruse armée de son scalpel fit une incision au bas ventre d’Emily. Elle réussit à atteindre le bébé, elle fit sortir la tête puis le reste du corps suivit. Les pleures strident du bébé mit fin au silence qui régnait dans la chambre. La criminelle nettoya le bébé, et l’enveloppa dans une couverture bleu clair, puis s’assit sur le lit en chantonnant une berceuse que la jeune profiler n’arrivait pas à identifier. Emily voulait tant voir sa fille, la prendre dans ses bras, l’embrasser et lui dire qu’elle serait là pour la protéger des dangers de ce monde. La dernière chose qu’elle est vu avant de perdre connaissance, c’est cette femme qui emmenait loin d’elle son enfant.

Derek Morgan, allongé sur son lit n’arrêtait pas de penser à Emily et au bébé. Il allait être père, ça c’était sûre mais il n’arrivait pas encore à définir le type de relation qu’il avait avec Emily. Il l’a trouvait brillante, jolie, extraordinaire mais était-ce suffisant pour faire sa vie avec elle. Il avait marre de passer son temps à cogiter, il se leva, et regarda son réveille qui affichait cinq heures quinze.
-Emily doit surement dormir, se dit-il. Une idée qui lui semblait merveilleuse lui traversa l’esprit. Il irait très tôt chez elle pour lui préparer un petit déjeuner digne de ce nom. Il s’habilla et prit la clé de l’appartement d’Emily qu’il avait conservé de l’époque où ils avaient décidés d’essayer d’être un couple. En route, il passa acheter quelques viennoiseries dans la boulangerie préférer de la jeune femme.
Debout devant l’appartement d’Emily, il inséra la clé dans la serrure, mais il constata que la porte n’était pas fermée.
-Qu’est-ce qu’ils ont tous à laisser leur porte ouverte ? se demanda Morgan, en faisant référence à la visite faite Reid hier soir.
Il entra, la lumière était déjà allumé, tout était très calme. Il déposa le sac sur la table. Avant de commencer à préparer le p’tit déjeuner, il voulait regarder la mère de son enfant dormir. Il s’approcha de la chambre, et entrebâillât la porte, il jeta un œil. Le lit défait était vide, surprit, il entra carrément.
-Emily, Emily, appela le jeune homme en souriant.
En passant la lumière, il vit Emily par terre inconsciente, elle avait perdu énormément de sang, Derek se précipita auprès d’elle.
-Mon dieu, Emily, non, s’écria Morgan. Il vérifia le pouls de son amie. Il était très faible. Il prit son téléphone et appela les secours.


dodo_couette dodo_couette dodo_couette je pars me coucher.


Dernière édition par keli97 le Dim 13 Mai 2012 - 14:07, édité 1 fois
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Candies
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Dim 13 Mai 2012 - 10:38

Et bien, c'est gai tout ça !

Bah écoute, moi j'aime beaucoup ce début. Il y a une intrigue autour d'un peu tous les personnages et c'est vraiment très bien. Pauvre Emily ! (Bien que je ne sois pas fan des fan fictions où elle se retrouve enceinte, celle-ci passe facilement.)

Vivement la suite !
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Dim 13 Mai 2012 - 10:53

J'aime beaucoup ton histoire !!!
Je veux la chuite !!!!!!!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Dim 13 Mai 2012 - 14:35

épisode 2 ?
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Dim 13 Mai 2012 - 18:35

les petits moments entre Derek et Emily était mimi,
Spencer qui a du mal de se défaire de son passé, c'est triste le pauvre,
Emily n'a vraiment pas de chance la pauvre.
je suis trop impatiente de connaitre la suite, flower
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Dim 13 Mai 2012 - 19:14

je vous remercie tous pour vos coms, je suis contente qu'elle vous plaise, merci encore, la suite viendra bientôt, promis. sourit0
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Lun 14 Mai 2012 - 23:57

Ce début de fanfic est prometteur, VLS please...
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Mar 15 Mai 2012 - 2:35

Très bonne fanfiction bravo applaud
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Mer 16 Mai 2012 - 12:18

tu pars te coucher en nous laissant dans un suspens pareil???
C'est pas très gentil tout ça! angel
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Mar 12 Juin 2012 - 21:56

coucou1 Je poste une suite que maintenant, les exams ne m’ont pas laissés le temps. Bonne chance à ceux qui sont ou qui vont être en période d’examen. J’espère que cette suite plaira. Very Happy

Le bruit de la sonnette de la porte résonnait dans la tête Reid. Il se leva de son lit en ayant l’impression que son crâne se fissurait, et regrettait déjà d’avoir autant bu la nuit dernière. En voyant sa sale tête dans le miroir, Reid fut choqué, il portait encore les habilles de la veille. Ce n’était pas les seules choses qu’il remarqua, le séjour et la cuisine avaient été nettoyés, les fleurs avaient disparus.
-Derek, pensa-t-il. Il eut un petit sourire. La personne à la porte continuait à s’acharner sur la malheureuse sonnette.
-Du calme, j’arrive, gronda le jeune profiler soufrant d’une migraine atroce. En ouvrant Reid fut surpris de voir son supérieur l’agent Hotchner debout devant sa porte à sept heures du matin.
-Bonjour Reid, comment vas-tu ? lui demanda Hotch avec une voix pleine d’inquiétude en voyant la sale mine du jeune homme.
-Je vais bien, parfaitement bien, répondit le jeune profiler toujours planté devant la porte.
-Tu me fais rentrer ? lui demanda Hotch.
-Bien sûre. Le jeune homme se poussa sur le côté, et fit signe à son supérieur de rentrer. En six années de collaboration, c’était la première fois qu’Hotch venait chez lui.
-Je suis venu t’informer des résultats du test de dépistage, tu dois déjà le savoir, puisque tu ne te drogues pas, elles sont négatifs. Il conservait son éternel ton grave.
-Je vous l’avais dit pourtant, enchaina Reid en tenant sa tête à deux mains. Sa migraine le faisait atrocement souffrir.
-Tu peux revenir au sein de l’équipe, mais il y a une condition, désormais tu seras soumis à un test de dépistage de drogue tous les deux semaines. Le jeune homme ouvrit la bouche pour protester, mais Hotch ne lui laissait pas l’occasion d’en placer une.
-Écoutes, tu avais un flacon de dilaudid, Connaissant ton problème d’addiction, il vaut mieux être prudent, car nous faisons un métier assez dangereux, sur le terrain je veux un homme qui a sa pleine capacité, je ne veux pas d’un drogué au sein de l’équipe, déclara Hotch sévèrement. Reid resta silencieux les bras croisés, visiblement contrarié, il finit par ajouter :
-Je ne comptais pas en prendre. Ses yeux reflétaient de la tristesse. Hotch posa une main sur l’épaule du jeune agent pour le réconforter, et lui dit d’une voix paternel :
-C’est juste pour un temps, et puis je veux m’assurer que tu ailles bien, Prends une aspirine et va te préparer, on doit être au bureau dans moins de vingt minute. Reid lui fit un petit sourire, puis monta à l’étage. Hotch était conscient que Reid était en pleine dépression, il ne voulait surtout pas l’abandonner dans ce cap difficile. Hotch balayait du regard l’appartement du jeune homme, il ne l’imaginait pas de cette façon, si froid et impersonnel. Il s’approcha du piano.
-Rossi avait raison, se dit-il en passant sa main sur l’instrument. Son portable sonna, il fouilla dans la poche pour le prendre et décrocha.
-Hotchner.
-Morgan, je ne comprends pas, ralentit, qu’est-ce qui se passe ? …oh mon dieu, j’arrive. Il raccrocha.
-Reid, il faut qu’on y aille, lui cria le profiler au bas des escaliers.
-Dans quelques minutes répondit le jeune homme.
-Non, tout de suite. Reid apparut surpris par ce changement de ton soudain.
-Emily est à l’hôpital, s’exclama Hotch. Reid redescendit les marches en courant, il avait changé de vêtement.
-Qu’est-ce qu’elle a ? demanda le jeune homme troublé par cette nouvelle.
-Morgan m’a juste dit qu’on l’avait agressée chez elle. Reid était sous le choc. Ils quittèrent l’appartement dans la précipitation.


Les deux hommes arpentaient le couloir blanc de l’hôpital sans dire un mot. Aux urgences, on leur avait dit qu’Emily avait été transférer en chirurgie. Sous sa carapace d’impassibilité Hotch était très angoissé, il avait également été affecté par les évènements des mois passés, l’agression de Garcia, l’enlèvement de Reid, la mort de Kevin. Maintenant c’était Emily, un membre de son équipe, de plus enceinte d’être agressé chez elle. Il avait l’impression depuis bien longtemps que le monde ne tournait plus rond, voir des choses horrible et les subir ce n’est vraiment pas la même chose. Contrairement à Hotch, Reid montrait ses émotions plus facilement, chaque pas qui le rapprochait du service de chirurgie, son cœur s’accélérait, il avait si peur qu’elle meurt.
Ils étaient à présent dans le service de chirurgie qui était nettement plus calme que les urgences. Il y avait moins de médecin et d’infirmière courant dans tous les sens au chevet de différents malades, blessés ou agonisant. Ils se dirigèrent dans la salle d’attente, Hotch eu un sentiment de déjà-vu. A l’époque c’était Garcia qui se battait pour sa survie, aujourd’hui c’était Emily, son cœur se serra. Reid fut étonné de ne pas voir Derek. Cinq minutes plus tard Garcia, Rossi et JJ arrivèrent.
-Morgan, nous a prévenus qu’Emily avait été conduite à l’hôpital, s’exprima JJ visiblement affecté.
-Que s’est-il passé ? demanda Rossi d’une voix grave et tendue.
-Je n’en sais rien, répondit Hotch.
-Nous venons d’arriver, enchaina Reid complètement perdu.
-Où est Derek ? interrogea Garcia intrigué par son absence. Elle a eu pour toute réponse un haussement d’épaule de Reid. Quelques minutes plus tard deux inspecteurs de la criminel pointaient le bout de leurs nez. L’un était blanc dans la quarantaine, il avait une carrure plutôt imposante, un nez empâté lui donnant un air féroce, il avait un manteau marron en cuir qui semblait valoir cher, l’autre était un afro-américain plus jeune et mince, il avait un manteau noir beaucoup plus sobre que son collègue. Le plus vieux fit les présentations.
-Bonjours, je suis l’inspecteur Frank O’Donnell, voici mon coéquipier Harrison Carter, dit-il en serrant la main à toute l’équipe. Le plus jeune des inspecteurs fit de même.
-Nous sommes du FBI, c’est l’un des membres de mon équipe qui a été blessée, déclara Hotch.
-Exact, le type qui l’a trouvé, un certain Derek Morgan nous a effectivement dit qu’elle était du FBI, s’exclama Carter.
-Nous sommes chargés de cette affaire, nous revenons de chez la victime, enchaina O’Donnell comme pour montrer qu’il ne fallait pas trop marcher sur ses plates bande.
-Emily, rectifia Reid un peu agacé.
-Quoi ? dit-il surprit par l’interruption du jeune agent.
-Ce n’est pas la victime, c’est « Emily ». L’inspecteur O’Donnell dévisagea Reid pendant une seconde, et se tourna vers Hotch.
-Au FBI, vous embauchez de drôle d’énergumène, gloussa-t-il. Reid leva les yeux au ciel vexé, puis alla s’assoir. Toute sa vie, il avait eu affaire à ce genre d’abruti, il fallait ne pas trop insister.
-Dites-nous précisément ce qui lui ait arrivé, exigea Hotch. Au même moment un médecin débarqua un dossier à la main dans la salle d’attente, il semblait avoir le même âge et le même physique que Reid sauf qu’il était blond aux yeux bleu.
-Je suis Le docteur Samuel. Vous êtes là pour Emily Prentiss ? demanda-t-il.
-Oui, répondirent-ils presque tous en cœur.
-Nous avons pu stopper l’hémorragie, son état est stable, elle a été conduit en salle de réveille, expliqua le jeune médecin.
-Et le bébé ? demanda JJ. L’inspecteur Carter surprit fixa la jeune femme.
-Vous n’êtes vraiment pas au courant, lui dit le plus jeune inspecteur.
-Depuis au moins cinq minutes nous vous demandons de nous le dire, maugréa Rossi.
-On lui a pris son bébé, lâcha finalement l’inspecteur Carter.
-De quoi vous parler ? demanda Hotch.
-Quelqu’un lui a ouvert le ventre pour lui prendre son gosse, c’est plus clair pour vous, s’exprima L’inspecteur O’Donnell.
Garcia resta bouche ouverte, choquée par la nouvelle, Hotch et Rossi fixaient l’inspecteur de manière incrédule. JJ n’arrivait pas à croire ce qu’elle avait entendu.
-L’utérus de votre amie a été très endommagé, malgré nos efforts nous ne sommes pas parvenu à stopper l’hémorragie, donc nous avons été obligés de lui faire une hystérectomie, expliqua le médecin.
-Elle ne pourra plus avoir d'enfant, s’exclama JJ consterné par la nouvelle.
-J’en ai bien peur, je suis sincèrement désolé, ajouta le médecin.
-Vous pensez que l’enfant a pu survivre ? interrogea Hotch le visage sombre.
-Peut-être, un bébé à huit mois de gestation est viable s’il n’y a pas eu de complication, déclara le Médecin. Garcia en larme se réfugia prêt de Reid silencieux.
-Vous pouvez aller la voir, mais un seul à la fois car elle ne s’est toujours pas réveillée. On a décelé des traces de bromure de pancuronium dans son organisme. Sur ces mots le médecin s’en alla.
-Oh ! Mon dieu, frémit Reid. Hotch et Rossi se jetèrent un coup d’œil choqué.
-Quoi ? demanda Garcia ne comprenant pas la réaction des trois profiler.
-Le bromure de pancuronium est un paralysant, Emily était consciente pendant que…, Reid s’arrêta, il ne pouvait pas aller au bout de son explication. Cette vision d’effroi lui glaça le sang.
-Est-ce que ce genre de produit est facile d’accès ? S’informa JJ.
-Ce produit est utilisé dans le milieu médical, en chirurgie, ou dans le milieu pénitencier, il est l’administré aux condamnés à mort comme paralysant musculaire avant de leur faire l’injection létale. De nombreuse société pharmaceutique en produise, même si la commercialisation est règlementée, c’est facile de s’en procurer, expliqua Reid. Un silence pesant s‘installa, toute la petite équipe c’était regroupée devant la chambre d’Emily, les cœurs remplit de douleur devant cette abomination.


