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 disparition

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MessageSujet: disparition   Sam 3 Mar 2012 - 3:32

slt à ts je reposte mon histoire qui était mal placé, j'ai également suivi les conseils de Manon, j'ai mis plus de description.
je ne sais pas si cela plaira. desolé pour les fautes. : sourit1
1ére partie


Ce lundi matin Penelope Garcia était heureuse, c’était un petit bout de femme qui voyait toujours les bons côtés de la vie. Elle jeta un coup d’œil par la fenêtre de sa chambre, le soleil brillait, pas un nuage dans le ciel bleu. «Magnifique journée » songea-t-elle. En s’habillant, elle pensait à la chance qu’elle avait eu ces derniers temps. Elle mit une robe rouge éclatant, qui lui faisait un jolie décolletée. « Parfait » s’exclama-t-elle. Garcia aimait porter des couleurs vives, c’était le moyen qu’elle avait trouvé pour supporter les horreurs de son travail. Elle assumait pleinement son excentricité.
Penelope tout excitée, arriva à son travail, elle avait une nouvelle à annoncer à ses amis.


Assise à son bureau, JJ fixait la photo de son fils. La jeune maman se sentait coupable de manquer les moments importants de la vie de son fils. Son travail lui prenait beaucoup de temps. Des conflits sont apparut au sein de son couple, elle avait eu une terrible dispute avec son mari Will. Il lui reprochait de faire passer son travail avant sa famille. Perdu dans ses pensés, elle n’avait pas remarqué Garcia débout dans l’embrasure de la porte.
« JJ, JJ, est ce que ça va ? » demanda-t-elle avec une mine inquiète.
« Oui, très bien »
« Tu es sûre, on peut tout se dire »
« T’inquiète pas Garcia » Jennifer n’était pas le genre à s’épancher sur sa vie ni sur ses problèmes.
Garcia arborait un sourire radieux.
« Pourquoi ce sourire » demanda JJ intriguée.
« Tu ne remarques rien de différent chez moi ? »
« Tu as de nouvelle mèche bleu »
Garcia fronça les sourcils. « Non, ma chérie, regardes de plus près » rétorqua la technicienne. Elle lui montra sa main droite.
Cet instant, JJ écarquilla les yeux, surprise.
« Oh mon dieu Garcia, elle est magnifique »
Elle portait une jolie bague en or blanc sertis d’un étincelant diamant.
Kévin lui avait fait sa demande hier soir autour d’un dîner romantique. Ils avaient dansés sur leur musique à la lueur de centaine de bougie. Depuis cette soirée Garcia était aux anges.
« Tu es la première à qui je l’ai dis, tu es bien plus qu’une amie, je voulais partager ce moment avec toi ».
Les deux femmes se firent un câlin.
« Il faut se mettre au boulot ». Déclara Garcia en grimaçant.
En sortant du bureau, la jeune femme admirait sa bague de fiançailles, et n’arrivait toujours pas à croire qu’elle allait se marier. « Kevin est vraiment un gentil garçon » dit-elle songeuse.

Garcia observait Derek Morgan et Émilie Prentiss, tous deux debout dans le coin cuisine, ils riaient aux éclats. Depuis le retour d’Émilie, ils étaient devenus plus proche. Après l’épisode Ian Doyle, se sentant responsable, Derek se montrait très protecteur avec elle.
«Nous sommes une famille ». Garcia ne pu s’empêcher de sourire à cette idée.


La réunion allait bientôt commencer, la jeune analyste distribua des tablettes numériques à chacun. Elle remarqua l’absence de Reid. C’était le benjamin du groupe. Doté d’un QI de 187, il était en quelque sorte la mascotte du groupe. Sa différence faisait de lui un antisocial, mais il avait su trouver sa place au sein de l’équipe.
« Bizarre M. Ponctualité est en retard » pensa-t-elle
Émilie vit la splendide bague que Garcia portait.
« C’est une bague de fiançailles» dit Émilie émerveillée.
Le petit groupe de profiler la fixait comme une bête curieuse.
« Kevin et moi, on va se marier »
« Ma princesse, pourquoi ne m’as-tu rien dit ? » s’offusqua Derek.
« Je voulais vous l’annoncez au bon moment. »
Serrant Garcia dans ses bras, Rossi l’a félicité. Le futur mariage de la jeune femme était sur toutes les lèvres.
D’une voix ferme Hotch déclara :
« Nous fêterons la nouvelle plus tard mes revenons à notre affaire »
Garcia faisait défiler les diapositifs.
« Reid n’est pas encore là » fit remarquer Morgan.
Hotch jeta un coup d’œil à sa montre. « Nous commencerons sans lui »
Un tueur sévissait dans la ville d’Alexandria, plusieurs prostituées avaient été étranglées à l’aide une ceinture. Leurs ressemblances étaient frappantes, blondes, de petite taille, elles avaient entre 25 et 30 ans. Garcia détourna les yeux dégoutés à la vu des photos. Après diverse hypothèses sur les motifs et la psychologie du tueur émit par les profiler, Hotch ordonna à toute l’équipe de se mettre en route.
« Rossi, Prentiss, en route, Morgan, JJ passés prendre Reid chez lui ».


**********************************************************************************

Reid habitait, un petit immeuble construis dans les années quarante, les murs étaient en brique rouge, elle avait conservé son charme d’autrefois. Les murs du couloir étaient d’un blanc ivoire.
JJ et Morgan se tenaient debout devant l’appartement de Reid. JJ sonna, mais pas de réponse. Impatient Morgan frappa la porte violemment.
Morgan appela Reid plusieurs reprises, sans succès, personne ne répondit.
Une vielle dame interpellé par le vacarme des deux agents, entrouvrit sa porte, c était la voisine de pallier.
« Vous cherchez Spencer » demanda-t-elle.
Ses rides et ses joues pendantes, lui donnaient un air fatigué en permanence, malgré tout, on pouvait deviner qu’elle avait été très belle dans sa jeunesse. Elle portait une robe en flanelle beige, un collier de perle. Ses cheveux blanc était tiré en un chignon. Elle mit ses lunettes pour mieux examiner les deux jeunes gens.
« Oui, nous sommes ses collègues, l’agent Derek Morgan et moi je suis l’agent Jennifer Jarreau » déclara JJ.
« Le petit n’est pas rentré de tous le week-end, je pensais qu’il était en voyage à cause de son travail ».s’exclama la dame.
Elle s’appelait Amelia Marie Anne Douglas. Habitant l’immeuble depuis trente ans, elle connaissait chacun des locataires, et était au courant de tout. C’était un peu la doyenne de l’immeuble. Après l’échec de ses Cinq mariages, elle vivait seule, son ingrat de fils ne venait plus la voir depuis bien longtemps. Reid avait su percevoir la solitude de la vieille femme. Il était devenu son ami, parfois, ils discutèrent d’art et de musique classique, d’opéra. Grâce à lui, elle se sentait moins seule.
« Merci, madame »
JJ prit son téléphone, appela Reid, sans succès, elle tomba directement sur sa boîte vocal.
« J’ai un mauvais pressentiment » s’exprima JJ
Derek appela Garcia :
« Princesse, localise-moi le portable de Reid »
« Un problème ? » interrogea la jeune femme.
« Je t’expliquerai plus tard »
En moins d’une minute Garcia envoya les coordonnés GPS du portable de Reid.
Les deux agents furent surpris de constater que les coordonnées de Garcia les avaient conduits à une ruelle lugubre qui semblait déserte, des tas ordures jonchaient le sol. Il y’avait une forte odeur d’urine. Un rat aussi gros qu’un chat se refugia en courant sous une grande benne à ordures. JJ fit une grimace.
« Garcia, es-tu sûre de ne pas t’être trompé ? » demanda
« Oh, bébé, tu as vexé la déesse de l’informatique »
JJ appela de nouveau spencer, cette fois-ci une sonnerie retentit derrière les bennes. Ils se jetèrent un regard perplexe. Derek se précipita jusqu’aux bennes. Un homme portant un vieux cardigan miteux, ayant les cheveux hirsute et sale dormait sur des vieux cartons. Sa peau avait bruni à cause de la crasse, et dégageait une forte odeur. Il n’avait sans doute pas vu un savon depuis de nombreuses années. La sonnerie semblait provenir de sa poche. Derek souleva le pauvre bougre par le col. L’homme fut stupéfaite par se réveil brutal, il essayait de s’enfuir, mais Derek le plaqua violemment contre le mur. Il lui fouilla les poches, il sortit un portefeuille, celui de Reid, puis le portable du jeune agent et 420$.
« Où as-tu eu ce portable et ce portefeuille » hurla Morgan. Les pieds du type ne touchaient presque plus le sol.
Sans crier gare, le vagabond vomit sur les rangers de Derek, JJ eu un mouvement de recule. Furieux, Derek le malmena de plus belle.
«Viens par ici, espèce d’enfoiré ». Menottes aux poignets, Derek le jeta sans ménagement à l’arrière de sa voiture.
Ils embarquèrent le malheureux.
« Horrible ». JJ esquissa un petit sourire. Les deux collègues ramenèrent le suspect au quartier général.
Derek informa de la situation à son supérieur, Hotch lui donna l’autorisation de continuer les cherches, et le reste de l’équipe reviendrait immédiatement après la mission.
À la vu de ses collègues, Garcia alla à leur rencontre, elle fut stoppée dans son élan.
« C’est quoi cette odeur?» s’exclama-t-elle en se pinçant le nez.
Derek ne fit pas attention à elle, il traversa tout le bureau au pas de course en trainant le miséreux. Il l’enferma dans une salle d’interrogatoire pour qu’il puisse dessouler.
« Qu’est-ce qui se passe ? » demanda Garcia.
«L’absence de Reid est très inquiétante » répondit JJ


Garcia et JJ entreprirent de vérifier la vidéos surveillance de la ville. Samedi soir à 21h30, on le voyait dans le métro 2, à 21h45, vêtu d’un gilet gris, et portant son sac en bandoulière, 5 minutes plus tard (21h50) Reid sortit de la station. Sa démarche était nonchalante, quelques secondes plus tard, le sans abris (arrêté plutôt dans la journée) lui arracha sans sac, sans réfléchir, Reid le poursuivie et finie par disparaître au coin d’une rue.
Vers 14 heures, Sander avait dessoulé. Les deux profiler entrèrent dans la salle d’interrogatoire. Au centre, il y’avait une simple table fixé au sol. L’ampoule allogène vacillait frénétiquement donnant une atmosphère pesante. Derek s’assit en face du suspect.
Tapotant nerveusement son pied droit sous la table, le sans-abri tremblait comme une feuille, transpirant à grosse goute.
Derek commença :
« Vous êtes William Sander, pas de domicile connu, arrêté plusieurs fois pour vagabondage, et ivresse sur la voie publique…
« On vous voit sur une vidéo, agresser un agent du FBI ? On a trouvé sur vous son portefeuille et son téléphone »
« Non, …faux, c’est…, j’ai agressé personne m’sieur, je les aie trouvé, juré » se défendit le pauvre diable en secouant la tête.
L’homme montrait des signes de nervosité flagrante. Sander était un grand rouquin bien bâtit, ancien ouvrier du bâtiment, il eu un divorce difficile, son ex-femme emmena leur fille en Floride, dix ans qu’il n’avait pas vu la petite. Le pauvre bougre n’a jamais pu remonter la pente. Se refugiant dans l’alcool, il finit par perdre son emploi, son propriétaire l’expulsa après plusieurs impayés de loyer. Désormais, il vivait dans la rue.
« Vous l’avez volé » déclara Morgan
Sander baissa la tête et se mis à pleurnicher.
« Je veux pas aller en prison » gémit-il.
Dans un accès de colère, le poing de Derek s’abattit violemment dans un grand fracas sur la table, Sander se raidi, on pouvait lire la peur sur son visage.
Il finit par raconter comment deux hommes, l’un d’origine hispanique, l’autre blanc, l’avaient proposés 500$ pour attirer Reid dans une impasse. Une fois à l’écart, le jeune homme fut enlevé par ces deux types.
« Leurs noms ? »
« J’ sais pas » dit le Sander en sanglotant
« J’ai besoin, d’un verre » ajouta-t-il.
« A quoi ressemblaient ces hommes ?» demanda JJ
« J’me rappel pas, mais ils conduisaient une camionnette de société blanche, sur les côtés, il y’avait d’écrire transportamex ».
Derek se rendit à vive allure dans le bureau de Garcia. « Cherche-moi des renseignements sur une société appelé transportamex. »
« Vos désir son des ordres mon beau ténébreux »
Les informations apparurent sur les écrans de la technicienne.
« Société transportamex, société de transport et de livraison dirigé par Charles Franklin »
Derek nota l’adresse, sorti précipitamment.



**********************************************************************************


Réveillé dans cette chambre sordide sans aucune fenêtre, Reid faisait les cents pas comme un lion en gage. Les murs étaient décrépis par le temps, le plafond était noir de poussière. Au fond de la pièce, il y avait un vieux lit en fer avec un matelas complètement bosselé. De l’autre côté, un vieux lavabo et un vieux WC en faïence jaunie par la crasse. Fixé au plafond une caméra. Ses souvenirs restaient encore flous sur la manière dont-il avait atterri ici. En voyant la chambre, Spencer se doutait bien qu’il n’était pas le premier occupant.
Il n’avait toujours pas vu les responsables de son enlèvement. On lui glissait sa nourriture par une petite ouverture dans la porte en fer verte. Il avait essayé de parler à son geôlier sans succès
. « Qui êtes-vous ? Vous voulez quoi ? Je vous en supplie répondez »cria Spencer en direction de la caméra.
« Ce n’est pas réel, cela ne va pas recommencer. » pensa-t-il
La pièce tournoyait, son rythme cardiaque s’accéléra, il était en nage, sa respiration devenait de plus en plus difficile, le jeune profiler suffoquait littéralement. C’était une crise de panique. Il finit par s’écrouler sur le sol.
Un homme à la musculature imposante, au crâne rasé ressemblant à un skinhead, se tenait dans l’embrassure de la porte. Reid remarqua son énorme tatouage en forme de scorpion qui lui recouvrait totalement l’avant bras droit. « Tu ne vas pas grever j’espère».
Le colosse s’agenouilla près de Reid, une seringue à la main. « Ça va te détendre».
Incapable de bouger, Reid abdiqua. L’homme lui enfonça la seringue dans le cou, Reid perdit connaissance.
À son réveille, le jeune homme constatait qu’il portait un collier relié à une chaine fixé au mur. Il se releva, tira dessus de toute ses forces, malgré plusieurs minutes d’efforts, la chaîne refusait de céder.
« Je ne suis pas un animal » hurla-t-il.
Soudain, la grosse porte en fer s’ouvrit, Reid fut effaré parce qu’il vit.
L’homme qui se tenait devant lui, n’était autre que Gustave Carter Furlong III, le PDG du groupe Furlong, l’une des plus grosses fortunes des États-Unis. C’était une personne puissante et très riche. Lancer depuis peu dans la politique, briguant le siège de sénateur de Virginie. Sa photo était placardée dans tous l’État. Malgré ses 45 ans, cheveux poivre sel et ses rides, il apparaissait faire 10 ans de moins. Son visage rond lui faisait ressembler à un poupon.
« Ma belle au bois dormant c’est enfin réveillé » dit-il. Assit près de Reid, il lui caressait les cheveux.
« Je me présente Gustave Furlong, mais tu dois déjà me connaitre » s’exclama-t-il. Un vilain rictus se dessina sur son visage.
« Je me permets de te tutoyer » ajouta-il
« Pourquoi vous faites cela ? »
Furlong s’assis sur le lit, lorsqu’il voulut passer de nouveau ses doigts dans les cheveux de Reid, celui-ci eu un mouvement de recule. Comme pour affirmer sa domination, Furlong l’attrapa violemment par les cheveux. Son regard était glacial, sans aucune émotion.
« Faut-il nécessairement une raison ? »
« Vous êtes cinglé »
« Peut-être bien, mais je me vois plutôt comme un psychopathe ayant un penchant pour le sadisme sexuelle » à ces mots, il rit à gorge déployé.
Brusquement, Furlong saisit Reid par les poignets et le plaqua sur le ventre. Il se tenait à cheval sur le jeune homme qui tentait désespérément de se dégager. Furlong lui lécha la joue droite et lui susurra à l’oreille :
« J’aime simplement pervertir, faire souffrir les gens de ton espèce », il appela le géant qui lui servait de garde :
« Patrick, amène-moi la fille. »
Une minute plus tard, il apparut portant une jeune femme brune, aux cheveux courts, nue sur son épaule. D’un geste brusque, il la jeta au sol. Elle ne bougeait pas tel un pantin désarticulé, son corps était recouvert de griffure et d’hématome, de brûlure de cigarette. Son regard n’exprimait absolument rien, Furlong s’approcha d’elle, il lui assena un terrible coup de pied, elle ne réagit pas.
« Ce n’est plus qu’une coquille vide, je lui ai pris son âme » dit-il.
Allongée par terre, la fille respirait à peine. Furlong sortit de sa poche un coteau à cran d’arrêt.
« Je te propose de tuer cette garce et je te promets de te laisser partir, regarde la, elle te supplie de mettre un terme à ses souffrances »
Spencer détourna les yeux en signe de refus.
« Très bien ». D’un geste il trancha la gorge de l’inconnue, le sang éclaboussa le jeune homme, sous le choc aucun son ne sorti de sa bouche.
Furlong lécha le sang sur le couteau, s’approchant de Spencer, il lui donna un coup de poing qui le fit basculer, son bourreau lui attacha les poignets au montant du lit.
Le criminel déchira sa chemise, et caressa le torse imberbe du garçon.
« Je t’assure que tu vas apprécier ».


Franklin Marshall était très corpulent, son excès de poids l’empêchait d’avoir une démarche souple. Son nez empâté, lui donnait un air renfrogné. Transpirant par tous les pores de sa peau, il essuyait machinalement la sueur de son front avec un mouchoir portant ses initiales. Il consacrait pas mal de temps à son entreprise.
« FBI » les deux agents montrèrent leurs badges.
« qu’a-t-il encore fait ? » dit-il, la voix rempli de lassitude.
« De qui vous parlez ? »
« De mon idiot de beau fils, Antonio Ramirez, samedi, il a eu le culot de disparaitre avec l’une de mes camionnettes, dire que ma femme me força à le prendre au sein de l’entreprise après sa sorti de prison. Dès qu’il se pointera, je le vire ».
Antonio alias Tony avait pris 8 ans pour vente de produit stupéfiant, agression, sorti grâce à une remise de peine, il n’aimait pas travailler dans la société de son beau-père. Celui-ci n’arrêtait pas de le rabaisser.
« M. Marshall, votre camionnette a servi à un enlèvement, samedi soir » déclara Morgan.
« Ah ouais, vous êtes sûre » dit-il d’une voix pleine d’indifférence. Il ouvrit un paquet de chewing-gum à la nicotine.
« J’essaie d’arrêter pour ma femme »
« Avec qui trainait-il ? » s’enquis JJ.
« Je ne connais pas ses fréquentations, mais il vit avec une certaine Lorna ».
« L’adresse » lança Derek. Ils le remercièrent.