Reid et Garcia décidèrent de partir à la recherche de Derek, il fallait qu’il soit près d’Emily à son réveille. Ils cherchèrent dans toutes les chambres vides du service, pas de trace de Derek.
-Où a-t-il bien pu aller ? se demanda Garcia.
Reid remarqua l’escalier de secours, une idée lui traversa l’esprit.
-Il donne accès au toit, dit-il en désignant l’escalier à sa collègue. Peut-être qu’il a eu envie de s’isoler sur le toit, il aime le faire au BAU, ajouta-t-il.
Arrivé en haut, Reid poussa la grosse porte en fer qui émit un grincement aigue. Garcia et lui aperçurent Derek défoulant sa rage contre un mur, chaque impact de poing laissait une trace de sang rouge coquelicot. Garcia se précipita pour l’empêcher de recommencer.
-Arrête, tu te fais du mal, s’écria la jeune analyste en larme. Ils constatèrent que les vêtements de Morgan était couvert de sang, Reid a en déduit que c’était celui d’Emily. Sa main droite était salement écorchée.
-Cassez-vous, je veux être seul, hurla Derek, son visage était déformé par la rage et ses yeux étaient rouges. Les images d’Emily baignant dans son sang tournaient en boucle dans sa tête.
-Non, on refuse de te laisser, hier soir tu as été un véritable ami pour moi, c’est à mon tour de l’être, répliqua Reid.
-Tire-toi, où je jure que tu vas le regretter brailla Derek à Reid.
-Derek, arrête, supplia la jeune femme continuant à pleurer.
-Ta place est en bas auprès d’Emily, elle aura besoin de toi quand elle se réveillera, lui déclara Reid.
-Tu te fou de moi, ce n’était pas toi qui disais que tu avais rien à foutre de l’équipe, ironisa le profiler.
-Je ne le pensais pas, et tu le sais très bien, affirma Reid. Derek s’apprêtait à recommencer à boxer le mur lorsque Garcia couru vers lui, et le prit dans ses bras pour l’arrêter dans sa folie.
-Lâche-moi, gronda Morgan. La jeune technicienne resserra son étreinte. La tête enfouis dans le cou de Garcia, Morgan ne se contrôlait plus. Ses pleures se sont transformés en murmure plaintif.
-Emily, Emily, Emily, non, non répétait-il sans cesse dans les bras de son amie. Garcia resta silencieux car elle savait parfaitement que rien dans ce monde n’aurait pu consoler Morgan de ce drame. Reid s’approcha sans dire un mot et posa une main sur l’épaule de Derek, c’était sa façon à lui de lui faire sentir sa peine.
-Il faut rejoindre les autres, et tu dois faire soigner cette main, lui murmura Garcia à l’oreille. Il obéit mécaniquement comme déconnecté de la réalité. En descendant les escaliers, Derek s’arrêta et s’appuya contre le mur. Il essuya ses larmes.
-Oh ! Dieu, pourquoi ? Je n’ai même pas pu voir ma petite fille, la tenir contre moi, sanglota-t-il en fixant un point imaginaire. Garcia essayait de ravaler ses larmes, elle voulait paraitre forte pour Derek, et le soutenir.
-Ce n’est pas juste, Emily ne surmontera pas ce coup dur si on ne retrouve pas le bébé, s’indigna Morgan qui recommença à pleurer en sourdine.
-On va la retrouver même s’il faut qu’on remue ciel et terre, lui affirma Reid sur un ton convaincu.
-Peut-être est-elle déjà morte, j’imagine son petit corps au fond d’une rivière ou d’une cave sombre.
-Ne pense pas à ce genre de chose, lui conseilla Garcia. Ils retrouvèrent les autres dans la salle d’attente. JJ les larmes aux yeux enlaçait Morgan au si fort qu’elle le pouvait. Toute l’équipe l’entourait, lui apportant leurs soutient et un peu de réconfort. Les Deux inspecteurs tels des rapaces s’approchèrent.
-Justement vous voilà, nous n’avons pas eu le temps de finir notre petite conversation, déclara O’Donnell à Morgan. Hotch jeta un regard assassin au deux flics qui reculèrent d’un pas effrayé.
-Messieurs, vous pouvez vous en aller, mon équipe et moi prenons la suite, leur annonça Hotch calmement.
-C’est notre affaire, vous n’avez pas le droit de nous évincer, protesta Carter.
-Il s’agit de l’enlèvement d’un enfant, cela relève de la compétence du FBI, rétorqua Hotch.
-Quoi ? Vous plaisantez, enlèvement d’enfant? Vous croyez que ce bébé est toujours vivant, s’énerva l’inspecteur O’Donnell. Derek en colère par les mots du policier lui mit son poing dans la figure. Il fut projeté contre le mur, en se redressant, il constata qu’il saignait du nez, il essuya le sang avec la manche de son manteau.
-Je laisse passer pour cette fois à cause du drame que vous vivez en ce moment, recommencez et je n’hésiterais pas à vous arrêter, grogna-t-il. Les deux flics s’éloignèrent, O’Donnell se retourna en criant :
-Vous voulez cette affaire, alors je vous en fais cadeaux bande d’abruti. Les agents reprirent leurs conversation sans prêter attention aux deux policiers.



-J’ai beaucoup peine, qui a pu bien faire ce genre d’atrocité ? s’exclama Garcia toujours aussi bouleversée.
Tout le monde resta silencieux durant plusieurs minutes en repensant aux évènements de cette matinée.
-Est-ce que ça va Morgan ? S’enquit Rossi mettant fin à ce silence pesant. Il acquiesça de la tête. Garcia lui caressa le dos pour lui faire sentir sa présence.
-Tu vas la voir ? Questionna Reid en regardant Emily par la petite vitre de la porte.
-Oui.
Morgan prit son courage à deux mains et entra seul dans la chambre. Emily était reliée à toute sorte d’appareil qui mesurait, contrôlait sa tension, les battements de son cœur. Il s’approcha du lit, et la trouva si belle malgré les circonstances. Il lui prit la main, et y déposa un baisé. Les autres contemplaient la scène depuis l’extérieur.
-Il faut se rendre chez Prentiss, finit par dire Hotch. Ils s’en allèrent en laissant Morgan seul avec Emily.
-Et l’affaire du tueur de prostituée ? lui demanda JJ.
-Je la confirais à quelqu’un d’autre, je pense que l’équipe de Peterson pourra s’en occupé, décida Hotch.


Ils arrivèrent à l’appartement de la jeune femme. Rossi s’aperçut que la porte d’entrée n’avait pas été fracturée.
-L’agresseur devait avoir la clé, supposa le vieux profiler.
-Comment a-t-il pu l’obtenir ? demanda JJ intriguée par ce mystère.
-Nous sommes passé devant la conciergerie, elle était sans surveillance, déclara Rossi.
-Il aurait été facile de faire une copie de la clé, en déduit Hotch.
-Emily n’a pas été choisi au hasard, son assaillant devait connaitre son emploi du temps, les moments où elle se retrouvait seule chez elle, expliqua Reid. Hotch entra le premier dans la chambre, il jeta un coup d’œil rapide, en voyant la moquette souillé par le sang, les souvenirs de sa propre agression par Foyet refirent surface. Il respira un bon coup pour effacer cette imagine de sa tête. Les autres entrèrent à leur tour, ils restèrent là, silencieux fixant cette moquette autrefois beige.
-L’individu aurait tout planifié ? Questionna JJ.
-Oui, le bébé était la cible, affirma le jeune agent.
-Développe, lui ordonna Hotch les yeux rivé sur la grosse tâches rougeâtre.
-Si c’était une forme de de psychose extrême, au lieu de kidnappé un enfant déjà née, l’agresseur a fait une fixation sur celui qu’attendait Emily, alors il s’est mise à l’épier, a l’observer de loin, il a même dû suivre l’évolution de sa grossesse.
-Pourquoi l’agresseur n’a pas tout simplement attendu que l’enfant naisse ? répliqua Hotch perplexe.
-Je ne sais pas, peut-être un évènement imprévu est survenu, supposa le jeune agent. Rossi fouinait un peu partout dans la chambre. En ouvrant le placard, il déclara :
-Celui qui s’en est pris à Emily devait sans doute se cacher dans le placard.
JJ entreprit d’inspecter tous les tiroirs de la chambre, commode, coiffeuse, rien ne semblait avoir été déplacé, dans celui de la table de chevet, elle découvrit le badge d’Emily et l’étui de son arme vide. Elle le prit pour la montrer aux autres.
-Je crois que l’agresseur a embarqué l’arme d’Emily, déclara JJ.
-Pourquoi prendre l’arme si le but était de prendre l’enfant ? interrogea Reid, ne trouvant pas de logique cohérente à l’attitude du Kidnappeur.
-Garcia arrivée au bureau, je veux que tu contact tous les commissariats de la ville, si cette arme est utilisée dans une affaire, je veux être le premier au courant, lui ordonna Hotch.
-Ce sera fait, dit la jeune analyste.
Sergio n’arrêtait pas de frotter son corps poilu sur les jambes de Garcia en miaulant, elle se baissa pour le prendre.
-Qui va s’occuper du chat de D’Emily ? s’interrogea-t-elle. Personne ne répondit. Mon petit Sergio cela te plairait de venir vivre avec moi, ajouta la jeune femme. En cherchant dans le placard de l’entrée, elle trouva une petite cage. Elle glissa le matou à l’intérieur pour pouvoir le transporter plus facilement. Garcia avait également prit une petite valise dans le placard de la chambre et l’avait rempli de vêtement pour Emily.
Après avoir examiné l’appartement au millimètre près, les agents ont interrogés les habitant de l’immeuble, aucun d’entre eux n’avaient rien vu de suspect, puis ils se rendirent à la conciergerie. En arrivant au rez-de-chaussée, ils trouvèrent un vieux monsieur squelettique, les joues creuses en train de balayer le hall.
-Vous êtes le concierge, le questionna Hotch.
-Oui, répondit-il timidement en cessant son ouvrage.
-Je suis l’agent Hotchner, voici mes collègues l’agent Rossi, Reid et Jareau et notre analyste l’agent Garcia.
-Moi, c’est Roger Lambert, vous êtes ici à cause de la jeune dame qui s’est fait agressé, c’est terrible, de nos jours personnes n’est en sécurité même chez soi, s’indigna le vieillard.
-Oui, vous avez totalement raison, lui répondit Rossi.
-Nous voulions vous demander si vous gardiez toutes les clés des appartements de l’immeuble dans votre loge ? l’interrogea Hotch.
-Oui, suivez-moi. Il les conduisit dans une petite pièce qui ne devait pas faire plus de 20 m², malgré la petitesse des lieux, la pièce était très propre, un vieux lit coincé contre un mur couvert d’un papier peint des plus hideux, condamnait une seconde porte. La pièce contenait une petite gazinière, à l’autre bout il y avait une table sur lequel était posée une petite télé et un frigo miniature, une statue de la vierge Marie avec un rosaire noire. Il se pencha sous son lit et attrapa une boite à chaussure, il eut du mal se redresser.
-La vieillesse c’est terrible, s’exclama le vieux bonhomme. Il ouvrit la boite et la donna à Hotchner.
-C’est la dedans que je conserve toute les clés, renseigna le concierge. Sur chacune des clés est inscrit le numéro de l’appartement correspondant, ajouta le vieux concierge.
Les deux profiler trouvèrent celle D’Emily.
-Vous n’avez pas remarqué quelque chose d’étrange ou de suspect dans l’immeuble ces derniers temps ? demanda Rossi.
-Non, je ne crois pas. Vous savez cela fait 3 ans que je suis concierge dans cette immeuble, il n’y a jamais rien qui se passe ici, tout le monde est sympathique, expliqua Lambert.
-Nous pensons que quelqu’un est entrée chez vous et a fait un duplicata de la clé de l’appartement D’Emily Prentiss.
-Ah ! Oui, et bien peut-être, je ne ferme pas vraiment, et je ne suis pas toujours là, s’exclama le vieil homme. Avec l’aide de l’église St Antoine, je distribue des repas chaud et des vêtements chaque week-end au plus démuni.
-Il y a quoi derrière cette porte ? S’enquit Reid intrigué, il scrutait la pièce, et ressentait quelque chose d’étrange chez ce vieux monsieur.
-Ce n’est qu’un vieux placard, j’ai tellement accumulé de chose la dedans que je n’ose plus l’ouvrir. Reid lui lança un regard perplexe, il ne semblait pas convaincu par la réponse de Lambert. Hotch remercia Lambert et annonça aux autres qu’il était temps de rentrer au Bau. Une fois partit, le regard de Lambert se transforma, il était devenu plus froid.
- Ils ne doivent pas découvrir mon implication dans cette histoire, c’est la faute de cette garce, pensa-t-il.



Il était plus de 15h. Emily cligna des yeux avant de les ouvrit totalement. Elle jeta un regard circulaire, la chambre contenait qu’une petite armoire et une vieille chaise sur lequel était assis Morgan, il avait pu rentrer ce changer. Il alla se tenir près de la jeune femme.
-Mor…, Morgan, balbutia-t-elle. Derek lui fit un sourire plein de tendresse.
-Du calme, lui dit-il en lui caressant les cheveux. Emily devina qu’elle était à l’hôpital. Elle toucha son ventre, brusquement, tous les souvenirs des dernières heures lui revenaient. Elle se voyait allongé dans sa chambre, incapable de bouger, la femme rencontrée dans le cabinet du docteur Talbot se trouvait à l’intérieur de son appartement. Les pleures du bébé, Tout devenait clair, son bébé lui avait été arraché.
-Mon bébé, murmura-t-elle en se redressant brutalement.
-Où est mon bébé ? répéta la jeune femme paniquée.
-Du calme, reste calme. La jeune femme arracha sa perfusion, débrancha les appareils auquel elle était reliée, elle voulait se lever mais Morgan fit barrage avec son corps.
-Il faut que je retrouve la femme chez le docteur Talbot, elle m’a attaqué mais elle n’était plus enceinte, raconta Emily en pleure et agité, elle tremblait de partout.
-Chut, chut, du calme, lui dit Derek en essayant de la maintenir sur le lit.
-Comment peux-tu me demander de rester calme ? Tu n’as jamais voulu de cette enfant, sort d’ici, dégages, hurla la jeune femme hystérique.
-Infirmière, infirmière, appela Morgan en plein désarrois. Deux infirmières accompagnées du docteur Samuel entrèrent dans la chambre, Morgan s’écarta de la jeune femme, laissant ainsi le champ libre au personnel médical. Se tenant dans l’embrassure de la porte, Morgan regardait Emily en pleure, et un sentiment d’impuissance l’envahit. En quelques secondes, la jeune femme passa d’un état agité à un état très calme. En ressortant le médecin s’arrêta près de Morgan et lui dit :
-Nous avons dû lui donner un sédatif, elle va dormir, vous devriez revenir plus tard.
Derek regarda Emily puis retourna au bureau, il se rappelait parfaitement de cette femme, malheureusement, il ne connaissait pas son identité. Il espérait que grâce à une description, cette femme serait identifiée.
En arrivant, il fonçant tout droit dans le bureau de Hotch sans faire attention à Garcia et Rossi. Deux minutes plus tard, les deux hommes sortirent ensemble.
-Garcia appel l’agent Muller, il doit nous faire un portrait-robot de la femme qui attaquée Emily et kidnappée son enfant, ordonna Hotch. Toi Derek tu vas avec elle, ajouta-t-il.
La jeune technicienne opina de la tête, et fila aussi vite qu’elle le pouvait avec Derek sur ses talons.
-Derek connait l’agresseur ? demande Rossi curieux.
-Il semblerait qu’ils l’ont rencontré quelques heures avant chez obstétricien d’Emily.
-Donc la théorie comme quoi Emily avait été choisi est donc confirmé, soupira Rossi. Hotch acquiesça.
Les deux profiler rejoignirent Reid dans la salle de réunion pour lui raconter les avancés de l’enquête. Au même moment JJ arriva précipitamment le visage grave, d’un seul coup elle annonça :
-L’arme d’Emily a servi dans un homicide il y’ a moins de deux heures.
-Qu’est que tu dis ? demanda Rossi n’arrivant pas à croire ses oreilles.
-La victime est un ancien petit dealer sans envergue Marius Taylor, il a reçu une balle en pleine tête, son corps a été retrouvé dans son appartement par une voisine.
-Qui s’occupe de cette affaire ? Questionna Hotch.
-C’est le commissariat du district 39, répondit la jeune femme.
-Dave et Reid vous irez chez Taylor pour avoir plus de détails sur cette affaire, compta toi JJ tu viens avec moi interroger le docteur Talbot.




Il n’a pas fallu bien longtemps à Reid et Rossi pour arriver chez Taylor dans le quartier d’union station. Rossi enleva les scellés sur la porte de l’appartement, lui et Reid entrèrent. C’était un petit appartement comportant une seule chambre et une minuscule cuisine laissé à l’abandon. Les meubles ne cadraient pas. Taylor avait un écran plat presque aussi grand que le mur du salon, un home-cinéma, des fauteuils en cuir marron. Il y avait au moins pour 15000$ d’appareils.
-Comment ce type pouvait-il se payer tous cela ? S’étonna Rossi.
-Il aurait pu se payer une femme de ménage, s'exclama Reid en constatant le désordre.
-A première vu l’appartement a dû être fouillé, conclut Rossi.
-Ou bien, c’est un vrai porc ce Marius Taylor, ajouta Reid avec un petit sourire.
Il se dirigea vers le salon, le fauteuil situé devant la télévision était taché de sang, l’écran plat avait également reçu quelques gouttelettes de sang mêlé à des éclats d’os et de cervelles.
-Je crois qu’il a dû être tué devant la télé, supposa le jeune profiler en fixant les tâches de sang séchés.
Reid et Rossi inspectaient l’appartement avec minuties lorsque les deux inspecteurs (O’Donnell et Carter) rencontrés ce matin à l’hôpital firent leurs apparitions.
- Vous ne devriez pas être là ? Vociféra O’Donnell en voyant les deux profiler.
-Comment saviez-vous que nous étions chez Taylor ? demanda Rossi calmement.
-Une voisine nous appelé pour nous dire que deux hommes étaient entrés dans l’appartement, répondit Carter.
-Sortez d’ici où je vous embarque, menaça O’Donnell.
-C’est notre enquête, ajouta Carter.
-Il est hors de question que nous partions, nous menons également une enquête, déclara Reid en soutenant le regard O’Donnell, chose que Reid ne se croyait pas capable il y a encore peu de temps.
-Vous les fédéraux vous pensez que vous avez tous les droit, gronda O’Donnell. L’inspecteur s’avança près de Reid pour l’intimidé, cette tactique n’eut aucun effet sur le jeune agent.
-Je crois que notre cher inspecteur O’Donnell a une dent contre les fédéraux, se moqua Rossi.
-Tu as tout à fait raison, je parie qu’il voulait devenir un agent, dites-moi avec le petit pois qui vous sert de cerveau combien de fois avez-vous tenté d’intégrer le FBI inspecteur O’Donnell, une, deux trois fois, ironisa Reid. O’Donnell dans un accès de colère balança une droite à Reid. Rossi s’interposa pour protéger Reid d’une deuxième attaque.
-Enfoiré, c’est la deuxième fois cette semaine, gémit le profiler la bouche en sang.
-Je vous arrête pour insultes envers un policier, ricana O’Donnell. Les deux inspecteurs menottèrent Rossi et Reid, puis ils jetèrent à l’arrière de leur véhicule sans ménagement.
-Vous allez le regretter, leur dit Rossi furieux de la tournure des évènements. Reid ne disait plus rien. Ils furent emmené sirène hurlante au commissariat. O’Donnell les installèrent dans une cellule sentant la pisse et la sueur des anciens détenus. Il était 18 h00.
-Nous voulons appeler notre supérieur, exigea Rossi.
-Ouais, on verra plus tard, déclara O’Donnell, en poussant Rossi dans la cellule.
L’odeur y était insoutenable, Rossi sortit un mouchoir et se couvrit le nez. Reid s’assit sur l’unique banc présent, la tête basse.
-C’est de ta faute Reid, si nous sommes dans cette situation en provoquant ces deux idiots, lui reprocha Rossi. Reid le toisa sans dire un mot. Rossi s’assit près du jeune homme.
-Où est passé le jeune homme gentil, compréhensif qui croyait que la violence n’était jamais la solution ? demanda Rossi. Reid se leva et se refugia à l’autre bout de la cellule sans répondre.
Une heure c’était écoulé, Rossi avait enlevé sa veste à cause de la chaleur étouffante.
-Mettre le chauffage à fond est la nouvelle technique d’interrogatoire de la police, ainsi les criminels sont obligés d’avouer leurs crimes s’ils ne veulent pas cuir, déclara Rossi en riant.
Reid n’écoutait pas, et transpirait à grosse goutte. Il n’arrivait pas à rester en place, son cœur s’emballait, il n’arrivait pas à se calmer, être enfermé l’angoissait plus que tous, cela lui rappelait d’horrible souvenir. Rossi remarqua l’état du jeune homme, le seul moyen pour qu’il aille mieux était de le distraire. Il se rapprocha du jeune agent.
-Je me rappelle plus très bien, mais l’Etat avec le taux de criminalité le plus élevé est la Californie.
-Non, c’est la Louisiane.
- Rappelle-moi les statiques ?
-37%.
-Si élevé, mais la Louisiane applique la peine de mort pourtant, s’exclama Rossi.
-La peine de mort n’a jamais été un facteur dissuasif pour les criminels, si les Etats dépensaient plus pour aider la population, en l’éduquant, en le sortant de la misère peut-être que le taux de criminalité baisserait. Les deux hommes se lancèrent dans un débat politico-judiciaire.
Un policier et Hotch apparurent devant la cellule, l’officier libéra les deux agents. En sortant Reid remercia Rossi, il avait compris le petit stratagème de son collègue, il l’avait aidé à ne plus penser à ses angoisses en passant le temps. En réponse, Rossi lui donna une petite tape dans le dos.
-Comment as-tu su que nous étions là ? Interrogea Rossi.
-L’agent Peterson, lui et son équipe s’occupent de l’affaire des prostituées assassinées, donc il se trouvait dans le commissariat, il vous a vu arrivés menottes aux poignets et il m’a prévenu, expliqua Hotch.
-Heureusement, je supportais plus d’être enfermé dans cette puanteur, s’exclama Rossi.
-Dites-moi, ce qui c’est passés ? ordonna Hotch.
-Les deux flics de l’hôpital ont voulu nous donner une petite leçon, répondit Rossi avec une pointe de colère dans sa voix.
-Reid, ils t’ont frappé, constata Hotch. Le jeune agent c’est contenté de répondre par un mouvement de tête.
Ils entrèrent dans le bureau du capitaine William, un afro-américain d’une cinquantaine d’année bien bâtit, (Hotch et Rossi l’avait déjà rencontrée la veille dans l’affaire du tueur de prostituée). Les murs étaient recouverts de récompense témoignant de sa longue carrière.
-Je suis sincèrement désolé pour le comportement de mes hommes, je n’étais pas au courant de ce qu’ils avaient fait, dit-il en désignant O’Donnell et Carter. Tous deux évitaient soigneusement de regarder les trois agents, ils avaient dû passer un sale quart d’heure dans le bureau de leurs supérieurs.
-Allez, messieurs ! Présenter vos excuses immédiatement, la colère était perceptible dans la voix du capitaine.
O’Donnell se pinça les lèvres, il était visiblement agacé de devoir se rabaisser devant ces foutus fédéraux.
-J’entends rien, gronda le capitaine, ses yeux jetaient presque des éclairs en directions des deux inspecteurs.
-On est désolé de vous avoir arrêté alors que vous faisiez uniquement votre travail, déclarèrent les deux inspecteurs en cœur.
-Je tiens à signaler que l’inspecteur O’Donnell m’a frappé, s’exclama Reid. Le capitaine lança un regard noir à O’Donnell.
-Tu me fait chier O’Donnell, il y a toujours un problème avec toi, comment as-tu pu frapper un agent du FBI. Aller donne-moi ta plaque et ton flingue, tu es suspendu une semaine sans solde.
-Mais…, Reid arborait un petit sourire victorieux. Hotch lança un regard réprobateur au jeune agent.
-Obéit, coupa le capitaine. L’inspecteur déposa sa plaque et son arme, et parti en claquant violement la porte.
-Carter, je veux que tu leurs donnes un accès total au dossier de Taylor, compris. Le jeune inspecteur opina. Il sortit accompagné des agent du FBI.
-A quelle heure Taylor a-t-il été tué ? S’enquit Hotch.
-Vers 10h00 du matin une voisine nous appelé, elle avait entendu un coup de feu chez Taylor, le temps qu’on arrive sur les lieux c’était trop tard. Celle qui a fait ça est une pro, elle lui logé une balle entre les deux yeux et est ressorti sans être inquiété, mais avant il semblerait qu’elle fouillé chez lui.
-Vous dites « elle », C’est une femme ? demanda Rossi
-Oui, une jeune femme blonde, notre témoin l’a vu mais elle est incapable de nous donner une description précise. Hotch se tourna vers le reste de son équipe en déclarant :
-Cela doit être la femme qui a kidnappé l’enfant d’Emily.
-Inspecteur, elle n’était pas accompagnée d’un nouveau née ? Continua Hotch.
-Non pas que je sache, la voisine ne nous a jamais parlé d’un bébé, rétorqua Carter. Marius Taylor n’était qu’un pauvre type. L’inspecteur longea le dossier Taylor. Hotch le feuilleta, il y avait quelque photo, du cadavre, et de l’appartement, le témoignage du voisinage, lorsqu’il eut finit, il le passa à Rossi, puis à Reid.
-Vous connaissez Marius Taylor ? demanda Rossi.
-Pas personnellement, je sais juste que O’Donnell et lui ont grandi dans le même quartier, enfants, ils étaient amis avant que Marius Taylor fasse carrière dans la délinquance.

Les trois agents entrèrent au bureau, ils se rendirent directement dans la salle de réunion où les autres les attendaient.
-Reid, tes lèvres, s’exclama Garcia en voyant une nouvelle blessure.
-T’inquiète pas, ce n’est rien, rassura le jeune homme. Hotch s’assit, le visage sombre, l’affaire se compliquait d’avantage. Derek n’était plus que l’ombre de lui-même, il n’arrêtait pas de gesticuler sur sa chaise impeccable de se concentrer sur le débat.
-Notre visite chez le docteur Talbot nous a rien appris de plus. Nous sommes désormais certain qu’elle a utilisée l’arme d’Emily pour assassiner ce Marius Taylor, il faut absolument découvrir son lien avec notre suspecte, expliqua Hotch.




Le lendemain, Emily en avait assez d’être ici, d’être gavé de pilule (antidouleur et de calmement). Elle se leva avec difficulté, ouvrit l’armoire, et attrapa sa vieille valise, prit les premiers vêtements qu’elle trouva, un gros pull blanc et pantalon de laine noire, Garcia avait eu également la bonne idée de lui emmener son sac à main. Une infirmière aux formes généreuse entra dans la chambre, elle comprit les intentions d’Emily.
-Vous ne pouvez pas partir, lui ordonna l’infirmière.
-C’est ce je compte faire, et vous ne pourrez pas me retenir, rétorqua Emily. L’infirmière partir d’un pas pressant, quelques minutes plus tard, elle réapparut avec le docteur Samuel.
-Vous devez rester, l’opération que vous avez subie est très lourde, expliqua le médecin.
-Docteur, je veux m’en aller, et c’est ce que je vais faire, affirma Emily.
-Très bien, mais il va falloir signer une décharge.
-Tout ce que vous voudrez. Elle suivit le docteur, jusqu’à l’accueil, il lui donna une ordonnance, Emily signa la diffèrent document et sortit.
A l’extérieur, régnait un froid glaciale, l’air était lourd, le ciel était sombre, les gens se pressaient pour rentrer. Elle décida de marcher un peu malgré une douleur lancinante au bas ventre. Elle traversa un petit parc désert, le vent faisait balayait les feuilles mortes tombées des arbres. Puis, elle longea la rivière d’Anacostia. Pendant un bref instant sur le trottoir d’en face, elle crut apercevoir la femme responsable de l’enlèvement de son enfant, sans réfléchir, elle traversa la rue. En s’approchant, elle réalisa que c’était une erreur. Après une demi-heure à errer sans but précis, Emily décida de rentrer chez elle. Elle prit un taxi qui la déposa au pied de son immeuble.
Ne sentant pas la force de prendre l’escalier, elle prit l’ascenseur. Elle resta plantée devant sa porte durant quelques minutes, finalement elle pénétra dans son appartement avec une boule au ventre. Elle alluma la lampe du salon, tout semblait si calme mais pourtant tout était différent, elle déposa son sac et sa valise sur le canapé. Emily se rendit jusqu’à sa chambre, poussa la porte, elle était plongée dans le noire. Emily s’avança dans la pénombre, et s’assit sur le lit.




Garcia avait passer toute la journée à chercher l’identité de la femme du portrait-robot, elle se leva souriante et fière d’elle. Elle déposa une photo devant chacun des profiler.
-J’ai une surprise pour vous mes chéries, j’ai reçu à identifier cette femme grâce au portrait-robot faite par l’agent Muller. Je vous présente Sara Lambert, âgée de 30 ans. Pas d’adresse connu, son dernier emploi était dans une boite de striptease le « Florencia », c’était il y a plus deux ans.
-Lambert, comme le concierge, s’étonna Reid.
-Oui, Roger Lambert est le père de Sara.
-Cela explique comment cette femme a eu la clé de chez Emily, déclara JJ.
-Retrouvons ce type, peut-être qu’il sait où se trouve Sara. Hotch et son équipe se préparaient à partir chez Lambert. Garcia annonça qu’elle irait à l’hôpital rendre une visite à Emily.
-Derek, tu devrais venir avec moi, ajouta-t-elle.
-Je suis la dernière personne qu’Emily est envie de voir, hier, elle s’est mise en colère, s’exprima-t-il.
-Et alors ! Son enfant a disparu, ton rôle c’est de l’aider, s’exclama Garcia énervé. Derek savait que la jeune analyste avait raison, son rôle était de soutenir Emily. Tous deux partir pour l’hôpital.
Arrivé à l’hôpital, les deux amis se rendirent directement dans la chambre d’Emily. En voyant la chambre vide, Garcia ressentit la peur l’envahir.
-Non, s’il y avait eu quelques choses, l’hôpital les auraient prévenus, se rassura-t-elle. Morgan semblait encore plus perdu que la jeune technicienne en découvrant le lit vide. Garcia se précipita dans le couloir à la recherche d’une infirmière ou de n’importe de qui pouvant répondre à ses questions. Elle interpella une infirmière.
-Madame, où est passé la jeune femme qui occupait cette chambre ? demanda Garcia terrifié par la réponse.
-Elle a quittée l’hôpital il y a plus de trois heures, répondit-elle.
-Comment avez-vous pu la laisser partir dans son état ? hurla Morgan en colère. Les autres personnels soignant à proximité le dévisagèrent durement.
-Vous êtes dans un hôpital, donc je vous prie de vous calmez, de plus Melle Prentiss a signé une décharge, elle n’a pas voulu rester, expliqua l’infirmière qui se retenait de gifler Morgan.
-Merci, lui dit Garcia. Ils s’en allèrent en réfléchissant où Emily aurait bien pu aller dans son état.
Le visage de Garcia s’éclaira, elle pensait trouver Emily dans son appartement, plus précisément dans la chambre du bébé, c’était le seul endroit où Emily se sentirait proche de son enfant. Ces derniers mois JJ et Garcia avait beaucoup aidé Emily avec la décoration de la chambre. La jeune femme y avait apporté beaucoup de soins, elle voulait que tout soit parfait, Garcia savait l’importance que cette chambre avait pour elle.
En arrivant les deux collègues constatèrent que Hotch et une dizaine d‘autre agent encerclaient totalement l’immeuble, Morgan et Garcia essayèrent de se frayer un chemin jusqu’à l’entrer. Dans le hall, Hotch, Rossi, JJ et Reid se tenaient devant la porte de Lambert se préparant à entrer.
-Vous devriez être à l’hôpital, chuchota Hotch ne voulant pas faire de bruit, il devait surprendre leur homme.
-Emily a quittée l’hôpital, nous pensons qu’elle s’est réfugiée chez elle, murmura Morgan.
-Bon ok, vous deux mettez-vous à l’abri c’est trop risqué sans gilet. Morgan et Garcia obéirent sans discuter.
-Un, deux, trois, Hotch défonça la petite porte d’un seul coup de pied. Lui et son équipe s’engouffrèrent dans le petit studio. Il n’y avait personne. Rossi ouvrit la deuxième porte, elle donnait accès à un sous-sol sombre. Rossi a été le premier à descendre, suivit de JJ, puis Hotch, Reid resta planté dans l’embrassure de la porte fixant ce sous-sol noyé dans l’obscurité cachant certainement des monstruosités. Hotch se retourna fixant le jeune profiler.
-Tu viens, lui lança son supérieure.
Reid prit de panique, recula et finit par sortir en courant. Il s’en voulait d’avoir réagi de la sorte, il se trouvait lâche.
-Un agent du FBI ne se comporte pas ainsi, se disait-il furieux de n’avoir pas pu contenir ses émotions.
-Reid, tout va bien ? lui demanda Garcia inquiète.
-J’en ai plus qu’assez qu’on me demande toujours la même chose, répondit Reid avec une pointe d’agacement dans la voix.
- Ne T’en prends pas à moi, protesta Garcia en montant dans l’ascenseur avec Morgan. Reid estimant qu’il ne saurait d’aucune utilité pour Hotch et les autres décida d’accompagner Derek et Garcia chez Emily. Ils entrèrent facilement, la porte n’était pas fermée.
-Emily, appela Morgan. Les trois agents remarquèrent le sac à main et la valise, Emily était bien là.
Ils avancèrent jusqu’au bout du couloir. Une jolie mélodie provenait de la chambre du fond. Garcia ouvrit la porte, Emily était assise sur une chaise à bascule blanche tenant contre elle une petite boite en bois sur lequel une petite ballerine tournait au rythme de la musique produit par la boite. Penelope entra avec les deux profiler sur ses talons. Au milieu, il y avait un magnifique berceau avec des moulures représentants des licornes. Les autres meubles, armoire table à langer etc… étaient blancs, les murs étaient jaune pastel. Morgan alla s’accroupir devant la jeune femme.
-Emily tu n’aurais pas dû quitter l’hôpital, dit-il en essuyant délicatement les larmes de la jeune femme avec sa main.
-Je voulais le lui donner, dit-elle en montrant la boite à musique à Morgan. Ma mère me l’avait offerte et j’espérais…, sa voix finit par un sanglot. Garcia et Reid se retirèrent au salon pour laisser aux deux agents un peu d’intimité.
-Je te promets que tu pourras le faire, je te jure sur ma vie, lui affirma Morgan. Emily posa les yeux sur Derek et vit qu’il croyait sincèrement à ces mots.
-Ecoutes, nous avons découvert l’identité de la femme, elle s’appelle Sara Lambert, c’est la fille du concierge de ton immeuble.
Oubliant la douleur physique Emily se leva en vitesse et sortit de l’appartement. Il fallait qu’elle aille en bas chez M. Lambert. Deux ans qu’elle s’était installée dans l’immeuble, jamais elle s’était méfiée de ce vieillard, ils se croisaient de temps en temps et se saluèrent rien de plus. Arrivé devant la loge du concierge envahit de fédéraux, Emily entra, au même moment, Hotch et les autres remontaient du sous-sol.
-Emily, tu te sens bien ? demanda-t-il.
-Vous l’avez trouvé ? demanda Emily plein d’espoir.
-Il s’est enfuis, le pire c’est que nous avons découvert qu’il est le tueur de prostituée sévissant à Washington, déclara Hotch. Emily recula d’un pas et se laissa tomber sur une chaise, sa déception était grande.
-Au sous-sol, il y a tout son attirail pour réaliser son rituel, annonça Rossi.
-Nous avons trouvé la baignoire qu’il se sert pour noyer ses victimes, du sel en quantité importante, des rosaires, puis ce manuscrit où Lambert décris ses rituels, énuméra JJ.
-Il faudra faire venir les techniciens scientifiques pour analyser le sous-sol.
-Rien à propos de sa fille Sara et de mon enfant ? Questionna Emily remplit de chagrin.
-Non, je suis désolé, lui dit Hotch.
-Sara Lambert travaillait avant dans une boite de striptease, peut-être qu’elle a gardé contact avec certain de ses collègues, supposa Rossi.
-Quel était le nom déjà ? Questionna JJ.
-Le Florencia, affirma Reid.
-C’est la seule piste que nous ayons pour l’instant, donc je propose qu’on s’y rendre ce soir, annonça Hotch.
-Je viens, déclara Emily déterminé.
-Ce n’est pas une bonne idée, tu n’es pas totalement remise…
- Je partirai à la recherche de ma fille avec ou sans l’équipe, dit-elle en coupant la parole à Hotch.
-Très bien Emily, tu nous accompagnes, mais tu ne dois pas intervenir, s’exclama Hotch.