Devant l’immeuble insalubre couvert de graffiti, se tenaient quelques marginaux, deux prostituées se chamaillaient, l’intérieur de l’immeuble était pire que l’extérieur, les ordures recouvraient le sol, il y’avait une odeur de pisse insupportable. Ils arrivèrent à l’appartement de Lorna. JJ frappa. Une jeune femme portant un vieux boxer rose et un t-shirt ouvrit, elle avait une cigarette entre ses longs doigts osseux. Elle ne devait pas avoir plus de 21 ans. Ses cheveux blond cendré lui plaquaient sur son visage longiligne.
« Lorna ?»
« Qui la demande ? »
« Nous sommes du FBI, voici l’agent Jargeau, moi c’est l’agent Morgan »
Elle les fit entrée, l’appartement exigu était sale, la peinture s’écaillait par endroit, au fond à droite, c’était le coin chambre. Les vêtements sales, des bouteilles de bière vide, des emballages de plat à emporté étaient éparpillés sur le sol.
« Vous connaissez Antonio Ramirez ?»
« Ouais, pourquoi ? »
« Vous savez où il se trouve ? » répondu Derek
Elle aspira une bouffée de cigarette.
«Je sais pas.»
« Madame, nous devons lui parler » lui dit JJ.
« Je l’ai pas vu depuis samedi, un type, un certain Travis est passé le prendre, depuis pas nouvelle, l’enfoiré.»
« Il a un nom ce Travis ? »
« J’en sais rien, ils se sont connu en prison.»
« S’il vous appel, prévenez nous » JJ lui donna sa carte de visite.
En sortant Derek appela Garcia pour lui demander de rechercher des informations sur ce Travis.
Hotch et le reste de l’équipe étaient rentrés d’Alexandria, ils avaient pu arrêter le tueur en série, un adolescent de 17 ans.
JJ fit un rapide résumé de la situation à Hotch lorsque Garcia arriva en courant dans le bureau :
« La police vient à l’instant de retrouver la camionnette transportamex, abandonné en dehors de la ville de l'ancienne zone industrielle.» s’écria-t-elle. Elle ne pu retenir ses larmes.
Toute l’équipe avait les yeux rivés sur la technicienne.
« Il y’a autre chose Garcia ?». interrogea Rossi
La jeune analyste n’arrivait plus à s’exprimer.
« Garcia ? » lâcha Rossi.
« Un corps à été retrouvé dans la camionnette » la jeune femme finit par éclater en sanglot.
« Reid ? » demanda Émilie.
« Je ne sais pas, ils ont rien dit ».
« Nous y allons » déclara Hotch.
Le petit groupe de profiler s’était mis en route.
Un périmètre de sécurité fut mis en place par les policiers, la scientifique recueillait des échantillons. Le cadavre était sur une civière dans un sac mortuaire.
Le capitaine de police Larry Edwards était venu à la rencontre de Hotch et de son équipe.
« Le corps à été découvert pas des jeunes »
« Vous l’avez identifié ? » la voix de Rossi laissait transparaitre ses doutes.
« Non, il n’avait aucun papier sur lui, on sait seulement qu’il s’agit d’un jeune homme de type caucasien, il semblerait qu’il ait été exécuté d’une balle dans la tête.» répondit le capitaine.
Hotch, Derek, Rossi s’approchèrent de la civière. JJ était clouée sur place, l’angoisse était trop forte. Derek fit glisser la fermeture éclaire. Il fixa le corps, une expression de soulagement avait remplacé celui de l’inquiétude sur le visage des profiler.
Ce n’était pas Reid.


Dernière édition par keli97 le Ven 4 Mai 2012 - 18:25, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: disparition   Sam 3 Mar 2012 - 16:26

Aloooors, je fais vite, je dois aller réviser.

Pas mal de fautes encore, mais tu essaies de faire de la description, et c'est bien. Fais attention, il y a beaucoup de phrases que tu ne finis pas, qui sont coupées en plein milieu.

Juste, l'anneau ne se porte pas à la main gauche normalement ?

J'avais un autre truc que je voulais dire mais je sais plus... scratch Bref, ça me reviendra.

Sinon, ça va un tout petit peu vite, aussi. Mais ça, c'est mon avis.

Et sinon, de bonnes idées, à voir comment cela va évoluer sourit1
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Jjuliegarcia
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MessageSujet: Re: disparition   Sam 3 Mar 2012 - 18:15

applaud J'aime beaucoup cette histoire, continue comme ca flower
Pour la bague ca dépend des pays et des cultures donc aucunes règles prédéfinies Wink dans certains pays elle doit être à l'annulaire gauche parce qu'ils considèrent que c'est la ligne directe pour aller au coeur puis lors du mariage les bagues de fiançailles et mariage sont mises au même doigt sourit1
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Candies
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MessageSujet: Re: disparition   Sam 3 Mar 2012 - 18:30

    C'est un bon début plutôt bien raconté.
    Plusieurs fautes et un manque de descriptions à mon goût (alors oui, je suis une fan des descriptions. sourit_vert), mais c'est vraiment bien. J'ai hâte de découvrir la suite !
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MessageSujet: Re: disparition   Sam 3 Mar 2012 - 18:42

Jjuliegarcia a écrit:
applaud J'aime beaucoup cette histoire, continue comme ca flower
Pour la bague ca dépend des pays et des cultures donc aucunes règles prédéfinies Wink dans certains pays elle doit être à l'annulaire gauche parce qu'ils considèrent que c'est la ligne directe pour aller au coeur puis lors du mariage les bagues de fiançailles et mariage sont mises au même doigt sourit1
Yep, mais au vu de ce qu'on sait dans la série, ce sont des américains, sûrement catholiques.. Fin' bon, c'est qu'un détail sourit0
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MessageSujet: Re: disparition   Dim 4 Mar 2012 - 0:17

j'ai corrigé les fautes, si vous en voyez d'autres faites le moi savoir.
je suis desolé pour les bout de phrase, mais j'ai dû supprimer plusieurs parties car je trouvais l'histoire trop longue et je me suis pas relu
merci pour vos coms. Very Happy
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MessageSujet: suite   Dim 15 Avr 2012 - 17:25

Voici la suite, j'espère qu'elle plaira

2ème partie.

Assis sur le lit, recroquevillé, la tête baissé entre ses cuisses, Reid revivait chaque seconde de son calvaire, les tortures, les humiliations infligées par Furlong, sentant encore le goût de sa salive dans sa bouche. L’image de Furlong lui retourna l’estomac, il eu à peine le temps d’arriver devant la cuvette des toilettes qu’il gerba le peu de nourriture que son tortionnaire lui avait donné. Il avait l’impression que l’odeur de Furlong était imprégnée sous sa peau comme une marque indélébile. Se levant avec difficulté, il atteignit le lavabo, ouvrit le robinet et s’aspergea d’eau, en se frottant jusqu’au sang. Il voulait se débarrasser de cette odeur écœurante. Il entendit le grincement de la porte, et savait ce que cela signifiait. Furlong et Patrick étaient là, le regardant telle une vermine qu’ils pouvaient éliminer facilement. Furlong tenait entre ses mains une matraque électrique.
-J’ai une petite surprise pour toi, suis nous ricana Furlong.
Le colosse, saisit le jeune homme en le tirant hors de la pièce. Reid se retrouva dans un couloir sombre. Il était pris en étau entre Furlong et Patrick, pas moyens de s’enfuir. Ils arrivèrent dans une grande pièce éclairée par la faible lueur d’une ampoule où tant d’autre auparavant avait subi les pires sévices. C’était une véritable chambre des supplices, il y avait des chaines fixées sur le mur, la grosse armoire métallique était remplit de divers outil de torture. En entrant dans cette endroit Reid avait l’impression d’entendre les hurlements des précédant pensionnaires.
-Avance, dit-Patrick d’une voix rauque. Il poussa Reid violemment qui finit par s’étaler sur le plancher.
-Je croyais qu’il devait mourir, s’exprima une voix provenant de la pénombre.
Allongé sur le sol, Reid vit une ombre qui se rapprochait de lui.
-J’ai changé d’avis, il est si mignon, cela aurait été du gâchis, lui répondit Furlong caressant le dos nu de Reid.
-J’en connais un autre qui ne vas pas apprécier cette idée, Gustave. Reid cru reconnaitre cette voix.
-Comment allez-vous agent Reid ?, je suis ravi de vous revoir.
Il tenta de se relever, et reçut un brutal coup de pied aux cotés qui lui coupa le souffle. Après un effort incommensurable, Reid réussit à se relever et identifia l’homme qui l’avait frappé.
-Bruce Stuart, s’exclama Reid avant de s’écrouler de nouveau sur le sol.
-Bruce et moi sommes des amis d’enfance déclara Gustave. Bruce Stuart avait le même âge que Furlong. Il était très massif, il avait des cheveux roux clairsemés. Son menton carré lui faisait étrangement ressembler à un vieux bulldog anglais. C’était un puissant banquier, marié depuis 10 ans, sa femme le voyait comme un bon père, et bon vivant, qui aimait le bon vin, et les bon repas, aimant la chasse. Elle ne se doutait pas que son cher époux aimait aussi brutaliser, et massacrer de pauvre gens.
-Vous n’auriez pas dû fourrer votre nez dans nos affaires. Bruce s’agenouilla près de Reid, il sortit un cigare et des allumettes de sa veste, puis l’alluma, il aspira une bouffé du cigare, il semblait vivre une intense sensation d’extase, puis expulsa la fumée à la figure du jeune homme qui toussa. Voulant riposter Reid lui cracha en plein visage, furieux, Bruce le souleva et le gifla si fort qu’il fut propulsé contre le mur, sa bouche saignait. Bruce essuya le mollard avec la manche de sa chemise, son regard était remplit de haine.
Il écrasa son cigare contre le dos de la main de Reid qui poussa un cri de douleur, son tortionnaire recommença à plusieurs reprises en laissant des traces de brûlure rougeâtre sur sa peau. Les trois hommes tel des hyènes affamés se préparant à attaquer leur proie, bondirent sur le jeune agent et le rouèrent de coup pied, restant immobile, il essaya de protéger sa tête.
Patrick lui attacha les mains avec une corde relié par de solides attaches fixées au plafond, Reid se retrouva suspendu par les poignets. Ses pieds touchaient à peine le sol. Furlong pris la matraque, et le colla contre le corps nu du garçon, une décharge électrique lui traversa le corps qui le fit violement convulser. Il recommença de plus belle. Reid serrait les dents de douleur. Les trois hommes se réjouissaient des souffrances de leur victime. Furlong prit une bouteille d’eau et bu une gorgé.
-Tu as soif ? lui demanda-t-il. Il renversa le contenu de sa bouteille sur le sol. Les trois bourreaux riaient.
-Oups, désolé ! s’exclama Furlong.
Reid ressentit une grande haine, il voulait les voir mort, les tuer de ses propres mains. Jamais il n’avait ressentit de tel sentiment pour quelqu’un.
Bruce enleva sa veste et la déposa sur l’unique chaise que contenait la pièce, ensuite il déboutonna sa chemise, laissant apparaitre son ventre bedonnant, il était aussi poilu qu’un orang-outan. Il abaissa la chaine, Reid se retrouva au niveau du sol. Bruce de zippa son pantalon et montra son sexe hideux qui pointait en direction du jeune profiler.
-Avec ta jolie bouche tu dois faire des pipes démentielles, déclara-t-il.
-Peu importe ce que vous me ferez, mais je jure que si vous essayez de mettre ça dans ma bouche, je n’hésiterais pas à vous l’arracher. Furlong gloussa de peur.
-Il attrapa Reid par les cheveux, et lui dit :
-Je pourrais t’arracher toute tes dents, petit merdeux, et nous verrons comment tu ferais. Patrick donne moi une tenaille, grommela-t-il.
La tenaille en main, il serra le cou de Reid et le plaqua par terre. Patrick lui tenait les épaules, l’empêchant de se débattre.
Il tenta de détourner la tête. De la main gauche Bruce pressa les joues de Reid très fort, l’obligeant à ouvrir la bouche, et s’attaqua à l’incisive droite, la dent commençait à se déchausser, une douleur abominable lui irradiait toute la mâchoire. D’un coup la dent céda et un flot de sang lui remplit la bouche.
-Cela suffit, je refuse que tu me l’abîme, s’interposa Furlong, tenant le bras de Bruce qui s’apprêtait à renouveler son acte.
-Quoi ?, depuis quand es-tu devenu une guimauve ?, lui demanda Bruce.
Il se rhabilla, et renoua sa cravate, il jeta un coup d’œil à Reid et lui dit :
-Tu as de la chance mon petit, si Gustave ne m’avait pas stoppé, je t’aurais fait regretter tes paroles. Il sortit.


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Le teint blafard et les yeux cernés témoignaient de la nuit difficile que Hotch avait passée. Il s’adossa contre son fauteuil repensait à toute cette histoire. Il avait ordonné aux autres de rentrer se reposer. N’appliquant pas ses propres conseils, il était resté travailler très tard. Assis à son bureau, il dénoua sa cravate, et reprit la lecture du dossier de Travis Manning, un homme dont la vie fut tourmenté, il mourut comme il avait vécu violemment, son corps fut retrouvé une balle dans la tête. C’était clairement une exécution.
Manning n’a jamais été un enfant cœur, c’était un géant, faisant plus 1.80 m, adepte du culturisme, son corps était recouvert de tatouage, les cheveux bruns coupés en brosse, il s’était bâtit une réputation de caïd. Son enfance fut brisé à l’âge de 8 ans, lorsqu’il fut le témoin de l’assassina de sa mère Évelyne Cooper Manning. Son père Raymond Manning alcoolique notoire avait sauvagement battu sa femme sous ses yeux. Il écopa de 15 ans de prison. Manning fut balloté de foyer en foyer, de famille d’accueil en famille d’accueil. À l’adolescence, il avait été mêlé dans plusieurs affaires douteuses, vole, trafic de drogue, agression.
À ses 20 ans, son père fut tué de plusieurs coups de couteau lors d’une bagarre de prisonnier, la rumeur prétendait que Travis l’avait fait exécuter. À 24 ans, il avait brisé les jambes d’un type qui selon lui l’avait un peu top fixé, le juge le condamna à 6 ans d’emprisonnement. C’était là-bas qu’il avait fait la connaissance d’Antonio Ramirez. Après sa sortit de prison, Il fut soupçonné dans trois meurtres, mais la police n’avait jamais pu prouver son implication.
- Tu as une sale mine, depuis quand tu n’as pas dormi, s’exprima Rossi.
Hotch se redressa et constata avec étonnement que son vieil ami se tenait devant lui avec deux cafés dans chaque main.
Rossi posa les cafés sur le bureau, s’installa sur le siège en face de Hotch en croisant les jambes.
-Je t’ai apporté un café.
-Comment as-tu su que je serais ici ?, lui demanda Hotch.
-Après tous ces années, je peux dire que tu n’ais plus un mystère pour moi. Répondit-il en lui esquissant un sourire.
Hotch s’adossa de nouveau sur son fauteuil en se massant la nuque, et vit l’horloge qui indiquait 7h00 du matin. Jack dort à point fermé avec son vieux doudou que sa mère lui avait offert, songea-t-il.
Il ne l’avait pas vu de toute la journée. Parfois, Hotch haïssait son travail. Il était constamment en déplacement à poursuivre les détraqués, cela comportait des risques, se boulot lui avait coûté beaucoup, son mariage, l’assassina de sa femme.
Haley était morte par sa faute et son fils ne pourra plus ressentir la chaleur d’une mère, cette idée le bouleversa. Chaque jour qui passait, Hotch se sentait coupable d’infliger cette vie à son petit garçon. Désormais, il ne vivait que pour lui. Voyant le visage assombrit de son ami, Rossi lui demanda :
-Tout va bien ?, tu n’as pas l’air dans ton assiette.
-Je pensais à Haley, à mon fils, à cause de ce travail, j’ai tant perdu, Reid est jeune, et ce travail l’a déjà pas mal esquinté, l’épisode de Hankel et sa dépendance à la drogue, sa voix trahissait ses émotions.
-Regarde moi avec mes trois mariages, on a tous fait des sacrifices, Reid est conscient du danger, il a fait un choix comme nous tous, mais ce que nous faisons est important, grâce à notre travail de nombreuse vie ont été sauvé.
-Tu as absolument raison.
-Mais, j’ai toujours raison, mon ami. Les deux hommes éclatèrent de rire. Hotch consulta rapidement les pages du dossier de Manning et d’Antonio Ramirez.
-J’ai lu et relu leurs dossiers, ce sont de vrais malfrat mais pourquoi ils ont enlevés Reid, un agent de FBI ? Cela n’a aucun sens. Son visage reflétait son incompréhension.
Rossi pris les dossiers, commença à les lire.
-Peut-être qu’on s’y prend mal, déclara-t-il.
Hotch observait son vieil ami sans comprendre, il attendait des explications plus claires.
-On veut à tout prix retrouver Reid, mais je pense que ces deux hommes ont été engagé pour l’enlever, et les choses ont dû dégénérer, Rossi bu une gorgé de café.
-C’est du jus de chaussette ce café, dit-il en grimaçant. Il redéposa le pot sur le bureau.
Hotch se leva, regarda par les stores, les bureaux vide, combien de fois avait-il observé son équipe qui s’affairait à la tâche. Chacun amenait quelque chose de différent et d’essentiel. Il avait le pressentiment que cette histoire allait se terminer en drame. À cet instant, Derek, Émilie, JJ et Garcia sont sorti de l’ascenseur, leurs visages étaient fermés, grave, la nuit n’avait pas été de tout repos pour eux non plus. Ils se dirigèrent dans le bureau de leur supérieure.
-Vous êtes en avance, déclara Hotch.
-Aucun de nous n’a pu fermer l’œil de la nuit, répondit Émilie en enlevant son trench noir.
-Alors mettons nous au travail, il faut retrouver Reid. Derek, Émilie avec moi, on continue à enquêter sur Antonio Ramirez et Travis Manning, JJ et Rossi, allez chez Reid, il faut trouver pourquoi ces hommes l’ont enlevé ?, ajouta-t-il.
Sur ses mots, l’équipe se dispersa. Hotch voulait faire un tour chez Manning, il resserra sa cravate et enfila sa veste. En sortant du bureau, il fut abordé dans le couloir par son supérieure, Edgard Moore qui remplaçait Strauss depuis quelques mois
-Agent Hotchner suivez moi dans mon bureau, dit-il d’un ton sec.
C’était un homme assez trapu, le crâne complètement dégarnit. Il avait 46 ans, et cela faisait 15 ans qu’il travaillait au sein du FBI. Sa réputation de pitbull et de colérique n’était plus à faire. Il avait commencé à travailler dans le département crimes et délits lié aux finances, après avoir obtenu plusieurs décorations, il fut à la tête du service contre-espionnage et terrorismes. Aujourd’hui, il était le supérieur de Hotch. Aaron le suivit et entra dans l’ancien bureau de Strauss. Moore referma la porte, et s’assis les bras croisés en le fixant.
-Pourquoi n’ai-je pas été informé de la disparition d’un de vos agents ? dit-il en lançant un regard noir à Hotch.
-Vous avez mis sur écoute une certaine Lorna Cruz sans mon autorisation, ajouta-il.
-Il fallait agir vite, j’ai obtenu un mandat pour la mise sur écoute de Cruz.
-Il serait peut-être préférable de confier cette enquête à une autre équipe.
-J’aurais dû vous prévenir, d’accord, mais mes hommes et moi sommes mieux placés pour retrouver l’agent Reid.
Moore se leva et contourna son bureau pour se rapprocher de Hotch et lui dit d’une voix qui n’avait rien d’amicale :
-Très bien, vous continuez, mais à la moindre erreur, votre carrière sera fini, sortez.
À présent seul, Moore s’assis de nouveau, furieux, il prit son téléphone portable.
-Patrick, c’est quoi cette histoire d’enlèvement, tu devais éliminer ce fouille merde une fois pour toute, et en plus tu n’as toujours pas retrouvé l’associé de Manning, nous devons récupérer ce qu’il nous a dérobé, sinon ont finira tous en prison.
-C’est Gustave, il voulait s’amuser et…
Sans écouter les justifications de Patrick, il fracassa son portable contre le mur, sa colère le submergeait.
-Travis Manning tu pensais pouvoir me faire chanter, pensa-t-il.
Depuis deux ans Manning travaillait pour Gustave Furlong et Bruce Stuart comme homme de main dans le plus grand secret. Manning s’occupait du sale boulot pour eux. Mais la semaine dernière, il s’était montré beaucoup trop gourmand, il pensait pouvoir leurs soutirer de l’argent, mais il ne fit que signer son arrêt de mort.
Moore décida qu’il devait surveiller les avancés de l’enquête, et n’hésitera pas à éliminer quiconque qui représenterait une menace.