Le parking du Florencia était bondé, les gens se pressaient les uns les autres dans la file d’attente de l’entrée principale. Deux colosses (un afro-américain et un asiatique) montaient la garde et se chargeaient de filtrer l’entrée. Hotch et son équipe remontèrent la file, le groupe de profiler se positionna devant l’asiatique en lui montrant leurs badges.
-FBI, lui dit Hotch d’un ton fort et ferme pour lui montrer qu’il n’avait pas peur de lui.
A voir la tête du géant, il n’était absolument pas ravi. Il se poussa en grognant, en laissant entrer les agents du FBI.
A l’intérieur de la boite de striptease, il y avait une ambiance électrique, des faisceaux de lumière valsaient dans tous les sens, la décoration avait pour thèmes l’époque victorienne, il y avait deux filles complètement nu sur scène qui dansait lascivement au tour d’une barre métallique sur une musique dance, toutes les tables étaient occupés, il n’y avait plus un tabouret de libre au bar. JJ remarqua un groupe d’homme ayant la cinquantaine assissent dans un coin discret de la boite, fumant des cigares, se soulant, une images lui traversa l’esprit, elle les voyait rentrer chez eux dormir aux côtés de leurs épouses en omettant de leurs dire qu’ils ont passés toute la nuit à regarder et à se frotter contre des jeunes femmes ayant l’âge de leurs propres enfants. Cette image l’écœura.
Une fille portant uniquement un short minimaliste, les seins à l’air s’approcha des profiler en arborant un sourire.
-Bienvenue au Florencia, puis-je vous aider.
-Vous connaissiez une certaine Sara Lambert ? lui demanda Rossi en lui montrant une photo de la suspecte.
-Oui, elle a travaillé ici durant trois ans avant de partir, mais vous devriez plutôt parler avec son ex coloc Ava, leur dit la jeune femme.
-Où nous pourrions la trouver ? demanda Hotch.
-Elle travaille également ici, répondit la jeune femme. Un homme avec un bouc portant un costume de grande marque arriva derrière la femme jeune.
-Rubi, tu devrais retourner au travail, je m’occupe de nos invités, dit-il sur un ton qui n’avait rien d’aimable.
-Très bien, patron. La jeune femme reprit son rôle d’hôtesse.
-Qu’est-ce que vous désirez, messieurs et mesdames ? En lorgnant sur les deux jeunes femmes du groupe.
-Nous sommes du FBI, et nous…
-Je sais qui vous êtes, je veux savoir pourquoi vous êtes là ? Rétorqua le type en interrompant Hotch.
-Nous cherchons quelqu’un qui pourrait nous parler de Sara Lambert, ajouta Reid qui se tenait juste derrière Rossi.
-Cette idiote ne travaille plus ici depuis bien longtemps, donc je vous demande de partir.
-Nous voudrions parler avec une certaine Ava, son ancienne colocataire, exigea Hotch.
-Ce ne sera pas possible, elle travaille.
-Nous pourrons revenir plus tard avec une armé d’agent fédéraux qui fouilleront votre établissement du sous-sol au plafond, je ne pense pas que votre clientèle apprécierait, menaça Hotch.
-Ok, ok, suivez-moi. Ils empruntèrent une porte dérobée au fond de la boite, ils arrivèrent dans une grande pièce, une dizaine de fille à moitié nu courraient dans tous les sens, se maquillaient ou se coiffaient.
-Ava, ramène tes fesses. Une grande brune aux cheveux très court s’avança, elle avait un visage enfantin lui donnant un air de petite fille sage, mais sa tenue disait autre chose, elle portait une jupe militaire très courte dévoilant la naissance de ses fesses avec un gilet noire, en dessous elle portait un simple soutien-gorge, Reid la trouva très belle malgré sa tenue.
-Ce sont des fédéraux, ils veulent que tu leurs parles de ton ancienne colocataire Sara.
-Vous lui voulez quoi à Sara ? Elle posa ses grands yeux vert sur Reid, il ne put s’empêcher de rougir.
-Nous la recherchons, pour agression et meurtres. Hotch avait omis volontairement de parler de l’enlèvement du bébé.
-Bon sang, s’étonna la jeune stripteaseuse.
-Vous l’avez vu quand ? demanda Emily ne pouvant s’empêché d’intervenir. Hotch lui jeta un regard glacial, mais Emily s’en fichait, son objectif était de retrouver son bébé.
-C’était au moment de la perte de son bébé.
-Qu’est-ce qui s’est passé ? S’enquit Morgan.
- A cette époque, elle allait avoir un bébé, si vous l’aviez vu, elle était si heureuse, elle le méritait après tout ce que son père lui avait fait.
-Son père ? demanda Emily.
-C’était un fanatique religieux, vrai taré selon elle. Vers ses 16 ans elle s’est barrée de chez lui.
-Revenons à l’époque où Sara était enceinte ? demanda JJ.
-Très bien. A sept mois de grossesse, le médecin lui a annoncé que le bébé était mort dans son ventre. Ça été un choc pour elle.
-Mort in utéro, ça arrive quelque fois, le fœtus avait une mal formation ou il s’est simplement étrangle avec le …
-Reid, Reid, ça suffit, lui dit Hotch d’un ton sec.
-T’es bizarre toi, lança la stripteaseuse en faisant un clin d’œil à Reid. La jeune femme reprit son récit en fixant Reid:
-A l’hôpital, ils ont dû provoquer l’accouchement, le bébé n’était pas plus grand que ma main, mais Sara le tenait contre elle fermement durant des heures, elle refusait de le lâcher. Les infirmières ont dû se mettre à plusieurs pour le lui prendre. La pauvre hurlait comme une folle pour qu’on lui donne son bébé. Le lendemain, je l’ai rendu visite mais elle avait quitté l’hôpital.
-Vous ne l’avez pas revu? demanda Hotch. Elle secoua la tête pour dire non.
-C’était qui le père de l’enfant ? demanda Rossi.
-Bobby, dit-elle l’air chagriné.
-Bobby ? répéta Hotch.
-Ouais, Roberto Cipriani plus connu sur le nom de Bobby. Sara l’a rencontré ici dans la boite, ils ont toute de suite accrochés. Tout se passait bien. Bobby n’était pas un enfant de cœur, mais ça se voyait qu’il l’aimait.
-Qu’est devenu ce Roberto Cipriani ? fit remarquer Reid.
-Deux mois avant qu’elle perde le bébé, Bobby fut tué. C’était un caïd de la drogue, il trempait dans des affaires plutôt louches. La pauvre était seulement enceinte de cinq mois à l’époque, ça été dure. Elle s’est retrouvée seule du jour au lendemain mais elle voulait se battre pour bébé qu’elle portait, et vous connaissez la suite.
-Comment ce Roberto Cipriani a-t-il été tué? lui demanda Reid ne pouvant détacher les yeux de la jeune femme.
-Et bien la rumeur prétend que Bobby aurait tiré sur un flic pour échapper à un contrôle de police car il transportait une quantité de drogue qui pouvait l’envoyé à l’ombre pour des années, mais malheureusement pour lui, le flic était meilleur tireur, mais pour moi, cette histoire n’est qu’un ramassis de connerie.
-Vous ne croyez pas à cette version, lui dit Hotch.
-Non, il a été assassiné, affirma la jeune femme.
-Assassiné ! S’étonna Hotch.
-Il y a quatre mois, j’ai vu débarqué au Florencia Marius, l’ancien homme de mains de Bobby. Il s’est assis au bar. Après s’être enfilé plusieurs bière, sa langue s’est déliée sous l’effet de l’alcool. Il a avoué que Tito, lui et un flic ont piégés Bobby. Elle s’est rapprochée de Hotch et murmura tout bas pour que les autres ne puissent pas entendre :
-Pour lui voler son magot tiré de la vente de drogue, plus de 400000$.
-Marius Taylor est mort, déclara Morgan d’un ton détaché.
-Non, je vous crois pas, ce gros porc est mort, s’exclama la jeune femme. Et vous pensez que c’est Sara.
-Sara l’a tué, dit Emily en essayant de garder son calme.
-Je la reconnais bien là, c’est une coriace, elle trouvera Tito pour lui faire payer la mort de Bobby.
-Il faut qu’on retrouve ce Tito avant elle, déclara Morgan.
-Depuis que Bobby est mort, ce rat de Tito ne traine plus dans le quartier. Dans sa voix on pouvait ressentir tout le mépris qu’elle ressentait pour cet homme. Elle poussa un soupir et ajouta :
-Il faut que je vous avoue quelque chose, je vous ai menti, il y a un mois … (Elle hésita un instant avant de continuer)…j’ai rencontrée Sara par hasard dans un centre commercial, celui à l’est de la ville, nous avons discutés, je lui ai rapporté les aveux de Marius. Elle s’est mise dans une rage folle, et elle est partie précipitamment.
-Nous connaissons le mobile de Sara pour le meurtre de Marius, c’est la vengeance et elle veut récupérer l’argent, déclara Hotch.
-Si nous trouvons Tito avant Sara, nous pourrons lui tendre un piège, s’exclama Morgan. Emily se précipita à l’extérieur de la boite. Morgan et les autres partirent à sa poursuite.
-Emily, attend, cria Derek en poursuivant la jeune femme.
-C’est une perte de temps, je veux mon bébé, gronda Emily.
-Qu’est-ce que tu veux faire ? Dis-moi, lui lança Derek. Hotch regardait la scène sans rien dire.
-J’en sais rien, mais j’en peux plus, on n’arrête pas de faire des hypothèses, moi je désespère de ne pas avoir ma fille avec moi, c’est trop dur, cria-t-elle en colère.
-Je sais que l’attente est longue, mais tu es l’une des personnes les plus fortes que je connaisse, lui dit Morgan en la serrant dans ses bras.
-Tu ne comprends pas ce que je ressens, s’exclama Emily.
-Si, je le sais, tu oublies que je suis le père, j’ai mal également, rétorqua Derek.
- ça me tue de ne pas savoir où est ma fille, elle est avec une détraquée.
-Où est Reid ? demanda Hotch.
-Je crois qu’il est encore à l’intérieur, cette fille lui a tapé dans l’œil, déclara Rossi.
A l’intérieur de la boite de striptease, Reid observait encore la jeune femme.
-Vos collègues sont partis, lui signala Ava.
-Oh ! Moi aussi, je dois y aller, dit-il timidement.
-Attendez, s’exclama la jeune femme, elle prit un mouchoir en papier, elle inscrit dessus son numéro de téléphone avec un eye-liner. Puis s’avança vers Reid, et glissa le mouchoir dans la poche droite du jeune homme.
-J’aimerais beaucoup que vous m’appeliez un de ces jours. Reid rougit puis sortit en aussi vite qu’il le pouvait. Emily s’était calmée.
-Rentrant, ordonna Hotch. En partant Reid eu la sensation d’être observé, en tournant la tête pour regarder de l’autre côté de la rue mal éclairé, il vit une ombre dissimulé au coin d’une vieille bâtisse. C’était un homme, il fit un pas dans la lumière, en le voyant Reid n’arrivait pas à croire ses yeux, son cœur s’accéléra.
-Ce n’est pas possible, Moore est mort, murmura-t-il pour se rassurer. Il ferma les yeux espérant que ce soit une hallucination.
-Reid, ça va ? On dirait que t’as vu un fantôme, lui dit JJ en voyant la tête que faisait son ami. Reid ouvrit les yeux, il n’y avait plus personne. Le jeune s’efforça de sourire.
-Oui, je vais parfaitement bien. Il était devenu tout pâle
.


Dernière édition par keli97 le Mer 13 Juin 2012 - 17:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Mar 12 Juin 2012 - 22:13

Un mois c’était écoulé depuis les évènements tragiques. Emily, assis dans son séjour, étudiait pour la énième fois diverse dossiers éparpillés sur sa table basse. Excédée et furieuse de tourner en rond, elle balança les dossiers sur le sol, désespérée de rien trouver, la tête enfouis dans ses mains, elle resta ainsi pendant cinq bonne minutes à imaginer son enfants, son visage, son odeur, son sourire.
Hotch avait ordonné à l’équipe rentre se reposer, mais Emily aurait préféré rester au bureau pour travailler. JJ l’avait proposée de venir chez elle, mais Emily avait voulu rentrer directement, reprendre son rituel même si cet appartement n’était plus un endroit sécurisant à ses yeux, malgré le fait qu’elle est fait installer une alarme, refait la décoration de la chambre, changé la moquette par un parquet, elle n’avait plus l’impression d’être chez elle.
Emily regarda sa montre, il était plus de minuit, elle se rendit à la cuisine se préparer un café très fort. De retour dans le salon, elle ramassa les dossiers et recommença à les lire.
Une heure plus tard, quelqu’un sonna à la porte de la jeune femme. Elle bougonna contre celui qui osait venir la déranger à une heure si tardive. Elle jeta un œil par le judas. Derek se tenait debout devant la porte avec un sac écrit dessus la perle d’Asie. Elle déverrouilla la porte et enleva la chaine.
-Qu’est-ce que tu fais là, dit-elle en ouvrant.
-Je t’ai apporté le diner, s’exclama Derek en montrant le sac.
-Je n’ai pas faim, répondit sèchement la jeune femme.
-Tu ne manges plus, tu ne dors plus.
-Tu voudrais que je fasse comme si tout allait bien, s’indigna Emily.
-Non, mais te laisser dépérir n’est pas une solution, rétorqua Derek.
Elle fixa Derek un moment, puis le laissa entrer, il se dirigea vers le séjour, il s’assit, Emily fit de même.
Derek lui tendit deux baguettes en bois et un bol de nouille. Derek prit un des dossiers, c’était celui de Lambert.
-Ce type refera surface, il voudra réaliser son rituel de tordu, et ce jour-là je suis certain que nous l’aurons. Emily déposa son bol sur la table et se tourna vers Derek.
-Derek, je tiens à m’excuser pour mon comportement ces derniers temps, je t’ai en quelque sorte rendue responsable. Elle plongea son regard dans les yeux noirs de Derek, pendant un bref moment, elle crut voir un profond désir brulant pour elle. Emily détourna les yeux mal à l’aise.
-Emily, tu n’as pas à …,
-Arrêtes, j’ai mal agis, et j’en suis consciente, mais…
Avant même de terminer sa phrase, Derek lui donna un long et profond baisé. Emily sentit son corps se fondre, elle ferma les yeux, et répondit au baisé de Derek. Il l’allongea sur le canapé. Son corps dégageait une chaleur dévorante qui se propagea à celui d’Emily. Derek ressentait toute la fébrilité et la fragilité de sa partenaire. Ses mains expertes glissaient sous le débardeur de la jeune femme. Ses caresses devenaient plus intenses. Emily osait à peine respirer de peur que ce moment magique s’évanouisse.
-Je t’aime, susurra Derek à l’oreille d’Emily. D’un geste, la jeune femme le repoussa violement, elle se rassit.
-Il y a un problème ! S’étonna Morgan.
-Tu devrait t’en aller, lui dit Emily sans lui jeter un regard.
-Emily, c’est parce que je t’ai dit que je t’aimais. Elle se leva et ouvrit la porte.
-Je veux rester seule, s’il te plait, dit-elle en montrant la sortie. Derek s’en alla sans réellement comprendre la réaction de la jeune femme. Il savait parfaitement qu’Emily éprouvait les mêmes sentiments, il l’avait senti. Une fois Emily seule, elle trouva son attitude puérile et stupide, mais elle voulait uniquement penser à son enfant. Pendant ce court instant dans les bras de Derek plus rien n’avait eu d’importance, son agression, sa fille. Elle ressentit de la culpabilité de s’être sentit si heureuse.

Reid était déjà bien imbibé avant d’atterrir dans ce bar miteux, il n’avait eu aucune envie de se retrouver seul chez lui. Assit au comptoir, il sirotait son deuxième verre. Depuis la fameuse soirée où il crut voir Moore sa consommation d’alcool avait plus que doublé, c’était le seul moyen de sentir mieux même pour un court instant, cela lui permettait de résister à l’envie de replonger à la drogue. Il pouvait encore éviter de boire au bureau, mais il était à deux doigts de sombrer dans un autre vice tout aussi dangereux que la drogue, et qui risquait de le dévorer.
-Salut, j’ai attendu que tu m’appel. Reid pivota sur son tabouret et vit Ava affichant un grand sourire, portant une robe blanche et des bottes noire. Le changement de look était saisissant, elle avait l’air d’une jeune femme simple, personne n’aurait pu deviner que cette fille se déshabillait le soir devant des hommes pour gagner sa vie.
-Aaavaa, jeee…. Il voulut se lever mais trébucha et atterri sur la jeune femme, qui essaya de toute ses forces de le soutenir pour ne pas tomber. Elle le fit se rassoir.
-J’étais loin de me douter que tu étais un adepte de la boisson, déclara la jeune femme. Elle avait toujours eu horreur des alcoolos, ça lui rappelait sa propre enfance au côté d’une mère alcoolique.
-Ceee… ceee n’esssst paaas…
Elle s’apprêtait à tourner les talons, le laissant à son sort, mais quelque chose la retenait. Elle l’attrapa par les bras et le tira, il tituba avant que la jeune femme le rattrape.
-Et ! Jeeee n’aaaii paaas fiiiiniii mooon verrrreee, bougonna Reid.
-Dans ton état, il ne vaut mieux pas le finir, déclara la jeune femme. Elle traina le jeune agent à l’extérieure.
-Tu es venu en voiture ? demanda Ava. Reid était incapable de lui répondre. Elle décida de fouiller dans ses poches. Pas de clé de voiture, elle prit son téléphone, et appela un taxi. Elle habitait dans un quartier pavillonnaire où il y avait une centaine de petite maison blanche identique, les pelouses étaient parfaitement entretenues. En descendant du taxi Reid s’était vomit dessus.
-Dans quoi me suis-je suis embarqué ? Se plaignit Ava.
Elle l’installa dans la chambre d’ami. Elle lui enleva ses vêtements, le laissant uniquement caleçon. A son tour, elle alla se coucher dans sa chambre. Plusieurs fois dans la nuit elle entendit Reid vomir, elle se félicita d’avoir laissé une bassine à la disposition de son invité.
Vers 7 h00 du matin, Ava se leva, elle jeta un œil dans la chambre où se trouvait Reid, il dormait encore. Elle se rendit à la cuisine, prépara un café et des œufs brouillé. Reid se réveilla, il regarda autour de lui, ce n’était manifestement pas sa chambre, il essaya de se concentrer malgré sa migraine pour se souvenir de la soirée d’hier. Il constata qu’il était simplement en caleçon. Il laissa sa tête retomber sur l’oreiller, fixant le plafond.
-Plusieurs bars, bu beaucoup d’alcool, Ava, oh mon dieu, je suis chez Ava.
Il se redressa balaya la chambre du regard à la recherche de ses vêtements, il vit la bassine, il fit une grimace, il continua à scruter la chambre, ses yeux furent attirer par une boite en carton écrit dessus « Sara » posée dans un coin de la chambre, il s’agenouilla, puis l’ouvrit, et entreprit d’examiner son contenu : divers babioles, des bijoux, des factures, des lettres de ce fameux Roberto Cipriani et une photo de lui et de Sara s’enlacés devant une magnifique maison de couleur jaune et blanche. Au dos inscris « notre amour est éternel ».
-Tu es réveiller, s’écria Ava derrière la porte.
-Oui, mais je n’ai rien à me mettre.
-J’avais prévu le coup, elle entra avec un t-shirt blanc dans la main et tube d’aspirine.
-C’était à un de mes ex, ça devrait être bon. Reid était devenu tout rouge, la jeune femme portait un boxeur en dentelle rose assortit a son débardeur très court. Il enfila le t-shirt et avala deux pilules.
-Où sont mes vêtements ? En évitant de poser les yeux sur la jeune femme.
-Après que tu te sois gerbé dessus, je les ai mis dans la machine. Reid était visiblement gêné.
-Désolé que tu m’ait vu dans cet état lamentable, s’excusa Reid.
-Ce n’est pas la première fois que je vois un poivrot. Reid vexé rétorqua :
-Je ne suis pas un alco…
-Oui, oui, tous les amoureux de la bouteille disent la même chose, interrompit Ava. Elle retourna dans la salle à manger, Reid la rejoignit. Elle l’invita s’assoir. Le jeune agent contempla plusieurs tableaux représentant des paysages magnifiques accroché aux murs avant de focaliser de nouveau son attention sur la jeune femme.
-Non, je t’assure que je ne suis pas un alcoolique.
-Très bien, pourquoi te mettre dans cet état ? interrogea la jeune femme.
- Je ne tiens pas à en parler, dit-il en regardant les œufs que lui avait servis Ava.
-Justement, si tu te décidais à t’exprimer, à discuter des choses qui te ronges peut-être que tu n’aurais plus besoin de te noyer dans la boisson.
-Parlons d’autres choses, il lui montra la photo trouver dans la boite.
-Où a été prise cette photo ? S’enquit le jeune agent.
-J’en sais rien, Sara disait que c’était leur endroit secret, Bobby et elle s’y rendait chaque 15 jours.
-Je peux la garder ? Demanda Reid.
-Tu peux prendre toute la boite, si tu le souhaites, lança-t-elle.
-Merci.
-Je peux te poser une question ? demanda Ava sur un ton intrigué.
-Je t’écoutes.
-C’est quoi ces cicatrices sur ton torse et sur ta main. Le sourire du jeune homme s’envola d’un coup. Il baissa les yeux, sa gorge se noua.
-Ce ne sont pas mes affaires, je n’aurais pas dû, dit la jeune femme, elle prit son assiette et alla la déposa dans l’évier. Reid la suivit dans la cuisine.
-Je n’aime pas parler de ça. Son regard avait changé, en pouvait y voir une certaine souffrance.
-C’est une façon pour moi de nier la réalité, mais ça me mine un peu plus chaque jour, ajouta le jeune profiler.
- Je ne t’obliges pas à me raconter ta vie. Reid respira un bon coup et déballa toute l’histoire (son enlèvement, ce que lui ont fait ses tortionnaires).
-Tu sembles très proches de tes amis, pourquoi ne pas avoir partager cette souffrance avec eux ?
-Ils le savent déjà, et à chaque fois que je les regardent, j’ai honte, j’ai l’impression de leurs inspirer de la pitié. C’était trop dur.
-Mais tu t’es confié à moi, pourtant, lui fit remarqué Ava.
-Ce n’est pas la même chose, toi je te connais à peine. Elle lui fit un petit sourire.
-Assez parle de moi, tu sembles être une fille…
-…bien, pourquoi fais-tu du striptease ? Termina Ava.
-Ne crois pas que je te juge.
-C’est pas grave, mais je gagne 400$ par soirée, ça paye les factures. Reid s’aperçut qu’il était plus de 8h00.
-Merde, je suis en retard, s’exclama le jeune homme.

Hotch et Rossi arrivèrent en même temps, tous deux montèrent dans l’ascenseur.
-Comment tu vas ? S’enquit Hotch.
-Bien, mais toi tu as une sale mine.
-On est tous surmené avec cette affaire, répondit Hotch.
-Concernant Sara Lambert, nous n’avons toujours aucune piste, tout le monde est à cran.
En sortant de l’ascenseur, ils ne furent pas surpris de voir Emily et Derek.
Depuis le début de cette affaire, ils venaient très tôt au bureau, et ils repartaient très tard. Hotch et Rossi les observaient de loin.
-Je ne sais pas comment ils font, si je ne devais pas revoir Jack, sincèrement je deviendrais fou.
-Emily m’impression, malgré ceux qu’elle a subi, elle est là, plus déterminé que jamais, s’exclama Rossi plein d’admiration.
-Elle est poussée par l’amour qu’elle éprouve pour son enfant, c’est son moteur, conclut Hotch.
-Nos supérieurs veulent que nous traitions d’autres dossiers, mais j’ai réussi à obtenir une semaine supplémentaire, annonça Hotch.
-Et pour Emily et son enfant ? On ne va pas les mettre de côté, s’indigna Rossi.
-Non, l’affaire sera confiée à une autre équipe.
-Aaron, nous ne pouvons pas faire une chose pareille.
-Nous n’avons pas le choix, ce sont les ordres.
JJ interrompit les deux profiler. Elle avait plusieurs dossiers dans les bras.
-Qu’est-ce que c’est ? interrogea Hotch.
-Enfin après tout ce temps, le capitaine Williamson nous envoie les dossiers de Tito, de Roberto Cipriani alias Bobby. Elle les donna aux deux agents. Rossi lisait le dossier de Bobby lorsqu’il fit une découverte intéressante.
-Tu ne vas jamais me croire Aaron, dit Rossi.
-Tu as découvert quelque chose t’intéressant.
-Devine qui a descendu Roberto Cipriani alias Bobby ? dit-il amusé par sa découverte.
-Qui ? demanda Hotch intrigué.
-Notre très cher inspecteur O’Donnell, il a été conclu que c’était de la légitime défense.
-C’était lui le fameux flic, s’exprima Hotch.
-Si c’était O’Donnell qui avait pris le fric, supposa Rossi. C’est logique, Carter nous a dit qu’O’Donnell et Taylor ont été des amis d’enfance, Taylor a pu lui dire que Bobby avait 400000$, O’Donnell monte le coup dans lequel il est certain de tuer Bobby et voler l’argent au nez de tout le monde. Ils séparent l’argent et chacun par de son côté.
-O’Donnell est un ripou, marmonna Hotch.
-La première fois que nous l’avons vu à l’hôpital, il portait une veste en cuir fait sur mesure, elle valait au moins 10000$. Comment a-t-il pu se payer une telle veste ? s’exclama Rossi
-Certainement pas avec son salaire d’inspecteur, ironisa Hotch.
-Lorsque Morgan a appelé les secours, la police fut prévenu, O’Donnell fut le premier sur les lieux, déclara Hotch.
-Ce n’est pas une coïncidence, affirma Rossi. Garcia arriva en courant.
-Le capitaine Williamson vient de nous informer que le cadavre d’un homme a été découvert ce matin, il a été tuée d’une balle dans la tête, avec un calibre 45, cela ne vous rappelle rien, s’exprima la jeune analyste à bout de souffle.
-Sara Lambert, dit Hotch en écarquillant les yeux.
-Il s’appelait Jason Brant, déclara la technicienne.
-Pourquoi tuer ce type ? S’étonna Rossi.
-Garcia réunit les autres, nous allons sur le lieu du crime.
-Reid est absent, annonça la jeune femme.
-Essai de l’appeler dit lui de nous rejoindre.