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Rossi et JJ avaient récupérés le double de la clé de l’appartement de Reid chez le concierge. Lorsque JJ introduisit la clé dans la serrure, elle réalisa qu’elle n’avait jamais mis les pieds chez lui. Pourtant, elle le voyait quasiment tous les jours, il était venu de nombreuse fois dans sa maison. Aucun membre de l’équipe n’avait jamais été invité chez lui.
La porte s’ouvrit sur un petit couloire débouchant sur une grande pièce ouverte peinte en beige qui réunissait le séjour, la salle à manger et la cuisine. La décoration était sobre et classique. La cuisine et la salle à manger étaient délimitées par un simple bar en brique rouge devant lequel étaient alignés trois tabourets en bois.
Dans le séjour, il y avait un grand canapé d’angle couleur taupe qui était parfaitement à sorti à la couleur des murs. Accroché sur le mur du fond un masque tribal africaine impressionnante orné de motif rouge, vert et jaune, une table basse en bois massif vernis sur lequel était posé trois statuettes africaine en bois représentant des femmes aux seins nue, l’une portait une jarre sur la tête, les deux autres étaient recourbées, elles jouaient du tam-tam. Rossi passa ses doigts sur le meuble TV, il n’y avait aucune trace poussière.
-Cette appartement est très bien rangé au millimètre près, rien ne traîne, chaque objet est à sa place, c’est presque obsessionnel, déclara Rossi en jetant un œil par tous.
Dans le coin gauche se tenait un magnifique piano à queue noir. JJ joua quelques notes de « DO RE MI ».
-Tu savais que spencer jouait du piano, questionna JJ.
-Il a commencé le piano après l’affaire de Lafayette.
Les deux agents montèrent l’escalier en colimaçon, à l’étage, il y avait trois portes. La première, c’était un bureau, il était parfaitement rangé, il y avait une grande étagère rempli de livre, classé par genre, dans chaque genre, les livres étaient rangé par auteur. On y trouvait de nombreux sujet varié, l’astronomie, la psychologie, la philosophie, des romans classé par genre, science-fiction, de la littérature d’aventure, romanesque, historique. Sur l’étagère du haut, Rossi aperçut les ouvrages qu’il avait publiés, Reid les possédait tous. Un petit sourire se dessina sur son visage.
-Sacré Reid, je te promets qu’on te retrouva. JJ attrapa un livre, et le renifla.
-J’adore l’odeur des vieux livre, tu crois que Reid a réellement lu tous ces bouquins ? demanda-t-elle.
-Cela ne m’étonnerait pas, répondit Rossi.
JJ se dirigea vers la chambre, le lit n’était pas défait, elle ouvrit la penderie, les vêtements et les chaussures étaient parfaitement ordonnés, rangé par couleur.
Posé au fond de la penderie, une boite en carton écrit dessus dossier. Elle prit la boite et le déposa sur le lit, et l’ouvrit, à l’intérieure, il y avait plusieurs documents. JJ les feuilleta, c’étaient de photos de jeune femme entre 17 ans et 30 ans, de jeune homme entre 20 ans et 30 ans portés disparus, certains remontaient aux années quatre vingt. Il y avait plus de 70 photos.
-Rossi, j’ai trouvée quelques chose d’intéressant, s’exclama la jeune profiler.
David Rossi l’avait rejoint, et fut surpris, par sa découverte.
-Reid menait une enquête en parallèle, dit-il en consultant les dossiers, c’est un travail minutieux, il y a les dates, les lieux des disparitions.
-Pourquoi nous a-t-il rien dit, s’interrogea JJ. Elle remit les dossiers dans la boite, il faut les amener au bureau, ajouta-t-elle.
En fermant la porte de l’appartement, une femme brune au teint laiteux les interpella, ses yeux noisette semblaient refléter de la tristesse, elle ne devait pas avoir plus d’une quarantaine d’année. Elle était accompagné d’une petite fille d’environ trois ans vêtue d’une robe rose à fleur, un nœud attachait ses cheveux blonds, et tenait contre elle une poupée de chiffon.
-Vous êtes des collègues de Spencer ? demanda-t-elle aux deux agents, en leurs serrant la main.
-Oui, voici l’agent Jennifer Jareau et moi je suis David Rossi. Rossi était subjugué par sa beauté.
-Je suis Célia Harris, et voici ma petite fille Sophia. La fillette suçait son pouce en fixant les agents.
-Tu es très jolie, ma chérie, s’exprima JJ qui lui fit un clin d’œil.
Tel un animal farouche, la fillette se cacha derrière la jupe de sa grand-mère.
-Vous pensez que Spencer a disparu, Amélia me l’a dit, enchaina Celia.
-Pour le moment, nous le recherchons, annonça Rossi en essayant de cacher son inquiétude.
-Je lui donne des cours de piano de temps en temps, il est doué, il est capable de retenir une partition en quelque minute, c’est impressionnant.
-C’est tout simplement Spencer, ajouta JJ.
Soudain, le visage de Celia s’assombrit, sa peine et sa souffrance était encore plus visible.
-Il y a un an, ma fille Amy à disparu également, elle n’est jamais revenue de son boulot. Les policiers n’ont strictement rien fait, ils pensent qu’elle est partie de son plein gré à cause de son passé de fugueuse, mais je sais qu’elle n’aurait pas abandonnée Sophia. Sachant que Spencer était du FBI, je lui ai demandé son aide. Il avait promis de jeter un œil à son dossier.
Celia raconta comment sa fille Amy avait fugué à 16 ans, après que celle-ci ait accusé son beau-père Franck d’attouchement sexuel, mais trop aveugle, elle avait refusé de voir la vérité. Quelque mois plus tard, il fut jeté en prison pour agression sexuelle sur une adolescente de 15 ans. À l’époque, elle fut envahit par un sentiment de honte et de regret de n’avoir pas soutenu sa fille. À l’âge de 18 ans, Amy était revenue avec dans les bras Sophia âgés de deux mois. Depuis elles avaient vécu ensemble jusqu'à sa disparition.
Célia fouilla dans son sac à main et en sorti une photo de sa fille, qu’elle donna aux deux agents du FBI.
-C’est Amy, elle est si belle, déclara-t-elle avec un sourire émue. Des larmes coulèrent sur sa joue.
Le pouce dans la bouche, la petite fille s’impatientait, elle n’arrêtait pas de tirer énergiquement sur la jupe de sa grand-mère.
Rossi lui tendit un mouchoir en tissus italien, elle sécha ses larmes.
-Je suis désolée, dit-elle en lui rendant le mouchoir.
-Ne vous excusé pas, nous comprenons, ajouta Rossi.
-Vous pensez que la disparition de Spencer est liée à la disparition de ma fille.
-Nous l’ignorant, madame lui répondit JJ. Rossi lui donna sa carte professionnelle.
-Au dos, il y a mon numéro personnel au dos, vous pourrez me joindre à tout moment.
Elle prit Sophia dans ses bras, remercia les Rossi et JJ, puis s’en alla.
-Merci de m’avoir écouté, au revoir, elle prit Sophia dans ses bras.

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Hotch, Prentiss et Morgan se rendaient chez Manning à Arlington, il habitait dans le quartier de Quincy où les gangs régnaient en maître. Les habitants ne faisaient plus attentions aux coups de feu, ni aux dealers vendant leur saleté au coin des rues ou des prostituées qui arpentaient les trottoirs en faces de chez eux.
Ils arrivaient devant la maison de Manning, Hotch ouvrit le petit portail rangé par la rouille, le bout terre qui lui servait de jardin était envahit par les mauvais herbes, arrivés sur la véranda, ils constatèrent que la porte était à demie-ouverte. Ils sortirent leurs armes, Hotch fut le premier à entrée dans la maison suivie de Prentiss, Morgan fermait la marche.
Dès leurs entrées une odeur de putréfaction les envahit, Émilie se couvrit le nez avec la manche de son pull. La petite maison avait été saccagée, les chaises étaient renversés, le canapé éventré, le contenu des tiroirs jetés sur le sol, l’écran de télévision avaient été brisé, ils se demandaient quelle tornade avait bien pu faire une chose pareille ?
Les trois agents se rendirent à la chambre. L’odeur devenait de plus en plus insoutenable. La chambre aussi n’avait pas été épargnée par la tornade qui avait détruit le reste de la maison. Le chauffage avait été mis, la chaleur était étouffante. Derek remarqua du sang qui provenait d’en dessous de la porte de la salle de bain. Il l’ouvrit, le rideau de douche tiré et la baignoire en faïence blanc étaient couverte de sang, cette odeur de pourriture l’enveloppait, il avait la sensation qu’elle s’épreignait sur ses vêtement. Il prit son courage à deux mains et tira le rideau, c’était l’un des spectacles les plus effroyable qu’il est vu de toute sa carrière. Il y avait un corps découpé un morceau en décomposition. Il sorti de là bouleversé.
Hotch entra à son tour, il devait voir ce qui avait pu ébranler un homme comme Morgan.
-Tu n’as pas l’air bien ?, dit Émilie en tapotant le dos de Derek.
-Je ne te conseille pas d’entré, c’est horrible. Je dois sortir de cette maison. Derek se précipita à l’extérieur. Émilie le suivie.
-Calme-toi. Émilie le serrait dans ses bras. Elle ne savait pas à quel moment l’amitié qu’elle avait pour Derek c’était transformé en amour. À plusieurs reprise, elle voulait le lui dire mais l’occasion ne c’était jamais présentée. Depuis la disparition de Reid, elle avait encore dû repousser ce moment.
-Reid est entre les mains de ces gens qui ont massacré cette pauvre fille, imagine ce qu’ils ont dû lui faire, cette idée lui était insupportable.
-On va le retrouvé, sois confiant, lui dit-elle.
-Par moment, je pense qu’il est mort.
-Ne dit pas ça, il est vivant et compte sur nous pour le retrouver. Il reprit ses esprits et remercia Émilie.
Hotch réapparut, et avait dans les mains un portefeuille, il l’ouvrit, à l’intérieure, il y’avait une carte d’identité.
-Jessica Olbran, dit-il à haute voix.
-Elle devait être la petite amie de Manning, ajouta-il.
-Vous avez vu l’état de la maison ? Ceux qui ont fait ça devaient rechercher quelque chose, supposa Émilie. Ils restèrent jusqu'à l’arrivé de la police.
De retour au bureau, ils s’étaient réunit dans la grande salle pour discuter de leurs découverte. Hotch parla du cadavre en morceau dans la maison de Manning, Rossi leurs parla de l’enquête que Reid menait en parallèle. Aidé d’Émilie, JJ épingla toute les photos sur le tableau par ordre chronologique. Il y avait 70 disparus. Hotch trouva au fond de la boite, un carnet de note.
« Disparition d’une femme et d’un homme chaque année depuis plus de vingt ans. Ils avaient tous disparus dans l’État de Virginie, possible tueur en série. Dans un coin du carnet était écrit les lettres E.P.A., B.S.jeudi 21h00.
Sur une carte de la Virginie Reid avait biffé au feutre tout les lieux des disparitions.
Les profiler debout devant le tableau voulaient comprendre la logique du benjamin.
-La périodicité tant à montrer que ces gens ont été enlevés par la même personne, ajouta Morgan.
-Mais chaque années deux victimes de style différente sont enlevées, je pense qu’ils sont plusieurs, supposa Rossi.
Rossi était intrigué, par une photo, celle de la première victime, une certaine Karen McCready qui ne devait pas avoir plus de 19 ans, disparu au milieu de l’année 1987. Reid y avait mis un point d’interrogation.
-C’est la seule avoir disparu cette année là, s’exclama Rossi.
Hotch s’approcha du tableau, et conclut :
-Il va falloir interroger les proches des disparus, cela va être compliqué, prenez un maximum d’agents pour vous aidez dans cette tâches. Toi Garcia trouve des informations sur Karen McCready et cherche la signification du sigle E.P.A.
-Bien monsieur, la jeune analyste fila dans son entre pour se mettre au travail.
Deux heures plus tard, le bureau grouillait de famille, d’ami venu dans l’espoir de trouve des réponses à leurs questions, trouvé un sens à la perte d’un être cher, tous les agents se attelaient au travail, une cinquantaine de témoignages fut recueillit.
Après à voir passé la moitié de l’après midi à questionner tous ces personnes, les agents du FBI les remercièrent de s’être déplacé. Rossi était avec la dernière personne, Katie Christina Lowell. Elle n’avait pas revu son frère Christian depuis plus de 6 ans. Chaque mot qu’elle prononçait finissait en sanglot.
-C’était un jeune homme avec des problèmes, il se droguait, elle s’arrêta un instant pour se calmer et se moucher. Une mèche de cheveux roux n’arrêtait pas de tomber devant son visage à chaque seconde, elle la replaçait derrière son oreille.
-Prenez votre temps, lui conseilla Rossi.
-un jour, il est revenu à la maison pour m’annoncer qu’il allait décrocher, mais je n’ai pas voulu le croire, il mentait si souvent. Il commença à se rendre à un groupe de soutien. Il voyait également un psychiatre à l’association « espoir pour l’avenir ». Ces gens l’ont beaucoup aidé, il ne prenait plus de drogue, ils lui ont donné un emploi, tous ce passait très bien, jusqu'à sa disparition. La police s’enfichait car il était majeur et ancien toxico.
-Rossi la remercia d’être venue.
Rossi entreprit la consultation des notes des agents, et constat que Christian Lowell n’était pas le seul qui avait un lien de près ou de loin avec « espoir pour l’avenir », une fondation qui aidait les gens en difficulté, les personnes souffrant d’une dépendance, dans la pauvreté.
Elle se chargeait de payer les soins en désintoxication, donnait des cours gratuit, accordait plusieurs bourses universitaire aux élèves les plus méritant, finançait l’art et la culture des jeunes défavorisés. Rossi observait la carte de Reid. Il réalisa que dans chaque ville où il y avait eu des disparitions, la fondation avait aussi une antenne locale. Pour lui ce n’était pas qu’une simple coïncidence.
-Il faut creuser cette piste, lui dit Émilie.
Cet instant, Moore arriva très contrarié lorsqu’il vit les photos de tous ces disparus affichés devant lui, il ne pouvait plus détacher ses yeux du tableau. Il avait l’impression qu’ils le fixaient et le désignaient du regard. Sa main était devenu moite, sous son beau costume à 3000$, il transpirait à grosse goutte, son malaise était palpable. Il ferma les yeux, et revivait les tortures, les viols infligés, il entendait leurs cris de désespoir et leurs supplications qui l’existait à l’époque. Son horrible secret était à deux doigts d’être dévoilé, ses compagnons et lui finiraient surement dans le couloire de la mort.
-Non, je leurs barrait la route même si pour cela je dois les éliminer un par un, pensa-t-il. Il reprit son calma.
-Monsieur, es-ce que vous allez bien ? lui demanda JJ.
Faisant semblant de ne pas entendre la question, il se retourna en direction de Hotch.
-C’est quoi cette histoire ? dit-il d’une voix égale.
-Nous pensons que l’agent Reid menait une enquête sur ces disparitions, il a pu découvrir...
Il coupa la parole à Hotch en lui disant :
-Ce ne sont que des suppositions, laissé tomber, votre préoccupation première est de retrouver l’agent Reid. C’est clair. D’un pas pressant, il s’éloigna.
-Ce type arrive à me faire regretter Strauss, déclara JJ.
Ils s’installèrent autour de la table, reprirent l’étude les dossiers
-Qu’est ce que nous allons faire, demanda Morgan.
-C’est la seule piste que nous ayons, il faut l’exploiter, répondit Hotch.
-et pour Moore, intervenu Émilie.
-J’en fais mon affaire, au boulot.
Garcia était revenu en courant, avec un sourire jusqu’aux oreilles.
-Karen McCready vivait à l’époque avec sa tante Martha McCready et son cousin Marc. C’était une adolescente difficile, qui avait commis plusieurs petits actes de délinquance. Le plus bizarre dans l’histoire, ce n’est pas sa tante qui a signalé sa disparition à la police, mais sa meilleure ami Lori Robins avec qui elle travaillait comme vendeuse dans une boutique. Une semaine plus tard 3 millions de dollars fut versé sur le compte de Mme McCready. L’argent fut transféré depuis un compte situé aux îles caïmans.
-Qui a pu lui verser une telle somme ? Et pourquoi ?, demanda Morgan étonné par ses informations.
-Ses ex-employeurs les Stuart des gens très riche chez qui elle avait travaillé comme femme de ménage depuis plus de 10 ans à l’époque. J’ai fouillé dans leurs vies à première vu rien d’étrange, ils possédaient l’une des plus grande banque du pays. Ils ont trouvés la mort lors d’un accident de voiture en 1990. Ils laissent derrière eux un fils Bruce Stuart, ils ont aussi crées une fondation appelé « espoir pour l’avenir ».
-Tu as dit « espoir pour l’avenir » ? interrogea Émilie étonné. C’est la vingtième victime qui à un lien avec cette fondation, ajouta-t-elle. Cela ne peu pas être une coïncidence.
-Ce BS c’est peut-être Bruce Stuart, rétorqua Rossi.
-Faites venir Bruce Stuart au bureau, il faut qu’on lui parle. Morgan et Émilie allez chez Mme McCready pour l’interroger.
Après 30 minutes de trajet, ils arrivèrent à l’adresse de Martha McCready. Les haies parfaitement taillé formaient une clôture verdoyante et infranchissable. Le portail d’entrée était grande ouverte, les deux agents se dirigèrent vers la maison. Ils découvrirent une somptueuse demeure dont la façade était en pierre blanche.
-Voilà où est passé ces 3 millions dollars, pensa Émilie.
Morgan sonna à plusieurs reprises avant qu’un homme d’une trentaine d’année à l’apparence fatigué et au visage osseux leurs ouvrit.
-Oui, dit-il.
-Bonjour nous sommes du FBI, nous aimerions voir Mme McCready.
-Ma mère est morte ce vendredi. Les deux agents furent surpris par cette nouvelle.
- Toute nos condoléances, lui dit Morgan.
-De quoi est-elle morte ? demanda Prentiss.
-Une chute dans les escaliers, Pourquoi le FBI s’intéresse à ma mère. Mercredi dernier, un de vos collègues était venu la voir, depuis ce moment, elle n’a plus été la même. Il semblait nerveux.
-Vous pouvez nous dire de quoi ils ont parlés.
-Non, j’en sais rien, partez s’il vous plait, j’ai des funérailles à organiser, il leurs claqua la porte au nez.
-Cela devait être Reid, supposa Morgan.
-J’ai l’impression qu’il nous a pas dit toute la vérité, ajouta Émilie.
En ce dirigeant vers leur voiture, une dame portant un survêtement rose ayant la peau du visage tiré une dizaine fois par un mauvais chirurgien, accompagnée d’un affreux chihuahua, s’approcha d’eux.
-Vous êtes venu soutenir Marc dans ce moment difficile, leurs dit-elle. Elle et moi, on était en compétition pour le titre du plus beau jardin du quartier. C’est un événement par ici. Elle avait gagnée l’année dernière…, elle parlait sans cesse, et exaspérait Derek.
Morgan lui fit un sourire et acquiesça la tête en pensant qu’elle devait être la commère du quartier.
-Qui êtes-vous ? l’interrompit Émilie.
-Désolée, je suis Susanne Baker, je n’aurais pas cru que Martha avait des idées de suicide. Morgan et Prentiss furent surpris par ses révélations. Elle recommença à parler de plus belle.
-Excusez-nous, mais nous devons partir. Émilie lui serra la main, les deux agents l’avaient planté là.
En route pour le bureau, les deux agents se demandaient : pourquoi Marc McCready
leurs avaient menti ?[/size]