Les agents constatèrent que l’endroit était envahi de flic. L’inspecteur O’Donnell et son équipier Carter étaient présents. Le cadavre était dans le salon, tué d’une balle dans la tête exactement comme Marius Taylor. Rien ne semblait avoir été déplacé dans l’appartement. C’était un joli loft spacieux, rien n’avoir avec l’immonde bouge dans lequel vivait Marius.
-Sara cherche à se venger des personnes responsables de la mort de Bobby, mais je ne comprends pas le lien entre Jason Brant et toute cette affaire, s’exclama Hotch.
JJ remarqua un portefeuille sous la table basse, elle le ramassa, en l’ouvrant, elle put lire Tito Carlos.
-Voilà le lien, dit-elle en montrant le portefeuille aux autres.
-Jason Brant connaissait Tito, s’exclama Rossi. Morgan revint avec une photo des deux hommes s’embrassant.
-Ils étaient amant, déclara-t-il.
En voyant tous ce sang sur le parquet Emily se sentit oppressé, elle sortit pour prendre l’air. Elle marcha le long du couloir lorsqu’elle remarqua des fines gouttelettes de sang sur le sol, elle commença à les suivre, puis monta les escaliers toujours en suivant les traces telles des miettes de pain, elles débouchèrent sur le toit de l’immeuble, elle entendit deux voix bien distinctes. Soudain le ciel s’assombrit avec l’arrivé de gros nuages noire, un vent glacial balayait le toit de gauche à droite. Emily avança en direction des voix.
-Je suis désolée, ce n’était pas mon idée, c’est Marius, il voulait les 400000$. Lui et se flic ont piégé Bobby.
-Tu va Grever, salopard, Bobby avait confiance en toi. Dis-moi où se trouve mon fric.
-C’est O’Donnell, qui a le fric, je te le jure, pitié.
-Tu n’as eu aucune pitié pour Bobby.
En s’approchant Emily vit de l’autre côté du toit une femme tenant un revolver menaçant un homme blessée assit dos à la rambarde, sa chemise était rougit par le sang. Elle supposa que c’était Tito, et la femme devait être Sara Lambert, elle portait un jean et une veste noire. Emily enjamba un tuyau de ventilation rouillé, elle avança la main posée sur son pistolet, mais les bruits de pas sur le gravier ont trahit sa présence. Aussitôt Sara se retourna et vit Emily.
-Je vous en supplie aidez-moi, pleurnicha Tito en voyant Emily.
-Je croyais que vous étiez morte, s’exclama Sara sans une once de remords dans la voix.
-Où est mon bébé ? Siffla Emily.
-Ce n’est plus votre bébé, désormais, il est à moi, annonça-t-elle en souriant.
-Ce n’est pas l’enfant que vous avez perdu, lui dit Emily. Je sais que cela a dû être difficile pour vous, la perte de votre enfant et…
-La ferme, hurla-t-elle en pointant son arme sur Emily.
-Sara, ce n’est pas votre enfant, c’est le mien, je vous supplie rendez le moi.
- Ce n’est plus votre bébé, vous ne l’avez jamais vu, ni tenu dans vos bras, ni bercé.
-C’est votre faute si je n’ai pas eu cette chance, gronda Emily. La jeune femme fixait Sara, tout en calculant le temps qu’elle prendra pour dégainer son arme. Emily ne voulait pas risquer de la tuer sans qu’elle lui dise où était son enfant. Sara comprit les intentions de la jeune profiler.
-N’essayé même pas, grâce à mon cher Bobby, je suis une excellente tireuse, vous n’aurez pas le temps de prendre votre arme, il serait plus sage de la balancé par-dessus la rambarde. Emily enleva son revolver de son étui, et le jeta à contre cœur.
-C’est bien, dit-elle à Emily en pointant toujours l’arme sur Emily.
-J’exige que…
- Vous n’êtes pas en position d’exiger quoi que ce soit. Ma vie a toujours été merdique, et ça depuis mon enfance, ma mère est morte lorsque j’avais cinq ans, me laissant seule avec ce psychopathe de Roger qui prenait son pied à massacrer les putes qu’il ramassait au bord de la route. Il prétendait sauvés leurs âmes, mais c’est faux. Vous savez ce qu’il fait ? Ricana Sara.
-Non, répondit Emily les yeux rivés toujours sur Sara.
-Il se branle devant les cadavres, c’est comme ça que ce pervers prend son pied, dit-elle en rigolant. Je me suis sauvé à l’adolescence, j’ai vécu dans la rue, fait des boulots merdique. Mais ma vie a changé lorsque j’ai rencontrée Bobby, il était merveilleux. Je suis tombée enceinte, ça été le plus beau jour de ma vie.
-Pourquoi vous me racontez tous cela ?
-Je veux que vous compreniez, tout à bascule dans ma vie, ce fils de pute ici présent et Marius l’ont trahit, ils ont laissés un connard de flic le descendre pour lui piquer son argent. Puis j’ai perdu le bébé, déclara Sara qui avait soudain perdu son sourire, j’ai cru mourir ce jour-là.
-Vous voulez-vous venger, très bien, qu’est-ce j’ai avoir avec toute cette histoire ? demanda Emily qui faisait face à Sara.
-Rien, il y a quelque mois je suis allé voir mon père, pour lui demander un peu de fric, vous étiez dans le hall au téléphone, vous vous disputiez avec quelqu’un surement le père du bébé, vous le faisiez part de vos regret d’être tombé enceinte. Ce n’était pas juste, moi je voulais de mon bébé, et il mort, vous ne méritiez pas d’avoir cet enfant. Alors j’ai commencé à vous épiez, vous observez de loin.
-C’était au début de ma grossesse, je ne savais pas ce que je voulais, dès que je l’ai vu la première fois à l’échographie et que j’ai entendu son cœur, je l’ai aimé. Je vous jure que j’aime ce bébé plus que ma vie, s’exclama Emily.
-Je suis sa mère à présent, faite vous une raison. J’avais l’intention d’attendre que vous accouchiez, mais j’ai découvert les sales petites magouilles de Marius et de Tito, je voulais me venger, sans plus attendre.
-C’est mon bébé, c’est moi sa mère, déclara Emily essayant de raisonner Sara.
-Désolée, mais la vie peut-être si cruelle parfois, dit-elle en ricanant, elle se tourna vers Tito toujours assit par terre, une main sur sa blessure agonisant. Elle pointa l’arme sur sa tête, sans sourciller, elle lui colla une balle entre les deux yeux. Puis pivota de nouveau vers Emily. Brusquement, une pluie torrentielle accompagnée d’un vent violent déferla offrant une douche improvisé aux deux jeunes femmes.
-Il est temps pour vous de nous quitter, dit-elle avec un affreux rictus lui déformant le visage. Le doigt de Sara commençait à appuyer sur la gâchette lorsqu’Emily prit de l’élan, le pied bien tendu, elle s’abattit sur l’abdomen de Sara qui eut le souffle couper, la meurtrière mit un genou par terre plier par la douleur, Emily profita de l’occasion pour lui balancer un deuxième coup de pied latéral pour la désarmer, l’arme voltigea et atterrir quelque mètre plus loin. Dans l’excitation des évènements, Emily n’avait pas vu le couteau que Sara dissimulait sous sa veste.
Remplit de haine, Sara attrapa son arme et essaya de planter Emily. Surprise, elle eut un mouvement de recul et se retrouva dos à la rambarde. Sara se releva d’un bond et poussa Emily du toit. Sara satisfaite, regarda le cadavre de Tito une dernière fois en ajoutant :
-C’est à ton tour mon petit inspecteur. Elle emprunta l’escalier de secours pour s’enfuir.
Le FBI, la police couraient tous vers le toit après qu’ils aient entendu la détonation du pistolet. Derek était le premier arrivé sur le toit, il balaya la zone du regard, en voyant le cadavre de Tito son cœur s’accéléra.
-Emily, cria-t-il sous la pluie.
-Emily répond moi, continua Derek désespérer de ne pas voir la jeune femme.
-Je suis là, répondit la jeune femme. Derek s’approcha de la rambarde et vit Emily suspendu dans le vide tenant désespérément le rebord du mur.
-Oh mon dieu, attrape ma main. Il prit appui sur la rambarde, et se pencha pour attraper la main d’Emily.
-Non, Derek, il faut que tu poursuives Sara Lambert, elle a certainement pris l’escalier de secours, tu peux encore la rattraper.
-Donne-moi, ta main tu es à deux doigt de t’écraser au sol. La jeune femme jeta un coup d’œil en bas, puis regarda de nouveau Derek. Il était monté carrément sur la rambarde, la main tendu vers Emily, ses yeux suppliaient la jeune femme de coopérer. Finalement elle attrapa la main de Derek, celui-ci commença à la tirer, au même moment Hotch arriva accompagné des autres, tous se précipitèrent pour aider le jeune homme à remonter Emily, dans un dernier effort Derek souleva la jeune femme. Ils finirent par tomber en arrière. Emily se releva, et couru à l’escalier de secours, elle scruta en bas, mais il n’y avait plus personne.
-C’était notre seule chance de retrouver ma fille, pourquoi l’as-tu laissée partir ? Pesta Emily contre Derek.
-Tu voulais que je te laisse tomber du toit, rétorqua Morgan à bout.
-J’aurais pu m’en sortir, répliqua Emily.
-Arrêtes, si ne n’étais pas venu, tu serais…
-Ça suffit, ordonna Hotch fatigué des disputes, si ce n’était pas Derek et Emily, c’était Reid avec toute l’équipe.
-Mettons-nous à l’abri, ordonna Hotch. Ils s’engouffrèrent à l’intérieur.
-Bon, Emily, tu peux nous dire ce qui s’est passé sur ce toit ? lui demanda Rossi. Toute l’équipe était trempée et avait froid.
-Cette femme est remplit de haine, tout n’est que vengeance pour elle, l’enlèvement de ma fille est une revanche contre la vie pour la mort de son propre enfant, et elle tuera tout ce qu’elle estime être responsable de la mort de son cher Bobby, déclara Emily.
-Elle ne ressent aucune empathie face à la douleur d’autrui, d’après que tu dis elle semble souffrir d’aucune psychose, c’est juste une perverse, déclara Rossi d’une voix empreint d’une certaine fascination.
-Tu connais sa prochaine cible ? S’enquit Hotch.
-L’inspecteur O’Donnell, répondit Emily en le dévisageant intensément.
Les autres policiers présents le fixèrent sans comprendre. Il se mit à ricaner nerveusement gêné par tous les regards posés sur lui.
-Vous savez que c’est une folle, dit-il sûre de lui.
-C’est Tito qui vous a accusé distinctement, ajouta Emily.
-Vous n’allez pas croire ça ? Je suis un bon policier et…
-Elle va vous tuer, lui dit Hotch en l’interrompant. O’Donnell n’avait pas vraiment peur de Sara, il pensait pouvoir la tuer avant, il en était persuadé.
-Le soir de l’agression d’Emily vous étiez l’un des premier sur les lieux, ce n’était pas une coïncidence, dit Rossi sur un ton méfiant.
-De quoi vous parlez ? s’indigna faussement O’Donnell.
-Nous voulons simplement des informations pour arrêter Sara Lambert, déclara Rossi excédé par le refus de parler de l’inspecteur O’Donnell.
-Je n’ai rien à vous dire, s’exclama-t-il en prenant un air hautain. En voyant qu’il était entouré presque uniquement de fédéraux, il décida de s’en aller.
Hotchner et toute son équipe étaient rentrés au BAU, la tension qui se dégageait entre Emily et Derek mettait tout le reste de l’équipe mal à l’aise. La jeune femme s’installa directement à son bureau et reprit la lecture des différent dossiers (celui de Sara Lambert, Roger Lambert, Marius Taylor, Tito Carlos) déterminer à trouver quelque chose qui puisse l’aider à retrouver son enfant. Derek approcha son fauteuil du bureau d’Emily.
-Il faut que l’on discute, dit-il avec beaucoup d’appréhension. Emily le nez dans ses dossiers, s’évertuait à ignorer Derek.
-Je sais que tu es en colère, mais tu voulais que je fasse quoi ? demanda-t-il à voix basse. Emily souleva la tête, et fixa Derek durement.
-Que tu rattrapes cette folle qui a pris ma fille.
-Tu étais en danger, suspendu dans le vide Emily, je ne pouvais pas me résigner à te laisser mourir.
La jeune femme savait parfaitement que Derek avait raison mais pour l’instant sa priorité était sa fille.
Reid arriva au bureau à 13h00, il alla s’installer à son bureau, ses collègues l’observaient de manière intrigué par son absence de ce matin. Hotch se rapprocha du jeune homme.
-Tu as raté ton rendez-vous, murmura Hotch.
-Je souhaiterais y aller demain, là je me sens pas très bien.
-Non, c’est l’une des conditions pour que tu puisses rester au sein de l’équipe.
-Combien de temps ce manège va-t-il duré, marmonna Reid. Il tendit la photo prise chez Ava à Hotch.
-Où as-tu trouvé cette photo ? Lui demanda Hotch surprit.
-Ce n’est pas le plus important, vous voyez la maison en arrière-plan, c’était un lieu particulier pour le couple. Je pense que Sara doit s’y cacher.
-Tu penses que si Garcia découvre cet endroit, on trouvera Sara. Le jeune homme acquiesça de la tête.
-Bon, file au labo, moi je mets Garcia sur le coup. Le jeune agent s’exécuta.

bonne soirée.
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Mar 12 Juin 2012 - 23:25

Très bon applaud applaud
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Lady Rose de Versailles
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Mer 13 Juin 2012 - 11:28

VLS VLS VLS please...
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Mer 13 Juin 2012 - 17:20

je vous remercie pour vos coms coucou1
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stef hotchner gibson
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Mer 13 Juin 2012 - 20:09

applaud applaud :calin: flower applaud Que j'adore lire un truc dans lequel je rentre... Bon, c'est pour quand la chuite sourit2
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Emy...Riam
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Mer 13 Juin 2012 - 23:18

J'adore !!!! applaud :applaud2: Vivement qu'ils retrouvent le bébé d'Emily, la pauvre !!! Sa doit etre grave stessant de n'avoir jamais pu tenir ou meme toucher son propre enfant alor qu'il t'a été arraché de toi meme !!! Et le pire c'est qu'elle ne pourra plus jamais avoir d''enfants donc si son bébé meurt se serai horrible !!!!!!!!!!!!!!! Mais tu ferais pas ça pas vrai ! pale :prie: :prie:
Bref ... VLS VLS VLS !!!! flower
(S'il te plait)
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Emy...Riam
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Jeu 14 Juin 2012 - 19:11

J'aime !!! :applaud2:
Vivement la suite !!!!! :prie: :prie:
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manu29
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Jeu 14 Juin 2012 - 19:53

Moi aussi j'adore!!!! applaud flower applaud

VLS.............................. angel
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steevana78
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Dim 17 Juin 2012 - 0:32

toute l'équipe debloque, reid, emily, derek, et Hotch qui doit gerer les crises de chacun.
vivement la suite.
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Dim 17 Juin 2012 - 23:09

merci pour vos coms, ils me font plaisir merci2
je mettrai une suite surement cette semaine.
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MessageSujet: Grossesse à haut risque <3    Sam 23 Juin 2012 - 11:59

Salut,

Je viens de lire ta fanfiction et j'adore elle est super Very Happy

Vivement la suite :youpi: pom_pom

Bye love4
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LévanaHotchner
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Date d'inscription : 23/06/2012

MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Sam 23 Juin 2012 - 14:54

J'adore ta fanfic, elle est super Very Happy
Poste nous vite la suite.
J'adore applaud
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Lun 25 Juin 2012 - 17:14

slt, je poste une nouvelle suite, donc esperant qu'elle plaira.
je tiens à remercier tous ceux qui mon laisser un com Very Happy




Il était plus de 19h00 lorsque Hotch réunit toute l’équipe dans la salle de réunion. Le visage fermé, il annonça sur un ton grave :
-L’agent surveillant O’Donnell vient de m’appeler, l’inspecteur a disparu.
-Comment ça disparu, s’énerva Emily.
- Il n’a pas pu me dire plus, expliqua Hotch.
-Tu penses que Sara à quelque chose avoir avec la disparition O’Donnell ? demanda Rossi.
-Je ne sais pas, le mieux c’est d’aller vérifier, Prentiss, Rossi et Reid vous y allez.
Les trois agents partir sur le champ. Dans la voiture régnait un silence pesant, Rossi prit l’initiative d’y mettre un terme.
-Alors, Emily, où ça on est Derek et toi ? demanda le profiler. La jeune femme écarquilla les yeux surpris par la question de Rossi. Elle était visiblement mal l’aise surtout après les évènements de hier soir.
-Il n’y a pas de Derek et moi, dit-elle en détournant les yeux.
-Vraiment, ce n’est pas ce que j’ai cru comprendre, la façon dont il te regarde, la façon dont tu le regardes est assez explicite.
-Non, tu te trompes, on est des…
-Des…
Reid à l’arrière commença à ricaner de la situation. Emily lui jeta un regard assassin, Reid s’arrêta net.
-Reid, tu es de très bonne humeur aujourd’hui, lui lança Emily.
-Pas plus que d’habitude, répondit Reid.
-Non, non, il y a plus, tu es arrivé avec 4 heures de retard avec un sourire béat sur les lèvres, fit remarqué Rossi.
- J’ai eu un problème, rien de grave dit-il.
-Comment ton problème se nomme ? Demanda Rossi en riant.
-Je ne vois pas de quoi tu parles, nia le jeune homme gêné. Emily sourit et ravi que la conversation se soit dirigé sur Reid.
-Reid, t’es vraiment pas doué pour mentir, ajouta la jeune femme.
-Où as-tu trouvé la photo de Sara et Bobby ? interrogea Rossi voulant changer de sujet.
- Quel photo? Demanda Emily surprise de n’être pas au courant.
-J’ai trouvé une photo du couple, j’aimerais que Garcia arrive à identifier le lieu où elle a été prise, expliqua le jeune agent.
-Pourquoi c’est que maintenant je suis mise au courant ? s’indigna Emily en fixant Rossi et Reid.
-Emily, tu agis comme si nous t’avions délibérément mise à l’écart, c’est juste l’une des nombreuses pistes que nous suivons, tu sais normalement tu n’aurais pas dû être sur l’affaire, mais Hotch n’a pas voulu te mettre à l’écart, rétorqua Rossi.