Dernière édition par keli97 le Ven 4 Mai 2012 - 18:26, édité 1 fois
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MessageSujet: partie 3   Mer 18 Avr 2012 - 22:16

toute critique et conseil sont les bienvenue, désolée pour les fautes, j'espère qu'elle vous plaira Wink


3ème partie.



Ce matin en se levant Bruce Stuart ne s’attendait pas à être convoqué dans les locaux du FBI. Perplexe, il avait prévenu Edgard qui l’avait conseillé de venir. Un refus de sa part aurait été perçu comme une volonté de dissimuler quelque chose. Sous son apparence de bon vivant se cachait un prédateur très dangereux. Cela faisait plus de vingt ans qu’il cachait sa vraie nature à ses proches, en public, il portait le masque du philanthrope milliardaire, une fois à la cabane, il devenait un psychopathe qui torturait et tuait des êtres humains.
Débout devant le miroir de sa salle de bain, il chantonnait en se rasant. Lorsqu’il finit, il attrapa sa serviette pour s’essuyer le visage. Il se rendit à sa penderie se choisir un costume :
- Je mettrais le gris aujourd’hui se dit-il. En sortant de la chambre, il regarda sa femme dormir, c’était le seul moment où il la supportait. Il descendit les escaliers une bonne odeur de bacon titilla ses narines. Gertrude avait préparé le petit déjeuner, dans la salle à manger, il donna un baisé à chacune de ses filles. Il ouvrit son journal, Gustave Furlong avait reculé de deux points dans les sondages.
-Il va être d’une humeur massacrante, pensa-t-il.
Il regarda sa montre, l’heure était arrivée d’affronter le FBI. Il avait jugé bon d’être escorté par son avocat Terence Neil.
À son arrivé, il fut accueillit par l’agent Hotchner qui le conduisit jusqu'à la salle de réunion. Hotch l’avait installé en face des photos des disparus, pour voir sa réaction. Mais, il ne laissait transparaître aucune émotion.
-Ce n’était pas nécessaire de venir avec votre avocat, lui déclara Hotch en lui serrant la main.
-Il est là en tant qu’ami.
Hotch déposa plusieurs dossiers devant lui et s’assit à son tour.
-Je souhaite vous poser des questions sur votre fondation.
-Je vous écoute, dit-il avec froideur. Son avocat était debout près de lui, tel un pitbull près à mordre tous ceux qui menaceraient son maitre.
-Votre fondation vient en aide à beaucoup de personne.
-En effet, il y a tant de gens dont le besoin, dit-il d’un ton qui sonnait faussement compatissant.
-Saviez-vous que certain ont disparus sans laisser de trace.
-Ils finissent par s’en aller car il s’agit le plus souvent de jeune fugueur, de drogué, de sans abris, ce ne sont pas des personnes sédentaire, ils ne laissent pas vraiment d’adresse en partant.
-Très bien, un de nos agents a disparus Spencer Reid, après vous avoir rencontré.
-Vous m’accusez ? Il avait pris un air offusqué.
-Non, je cherche à comprendre certaine chose.
-Très bien, je vais vous dire exactement ce que je lui ai dit à notre entretien, j’en sais rien, il ya une quinzaine d’antenne « espoir pour l’avenir » dans tout l’état, je ne peux pas être au courant de tout.
-Vous connaissez Travis Manning ou Antonio Ramirez ? demanda Hotch en lui montrant les photos des deux lascars.
-Non, je devrais, il avait adopté une attitude condescendante.
-Ils ont été engagé pour enlever l’agent Reid samedi soir.
-À oui, qu’est-ce que j’ai avoir dans cette histoire.
-Où étiez-vous ce soir là ?, Hotch le regardait droit dans les yeux, il voulait examiner en détail le comportement de cet homme.
-J’étais à un cocktail de bienfaisance, les invités pourront vous le confirmer. Il sortit une cigarette et chercha son briquet dans la poche de sa veste.
-Désolé, il est interdit de fumée ici.
-En quoi cela me concerne, demanda-t-il en rangeant la pochette d’allumette dans la poche de sa veste.
Hotch disposa plusieurs photos sous le nez de Bruce Stuart. Il les regardait une par une, un sourire se dessina sur son visage.
-Qu’est-ce qui vous fait rire ? L’interrogea Hotch.
-Cette situation absurde. Il jouait avec la cigarette
-Ces gens ont disparus, ils avaient tous un lien avec votre association.
-J e vous l’ai déjà dit, espoir pour l’avenir s’occupe de millier de gens en détresse, la fondation compte des centaines d’employés et des bénévoles à travers tout l’état.
Hotch prit la photo de Karen et la glissa jusqu'à Stuart.
-En 1987, Karen la nièce de votre employée Martha McCready a disparus ?
-Oui, je me souviens de Karen, cette pauvre fille n’arrêtait pas de me harceler, elle était amoureuse de moi, cela devenait embarrassant pour moi et mes parents, ils ont pris des mesures et l’ont chassé de la maison. Je ne l’ai plus jamais revu.
-Cela n’explique pas pourquoi vos parents ont donnés à Martha McCready 3 millions de dollars.
-Elle à travailler de longues années pour mes parents et à cause de sa nièce elle se retrouvait sans emploi, mes parent ont voulut la dédommager.
-C’est pour cette raison que vos parents lui ont donné 3 millions dollars.
-Mes parents étaient des personnes très généreuses.
-J’ai une meilleur théorie, quelque chose d’horrible est arrivé à cette fille dans votre maison, Martha l’a su, et vos parents l’ont payé pour qu’elle se taise. L’avocat sortit de son silence furieux :
-Vous avez fait venir M. Stuart pour l’accuser, c’est inadmissible.
-Je croyais que vous étiez là en tant qu’ami, rétorqua Hotch.
Moore débarqua dans la salle, il était plus qu’énervé.
-Il se passe quoi ici ?, hurla-t-il.
-M. Stuart a accepté de venir pour répondre à quelque question, s’exprima Hotch.
-Il essaye d’accuser mon client d’un crime.
-Vous l’avez convoqué sans me prévenir, j’en ai assez que vous agissiez dans mon dos, je suis votre supérieure.
-Je crois que je vais vous laisser discuter, sur ces mots Stuart et son avocat s’éclipsèrent, laissant Hotch et Moore dans la salle.
-Je sais parfaitement qu’il s’agit d’un membre de votre équipe, mais il y a des règles à respecter. Pourquoi l’avez-vous fait venir ? grommela Moore.
-Plusieurs indices montrent que M. Stuart est mêlé de près ou de loin aux disparitions de ces personnes. Hotch désignait du doigt les photos. Reid l’a également rencontré avant de disparaitre à son tour.

**********************************************************************************
Vers 17h 00, le FBI avait réussi à capter un appel d’Antonio Ramirez à sa petite amie Lorna. Il prétendait avoir de graves ennuis. Elle devait lui apporter un peu d’argent pour quitter la Virginie.
La rencontre allait se faire dans un motel nommé Starlight qui longeait la rive gauche du fleuve de Potomac à Washington à 21h00. Voilà la raison pour laquelle la moitié des effectives du FBI surveillait ce motel miteux peint en vert et dont les lettres s-t et g ne clignotaient plus. Le motel était entouré par des immeubles plus imposants, sinistre. Ce quartier, rassemblait presque tout les miséreux, sans abris, drogué de la ville.
Assis dans une fourgonnette noir, Hotchner, JJ et Rossi guettaient l’arrivé de Lorna, ils avaient évacués les occupant des chambre voisine. Certains agents se faisaient passé pour des clients dans le restaurant en face. Morgan et Prentiss s’étaient positionnés à l’arrière du motel dans une vieille Ford jouant un couple d’amoureux.
Lorna était à l’heure ne dérogeant toujours pas à son look de prostituée. Elle entra dans la chambre numéro six, deux minutes plus tard Antonio arriva à son tour vêtu d’un sweet-shirt bleu foncé et un jeans noir. Les Hotch, JJ et Rossi accompagnés de quelques agents armés se faufilèrent furtivement jusqu'à la porte.
-FBI ? Ouvrez cette porte, hurla l’agent Hotchner.
Ils entendirent un claquement violent, un coup, se doutant qu’Antonio essayait de fuir, ils défoncèrent la porte à coup de bélier. Lorna près du lit, essaya de stopper l’avancé des agents. Un agent la fit sortir précipitamment. Rossi ouvrit la porte de la douche, et vit la fenêtre grande ouverte, Antonio s’était enfuit. Tout le monde quitta la chambre.
-Morgan, Prentiss tenez vous près, dans quelques instants Ramirez va passer près de vous, il porte un sweat-shirt à capuche, et jeans, s’exprima Hotch.
Au même moment un homme correspondant à la description passa en courant devant la voiture des deux agents. Ils descendirent, et se mirent à le poursuivre. Voulant les stopper, Antonio, leurs tira dessus. Émilie s’écroula sur le sol.
-Émilie, cria Derek.
-Je n’ai rien, vas y, arrête le, ordonna-t-elle. Le gilet par balle de la jeune femme l’avait protégé.
Le suspect avait de nouveau ouvert le feu en direction de Derek qui se refugia derrière une benne, les balles ricochaient sur le métal, Morgan d’un bon se leva et tira en direction d’Antonio Ramirez. Celui-ci se protégea derrière un véhicule. N’ayant plus de balle, il jeta l’arme, et s’enfuit à pied. Après une course poursuite, Derek prit de l’élan et se jeta sur le fuyard. Les deux hommes tombèrent au le sol. Derek donna un terrible coup de poing à Antonio, du sang jaillit de son nez, Antonio sortit un couteau de son sweat-shirt, il fonça sur Derek, qui esquiva le coup de couteau en pivotant sur sa droite. Antonio furieux fonça de nouveau sur Derek et réussi à le poignarder l’épaule, la douleur le fit gémir. D’un coup tête Derek le désorienta, puis il lui assena un coup de pied pour le désarmer. Hotch et les autres les avaient rejoints. Ils pointaient leurs revolvers sur les deux masses qui se débattaient.
-Les mains en l’air, ne bouger plus, lui ordonna Hotch.
Antonio s’immobilisa, stupéfait de constater qu’il était encerclé.
-Où est l’agent Spencer Reid ? lui hurla Morgan en le malmenant.
-Je ne sais pas.
-Pourquoi l’avez-vous enlevé ? Le questionna Rossi.
- Travis et moi devions l’enlever pour un homme important, dit-il toujours maintenu à terre par Derek.
-Qui est cet homme ? Continua Derek.
-J’en sais rien, c’est Travis qui s’occupait des détails, nous devions recevoir chacun 20000$ à la livraison, mais au lieu de cela un type, un certain Patrick, grand tatoué d'un scorpion sur l’avant bras est venu au point de rendez-vous, il a buté Travis d’une balle en pleine tête. J’ai pris peur, je me suis enfui.
Émilie s’approcha de Derek, et réalisa qu’il saignait abondamment.
-Il faut que tu ailles immédiatement à l’hôpital. J’appel une ambulance.
Hotch lui passa les menottes et le traina jusqu'à la voiture sans ménagement.
-J’ai peut-être quelque chose qui vous intéressera, Travis m’a confié un petit disque dure contenant des fichiers compromettante qui selon lui allait faire sa fortune.
-Où ce trouve ce disque dure ?, rétorqua Hotch.
-Je l’ai fixé sous le tiroir de la table de chevet de ma cham…
Une détonation retentit dans la nuit, du sang éclaboussa Hotchner qui bascula en arrière, tel un réflexe de survie, tout le monde plongea par terre, lorsque Hotch se releva, il vit qu’une parti de la cervelle d’Antonio était rependu sur le sol. Ce fut la panique, personne n’était capable de déterminer d’où le coup de feu avait été tiré. Hotch dégaina son arme, essayant de scruter l’obscurité à la recherche du tireur.
-Fouillé chaque immeuble, ordonna-t-il.
Après une heure de recherche, il fallait l’admettre le tireur n’était plus là. La nuit c’était soudain rafraichi. Il se rendit dans la chambre du motel, il enleva le tiroir de la table de chevet, et la retourna, un petit boitier grise métallisé dans un sac plastique y était bien scotché. Il récupéra l’objet.
Une ambulance amena Morgan à l’hôpital, Prentiss avait tenu à l’accompagner. Elle avait eu si peur pour lui.

De retour au quartier général, Rossi et Hotch, le visage grave se rendirent au bureau de Garcia. En ouvrant la porte, ils surprirent la technicienne dégustant un plat chinois avec son fiancé Kevin, un geek de 36 ans, passionné d’informatique. Toujours aussi maladroit, Kevin se leva brusquement et renversa son bol de nouille sur les chaussures italienne de Rossi en voulant saluer les deux agents. Le visage de Rossi était devenu rouge cramoisi.
-Je suis désolé, je vous les rembourserai, déclara Kevin.
-Ce sont des chaussures italiennes sur mesure à 2000$ gronda-t-il. Kevin resta bouche bée.
- Elles sont hyper chère, dit-il abasourdi.
-Excusez Kevin, il est parfois un peu bête, s’exprima Garcia.
-Penelope, il faut que tu regarde le contenu de ce disque dur, ordonna Hotch.
-Toute de suite, elle brancha l’appareil à son ordinateur.
Ils se penchèrent au-dessus des épaules de la jeune analyste, en regardant ses écrans, espérant voir quelque chose qui les conduiraient jusqu'à Reid.
-Il y a plusieurs fichiers, mais la mauvaise nouvelle, elles sont toutes codés, je ne peu pas les ouvrir. Leurs visages reflétaient de la déception.
-Tu peux faire quelque chose ? Garcia, lui demanda Hotch.
-Je suis la reine de l’informatique, rien ne me résiste, mais cela prendra du temps, s’exclama-t-elle.
-Monsieur, comment va Morgan ? dit-elle la voix plein d’inquiétude.
-Très bien, le connaissant, il reviendra travailler demain. Garcia secoua la tête soulagé par la réponse de son supérieure.
Moore entra sans frapper, bien décidé à confronter Hotch sur l’échec de l’opération de ce soir. D’un coup, il devint blême, il cru reconnaitre le disque dur que Travis avait volé à Gustave. Il était devenu nerveux.
-Vous avez de la chance d’avoir des amis haut placé pour vous tirer des problèmes. Le seul, homme qui pouvait nous aider est mort à cause de votre incompétence. Son regard était figé, ne pouvant plus détacher ses yeux de l’objet qui pouvait en quelque minute détruire sa vie.
-Il était impossible pour mon équipe et moi de prévoir ce qui allait se passer, se défendit Hotch.
-Nous faisons le maximum, et tout n’est pas perdu, Antonio avant de mourir m’a remis ce disque dur, il contient peut-être des choses importante. Hotch lui montra le petit objet carré.
-Vous savez ce qu’il y a dedans, interrogea Moore.
-Non les fichiers sont cryptés, je pense que notre analyste pourra les ouvrir. Moore quitta le bureau, rapidement ne pouvant plus contenir ses émotions bien longtemps. Il bouillait de l’intérieur. Il fallait qu’il réfléchisse au moyen de se débarrasser du disque dur.
Garcia ne savait pas pourquoi, mais à chaque fois que Moore se trouvait à proximité, elle avait la chair de poule. Hotch consulta sa montre, il était 22h00.
-Je rentre chez moi, je serais de retour demain, déclara Hotch. Rossi et lui quittèrent le bureau exigu de Garcia. Rossi reçut un appel qui le surpris, c’était Célia, elle lui demandait de passer la voir. Il avait été marqué par cette femme, et ne pouvait nier qu’elle lui plaisait énormément.

JJ avait rejoint Garcia et Kevin dans le petit bureau, ils étaient tous réunis devant les écrans, attendant que les fichiers puissent être lus.
-Vous avez décidé ou se déroulerait la cérémonie, demanda JJ.
-Avec tous ce qui se passe, on n’a pas eu le temps d’en discuter. De toute façon le mariage est suspendu tant qu’on n’aura pas retrouvé Reid.
-Mais si on le retrouvait jamais, on va ne jamais se marier, lui dit Kevin.
-Ne dit pas une chose pareil, on le retrouvera, le réprimanda Garcia.
Moore faisait les cents pas, il essayait de retrouver une solution. Il prit son cellulaire, et appela Gustave Furlong pour l’avertir de la situation. Son plan c’était de rendre les ordinateurs hors d’état de fonctionner, le tant de trouver un moyen de récupérer le disque dur sans éveiller les soupçons.
-Je vais de donner les codes d’accès pour entrer dans le système informatique du FBI, et tu n’auras qu’a y introduire un virus et tout les ordinateurs du bâtiment seront HS.
Dans le bureau de Garcia, JJ n’arrêtait pas de regarder son téléphone, elle espérait un appel de Will.
-Ma chérie, tu ferais mieux de rentrer retrouver ton fils et ton p’tit mari, lui conseilla Garcia.
-Non, ça va, je reste pour Reid, lui répondit la jeune femme.
À minuit précis, les écrans de l’ordinateur étaient devenus bleu et s’éteignirent brusquement devant Garcia, sous le choc, elle tenta de les rallumer.
-Oh mon dieu, qu’est ce qui se passe, cria-t-elle.
-Calme toi, lui ordonna Kevin, on peut réparer l’ordi, ajouta-il.
-On n’a pas le temps, déclara JJ. Venez avec moi, il faut trouver un autre ordinateur. Les trois jeunes gens quittèrent le bureau.
Ils essayèrent d’allumer l’ordinateur sur le bureau de JJ, mais rien à faire. Moore caché, les observait.
-C’est tout le système qui ne fonctionne plus, déclara Garcia.
-J’ai une idée, viens chez moi, mon PC est aussi performant que celui de ton bureau, tu pourras continuer à travailler sur le disque dur, lui proposa Kevin.
-Tu crois, j’en sais rien, il vaut peut-être mieux rester au bureau, répondit-elle.
-Je croyais que tu voulais finir ce soir, lui dit Kevin.
-Bon ok, on va chez toi mais ce n’est que pour travailler. Elle embrassa Kevin pour le remercier de sa proposition.
-Dans ce cas, je vais rentrer chez moi, leur annonça JJ.
Le couple et JJ se séparèrent devant l’entrée du bâtiment. Moore avait décidé de suivre le couple.

Après que le médecin l’ai recousu, Derek refusa de rester une seconde de plus à l’hôpital. Ne pouvant pas l’obliger à rester, Émilie décida de le ramener chez lui. À son arrivé Derek de dirigea jusqu'à la cuisine, attrapa deux bières, il lança une bouteille à Émilie qui la rattrapa de justesse.
-Tu ne devrais aller te reposer, lui conseilla Émilie.
-Non, j’ai envie de boire pour oublier le fiasco de ce soir.
Il se laissa tomber sur le canapé, décapsula sa bière et bue une gorgé, il pencha la tête en arrière et regardait le plafond qui méritait un bon coup de peinture.
-Ton épaule ne te fait plus mal, demanda Émilie.
-Non, les antidouleurs font de l’effet, soupira-t-il. Émilie déposa la bouteille qu’elle tenait sur la table basse sans l’ouvrir.
-Je me pose des questions, comment le tireur a su où trouver Ramirez ? Il n’y avait que les gens du bureau au courant de sa cachette, se demanda Émilie. Derek ne l’écoutait pas, avachit sur le canapé, toute ses pensés étaient pour le petit génie.
-Je n’arrête pas de penser à Reid, ces derniers jours, il semblait bizarre, enfin je veux dire plus que d’habitude. Si seulement je lui avais demandé ce qui n’allait pas. Il se leva, ouvrit le petit buffet.
-J’ai besoin de quelque chose de plus fort. Il montra une bouteille de cognac.
-Cadeau de Rossi pour mon anniversaire, il parait que c’est du bon, 25 ans d’âge, je crois. Il se servit un verre qu’il bu d’un traite, et déposa un verre de cognac devant Émilie. Derek se versa à nouveau du cognac.
-Rossi avait raison, il est bon, dit-il à la jeune femme.
Émilie se leva et prit la bouteille dans les mains de Derek.
-Nous avons besoin de penser à autre chose ce soir, arrête de boire, demain tu auras une gueule de bois, et tu ne seras plus capable de te concentrer sur l’enquête. En déposant la bouteille, elle vit le tourne disque.
-Un peu de musique, nous feras le plus grand bien.
-Fais-toi plaisir, répondit-il.
Elle fouilla dans les disques vinyle que Derek possédaient, son choix s’arrêta sur celui de Nina Simone, elle mit la chanson « i feeling good ». Lorsque la première note de musique se fit entendre, elle ferma les yeux, et se mit à danser.
-Tu fais quoi là ? lui dit Derek effaré. Elle s’approcha de lui en se tremoussant. Elle se pencha pour lui murmurer :
-Danse avec moi.
-Je ne suis pas d’humeur, dit-il. Elle le prit par les mains et le tira du canapé en faisant attention de ne pas lui faire mal à son épaule, il sourit. Leurs deux corps serré l’un contre l’autre bougeaient au rythme de la musique. Dans les bras de Derek, Émilie se sentait bien, le temps semblait s’arrêter. Plus rien ne comptait, il n’y avait qu’eux, toute les horreurs de cette journée n’existaient plus.
À la fin du morceau, Émilie plongea ses yeux dans ceux de Derek, ne pouvant plus se maitriser, elle l’embrassa avec passion. Surpris Derek fit un mouvement de recule.
-Je suis désolée, dit-elle embarrassée. Sans s’y attendre Derek l’attrapa par la taille et l’embrassa à son tour intensément. Il arracha le chemisier de la jeune femme, et il vit qu’elle portait un soutien-gorge noir en dentelle. Émilie avait mit ses jambes autour de la taille de Derek. Ils montèrent au premier en direction de la chambre. Il la déposa délicatement sur le lit tout en continuant à l’embrasser. Émilie l’aida à enlever son t-shirt qu’il jeta sur le sol. Elle contemplait le corps sculpté de Derek, elle caressa son torse musclé. Il réussi à lui enlever son soutien-gorge, laissant apparaitre des seins si parfait à ses yeux. Il y déposa un baisé sur chacune. Sa peau frémissait à chaque caresse de son amant. Leurs corps nu ne faisaient plus qu’un.


Dernière édition par keli97 le Sam 5 Mai 2012 - 15:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: disparition   Sam 21 Avr 2012 - 16:41

4ème partie


Kevin habitait en banlieue, dans la maison de son enfance, après la mort de son père, il n’avait pu se résigné à la vendre. C’était une petite maison agréable que son père avait construite au fur et mesure des années. Elle était en bois peinte en blanche avec des volets bleu foncé, c’était une maison typiquement américaine.
Garcia enfila un vêtement plus confortable, et s’installa dans le bureau, elle est était toujours émerveillé par l’ordinateur que Kevin avait monté, il était presque au si puissant que celui du FBI. Elle c’était mise au boulot, voulant rattraper son retard.
-Je vais te préparer un petit casse-croûte et du café pour que tu puisses rester éveiller.
-Merci, mon chérie, dit-elle en lui faisant un clin d’œil. Kevin se rendit à la cuisine.
Vingt minutes plus tard, Kevin apporta à Garcia un sandwich à la dinde et une tasse de café, et s’assit près d’elle. Elle travaillait activement sur le décryptage des fichiers.
- Tu ne veux pas faire une pose ? on pourrait s’amuser au docteur, il lui prit la main et y déposa un doux baisé.
-J’adorais ça, mais il faut que je finisse ce boulot, ils comptent sur moi. Elle s’était remise à pianoter sur son clavier.
À 2h00 du matin, Kevin était endormit sur la chaise près de Garcia. Elle luttait contre la fatigue en buvant une gorgée de café.
Elle avait presque réussit le décryptage lorsqu’elle entendit un bruit provenant du rez-de-chaussée. Elle secoua Kevin qui ronflait à coté d’elle.
-Tu as entendu ? lui demanda-t-elle, en le secouant énergiquement.
-hein ! C’est rien, gémit-il.
-Kevin va voir s’il te plait.
Le jeune homme se leva de sa chaise avec peine et descendit en bougonnant. Le décryptage se termina, c’étaient des vidéos, Garcia les sauvegarda sur le PC de Kevin.
Elle se demandait si elle devait les visionnés maintenant ou appeler Hotchner, elle réfléchit un moment, puis sa curiosité était plus forte et décida de les regardés.
À la première image, elle fut sous choc, quatre hommes torturaient une jeune femme brune. Garcia n’avait pas pu retenir ses larmes, elle avait mis sa main devant sa bouche pour ne par hurler. À Chaque cri de la victime lui glaçait le sang. Elle ajusta ses lunettes pour mieux observer l’un des hommes, elle avait l’impression de le reconnaitre, elle fit un arrêt sur image, et zooma. Elle écarquilla les yeux, n’arrivant pas à croire ce qu’elle voyait, c’était son supérieure Edgard Moore. Elle devait appeler JJ pour lui raconter sa découverte. Elle attrapa le combiné du téléphone.
-Allo, dit JJ en émergeant de son sommeil.
-J’ai visionné les vidéos, tu ne devineras jamais ce que j’ai découvert ? lui annonça Garcia, sa voix tremblait. À cet instant, elle entendit de nouveau un fracas venant du rez-de-chaussée. Son cœur s’accéléra.
-Kevin, Kevin, tu fais quoi ? demanda-t-elle timidement. D’un coup, elle se retrouva debout dans le noir, elle s’acharna sur l’interrupteur, mais rien à faire, il n’y avait plus d’électricité.
-JJ, je crois qu’il y a une autre personne dans…, brusquement il n’y avait plus de tonalité.
-JJ, JJ, répéta Garcia. La communication était interrompue.
La jeune femme descendit les marches dans le noir, à chaque pas sa peur grandissait.
Kevin, si tu essais de me faire peur, et bien tu as gagné, j’ai la trouille.
Elle traversa le salon, les rayons de la lune traversaient les carreaux de la fenêtre et éclairaient faiblement la cuisine.
Kevin, je t’en pris répond moi. Dans le noir elle distingua une ombre debout dans le coin. Elle s’avança pour mieux voir l’individu dissimulé dans l’obscurité. On une fraction de seconde, elle su que ce n’était pas son fiancé.
Garcia tremblant de peur, se précipita vers la porte d’entrée mais glissa sur un liquide chaud et poisseux. En essayant de se relever elle glissa de nouveau, elle regardait ses mains et grâce à la lueur de la lune, elle vit qu’elles étaient couvertes de sang, elle tourna la tête sur sa droite, et vit Kevin allongé par terre.
-Mon dieu, Kevin. Elle s’approcha de lui à quatre pattes. Elle posa son oreille contre la poitrine de son fiancé, mais son cœur ne battait plus. Aucun son ne pouvait sortir de sa bouche. Elle voulait se réveiller de ce cauchemar.
Moore apparut devant elle avec un couteau sanguinolent dans la main, elle leva les yeux vers lui. Elle se mit débout, dans un réflexe de survie, elle attrapa le un vase en faïence qui était à sa porté et le lui balança à la figure. Elle couru jusqu’a la porte, elle essaya de l’ouvrir mais celle-ci était verrouillé de l’intérieur, Moore fonça sur elle armé de son couteau. Au même moment où il allait l’atteindre, Garcia se jeta par terre, le couteau alla se planter dans la porte. Garcia se releva aussitôt, et couru se réfugier à l’étage. Elle s’enferma dans le bureau. Elle attrapa son sac et vida son contenu sur le bureau, elle était à la recherche de son mobile.
-C’est pas possible, se dit-elle les larmes aux yeux ne trouvant pas l’objet tant espéré. Angoissé, elle regarda autour d’elle à la recherche d’un objet quelconque pour se défendre. Elle saisit le coupe-papier. Un silence pesant régnait dans la maison. Elle s’approcha de la porte pour pouvoir écouter ce qui se passait de l’autre coté, lorsque soudain le couteau transperça la porte, Garcia eu un mouvement de recule qui lui fit basculé en arrière. Moore défonça la porte dans un grand fracas, il se tenait devant elle. A ce moment précis, Garcia se savait perdu. Son agresseur leva le couteau au dessus de sa tête et le plongea dans le ventre de la technicienne. Une grande douleur la submergea. Moore l’avait poignardé, il enfonça de nouveau le couteau dans sa chair. La dernière chose qu’elle ait vu c’était Moore debout au dessus d’elle.

JJ inquiète avait appelé la police. Elle faisait les cent pas dans la chambre sous les yeux de son mari.
- Calme-toi, lui dit Will.
-J’ai un mauvais pressentiment, il faut que j’y aille.
-Tu n’es même pas certaine qu’elle soit en danger et en plus tu as déjà appelé les flics, lui déclara son mari.
Elle s’habilla dans la précipitation, attrapa ses clés, dans la voiture elle appela le reste se l’équipe. À son arrivés, il y avait une foule de curieux qui s’agglutinait autour du périmètre de sécurité installé par les flics. Elle aperçut la fourgonnette du coronaire son cœur se serra. Elle descendit de sa voiture en courant vers la maison. Un jeune policier l’arrêta dans sa course.
-Mme vous ne pouvez pas passer, dit-il.
-Je suis du FBI, elle lui montra sa carte.
-Désolé, Allez-y, madame.
Elle pénétra dans la maison, il y avait des policiers partout, des techniciens qui prenait des photos, relevaient les empreintes. Arrivés au salon, elle remarqua des trainés de sang qui allaient en direction de la cuisine, elle les suivie jusqu'à un corps allongé dans une marre de sang recouvert d’un drap blanc, son cœur battait de plus en plus vite. Elle s’abaissa pour soulever le drap.
-M’dame, si j’étais vous, j’éviterais de regarde, ce n’est pas beau à voir. C’était un inspecteur de la brigade criminelle, assez corpulent d’une cinquantaine d’année.
-Madame on m’a dit que vous étiez du FBI, dit-il d’une voix grave.
Elle acquiesça de la tête sans détachées ses yeux du cadavre, elle n’avait pas eu le courage de regarder.
-Qu’est-ce qui c’est passé ? demanda-t-elle, elle faisait beaucoup d’effort pour cacher ses émotions à l’inspecteur.
-À notre arrivés, la porte d’entrée était grande ouverte, nous avons trouvés le corps d’un homme étendu sur le sol de la cuisine, il a reçut plusieurs coup de couteau à l’abdomen, la jeune femme blessée fut découvert au premier, elle a été conduite à l’hôpital dans un état grave. JJ sortit sur le perron, s’assit sous le choc.
Hotch et les autres étaient arrivés. Ils rejoignirent JJ pour lui demander des explications.
-On a eu ton message, où est Garcia ? demanda Derek, son bras lui lançait encore malgré les antidouleur qu’il avait pris.
-Elle a été conduite à l’hôpital centrale et Kevin est mort, les secours n’ont rien pu faire. Elle n’avait pas pu contenir ses larmes devant ses collègues. Prentiss serra JJ dans ses bras. Ils entrèrent dans la maison.
-C’est quoi cette histoire ? je croyais que Garcia et toi vous travailliez au bureau, déclara Hotch un peu sur les nerfs.
-C’était le cas, mais il y a eu un bug informatique au bureau, plus aucun ordinateur ne fonctionnait, Garcia voulait absolument déchiffrer les fichiers ce soir, alors Kevin lui a proposé de venir chez lui pour finir le travail, elle m’a appelé pour me dire qu’elle réussi, c’était des vidéos, s’exprima JJ.
-Des vidéos, qu’est-ce qu’elles contenaient ? Demanda Morgan.
-J’en sais rien, on a été coupé avant qu’elle ne me le dise, dit JJ.
-Il y a des témoins ? demanda Hotch.
-Non, personne n’a rien vu, ni entendu, répondit la jeune femme.
Rossi fit le tour de la cuisine.
-Pas de trace de lutte, celui qui à fait ça les a eu par surprise, Kevin a dû être le premier à mourir, dit-il en soulevant le drap pour examiner les blessures sur le cadavre.
Hotch monta au premier, il entra dans le bureau, il y avait du sang partout sur le sol, sur le bureau, tout avait été vandalisé, l’ordinateur était détruit. Il observa le petit bureau, fouilla dans les tiroirs, sur les étagères, le disque dur était introuvable. Ses craintes se confirmèrent. Il redescendit soucieux.
-Le disque dur a été volé et l’ordinateur de Kevin a été saccagé.
-Celui qui a fait cela voulait le disque dur, supposa Rossi.
-Mais comment ils ont su que nous l’avions, et qu’il y aurait eu une panne forçant notre analyste à sortir le disque dur du bureau, questionna Émilie.
-C’est forcement quelqu’un du bureau, rétorqua Rossi.
Ils s’observaient sans rien dire. L’idée qu’une personne du bureau puisse être l’auteur de ces crimes les effrayèrent.
-À partir de maintenant, nous ne communiquerons plus aucune information à personne, jusqu'à ce que nous démasquions le traite, s’exprima Hotch. Ils montèrent en voiture direction l’hôpital.
Ils arrivèrent à l’hôpital, à l’accueil, une jeune réceptionniste lisait un magazine sur la vie des vedettes sans leurs prêter aucune attention.
-Une jeune femme Pénélope Garcia a été amenée aux urgences, on voudrait avoir des nouvelles, s’exprima Derek.
-Vous êtes de la famille ? demanda-t-elle sans leurs jetés un œil.
-Non, mais nous sommes ses collègues, répondit calmement Émilie face à la froideur de la jeune femme.
-Je ne peux vous donner des renseignements sur un patient si vous n’êtes pas de la famille. Elle continua à lire son magazine.
Hotch frappa du poing le comptoir de l’accueil violemment que la jeune femme surpris leva la tête pour fixer ses interlocuteurs.
-Mademoiselle, un agent du FBI Penelope Garcia a été conduit ici, étant son supérieur, je voudrais avoir de ses nouvelles.
-Elle est aux urgences salle A15, c’est le docteur Winter qui s’occupe de votre amie. Elle les regarda s’éloigné. À leurs arrivés, il n’y avait plus qu’une infirmière qui rangeait les instruments médicale, une autre qui à coup de jet d’eau faisait partir le sang rependu sur le carrelage blanc. À cet instant, ils imaginèrent le pire.
-Bonjour, puis-je vous aidez?, demanda un homme portant une blouse de l’hôpital, les cheveux noir plaqué par une tonne de gel.
-Oui, nous cherchons Garcia, répondit Hotch anxieux.
-Je suis le médecin qui s’est occupé d’elle. À son arrivée, elle était en arrêt cardiaque, nous avons dû refaire partir son cœur, stopper l’hémorragie de son rein gauche, elle a été transférée en chirurgie, ils vont tenter de sauver son rein.
-Elle va s’en sortir ? interrogea Derek qui appréhendait déjà la réponse.
-Je ne peux pas me prononcer, il faut déjà qu’elle survive à l’opération. Bien qu’il essayait de cacher ce qu’il pensait, les profiler pouvaient déchiffrer la vérité dans son comportement, il ne croyait pas à la survie de Garcia.
Assissent, ils affichaient tous une mine grave et inquiète. Derek se demandait pourquoi tous ses malheurs les frappaient. Reid avait disparu, Garcia était entre la vie et la mort. Il avait l’impression que cette enquête n’avançait pas, même si les autres ne le montraient pas, il voyait aussi leurs désarrois. À cet instant, un sentiment d’impuissance l’envahit. Émilie s’approcha de lui et elle lui prit la main sans dire un mot. Ce petit geste le réconforta.
Au bout de 2h00, le chirurgien était venu leur parler de l’état de leur amie.
-Nous avons pu sauver son rein, mais elle est dans le coma, il faut savoir que son cerveau avait été privé d’oxygène assez longtemps, et que nous ne savons pas si elle aura des séquelles. Elle est en réanimation, vous pouvez la voir, un seul à la fois.
-Merci, docteur, disent-ils en cœur.
JJ était la première à entrer, voir son amie inconsciente relié à tous ces machines l’avait bouleversée.
-Tu dois vivre, Henry aura besoin des conseils de sa marraine dans la vie, murmura-t-elle à l’oreille de Garcia. Derek les regardaient depuis l’extérieure, il n’avait pas vu que sa blessure à l’épaule avait saigné de nouveau souillant son t-shirt.
-Tu devrais refaire le pansement, et te reposer, et ne t’inquiète pas, elle est forte, elle va se rétablir, déclara Hotch.
-Je sais, la priorité en ce moment c’est de retrouver Reid, mais je n’arrête pas de me dire qu’il est sans doute mort.
-Peut-être mais il ne faut pas arrêter de le chercher pour autant. Je vais poster un agent devant la porte de la chambre de Garcia, JJ va rester avec qu’elle, à mon avis celui qui a fait ça pourrait recommencer s’il apprend qu’elle a survécu, Il va bientôt faire jour, nous devrions rentrer au quartier général pour découvrir qui est la taupe, déclara Hotch.
-Je vais rester un moment, si cela est possible.
-Très bien mais viens au bureau très tôt.