Un silence pesant se réinstalla entre le trois agents jusqu’à ce que Rossi arrive devant la maison d’O’Donnell. C’était un petit quartier résidentiel sans prétention, visiblement la maison de l’inspecteur était en chantier. Dans son allée, il y avait du bois, du parpaing, plusieurs sacs de ciment, du sable, divers outils de maçonnerie. En descendant de voiture, un vent glacial fit tressaillir Emily. Elle enfouit ses mains dans son manteau à la recherche d’un peu de chaleur. En passant près du garage grand ouvert, Rossi vit un camaro cabriolet année 2010 rouge vive.
-A ce que je vois O’Donnell ne se prive de rien, une voiture à plus de 35000$, s’exclama le profiler.
La porte d’entrée était fermée à clé. Emily décida de faire le tour de la maison. Elle enjamba les poutres, des parpaings, les divers outils trainant au sol. En arrivant à l’arrière, elle fut surprise de trouver une petite serre. Emily avait du mal à imaginer cette brute d’O’Donnell aimant les fleurs et de plus avoir la main verte. Il y avait de magnifique Rose blanche, des tulipes rouge et jaune, en cette fin d’automne, ça sentait le printemps avec toutes ses magnifiques fleurs. Elle remarqua un monticule de terre fraichement retourné. Elle attrapa une petite pelle se trouvant dans un bac outil. Elle commença à creuser, elle tomba sur un sac poubelle, elle tira dessus pour le sortir de terre, en l’ouvrant elle découvrir des billets.
-Ça doit être les 400000$, on tout cas ce qu’il devait en rester, pensa Emily. Elle prit le sac avec elle et se dirigea vers la maison.

Devant la maison les deux autres profiler réfléchissaient à un moyen d’entrer.
-Les gros bras de Derek auraient été utiles pour ouvrir cette porte, déclara Rossi. Reid regarda autour de lui, il repéra trois petites statuettes de jardin, il souleva celle du milieu et trouva une clé.
-Comment tu as su qu’elle était là ? S’étonna Rossi.
- les deux autres étaient couvertes de poussière contrairement à celui du milieu, ce qui prouve qu’elle doit être déplacée plus souvent, dit-il avec un grand sourire. Ils pénétrèrent dans la maison, au même moment Emily surgit dans le salon.
-La porte de derrière n’était pas fermée, annonça-t-elle. Elle montra sa découverte aux deux autres.
-Si O’Donnell s’est tiré, pourquoi laisser l’argent ? s’exclama Rossi.
Les trois agents firent le tour du rez-de-chaussée, rien ne sortait de l’ordinaire. O’Donnell avait opté pour une décoration style année 80, au beau milieu du salon trônait une table de billard, dans un coin un jukebox, au plafond était fixé une boule à facette. Les couleurs flashy agressaient littéralement les yeux de Rossi qui ne pouvait pas comprendre un tel manque de goût.
Emily se rendit à l’étage, elle entra dans l’une des chambres, il y avait un immense écran plat en face du lit sur lequel était posé un matelas à eau, elle ouvrit la penderie, elle ne contenait que des vêtements de marque. Elle entra dans la salle de bain, elle avait été refait à neuf, cabine de touche hi-Tech, cuvette de toilette chauffante, un deuxième écran plat suspendu au-dessus de la baignoire. Elle rejoint Reid dans la deuxième chambre. Il examinait quelque chose agenouillé près de la fenêtre.
-Qu’est-ce que tu fais ? lui demanda Emily.
Il montra le plancher à Emily, la jeune femme s’approcha et remarqua un peu de sang séché.
-C’est le sang de notre inspecteur ? dit-elle.
-Peut-être, rien n’est sûr, s’exprima Reid.
-Tu sais ce que cela signifie, la seule chose qui retenait Sara était sa vengeance, si elle réussit à exécuter ses projets, elle risque de disparaitre pour toujours avec mon enfant. Rossi téléphona à Hotch pour faire part de ses conclusions.
Emily semblait perplexe, quelque chose ne collait pas.
-Il y a un problème ? lui demanda Rossi.
-Sara Lambert s’est débarrassée des autres en leurs tirant une balle dans la tête, cette fois elle enlève O’Donnell, pourquoi ? Je ne comprends pas ce changement d’attitude.
-Rentrons, une équipe de technicien va venir sur place, annonça Rossi. En allant à la voiture ils tombèrent sur l’inspecteur Carter, il avait une mine tirée et semblait tendu.
-Que faites-vous là ? demanda-t-il sur un ton de surprise. Rossi prit les devant en lui disant :
-Ecoutez nous ne voulant pas d’ennuis, c’est jusque votre équipier…
-…as disparu, termina Carter. Je sais, il n’est pas venu au bureau de toute la journée conclut-il.
- Je ne suis pas là pour vous chercher des crasses, s’exclama-t-il en levant les mains en signe de paix.
-Tout ce que vous avez dit sur lui..., c’était vrai ? Questionna Carter d’une voix tremblant.
-J’en ai bien peur, lui dit Rossi.
-J’ai été bête, il m’a dit qu’il avait touché un héritage, moi, je l’ai cru.
-C’est votre équipier, vous lui faisiez confiance et c’est normal, s’exclama Emily.
-Vous pensez que sa disparition est due à cette femme « Sara »? Dans ses yeux on voyait de l’inquiétude pour son collègue.
-Peut-être qu’il a juste fuis mais nous penchons pour l’hypothèse de l’enlèvement, déclara Reid. Carter semblait affligé.

Emily remarqua un motard vêtu tout en noire avec un casque s’arrêter de l’autre côté de la petite rue. Il se pencha en arrière pour prendre quelque chose dans sa sacoche, Emily aperçut l’ombre d’un mac 10.
-A terrrre, hurla Emily avant de plonger sous la voiture. A peine sa phrase terminée le motard les arrosa. Les balles sifflaient, ricochaient contre le 4 x 4, explosaient les carreaux des fenêtres de chez O’Donnell. Emily regarda autour d’elle, Rossi et Reid étaient allongés au sol, aucun deux ne bougeaient. Après avoir essuyé des tirs pendant plus de deux minutes, Emily abritée derrière la voiture dégaina son arme et visa le motard. D’un tir de précision, elle le toucha à l’épaule. Surpris le motard repartit en trombe. Elle se releva pour constater les dégâts.
-Reid, Rossi, appela la jeune femme. Le jeune profiler se remit debout en enlevant la terre sur ses vêtements.
-Je vais bien, répondit Reid. Elle le sera fort contre elle comme pour vérifier qu’il allait effectivement bien, en voyant Rossi toujours par terre, elle se précipita auprès de lui. Le visage de Rossi était déformé par la douleur. Il avait été touché à l’épaule.
-Reid, appel une ambulance, dit-elle. Elle examina la blessure de Rossi, il saignait abondamment. Reid attrapa son téléphone et composa le 911.
-C’est moche, n’est-ce pas ? Questionna Rossi essayant de sourire malgré la douleur.
-Reste couché, tu as connu pire, dit-elle en lui répondant à son sourire. Reid s’approcha de l’inspecteur Carter blessée à l’abdomen. En le voyant Reid savait qu’il ne survivrait pas jusqu’à l’arrivée des secours. Carter avait du mal respiré, le jeune agent s’agenouilla près de lui.
-Ça va aller, ça va aller, lui murmura Reid plein de compassion. L’inspecteur toussa du sang plusieurs fois, sa main serra très fort celle de Reid comme pour se retenir de partir. Il finit par relâcher Reid en rendant son dernier souffle.
-Comment va-t-il ? demanda Emily toujours près de Rossi.
-Carter est mort, annonça le jeune profiler.
En quelque minute la police avait quadrillé le périmètre, empêchant des hordes de petit curieux de piétiner la scène du crime. Les secours s’occupaient de Rossi. Reid regarda le coroner placé le corps de Carter dans un sac mortuaire, avant de le glisser dans le fourgon. Il faisait nuit lorsque Rossi fut conduit à l’hôpital. Reid avait pris place dans l’ambulance pour l’accompagner.
Emily s’approcha du 4 x 4 et le contempla pendant cinq bonnes minutes, c’était une vrai passoire avec tous ses impacts de balle. Elle poussa un soupir, en réalisant la violence de l’attaque. Hotch accompagné de Morgan et JJ arrivèrent sur les lieux de l’agression. JJ se précipita pour serrer Emily dans ses bras. Derek aurait tant voulu la prendre dans ses bras, mais il s’était abstenu par peur d’être rejeté une nouvelle fois.
-Tu va bien ? lui demanda JJ.
-Oui, ne t’en fais pas, répondit Emily.
-Qu’Est-ce qui s’est passé ? s’exclama Hotch en voyant l’état de la voiture.
-En sortant de chez O’Donnell, un motard armé d’une mitraillette mac 10 nous a clairement visé, ce type voulait nous tuer, malheureusement l’inspecteur Carter est mort, raconta Emily encore sous le choc.
-Tu n’as pas pu reconnaitre l’agresseur ? demanda Hotch.
-Non, il portait une combinaison, sa moto était noire une Honda VFR800 année 2009, répondit la jeune femme. Les autres la dévisageaient étonné par ses connaissances en moto.
-Et oui, je m’intéresse à beaucoup de chose, la plaque était de la Virginie, je ne l’ai pas vu entièrement « 884-G », de plus je l’ai blessé.
-Peut-être que c’était Sara, déclara JJ.
-Non, je ne crois pas, même si je n’ai pas vu son visage, je suis certaine que c’était un homme, répliqua Emily.
-En tout cas nous avons une partie de la plaque, espérons que Garcia pourra identifier ce type, déclara Morgan en décrochant son téléphone.
Ils décidèrent de se rendre à l’hôpital pour prendre des nouvelles de Rossi. Ils retrouvèrent Reid dans la salle d’attente.
-Comment va Rossi ? demanda Hotch.
-Bien, les médecins sont confiants, répondit Reid.
Ils rentrèrent tous dans la chambre de Rossi, on lui avait soigné l’épaule, JJ l’embrassa sur le front.
-C’est de la part de Garcia, dit-elle. Rossi sourit.
-Ne vous en faites pas, le médecin m’a annoncé que je sortirai demain matin.
-Ok, je passerai te prendre, lui dit Hotch.


Hotch et son équipe entrèrent, Garcia se tenait près de la porte nerveuse, elle aborda son supérieur, ils échangèrent plusieurs fois des messes basses. Emily intriguée observait la scène entre le profiler et l’analyste. Le visage de Hotch se ferma, d’une voix grave et inquiète il ordonna à tout le monde de se rendre à la salle de réunion. Garcia agitée et effrayée le suivait de près.
-La journée a été rude aujourd’hui, mais j’ai une mauvaise nouvelle, déclara Hotch. Il fit signe à Garcia d’allumer le téléviseur.
Flash spécial, une bande rouge occupait toute l’espace en bas de l’écran, en pouvait y lire « évasion spectaculaire » à 19h30. Un hélicoptère survolait les lieux, trois corps recouverts d’un drap blanc gisaient près d’une ambulance en feu. La voix annonça :
Un commando lourdement armé a attaqué l’ambulance qui devait emmener le prisonnier Furlong à l’hôpital. Les deux gardiens ont été tués pendant l’attaque. L’ambulancier fut gravement blessé. Furlong devait être conduit à l’hôpital pour subir une opération lourde. C’est pendant le trajet qu’a eu lieu l’attaque. Toute la zone a été bouclé, toujours pas de trace de Furlong…
Les images passaient en boucles, l’équipe de profiler regardait l’écran abasourdi. Reid était de plus en plus nerveux. Ses mains étaient devenues moite, son cœur s’accélérait, la peur s’insinuait en lui, mais il essayait de faire bonne figure devant ses collègues.
-Tout va bien Reid ? interrogea Morgan. Reid lui fit un sourire nerveux en guise de réponse. Le téléphone de Hotch sonna.
-Hotchner, sur un ton glacial.
-Très bien monsieur, son visage était devenu beaucoup plus sombre.
- Oui, je comprends, nous y allons.
-C’était qui ? lui demanda Morgan.
-Le directeur de notre département, il m’a annoncé qu’un homme travaillant à la prison a été arrêté pour avoir aidé Furlong dans son évasion.
-Je parie qu’il nous demande d’aller l’interroger, s’exclama Morgan.
-C’est exact, soupira Hotch.
-On ne peut pas, on a déjà une affaire, retrouver ma fille, déclara Emily.
-Je sais Emily, on ne va pas se lancer à la poursuite de Furlong, on va juste interroger ce type à la prison, et c’est tout, affirma Hotch.


Ils quittèrent la salle de réunion pour le pénitencier. Dans la voiture, les agents aperçurent le bâtiment faisant cinq fois la taille d’un stade. Entourer par des murs de granit d’une vingtaine de mètre de haut peinte en rouge, surmonter de fils barbelés. On pouvait distinguer la silhouette des gardes armés dans les miradors. Après avoir passé la sécurité et remis leurs armes, ils pénètrent au sein de la prison.
Ils furent accueillis par le directeur en personne. C’était un homme approchant la soixantaine, malgré ses cheveux blanc en pouvait encore deviner qu’a une certaine époque il avait été blond. Ses rides au coin de ses yeux lui donnaient un regard sévère.
-Bonjour, je suis l’agent Hotchner, et voici mon équipe, l’agent Morgan, l’agent Prentiss, l’agent Jareau, et le docteur Spencer Reid.
-On m’a prévenu de votre arrivé, lâcha-t-il.
-Moi, c’est le directeur Charles Beckett, dit-il en serrant la main des chacun des agents.
-Comment était Furlong ? demanda Reid.
-Je ne comprends pas, lui dit le directeur.
-Ce qu’il veut dire quel était le comportement de Furlong, reprit Emily.
-Cet homme m’irritait, il se prenait pour le roi de la prison, il était dans le bloc A, tous les criminels considérés comme les plus dangereux y sont réunis. Il a réussi à se faire obéir de la plupart d’entre eux, il passait son temps à manipuler tout le monde.
-Vous avez arrêté un homme comme complice de l’évasion de Furlong.
-Oui, suivez-moi. Ils prirent un long couloir avant de s’arrêter devant une petite salle dans lequel un homme d’une cinquantaine d’année transpirant par tous ses pores s’agitait sur sa chaise.
-Je vous présente le docteur Harrison, il travaille à la prison. On le soupçonne d’avoir aidé Furlong, expliqua Beckett.
-Il a dit quelque chose, les raisons pour laquelle il a aidé un dangereux criminel à s’enfuir, questionna Hotch.
-Non, pas un mot.
Hotch décida d’entrée avec Emily.
-Bonjour, je suis l’agent Hotchner et voici ma collègue l’agent Prentiss. L’homme s’est mis à pleurnicher.
-Nous voulons comprendre pourquoi un médecin décide d’aider un criminel à s’enfuir, s’exprima Hotch.
Le docteur Harrison n’arrêtait de jouer avec l’alliance à son doigt de plus en plus nerveux.
-Ecoutez, je dois partir, juste deux heures, puis je me rendrai à la police, je vous le jure, laissez-moi partir, s’exprima le docteur sur un ton plaintif, les yeux larmoyant.
-Ça ne va pas être possible, lui dit Emily. A ces mots, le docteur s’effondra en larme.
-Pitié, pitié, je vous supplie, il était en plein désarrois.
-Ils détiennent votre femme, c’est pour cela que vous avez aidé Furlong, déclara Hotch.
Le docteur Harrison écarquilla les yeux, il ne sut pas quoi dire.
-Comment vous le savez ? Demanda Harrison en pleurnichant.
-Vous avez peur mais ce n’est pas pour vous-même, lui dit Hotch.
-Nous pouvons vous aider, ajouta Emily. Le docteur secoua la tête visiblement effrayé.
-Non, ils la tueront, murmura le pauvre homme. Emily pouvait ressentir exactement les souffrances de cet homme.
-Depuis quand détiennent-il votre femme ? interrogea Hotch.
-Depuis trois jours, j’ai reçu un paquet contenant son doigt avec une lettre, je devais prétendre que Furlong avait de grave problème cardiaque, qu’il lui fallait un space maker, le seul endroit où il pouvait se faire opérer était l’hôpital. Un filet de morve s’écoula de son nez, Emily lui tendit un mouchoir.
-Quand deviez-vous rencontrer les ravisseurs ? S’exclama Emily.
-Ils m’ont dit que je devais seulement rentrer chez moi après que Furlong soit transféré vers l’hôpital, c’est pour ça que je veux rentrer, je veux être là quand ma femme sera libérer.