**********************************************************************************

Moore s’était rendu à la cabane, à son arrivé, il ne vit ni la voiture de Furlong ni celle de Stuart.
-Tant mieux, se dit-il. Il se gara devant la cabane, en descendant de la voiture, il prit le couteau qu’il avait enroulé autour d’une serviette et le disque dur. Il entra dans la cabane, et n’aperçut pas Patrick.
-Où est cet idiot, pensa-t-il.
-Patrick, beugla-t-il. Il n’eut pour seule réponse le silence.
Il se dirigea au salon ouvrit le placard, il s’agenouilla pour soulever la trappe qui menait au sous sol. Il alluma lumière et descendit les marches. Il traversa le couloir jusqu'à la pièce où était enfermé le jeune profiler. On ouvrant la porte, Moore fut consterné de voir Patrick dans la pièce collé à Reid. Il l’avait plaqué contre mur, les poignets du jeune homme attachés par des chaines fixés au plafond. Moore se racla la gorge pour signaler sa présence. Patrick surpris, essaya de remonter son jeans rapidement, mais tomba sur les fesses.
-C’est à cela que te paye Furlong ?
-Ce n’est pas ce que vous croyez, lui répondit Patrick.
-Pourtant, ce que je voix ne laisse aucune place à l’interprétation, déclara Moore sur un ton froid et distant.
-Ne le dite pas à Furlong, il se mettrait en colère.
-Au lieu de monter la garde, tu descends ici, pour t’amuser. Je me demande à quoi tu sers exactement.
-C’est moi qui réalise le sale boulot pour vous et les autres, j’ai éliminé Travis et son idiote de copine, je me suis également débarrassé d’Antonio, dit-il en se relevant.
-Tu n’as pas été fichu de récupérer le disque dur, on était à deux doigt de finir nos jours en prison. Il s’approcha de Reid toujours suspendu par les poignets. Il était à demi conscient, Moore souleva sa tête pour le regarder dans les yeux.
-Aidez moi, murmura Reid lorsqu’il cru reconnaitre son supérieure Moore.
-Tu lui as fait quoi ? demanda Moore à Patrick.
-Rien, je lui ai juste donné un sédatif pour qu’il reste tranquille.
-Sors d’ici, je veux rester seul avec notre ami. Patrick obéit sur le champ honteux. Moore tapota les joues du petit génie pour le maintenir éveiller.
-Ouvre les yeux, j’ai quelque chose pour toi. Reid avait du mal à garder les yeux ouvert. Exaspéré Moore l’attrapa par les cheveux pour le forcer à regarder le couteau couvert de sang.
-C’est le sang de cette salope d’analyste Penelope Garcia, c’était si jouissif de lui enfoncer le couteau dans son corps encore et encore. Il y avait de la terreur dans ses yeux. J’ai dû tuer le fiancé aussi. Une larme coula sur la joue droite de Reid qui n’arrivait pas à croire les déclarations de Moore.
-Ne pleure pas, tu vas bientôt les rejoindre, ajouta-t-il en essuyant sa joue.
Moore fixait le corps nu et martyrisé du jeune homme. Avec la pointe du couteau, il lui entailla le torse, un filet de sang coula.
-Je constate que Furlong et Stuart se sont bien amusés avec toi. Personnellement, je préfère les femmes contrairement à Furlong, tu as du le voir par toi même, et notre cher Stuart s’en fiche du sexe, tout ce qui compte pour lui c’est de torturer. C’est pour cela que tu es corps en vie, moi je voulais te tuer, mais cet abruti de Furlong a refusé.
Il s’avança près de Reid et lui dit :
-Mes pour toi, je pourrais faire une exception à mes principes, mais avant tu vas prendre une douche car je refuse de passer après Patrick, c’est un vrai porc ce mec.
Il détacha le jeune homme qui s’écroula sur le sol. Les paupières de Reid étaient lourdes, il passait d’un état de conscience à un état d’inconscience.
-Debout, lui hurla Moore. Voyant que Reid avait des difficultés pour se lever, il le traina jusqu'à une vielle douche envahit par la moisissure, par endroit certains morceaux de carllage était sorti. Moore le jeta sans ménagement sous la douche. Il ouvrit le robinet, l’eau glacé jaillit du pommeau et fit sursauter Reid.
Il voulut sortit de là, mais son tortionnaire le repoussa violemment contre le mur carrelé. Il attrapa la brosse pour le corps et frotta le corps du jeune homme jusqu’au sang qui continuait à gesticuler dans tout les sens. Il lui assena plusieurs coup brosse pour qu’il cesse de bouger. Il jeta la brosse par terre.
-Je crois que tu es propre maintenant, s’esclaffa Moore.
Moore le plaqua contre le sol mouillé, Reid sentait les mains de son bourreaux tripoter son corps, n’ayant plus de force, il ne réagissait plus. Il resta immobile sur le sol à fixer l’ampoule, spectateur de ce qui se déroulait. S’il ne pouvait pas se libérer physiquement de l’étreinte de son agresseur, il pouvait le faire grâce à son esprit. Il se concentra pour oublier cet endroit, pour oublier Moore sur lui qui le touchait. Il se voyait enfant allongé au côté de sa mère qui lui lisait un recueille de poème. Il se blottit tout contre elle, et lui sourit.
Reid fit un brusque retour à la réalité lorsque Patrick ouvrit la porte avec fracas. Il se retrouvait de nouveau allongé sur le sol de cette douche immonde.
-Tu ne vois pas que tu m’interromps, dit-il furieusement à Patrick.
-Désolé, mais Gustave est au téléphone, il souhaite te parler.
-On reprendra plus tard, dit-il à Spencer. Moore se leva, zippa son pantalon.
-Reconduit notre invité dans sa suite, s’exprima Moore sur un ton ironique. Il remonta les escaliers, il prit l’appel dans le séjour.
-Il y a un problème ? demanda Moore.
-Non, je voulais savoir si tu avais pu réaliser notre petit à faire, s’exclama Furlong.
-Tout est sous contrôle, assura Moore. Par moment, il avait l’impression d’être le larbin de Furlong et de Stuart, toujours à essayer d’effacer leurs traces. Il allait bientôt être six heures du matin, il devait rentrée chez lui, il reprendrait son petit jeu plus tard.


Dernière édition par keli97 le Ven 4 Mai 2012 - 18:29, édité 1 fois
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steevana78
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MessageSujet: Re: disparition   Dim 22 Avr 2012 - 2:30

oh là, pourquoi les gens aiment torturer mon petit Reid? quoique le voir souffrir est jouissif aussi, et oui je suis une vrai sadique diablo
sinon ton histoire est bien, j'adore. applaud
j'aime aussi le rapprochement entre Derek et Emily. pauvre Garcia j'espère qu'elle va s'en sortir et pauvre Kevin Crying or Very sad
j'attend la suite flower
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MessageSujet: Re: disparition   Mar 24 Avr 2012 - 17:54

Merci à toi steevanna78 Very Happy
voici la 5ème partie.




Très tôt ce matin Hotch et Rossi arrivèrent au bureau accompagné par un jeune homme aux allures d’adolescent dont le visage était recouvert d’acné. C’était un petit génie de l’informatique Joshua Rose, jeune cadet à l’académie de Quantico. Le jeune technicien commença à ramasser les petits biblio fétiche de Garcia qui remplissaient le bureau pour les mettre à la poubelle.
-Qu’est-ce que vous faites ? Lui demanda Rossi consterné en remettant les objets à leurs places.
-Je me fais un peu de place, lui répondit innocemment le petit jeune surpris par la réaction de l’agent Rossi.
-Il vaut mieux rien toucher, répliqua Hotch.
Hotch debout au milieu de la petite pièce s’attendait presqu’à voir débarquer Garcia d’excellente humeur portant une de ses célèbres tenus pleine de couleur vive, mais il savait que cela n’arriverait pas. Il refusait de s’apitoyer ou de se laisser envahir par la colère. Il n’avait pas le temps pour cela, il devait retrouver Reid et les salauds qui ont tués Kevin et agressés Garcia.
Les deux agents expérimentés qu’étaient Rossi et Hotch observaient le jeune technicien s’émerveiller devant le matériel informatique de Garcia.
-C’est génial, celui qui a mis au point ce système est presque aussi doué que moi.
-Vous pouvez le faire fonctionné de nouveau, demanda Hotch.
-Oui, c’est un système fonctionnant en réseaux dans le bâtiment, il est très protégé, pour le pirater il faut détenir les codes d’accès, révéla Joshua.
-Voilà qui confirme tes soupçons d’une taupe Aaron, déclara Rossi.
-Est-il possible de trouver l’auteur du piratage ? Questionna Hotch.
-On peut toujours remonter jusqu'à l’adresse IP mais à mon avis se serrait une perte de temps, s’il est doué, on va être renvoyé de routeur en routeur à travers le monde.
-Autres choses, j’ai emmené le disque dur de l’ordinateur de Kevin, il est en mauvaise état, j’aimerais que vous répariez pour qu’on puisse récupérer certain fichiers important. Hotch le sortit dans le sac en papier qu’il tenait et le donna à Joshua.
-Je peux essayer mais je vous préviens que les données que vous voulez ne seront peut-être pas récupérables, expliqua Joshua.
-Très bien, les informations que vous trouverez doivent être transmises uniquement à David Rossi ou à moi, c’est clair ?
-Oui, comme du cristal.
-On vous laisse travailler, lui dit Rossi.
Les deux hommes sortirent du bureau. Rossi paraissait plutôt sceptique dans la réussite de ce gamin.
-Tu crois que ce gamin à peine sortit des jupes de sa mère pourra réaliser ce que tu lui as demandé ?
-C’est l’un des meilleurs dans son domaine, c’est un petit génie en informatique, répondit-il.


**********************************************************************************

Marc McCready accoudé au comptoir du Drink le bar le plus miteux de la ville, où tout les voyous et les vermines avaient leurs habitudes. Il était entrain de siffler sa quatrième bière à 9h00 heures du matin en écoutant une musique rock dont-il n’arrivait pas identifier le groupe. Il leva les yeux de son verre et vit d’autres pauvres types assissent au bar dont la vie était tout aussi merdique que la sienne qui buvaient également de l’alcool pour oublier. Le miroir devant Marc lui permis de voir son visage osseux et ses yeux enfoncés dans ses orbites qui le faisaient ressembler à un cadavre, c’était le résultat des différentes drogues qu’il avait l’habitude de consommer depuis des années. Il était assit là depuis deux bonnes heures, à ruminer ce que lui avait révélé le notaire.
Sa propre mère ne lui avait rien légué, tout l’argent quelle avait reçu des Stuart fut donné à une œuvre de bienfaisance, même la maison où il avait grandi n’était plus à lui, le notaire lui avait donné vingt jours le temps de vider les lieux. C’était une façon pour Martha d’expier ces péchés en se débarrassant de cet argent maudit. Marc comptait tellement sur cette argent pour payer ces dettes de jeu, il ya 10 jours, il avait perdu 15000 dollars en pariant sur un match de boxe. Il l’avait emprunté l’argent à p’tit Joe, malgré son nom, c’était un grand colosse tatoué de partout, connu pour être un malfrat de la pire espèce, capable de descendre un mec de sang froid. Marc avait passé toute la semaine à l’éviter.
Il se leva et tituba en direction des toilettes pour hommes. Il se mit debout devant le pissoir, il commença à se soulager. Brusquement, sa tête fut projetée en avant contre le mur, il s’étala sur le sol le front en sang, il reconnu l’homme qui venait de l’agresser, c’était le gorille de p’tit Joe.
-Le patron a un message pour toi, si tu ne lui rapporte pas son fric à la fin de la journée, tu iras tenir compagnie au poisson du fleuve de Potomac, dit-il en sortant des toilettes. Sonné Marc se releva, et contempla les dégâts, il arracha quelque feuille de papier toilettes et épongea le sang sur son front douloureux. Il reprit ses esprits et réajusta sa veste en cuir. Il devait trouver de l’argent rapidement pour rembourser p’tit Joe sinon cela finirait mal pour lui. Il retrouva sa place au comptoir comme s’il c’était rien passé.
Il fouilla dans sa poche à la recherche d’un peu d’argent pour payer ses consommations tout en regardant une émission de talk show dans la vieille télé au dessus du bar, une partie des invités défendait John Sullivan l’actuel sénateur et l’autre parti soutenait son adversaire Gustave Furlong. L’animatrice une jolie blonde à rappelé aux téléspectateurs que le candidat Furlong serait au Jefferson Plaza pour un meeting à 15 h00.
-Furlong, murmura-t-il, ce nom lui semblait tout à coup familier. Il sortit de sa poche la lettre que sa mère lui avait laissée, il la relit.

Mon cher Marc,
Je ne sais pas par où commencer, t’écris cette lettre est la chose la plus difficile que j’ai eu à faire. Avant tout je tiens à dire que je t’aime, tu as été ma vie.
J’ai toujours su que le passé me rattraperait un jour, mes craintes se sont réalisées. Un homme du FBI est venu déterrer le passé, malgré mes efforts pour lui cacher la vérité, il n’a pas été dupe, c’était comme s’il pouvait lire en moi et démasquer mes mensonges. Il m’a mis aux pieds du mur et par lâcheté je n’ai pas voulus affronter la vérité. Tu étais trop petit pour t’en souvenir, mais à la mort de mon frère et de sa femme, j’ai recueillis ma nièce Karen agée de 16 ans. C’était une enfant difficile qui ne supportait pas l’autorité. J’aurais dû me montrer plus compréhensive avec elle après tout elle avait perdu ses parents. Au bout de quelque temps, elle avait abandonnées l’école, et sortait avec des types louche, elle avait finit par trouvé un emploi d’ans un bar resto au centre ville.
À l’époque je travaillais chez les Stuart, ils savaient une immense propriété. On vivait dans la petite dépendance. Karen fricotait avec le fils des Stuart, j’ai voulut la mettre en garde car j’ai toujours trouvé ce gamin bizarre. Il trainait avec un autre garçon du quartier Gustave Furlong, il me terrifiait, dans ses yeux en pouvait voir le mal. En nettoyant la chambre de monsieur Bruce, je trouvais des cadavres de petits animaux lézards, souris, des oiseaux, un jour Mme Stuart a trouvé son chat éventré dans le jardin. Je suis sûre que c’était eux. Plusieurs animaux du voisinage ont subi le même sort. Karen passait son temps avec eux.
Un soir, j’ai entendu des cris effroyables venant de la cave. Je me suis précipité pour voir ce qui se passait, Mme Stuart semblait tétanisé par ce qu’elle voyait. Je m’avançais pour pouvoir regarder à mon tour, c’est là que je l’ai vu étendu sur le sol à moitié dénudé, Karen était morte. Monsieur Bruce et Monsieur Gustave l’avaient violée et tuée. Mme Stuart n’avait pas voulut que j’appel police Ils ont cachés le corps dans la propriété. Elle m’avait proposé 3 millions de dollars pour que je ne dise rien et que je disparaisse de leurs vies. J’ai pris l’argent et je suis parti sans me retourner.
Aujourd’hui, Bruce Stuart vie toujours dans cette maison, c’est marié et a élevé ses filles là bas, cette idée m’écœure. Je me prépare affronter le jugement de dieu pour mes péchés, j’aurais voulut demander pardon à Karen car je l’ai abandonné et te demander pardon car à cause de la culpabilité que je ressentais, je n’ais pas pu être une bonne mère pour toi.
Ta mère qui t’aime.


Une idée lui traversa l’esprit, cette lettre était devenu sont ticket gagnant, il se demanda combien se Furlong et se Stuart seront près à lui donner pour que cette lettre disparaisse à jamais. Il déposa un billet de 50$ et sortit en souriant.