Les agents du FBI s’étaient rendus chez le docteur, une magnifique demeure isolé en pleine campagne. Harrison entra dans son bureau, ouvrit un tiroir, puis attrapa une boite, il le donna à Hotch. Il vérifiait le contenu de la boite, sa mine sévère s’effaça en voyant effectivement un index.
-Elle est m’a vie, on est marié depuis 25 ans, aujourd’hui c’est notre anniversaire de mariage. Hotch prit la photo sur le bureau. Mme Harrison avait de long cheveux châtain, malgré c’est quelque rides naissant, c’était une jolie femme.
-Elle s’appelle comment ? demanda Hotch.
-Inez, répondit Harrison.
-Elle est très belle, lui dit Hotch.
-Merci.

Emily debout dans le couloir regardait, les divers photos accrochés au mur, elles témoignèrent d’une vie bien remplit et heureuse. Les photos de mariage, les photos d’enfant, des photos de noël, de vacances, de moment de bonheur. Morgan s’approcha d’Emily.
-A quoi penses-tu ? lui demanda le jeune homme.
-Sara avait raison, marmonna Emily.
-De quoi tu parles ? S’exprima Derek ne voyant pas où voulait en venir la jeune femme.
-Sur le toit Sara m’a dit que la vie est cruelle. Regarde le docteur Harrison, il y a quelques jours, lui et son épouse menait une vie paisible et heureuse, maintenant on kidnappe cette pauvre femme et on envoie son doigt à son époux. Aujourd’hui l’inspecteur Carter est mort sous mes yeux, Rossi est à l’hôpital parce qu’il a reçu une balle, expliqua-t-elle sur un ton fataliste.
Derek lui prit la main.
-C’est vrai, tous les jours, il se passe des choses affreuse dans le monde, mais en contrepartie, il y a également des choses bien, même des choses merveilleuse, déclara Derek.
Emily un peu agacé par ces mots enleva sa main de celui de Morgan, et s’éloigna sans rien dire, elle sortit dans le jardin prendre l’air. Elle remarqua Reid assit tout seul sur une balancelle en bois, les yeux levés vers le ciel.
-Qu’est-ce tu fais là dans le froid ?
-Je regarde les étoiles, ici on peut les voir contrairement en ville, expliqua Reid.
Emily leva à son tour les yeux, elle fut frappée par la beauté du ciel étoilé. En contemplant se spectacle sublime, Emily ressentit pour la première fois depuis bien longtemps une paix intérieur, et elle comprit ce que Derek essayait de lui dire.
-Je peux les regarder avec toi ? dit-elle. Reid l’invita à s’assoir.
-C’est très beau et apaisant, s’exclama Emily.
-Oui, très apaisant, répéta Reid.
-Comment tu vis le fait que Furlong se soit évadé ? lui demanda la jeune femme.
-Je ne vais pas te mentir sa ma fait un choc. Reid regarda Emily et lui dit :
-Ne ris pas, mais depuis quelques mois je prends des cours de self defense. Emily se pinça les lèvres essayant de ne pas rire. Elle finit par céder, et se mit à rire.
- Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle, s’exclama Reid en souriant.
-J’ai cette image de toi qui m’a traversée l’esprit et je n’ai pas pu me retenir, désolée, s’esclaffa Emily.
-Je n’ai jamais été un adepte de la violence, mais c’est important de pouvoir se défendre en cas de danger.
-Pourquoi tu n’as pas demandé à Derek de te donner des cours ?
-Pour qu’il soit sur mon dos toute la journée, pas question.
-Comment ça se passe tes cours d’auto-défense ?
-En vérité, je paie un type pour me tabasser deux fois par semaine, je suis totalement nul. Les deux amis éclatent de rire. JJ interrompit les deux amis.
-Qu’est-ce qui vous fait rire ? demanda-t-elle intriguée.
-Rien, répondit Emily.
-Venez, M. Harrison vient de recevoir un appel, annonça-t-elle. Ils suivirent la jeune femme jusqu’au séjour.
-Les ravisseurs demandent au docteur Harrison de se rendre dans l’entrepôt A-17 dans la zone industriel à 23 h00, annonça Hotch.
-Ils exigent rien de plus, même pas que le docteur viennent seul, fit remarqué Morgan.
-Non, répondit Hotch.
-Je trouve cette histoire louche, s’exclama Emily. Hotch consulta sa montre.
-Dans une heure, il sera 23h00, mettons nous en route.

Le lieu était sombre et vide pas un chat dans les environs. À cette heure de la nuit, l’endroit ne semblait absolument pas rassurant. Les profiler pénétrèrent dans l’entrepôt en laissant le docteur Harrison dans la voiture avec Reid. Armé, ils commèrent à inspecter zone par zone. L’équipe s’était déployée dans l’entrepôt.
-J’ai trouvé quelque chose, s’exclama Morgan. Toute l’équipe le retrouva. Au beau milieu, ce trouvait une grande boite avec un gros nœud rouge, et une petite enveloppe blanche posé sur le carton.
Ils étaient perplexe par cette grande boite posée là, Emily avait le sentiment que cette nuit allait mal se terminer.
Hotch appela Reid, il devait ramener le docteur avec lui.
-Vous pensez qu’il y a quoi dedans ? S’enquit Emily inquiète. Tout le monde semblait tendu.
-On va bientôt le savoir, dit Morgan.
Hotch commença à lire la lettre accompagnant le colis.

Cher docteur Harrison,
Vous avez respecté votre part du marché, alors comme convenu je vous envoie les restes de votre épouse.
Ps : Bon anniversaire de mariage, 25 ans ça se fête.

Hotch avala sa salive, il était devenu blanc, il s’approcha de la boite, mais la crainte qu’il ressentait l’empêcha de l’ouvrir. Les autres ne comprenaient pas l’attitude de leur supérieur. Harrison et Reid avaient rejoint l’équipe.
-Quoi ? Ils vont me rendre ma femme, où est-elle ? demanda Harrison impatient. Hotch lui tendis la lettre. Lorsqu’il eut fini de la lire, Harrison se jeta sur la boite, arrachant le carton, laissant apparent un sac poubelle noire. Morgan le saisie l’empêchant d’ouvrir le sac.
-Non, Non, Inez hurlait le pauvre homme. Il se débattait contre Morgan, il voulait découvrir le contenu du sac.
-Lâchez-moi, Inez, cria Harrison.
-Morgan sort le d’ici, ordonna Hotch. Harrison s’est tenu la poitrine et s’effondra dans les bras de Derek.
-Il est en train de faire une crise cardiaque, déclara Derek. JJ attrapa son téléphone pour appeler une ambulance. 10 minutes c’était écoulé à l’arrivée des secours et des renforts.
Hotch ouvrit le sac poubelle, elle contenait des morceaux d’un corps non identifié, mais a première vu c’était cette pauvre Inez Harrison. Malgré des années à faire ce travail, toute l’équipe était bouleversée par leur découverte.
-Qu’ est-ce qu’on fait maintenant ? S’enquit Morgan. Mais personne ne savait.
-Pourquoi la tuer ? Je ne comprends, s’exclama JJ.
-Ces types ne sont rien de plus que des psychopathes, déclara Emily.
-C’est un message envoyer à notre attention, marmonna Reid.
Cela faisait une heure maintenant que toute une équipe d’agent avait envahi l’entrepôt, relevant des empreintes sur la boite, aux alentours, prenant des photos.
Après s’être rendu au bureau, chacun était entré.

A peine arrivé, Emily enleva son manteau et le rangea dans la penderie. Pour se détendre, elle prit une douche rapide, puis enfila son vieux pyjama, attrapa un oreiller et une couverture sur son lit, et s’installa sur son canapé, elle recommença son éternel rituel avec ses dossiers qu’elle connaissait par cœur. Au bout d’une heure, fatiguée, Emily se leva et enfila un chandail puis sortie sur sa terrasse avec une tasse de café fumante. Elle but une petite gorgée avant de le déposer sur la table en bois. La brise hivernale donna un bon coup de fouet à Emily, elle regarda le ciel, et sourit.
-Effectivement Reid a raison, il était impossible de voir les étoiles avec toute cette lumière en ville, pensa-t-elle.
Elle observa la rue totalement déserte en contre bas, quelque rare voiture passait encore à cette heure de la nuit. Emily constata un minuscule point rouge sur sa poitrine. Elle sut ce que cela signifiait. Emily savait qu’elle n’aurait pas le temps de se réfugier dans son appartement, celui qui la vise aurait le temps de l’atteindre, gardant l’air naturel, elle se rapprocha de la table, fit semblant de vouloir prendre sa tasse, d’un geste elle renversa la table pour se protéger. Un premier tir transperça la table, et fit exploser la vitre de la porte coulissante. Recroquevillé derrière la table, Emily évaluait ses chances de s’en sortir vivante.
Le seul option qui s’offrait à elle, était d’utiliser la table comme bouclier, elle avançait centimètre par centimètre en tirant la table vers elle pour se protéger. Un deuxième tir l’effleura à l’avant-bras et se logea sur le châssis de la porte, elle se figea instant, prit une grande bouffée d’air et recommença à se déplacer protéger derrière la table. Arrivée devant la porte, d’un bond, elle voltigea à l’intérieur de l’appartement. Elle se remit debout, attrapa son arme, puis sortit en courant, arrivé devant l’ascenseur, elle s’énervait sur le bouton d’appel, estimant qu’il était trop long à venir, elle prit les escaliers, sautant quatre à quatre les marches. Elle voulait à tout prix intercepter ce sniper, elle était sûre que les tirs provenaient d’un des appartements en face. Arrivée dans la rue, elle entre en collision avec Derek.

-Emily ! Qu’est-ce que tu fais là dans cette tenue, s’exclama Morgan. Son prêter attention à Morgan, Emily surveillait les alentours.

-Ecoutes, je venais te voir, sachant que tu ne devais surement pas dormir…, mais Emily agitée était incapable d’entendre Derek.

Toujours en train de scruter les alentours, la jeune femme remarqua un homme bizarre avec une mallette sortir de l’immeuble d’en face d’un pas pressant.

-Eh ! Vous là ! L’interpela Emily. Le type se retourna et vit Emily, il monta dans une gran Torino noir et partit à toute vitesse.

-Les clés de ta voiture? hurla Emily à Derek. Il lui balança les clés, Emily prit le volant, il était hors de question que ce type réussisse à la semer.

-Peux-tu me dire ce qui se passe ? Demanda Derek.

-Cet homme essayé de me tuer. Le fuyard roulait à plus de 180 km/heure en ville, brulant tous les feux rouges, tous les stops rencontrés, Emily essayait de le coller de près. Des accidents ont été évités de justesse.

-Quoi, c’est quoi cette histoire ? demanda Derek.


Les deux voitures s’engagèrent sur l’autoroute, ils slalomaient entre les voitures à 200km/heure, les coups de klaxon retentissaient en une cacophonie indescriptible. Emily réussit à se mettre au niveau du fuyard lorsque celui-ci braqua un revolver sur Derek et elle. D’un geste Derek attrapa le volant obligeant Emily à s’écarter de la voiture. Soudain le fuyard prit la première sortie à droite. Surpris Emily, n’a pas eu le temps de réagir qu’elle avait déjà dépassée la fameuse sortie. Furieuse, elle freina sec, fit demi-tour, elle se retrouvait à conduire à contre sens sur l’autoroute.
-Tu es complètement folle, on va se faire tuer, lui cria Morgan. Emily évitait les voitures en zigzaguant, puis elle s’engagea dans la sortie.
-Emily que comptes-tu faire ? demanda Derek.
-Je ne sais pas.

Les deux véhicules étaient à présent sur une route déserte, sans éclairage. Emily entreprit de dépasser le fuyard pour l’obliger à s’arrêter. Elle jeta un œil à la voiture. Elle sortit son revolver et le donna à Derek.
-Vise les pneus avant de son véhicule, ordonna Emily. Derek du premier coup fit éclater la roue, le fuyard perdit le contrôle de sa voiture. Elle regarda dans le rétro intérieur, et vit le véhicule du suspect s’immobilise sur le bas-côté.
-Eeemiiilyyy ! hurla Derek. Emily eut à peine le temps de voir les phares l’aveuglant provenant d’en faces, elle braqua d’un coup sec pour se remettre à droite, soudain la voiture dérapa, au premier tonneau, Emily fut éjectée de l’habitacle, elle dégringola au fonds d’un ravin.
Pendant quelque seconde Emily se sentit perdu dans l’obscurité, il n’y avait plus aucun bruit. Au moment où elle voulut se relever, une douleur atroce lui parcourut le corps. Elle essaya de se mettre debout, mais ses forces semblaient l’avoir abandonné. Elle fournit un effort surhumain pour ramper hors du ravin. Elle leva la tête et reconnu la voiture de Morgan qui n’était plus qu’un tas de tôle froissé. Elle avait fini sa course contre un poteau électrique en béton à plus de 30 m d’où Emily fut éjectée. Emily regarda autour d’elle, mais pas de signe de Derek, son cœur s’emballait.
-Derek, Derek, réponds moi, cria la jeune agent du FBI.
Avec courage, elle se remit debout, déterminer à vérifier si l’homme qu’elle aimait n’avait rien. Elle avançait avec peine.
-Derek, je t’en prie réponds. Elle n’était plus qu’à 20 m, lorsqu’elle prit l’odeur du carburant. Prit de panique Emily accélérât le mouvement malgré la douleur, plus que 15 m. Soudain, une partie de la voiture s’enflamma. Emily n’était plus qu’à 8 m lorsque le véhicule explosa, la déflagration la fit décoller du sol et la projeta en arrière, le choc de l’impact la fit perdre connaissance.
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manu29
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Lun 25 Juin 2012 - 18:15

Roh je crois qu'il manque une partie!

Ah non? C'est la fin du chapitre! Wink

J'ai hâte de savoir ce qui est arrivé à nos amoureux!!!
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eelie
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   Lun 25 Juin 2012 - 18:23

On non, tu ne peux pas nous laisser sur notre faim comme ça! C'est tout simplement cruel! Bon, si il y a une suite rapidement, je te pardonne angel
Sérieusement, j'adore ta fanfics, elle parle de tous les personnages et après avoir lu ''Disparition'' je voulais vraiment une suite (Enfin, il me semble que le titre était disparition). C'est très bien écrit et j'ai hâte de savoir ce qui va arriver!
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MessageSujet: Re: Grossesse à haut risque   

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