Au bureau à Quantico, tous les agents étaient sur les dents, Hotch leur mettait la pression pour trouver une piste quelconque.
Moore regardait son œuvre par la vitre de son bureau. Il alla s’assoir fière de lui. Il se réjouissait d’avoir éliminé la menace qui pesait sur lui et ses compagnons. Il était perdu dans ses pensés lorsque Hotch entra dans son avec un air grave.
-Bonjour Monsieur, je suis venu vous informer de la situation, dit-il à Moore. Il le fit signe de prendre place sur la chaise en face de son bureau.
-Hier soir nous avons perdu deux de nos agents Penelope Garcia et Kevin Lynch. Ils sont été assassinés, informa Hotch. Lui et son équipe avaient décidés de cacher la vérité, personne à part eux ne devait être au courant que Garcia était toujours en vie dans le coma. Ils ne voulaient pas mettre sa vie de nouveau en danger. Moore prit un air faussement compatissant.
-J’en suis désolé, agent Hotchner, même si nous sommes souvent en désaccord, je veux que vous sachiez que je suis là pour vous aider. Si vous le voulez je peux confier l’enquête à une autre équipe.
-Je tiens à continuer, déclara-t-il.
-Peut-être que le mieux c’est de laisser tomber vous ne tenez pas à perdre ce qui reste de votre équipe, l’agent Reid a disparus, l’agent Morgan a été blessé, et l’agent Garcia et Lynch sont mort, moi à votre place j’arrêterais cette hécatombe, s’exprima-t-il sur un ton qui glaça Hotch.
- Je ne suis pas du genre à abandonner, affirma Hotch.
-Très bien, vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous avait pas prévenu des conséquences.
Les deux hommes se serrèrent la main et Hotch quitta le bureau déstabilisé par ce que lui avait dit Moore, et dieu sait qu’il n’y avait peu de chose sur cette terre qui pouvait le mettre dans cette état.
-Hé, c’est quoi cette tête ? lui demande Rossi qui l’avait rejoins dans le couloir.
-Allons dans mon bureau, dit-il à son ami. En entrant Hotch prit bien soins de refermer la porte derrière lui.
-Il y a un problème ? interrogea Rossi intrigué par le comportement étrange de son ami. Hotch s’assit, Rossi fit de même.
-Je viens d’avoir une discutions étrange avec Moore, je crois qu’il vient de me menacer si je continuais cette enquête.
-De quoi tu parles ? Questionna Rossi de plus en plus intrigué.
-Il ne l’a pas dit clairement, mais si je continue cette enquête les membres de l’équipe pourraient être en danger. Je crois qu’il pourrait être la taupe, plusieurs fois il a tenté de me retirer l’enquête. Il passa une main sur la figure avant d’ajouter :
-Peut-être que c’est la fatigue qui me fait voir des traitres partout.
-Tu crois qu’il est réellement la taupe ? lui rétorqua Rossi.
-J’en sais rien, je n’ai aucune preuve, c’est juste un pressentiment, de plus le sort de Garcia et de Lynch ne semblait pas l’atteindre. Pour la première fois Hotch semblait perdu.
-Si tu penses que c’est lui, nous devons creuser cette piste, lui dit Rossi.
-Il faut qu’on rejoigne les autres dans la salle de réunion, ils nous attendent, annonça Hotch.
Ils étaient tous réunis dans la salle de réunion, silencieux, ils affichaient une mine triste. JJ, Morgan et Prentiss avaient passé le reste de la nuit au chevet de Garcia, ensuite, ils étaient venu directement ici.
- Écoute-moi, je sais que vous êtes épuisé, l’enquête piétine et vous vous inquiétez pour Garcia et Reid, mais nous devons rester concentrer.
- Nous n’avons aucune piste, dit Derek au bord de l’énervement.
-Je pense qu’on devrait continuer à fouiller dans la vie de Manning, peut-être qu’on pourra retrouver quelque chose pour identifier ce Patrick, déclara Rossi.
-Lors de notre visite chez Mme McCready, son fils ne semblait pas ravi de nous voir, il a également menti sur les causes de la mort de sa mère, je crois qu’il nous cache quelque chose, s’exclama Prentiss.
-Moi, je suis certain que Bruce Stuart à quelque chose avoir avec toutes cette affaire, ajouta Hotch. Ils discutèrent ainsi pendant une demi-heure. En ressortant de la salle, Hotch les avaient chacun confié une mission. Morgan, JJ et Émilie devaient de nouveau interroger Marc McCready, Rossi et lui s’intéresseraient à Bruce Stuart.
Marc faisait le pied de crue depuis 1 h00 devant le Jefferson Plaza en compagnie d’un troupeau de journaliste guettant l’arrivé de Gustave Furlong. Une limousine noire s’arrêta devant l’entrée, le portier se précipita pour ouvrir la portière.
-Bonjour, M. Furlong, dit-il en faisant divers courbettes. Furlong lui serra la main en ayant un large sourire destiné aux caméras. En moins d’une seconde les journalistes l’avaient encerclé le prenant en photo, lui mettant leurs micros sous son nez espérant des réponses à leurs questions concernant la compagne sénatoriale. Les gardes du corps de Furlong essayaient de lui frayer un chemin parmi cette cohorte de journaliste. Ils s’engouffraient tous dans l’hôtel. Marc n’avait pas réussi à l’approcher.
-Jamais les gardes me laisseront m’approcher, se dit-il entrant à son tour. Il regarda autour de lui, il devait trouver une solution, il resta debout dans le hall d’entrée avant de se décider de se rendre à la réception. Il passait devant des militants qui lui remirent un flyers, dessus en pouvait voir Furlong souriant qui appelait à voter pour lui.
-Bonjour, que puis-je pour vous ? lui dit un jeune homme portant un Blazer rouge avec le nom de l’hôtel cousu en jaune sur la poche.
-J’aimerais voir M. Furlong, répondit Marc.
-Je regrette, il a spécifié qu’il ne voulait pas être déranger.
-Si vous l’appeler et que vous lui dite que Karen McCready lui passe le bonjour, il acceptera de me recevoir. Le regard que lançait le réceptionniste à Marc traduisait son incompréhension totale.
-Je vous supplie, appelé sa chambre c’est important. Ses suppliques finissent par payer, le réceptionniste appela Furlong qui répondit.
-Un homme souhaite vous voir, le jeune homme répéta mot pour mot le message de Marc. Il raccrocha.
-La suite 1780 au 6ème. Le réceptionniste était totalement dépassé par la situation. Il fixait Marc jusqu'à ce qu’il monte dans l’ascenseur.
Il frappa à la porte de la chambre, une jeune femme vêtu d’un tailleur gris parlant dans une oreillette Bluetooth lui ouvrit, elle lui fait signe d’entrée. À l’intérieur, il y avait presque tout le staff de campagne de Furlong.
-Il est dans la chambre au bout du couloir, lui dit-elle. Il poussa la porte. Furlong était au téléphone, il raccrocha, puis serra la main de Marc arborant un sourire de façade. Marc jeta un œil, et vit de nombreux papiers étalés sur le lit.
-Bonjour, je suis Gustave Furlong.
-Je sais qui vous êtes, moi c’est Marc McCready.
Le visage de Furlong se durci tout à coup.
-Lorsque le réceptionniste m’a dit que Karen me passait le bonjour, j’étais curieux, cela fait des années que je n’avais pas entendu parler d’elle, alors comment va-t-elle ? demanda-t-il en se servant un verre de whisky.
-Ne soyez pas ridicule, vous savez parfaitement qu’elle morte car vous l’avez tué.
-D’où sortez vous ces inepties ? demanda Furlong visiblement agacé par les accusations de Marc.
Il lui remit une photocopie de la lettre de suicide de sa mère. Furlong la lit avec attention avant de la froissé.
- Allez-y déchirer la lettre, j’ai d’autre photocopie en réserve, annonça-t-il avec un sourire narquois.
-Qu’est-ce que vous voulez ?
-Je veux 6 millions dollars, sinon, j’envoie une copie au media, une autre au FBI, d’ailleurs ils sont déjà venu me parler.
-Rien que ça, il sourit, et avala une gorgé d’alcool. Puis il ajouta :
-Personne ne croira ce qu’il y a dans cette lettre.
-Peut-être, mais votre campagne risque d’avoir du plomb dans l’aile, car les gens auront toujours un doute, et puis la police risque de fourrer leur nez dans vos affaires, lui affirma Marc.
-Je n’ai pas une telle somme sur moi, dit Furlong. Marc lui donna son numéro de compte.
-Grace à la modernité, il est facile de déplacer des fonds d’un compte à un autre, vous avez jusqu'à 19h00, passé ce délais, je serrai contraint d’exécuter ma menace. Marc partit en laissant seul Furlong furieux.
Furlong attrapa son téléphone et appela Patrick.
-J’ai un petit travail pour toi.
Marc sortit de l’hôtel satisfait de lui, ignorant qu’il venait de signer son arrêt de mort.

Rossi et Hotch avaient fait choux blanc, ils avaient interrogés l’entourage de Stuart qui s’accordait tous à dire qu’il était un saint, mais tout n’avait pas été en vain, en fouillant dans son passé, ils avaient pu découvrir quelque chose d’intéressant « Stuart était à l’université de George Washington en même temps que Moore ». Ils étaient bien conscients que cela ne prouvait absolument pas que Moore fût la taupe au sein du FBI mais au moins ils garderont à l’œil sur lui.
-Ce que nous avons appris ne nous sert pas à grand-chose, nous avons que des suppositions et aucune preuve, s’exprima Rossi fatigué de se heurter à un mur.
-Tu as raison, s’exclama Hotch.
Joshua Rose arriva dans leurs directions en courant tout t’excité.
-Messieurs, j’ai peut-être quelque chose pour vous, suivez-moi, s’exprima le jeune technicien. Les trois hommes entrèrent dans le petit bureau, Joshua s’installa derrière l’ordi.
-Je suis trop fier de moi, j’ai pu récupérer les donnés sur le disque dur défectueux, vous allez jamais deviner ce que j’ai découvert ? Allez deviner, dit-il en s’extasiant devant son génie.
Les deux profiler ayant passé une mauvaise matinée n’avaient pas trop envie de jouer au devinette. Joshua le vit à leurs regards et enchaina sans attendre :
-J’ai trouvé ce que vous cherchiez, dit-il plus sérieusement
Il lança le visionnage de la première vidéo, les images étaient endommagées, on pouvait voir des hommes torturer une jeune femme, mais ils étaient impossibles de les reconnaitre.
- Vous ne pouvez pas faire mieux, c’est tout flou, rétorqua Hotch.
-Oui je peux essayer, mais cela va être compliqué, les autres vidéos sont dans le même état que celle-ci.
-Faites le, on reviendra, lui dit Hotch sur un ton grave.
Au même moment Morgan, JJ et Prentiss étaient parti rendre une petite visite à Marc McCready pour découvrir ce qu’il cachait. Un silence gênant régnait dans la voiture. Derek et Émilie avait couché ensemble la nuit derrière, et avec les événements qui eu lieu par la suite, ils n’avaient pas pris le temps de discuter de ce qui c’était produit entre eux. JJ assise à l’arrière observaient ses deux collègues agir bizarrement. Ils avaient du mal à se regarder sans détourner les yeux.
-J’ai raté un chapitre ? Leurs demanda JJ intrigué.
-De quoi tu parles ? lui demanda Émilie.
-Depuis ce matin, Morgan et toi vous êtes bizarre, lui dit-elle.
-C’est normal après tout ces malheurs que nous avons vécu ces dernier temps, répondit Derek. Même s’ils ne voulaient pas l’avouer JJ savait que quelque chose clochait.
Morgan gara le véhicule dans l’allée des McCready, les trois agents descendirent et marchèrent en direction de la porte d’entrée. À leurs arrivés, ils sentirent qu’il y avait une chose d’anormal, la porte principale était grande ouverte. Ils dégainèrent leurs armes, Derek fit signe aux filles qu’il allait rentrée le premier et que JJ devait le suivre, Émilie passerait à l’arrière. En entrant dans la maison Derek remarqua les trainés de sang, lui et JJ les suivirent jusqu’au premier.
-M. McCready, cria-t-il en regardant les chambres une par une. Personne de répondit, il restait une dernière pièce, Derek l’ouvrit doucement pour jeter un œil. Marc était par terre, il tenait son cou qui pissait le sang. Les deux agents entrèrent dans la chambre, JJ attrapa un drap sur le lit et le posa sur le cou de Marc pour tenter d’arrêter l’hémorragie.
-Il faut appeler les secours, dit-elle.
Marc désignait la fenêtre ouverte du doigt, Derek se pencha pour regarder ce que lui montrait le malheureux, soudain une balle le frôla et finit sa course dans le châssis de la fenêtre. A cet instant, il vit un colosse à la coupe en brosse sauté dans le vide. L’homme atterrit sur la pelouse, en se relevant, il vit Émilie Prentiss qui pointait son arme sur lui.
-Ne bouger plus, ordonna Prentiss. Émilie remarqua le tatouage en forme de scorpion sur l’avant bras du géant. Elle comprit que c’était le type qui détenait Reid, et avait assassiné Travis.
-On te tient Patrick, dit-elle. Dans un acte irraisonné, il fonça sur la jeune femme qui se retrouva plaqué contre le sol, pour se dégager, elle lui donna un coup de tête, il tomba en arrière, et se releva pour s’enfuir. A ce moment là Derek fit son apparition son arme à la main. Prentiss se remit debout et indiqua à Morgan la direction prise par le fuyard. Les deux agents partir à sa poursuite, c’était trop tard, ils eu seulement le temps de voir une gran torino noir partir en trombe. Derek n’avait pas eu le temps de relever les numéros de la plaque d’immatriculation. JJ les retrouva à l’extérieur, son chemisier blanc était couvert de sang.
-Je suis sure que c’était le type dont Ramirez nous avait parlé « Patrick », et on a laissé filé, gronda-t-il en donnant un coup de pied à la poubelle près de lui. Sa colère était visible. Elle n’était pas dirigée contre les filles mais contre lui. Il avait assez de ne pas voir le bout de cette enquête, cinq jours que Reid était entre leurs mains.
-Qu’est-ce que ces cinglés pouvaient bien lui faire ? pensa-t-il.
-Derek, Émilie, McCready n’a pas survécu, mais avant de mourir, il m’a donné ça, dit JJ en montrant la lettre.
-Je crois que c’est la raison pour laquelle il a été tué ? ajouta-elle de manière énigmatique. Émilie prit la lettre, et commença à la lire.
-Gustave Furlong et Bruce Stuart ont assassinés Karen McCready, dit-elle à haute voix.
-Gustave Furlong le candidat à l'élection sénatoriale, répéta Morgan estomaqué par la nouvelle.
Au même moment les bruits des sirènes des secours et des renforts retentissaient dans tout le quartier, faisant sortir les curieux de chez eux.

De nouveau au BAU, Prentiss et Morgan pénétrèrent dans le bureau de Hotch qui était en compagnie de Moore. Les deux hommes furent surpris par cette intrusion inattendue.
-L’agent Hotchner et moi nous étions en pleine conversation, j’espère que vous avez une excuse valable pour cette interruption, lâcha Moore froidement.
-Marc McCready est mort assassiné, par Patrick, nous pensons qu’il est sous les ordres de Gustave Furlong et Bruce Stuart, révéla Prentiss. Moore se raidit à l’annonce de cette révélation.
-Comment l’avez-vous su ? Leurs demanda Hotch dont l’éternelle mine grave avait disparu laissant place à l’étonnement. Prentiss lui remit la lettre.
-C’est la lettre de suicide de Martha McCready, elle avoue avoir touché 3 millions de dollars des Stuart pour garder le silence à propos de la mort de sa nièce, ajouta Morgan.
-Il faut que l’on obtienne un mandat pour fouiller la maison de Stuart, déclara Hotch.
-Vous délirez, aucun juge ne vous donnera un mandat pour perquisitionner chez Bruce Stuart un des banquiers les plus puissant de tout le pays sur les simples dire d’une déséquilibré qui s’est suicidée, protesta véhément Moore.
-J’ai un ami juge qui me dois un service, il m’accordera le mandat, rétorqua-t-il à Moore.
Moore sortit du bureau désappointé, le FBI était sur le point d’arrêter Bruce et Gustave, et ce serait très facile de remonté jusqu'à lui, il s’imaginait déjà dans le couloir de la mort pour toute les horreurs qu’il avait commise.
-Non, tu ne dois pas fléchir, se dit-il. Il pourrait toujours s’enfuir si les choses tournaient mal, il entra dans son bureau, il appela Bruce qui répondit toute suite.
-Bruce, la police va bientôt débarquer chez toi, tu dois faire disparaitre le cadavre de cette fille.
-Je suis en route pour la cabane, je n’aurais jamais le temps de rentrer pour me débarrasser du cadavre, dit-il angoissé.
-Si ce n’est pas possible, alors reste à la cabane. Je t’y retrouverai plus tard, le rassura Moore.
Ensuite, il essaya plusieurs fois de joindre Furlong sans succès, il s’énerva, depuis Furlong avait commencé sa campagne, il était difficile de le trouver, plus que jamais il fallait qu’il le prévienne de la situation.
Hotch entrouvrit la porte de Moore, et lui dit :
-J’ai obtenu le mandat, je prépare plusieurs équipes pour cette opération, dit-il.
En moins d’une heure la propriété de Bruce Stuart fut envahit par des agents du FBI, certains étaient accompagnés de chien. Il avait fallut une cinquantaine d’homme pour couvrir la totalité du domaine. Les chiens avaient reniflés chaque centimètre carré de la propriété, les agents et les policiers avaient fouillés chaque recoin de la maison.
Mme Stuart, consternée par cette intrusion essaya de joindre son époux à plusieurs reprises sans succès. Elle s’énervait contre la secrétaire qui était incapable de lui dire où était son mari. Elle lui informa que des agents FBI étaient également posté à l’entré de la banque.
-Hier, vous avez convoqué mon époux pour l’accuser d’enlèvement, aujourd’hui vous voulez lui mettre sur le dos un meurtre, vous allez le regretter. Elle appela son avocat maitre Terrence Neil.
Après une demi-heure de recherche infructueuse, Hotch et les autres s’étaient réunis dans le séjour.
-Cela fait plus de vingt ans, il aurait pu se débarrasser du cadavre, supposa JJ déçu de n’avoir rien trouvé.
-Non, je ne pense pas, Bruce Stuart se croit intouchable et arrogant, il n’aurait pas fait disparaître le corps sans y être forcé, déclara Rossi.
-Mme Stuart, on aimerait vous poser des questions ? lui demanda Hotch.
-Vous ne manquez pas d’air, vous débarquez chez moi, vous saccagez ma maison, et vous voulez…
Émilie regarda par la fenêtre distingua au loin entre les arbres un portail en bois. Elle fit signe aux autres de la suivre. Tout le monde traversa l’immense propriété. Elle s’arrêta devant le portail fermé par une grosse chaine et un cadenas.
-M’dame, il y a quoi de l’autre coté ? Lui demanda Émilie.
-Mon mari a acheté le terrain à coté et a fait construire une petite maison, il y a dix ans environ, il aime avoir son espace, il se refugie ici pour ce détendre, même moi je n’ai pas le droit de m’y rendre, dit-elle sur la défensive.
-Vous ne trouvez pas cela étrange que votre mari est construite cette maison et qu’il vous interdise l’accès, questionna Hotch. Elle se tut, elle avait posé des questions à son mari à propos de cette maison, mais il avait toujours su éviter le sujet.
Un policier armé d’une tenaille a dû s’y prendre à plusieurs reprise pour pouvoir sectionner la grosse chaîne, ils découvrirent une petite maison beige, la porte d’entré en bois était fermés, d’un coup de pied Morgan la fit cédé, ils entèrent.
-FBI, s’écria Hotch. Mais la maison était vide, ils firent rapidement le tour, et furent surpris de constater qu’il n’y avait aucun meuble. Émilie descendit au sous-sol, étonné par sa découverte, elle appela les autres qui la rejoignirent. Bruce avait installé une petite garçonnière très confortable. Sur les murs, il y avait une centaine de photos accrochés, des jeunes femmes et des jeunes hommes attachés et bâillonnés sur un lit, leurs regards étaient vide, Bruce se tenait près d’eux en souriant. Sa femme eue la nausée, ne pouvant supporter davantage, remonta les escaliers en courant.
-Il y a beaucoup plus de victime que nous le pensions, déclara Rossi.
Le regard de JJ fit attiré par une photo sur la table, elle s’approcha, c’était une photo de Reid, il était également ligoté sur un lit.
-C’est Reid, s’écria-t-elle. Ils regardèrent la photo, ils avaient jamais vu leurs collègue dans cet état, les yeux cernés la bouche en sang, Morgan furieux donna un coup violent dans le mur, son poing traversa le plâtre, en enlevant sa main une partie du mur s’écroula laissant apparaitre un squelette entouré d’un plastique transparent. À première vu le corps était là depuis des années.
-Quel fils de pute ! Il a placé le corps ici pour pouvoir revivre son fantasme, éclata de colère Morgan. Hotch prit son téléphone appela les autres équipes charger de surveiller Stuart et Furlong. On l’informa que Bruce Stuart avait disparus.
Hotch voulut parler à Mme Stuart pour lui poser des questions, elle était en pleure, son monde venait de s’effondrer en découvrant le vrai visage de son mari.
-Je sais que vous êtes bouleversé madame, mais il faut nous aider, vous ne savez pas où se trouve votre mari ? Elle fixa Hotch, ses larmes avaient fait couler son mascara en laissant deux traces noir irréguliers sur ses joues décharnées.
-Non, si je savais où trouver ce salopard, je vous le dirais. Comment j’ai fait pour ne rien voir, ses pleure s’intensifièrent. Des agents recueillaient les preuves, le légiste examinait le corps, la maison fut fouiller de fond en comble.
Le jour commençait à décliner, la police et le FBI continuaient à fouiller la propriété dans l’espoir de découvrir des indices qui les conduiraient à Reid. Hotch et son équipe rentèrent, ils devaient interroger Furlong.

*********************************************************************************

Gustave Furlong fut conduit dans les locaux du FBI à 19h00, Moore et lui échangèrent un regard complice qui ne fut pas perçu pas les autres. Il fut installé dans la salle d’interrogatoire, il était calme et n’avait pas demandé un avocat. Les profiler l’observaient son comportement derrière le miroir sans teint.
Morgan voulait en découdre avec cet homme qui avait tant fait souffrir les autres, mais Hotch l’interdit d’entré lui parler à cause de son manque de sang froid. Seul Rossi et Émilie eurent l’autorisation d’interroger Furlong.
Rossi entra le premier, et s’assit en face de Furlong. Émilie s’attacha les cheveux, et entra à son tour.
-Vous êtes venu m’arrêtez en plein meeting, vous pouvez dire adieux à vos carrières, dit-il en regardant intensément Rossi.
-Si vous êtes là, c’est pour meurtres, lui dit Prentiss.
Hotch et Morgan se tenaient derrière la vitre suivant le déroulement de l’interrogatoire. Hotch avait noté le calme olympien du suspect.
-C’est ridicule, je suis un homme d’affaire respectable, se défendit Furlong.
- Connaissez-vous Bruce Stuart, demanda Rossi.
Il fixa Rossi sans rien dire.
Rossi lui donna une copie de la lettre de Martha McCready. Lorsqu’il eu finit de la lire, il se mit à rire.
-Vous n’allez pas croire ces sornettes.
-Je repose ma question, connaissez vous Bruce Stuart ?
-Nous étions dans le même lycée et avions quelques cours ensemble, il m’arrivait d’aller chez lui pour faire des devoirs, mais sa s’arrête là répondit-il.
Moore arriva près de Hotch, il voulait s’assurer que Gustave allait tenir sa langue.
-je n’ai tué personne, déclara Furlong.
-Vous savez l’ADN peut-être conservé durant des années sur, il suffit d’une goûte de sang, d’un cheveu ou un poil pubien pour que l’ADN du meurtrier soit retrouvé sur le corps de Karen, et en plus toi et ton ami vous avez eu la brillante idée de mettre le corps dans un sac plastique ainsi les preuves ont pu être conservé. Je pari que les analyses démontrerons que vous l’avez tué.
-Vous plaisantez, il leva les yeux au ciel pour paraitre indigné des accusations porté à son encontre.
Rossi aligna les photos des disparus devant Furlong.
-Vous ne connaissez aucune de ces personnes ? Questionna Rossi.
-Non, je ne crois pas.
-Ce sont toutes les personnes que vous et Stuart avez massacrées. Stuart a eu la bonne idée de conserver les photos.
Rossi lui montra une photo du jeune profiler disparus.
-Et lui ? Rossi analysait chacune de ses gestes.
Furlong caressa la photo, tout ses moments passés avec le petit agent du FBI resurgit dans sa mémoire, il aurait tellement aimé avoir plus de temps avec lui.
-Jamais vu, dit-il.
Derrière la vitre Hotch et Morgan discutait du cas de Furlong.
-Vous avez vu le regard de Furlong lorsqu’il toucha la photo de Reid ? Formula Hotch.
-Il ment lorsqu’il prétend ne pas le connaitre, déclara Morgan qui les observait. Rossi et Prentiss sortirent de la salle tendue.
-Ce sera difficile de le faire parler, déclara Prentiss. La sonnerie du portable de Hotch retentit, il décrocha.
-Hotchner, dit-il d’une voix rauque. C’était Joshua Rose, il voulait que Hotch le rejoigne immédiatement. Hotch demanda aux autres de le suivre.

Après leurs départs, Moore s’assura qu’il était bien seul. Il débrancha le micro et pénétra dans la salle d’interrogatoire.
-Edgard, tu as trouvé une solution pour me sortir de cette situation, lui dit Furlong.
-Tu veux que je fasse quoi ? Je ne peux pas agir sans éveiller les soupçons. D’ailleurs, j’ai essayé de t’appeler pour te prévenir mais ton portable était éteint.
-Oui, j’étais en plein meeting lorsqu’ils sont venus m’arrêter. Écoutes moi bien, si je plonge, tu plonges aussi. Je leurs dirais que tu aime les petites brunes aux yeux vert et que tu aimes les mordre, menaça Furlong.
-Si tu fais cela, on finira tout les deux sur la chaise, on est ami depuis la fac, lorsque j’ai rencontré Bruce et toi, j’ai su qu’on était pareille, alors fais moi confiance.
-Justement c’est à cause de nos points communs que je me méfie, déclara Furlong.
-Écoute je vais aller en finir avec notre ami. Si tu m’avais écouté et ordonné à Patrick de le tuer en faisant croire à un vol qui avait mal tourné, on n’en serait pas là, annonça Moore. Il quitta la pièce. Il décida de faire un détour par son bureau avant d’aller à la cabane. En passant devant celle de Garcia, il vit la porte entre ouverte. Il regarda et vit Hotch et son équipe.
-il se passe quelque chose, il devait avoir le cœur net, pensa-t-il. Il s’était mis à écouter discrètement.
-J’ai pu réparer les vidéos, normalement on devrait pouvoir voir les visages de ses hommes
Moore comprit ce qui se déroulait sous ses yeux, ils étaient sur le point de découvrir la vérité, il était temps pour lui de filer. Il se dirigea vers l’ascenseur sans attendre, il devait quitter l’immeuble avant qu’il soit trop tard.
Dans le bureau, Joshua avait mis en route la lecture d’une vidéo, il éclairci autant qu’il pouvait l’image, et zooma sur les quatre hommes.
-Je ne peux pas faire mieux, déclara le jeune technicien. L’image n’était pas de bonne qualité mais en pouvait reconnaitre Furlong, Stuart, Patrick et quatrième hommes les laissaient sans voix.
-Oh mon dieu, s’exclama JJ sous le choc. Ils avaient tous reconnu Moore. Hotch et Morgan c’étaient précipités hors du bureau à la recherche de Moore. Un agent leurs annonça que Moore était partit depuis quinze bonnes minutes. Furieux d’avoir laissé échapper se fumier de Moore, Hotch se rendit à la salle où était enfermé Furlong. Il l’attrapa violemment, le souleva de sa chaise pour le plaquer contre le mur.
-Où est allé Moore ? Hotch frappa Furlong dans les cotés.
-Réponds ordure ? Tu aimes violer, tuer, hein pourriture hurla Hotch.
-Il est parti tué votre ami, il se mit à rire. C’est lui rendre services, comment fera-t-il pour vivre avec ce que nous lui avons fait. Ces lèvres sont si douces, dit-il en caressant les siennes.
Hotch le frappa de plus en plus violemment.
Hotch, du calme, hurla Rossi. Ne rentre pas dans son jeu, il faut qu’il puisse nous dire où se trouve Reid. Il le lâcha, Furlong tomba sur le sol, il riait la bouche complètement en sang.
-Réfléchissons, cela doit être dans un endroit assez isolé pour pouvoir commettre toute ces horreurs, s’exprima Prentiss.
-Qui leurs permettent de se débarrasser des corps ensuite, ajouta-elle.
JJ arriva avec un document dans les mains.
-Ce sont les listes des propriétés de Furlong, de Stuart et Moore, dit-elle.
- On n’a pas le temps de fouiller chaque propriété, rétorqua Morgan.
Émilie consulta la liste.
-Black creek, cette propriété se trouve près d’une forêt, c’est très isolé, on peut facilement enterrer des centaines de corps là-bas, s’exclama Prentiss. L’expression du visage de Furlong se transforma, il ne riait plus. Il savait que tout était terminé.
-C’est trop tard pour votre ami, ajouta Furlong en crachant du sang sur le sol.
-Elle se trouve à plus d’une heure de route, déclara JJ.
-Alors en route, s’écria Hotch.


Dernière édition par keli97 le Mer 2 Mai 2012 - 0:20, édité 1 fois
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steevana78
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MessageSujet: Re: disparition   Ven 27 Avr 2012 - 17:46

c'est un manipulateur ce Moore, je suis contente que l'equipe du BAU découvre son vrai visage.
le personnage de Marc est trop débile faire du chantage à des psychopathes, il faut vraiment pas etre malin.
j'espère qu'ils arriveront à temps pour sauver Reid. :prie:
je veux la suite.
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MessageSujet: Re: disparition   Sam 28 Avr 2012 - 13:42

slt, je poste ma 6ème partie qui sera egalement la dernière. j'espère que cette fin plaira à tous.


Allongé par terre dans la crasse, Reid avait si froid et les liens qui lui entravaient les mains dans le dos lui coupaient la circulation sanguine au niveau de ses poignets. Il sentait plus ses jambes endolori, chaque parcelle de son corps était meurtri, il avait si mal que par moment il souhaitait mourir pour ne plus ressentir cette douleurs.
Reid fixait un minuscule trou dans le mur, il aurait aimé pouvoir se faufiler par cette petite ouverture, s’enfuir le plus loin possible de se cauchemar.
-À quoi bon, je vais mourir ici, personne ne saurait la vérité sur sa disparition, songea-t-il.
Il se releva avec peine, non, il ne pouvait pas se laisser mourir ici, il voulait vivre, prévenir ses amis à propos du traite qui s’était glissé parmi eux et du danger qu’ils couraient tous. Reid réussi à se mettre debout, à cet instant Bruce Stuart ouvrit la porte. Le visage de Reid se décomposa littéralement. Il tenait une bouteille de whisky dans sa main gauche. Il s’assit sur une chaise en bois.
-J’ai pensé à toi toute la journée, impossible de me concentrer sur mon travail. Affalé sur la chaise, il avala une gorgé de whisky et tendit la bouteille à Reid.

-Ne soit pas timide, bois, lui dit-il. Le refus d’obtempérer du jeune homme le mit en rogne.

-Tu es un véritable coriace, mais il n’y a plus Furlong pour te défendre, les flics l’ont arrêté, moi, j’ai eu de la chance, Ed a pu me prévenir à temps. Il va bientôt arriver, et je doute qu’il te laisse vivre bien longtemps. Mais avant, je veux m’amuser.

Il bondit de son siège et agrippa le jeune homme par le bras en le tirant si fort qu’il faillit perdre l’équilibre. Il lui fit avaler de force une gorgé de se breuvage, manquant de s’étrangler, Reid le recracha et se mire à tousser. Bruce riait à gorge déployé. Il déposa la bouteille de whisky sur la chaise.

-Tu penses quoi de la matraque électrique ? tu n’as pas vraiment apprécié la dernière fois. J’ai envie de changer, il prit un fouet en cuir marron dans l’armoire, chaque branche tressée formait plusieurs lianes.
Reid reçut un premier de coup fouet qui le fit vaciller. Au deuxième coup de fouet, il tomba à genou, Bruce ne se retenait plus, les coups de fouet pleuvaient et laceraient la peau du jeune homme. À chaque coup reçu, Reid fixait Bruce droit dans les yeux, le jeune profiler serrait les dents, il ne supplierait pas, il refusait de lui donné cette satisfaction. Bruce prit l’attitude de sa victime pour un acte de rébellion, et intensifia ses coups de fouet. Ne pouvant plus le supporter, Reid se roula en boule pour se protéger. Pour rendre son jeu pervers plus amusant, Bruce lui détacha les mains.

-Debout, debout, ma petite salope, grogna-t-il.

Il souleva Reid, et lui donna un coup de poing qui le projeta en arrière. Il le souleva de nouveau et le balança avec violence à l’autre bout de la pièce, il atterrît sur la chaise en la brisant. Reid essayait de se relever lorsqu’il aperçut près de lui la bouteille de whisky, d’une main, il la saisit. Bruce se baissa, s’apprêtant à réitérer son geste lorsque dans un acte de fureur Reid lui assena un coup brutal sur la tête, Bruce tituba avant de s’écrouler. À quatre pattes, Reid s’approcha avec difficulté de Bruce inanimé et s’agenouilla près de lui. Les yeux posés sur cette homme qui l’avait tant fait souffrir, humiliés, une rage incontrôlable s’empara de lui, tenant la bouteille dans sa main, Reid le frappa, encore et encore, son visage était recouvert du sang de son tortionnaire, il leva la bouteille de nouveau au-dessus de lui, puis l’abattit sur le crâne de Bruce, à chaque impact sa haine grandissait, il s’arrêta seulement lorsque la tête de son bourreaux n’était plus qu’une masse difforme. Il s’assit près du cadavre les yeux fixés dans le vide.
Après quelque seconde Reid se mit debout et lâcha la bouteille qui roula jusqu’au corps inerte de Bruce, il poussa la porte, les lumières du couloir étaient éteinte. Il rasa les murs dans l’obscurité, sa main effleura la poignée d’une porte, il l’ouvrit, et entra dans une pièce tout aussi sombre que le couloir. Il tâtonna le mur à la recherche d’un interrupteur, d’un seul coup la lumière l’aveugla. Il dû attendre quelques seconde pour pouvoir les ouvrir de nouveau. Il se tenait dans une pièce qui ressemblait à un débarra où de nombreux objets étaient entreposés, dans le coin posé sur le sol couverte de poussière une pile de chaussure, de vêtement de toute les tailles, de toute les couleurs.

-Ce sont les affaires des gens qu’ils ont enlevés, pensa-t-il. Son regard s’arrêta sur son reflet qu’un vieux miroir poussiéreux posé sur le sol lui renvoya, il s’approcha pour contempler l’être étrange qui était debout devant lui couvert de sang. Il fixait se corps nu couvert de bleu, de morsure et autre stigmate laissé par ces monstres. À cet instant, Reid su qu’une partie de lui était mort à tout jamais dans se sordide sous-sol.

-Ce n’est pas moi, ce n’est pas moi, répétait-il sans conviction.

Il chercha de quoi se vêtir et enfila un t-shirt noir trop grand. Plusieurs boites posées sur l’étagère capta son attention. Il attrapa la première, elle était remplit de bijoux, ses yeux fut attirer par une chaine en argent avec un médaillon en forme de rose, il la reconnaissait, c’était celle d’Amy Harris. Il l’imagina seul dans ce sous-sol effrayé, pleurant, suppliant ses ravisseurs de lui laisser la vie sauve.

-Je suis désolé Amy, dit-il. Il attacha la petite chaine autour de son cou frêle.

Il sorti pour continuer son chemin, il monta l’escalier, poussa l’attrape et se retrouva dans un placard, il y avait du bruit qui provenait d’à coté, il entrebâillât la porte. Patrick était là, vautré de dos sur un vieux canapé, il sirotait une bière devant la rediffusion du The Jerry Springer Show, « deux femmes obèses en robe de marier se bagarraient » pour un homme. Reid devait traverser le salon et la salle à manger pour atteindre la porte d’entrée. Il s’accroupit, et commença à traverser le séjour sans faire le moindre bruit, Patrick se racla la gorge, et se leva en direction de la cuisine. Reid tremblait de peur, a aplatit complètement derrière le canapé. Son geôlier avait disparu dans la cuisine, il saisit l’occasion pour s’enfuir, mais il entendit les bruits d’une clé dans la serrure, il retourna se cacher sous la table, grâce à la nappe, on ne pouvait pas le voir d’ici. Moore entra, il était très agité.

-Bruce, Patrick, cria-t-il.
Patrick apparu une bière à la main, il ne comprenait pas pourquoi Moore était si bouleversé.

-Gustave a été arrêté, il faut éliminer notre petit compagnon, et Bruce, il est au sous-sol ?

-Oui, répondit Patrick. La nouvelle n’avait pas paru le déstabiliser alors que cela faisait des années qu’il travaillait pour Furlong.

-Moi, je vais vous attendre au salon, dit-il voulant absolument voir la fin de son émission.

Moore descendit les escaliers rapidement, Patrick se rassit.
Reid se glissa jusqu'à la cuisine, et se dirigea vers la porte de derrière, impossible de l’ouvrir, elle était fermée, la seule issue possible était la porte de devant. Reid ouvrit doucement les tiroirs à la recherche d’une arme quelconque. Il finit par trouver un énorme couteau, il l’attrapa.
Il se dirigea à pas de loup jusqu’au séjour, Patrick affalé sur le canapé continuait à boire de la bière en riant devant la télévision, sans faire de bruit, Reid se tenait derrière lui, il souleva le couteau, d’un geste il le planta dans son crâne. Patrick se retourna en se relevant surpris par cette attaque, plusieurs filets de sang coulèrent sur son visage. Reid fit quelque pas en arrière, sous le choc de voir se géant se tenir encore debout. De la main droite il attrapa la manche du couteau, et l’enleva d’un coup sec, le sang à mit à gicler sur les murs du salon.

-Bordel de merde, gémit-il avant de s’écrouler sur le sol.

Moore surgit une arme à la main, en le voyant Reid tenta le tout pour le tout, et couru jusqu'à la porte, il eu seulement le temps d’entendre un coup de feu. En quelque seconde il se trouva à l’extérieur. La lune spectateur de l’évasion du jeune homme transperssait de ses rayons le voile de la nuit. Ne sachant pas où aller, il parti en direction des bois, les balles sifflaient derrière lui. Il se jeta par terre pour se protéger. Moore satisfait, s’approcha du profiler étendu sur le sol. Son arme était pointée sur le jeune homme.

-Lève-toi et fais tes prières, imbécile hurla-t-il.

En se relevant, Reid ramassa discrètement une motte de terre avec sa main droite qu’il cachait derrière son dos, lorsqu’il fut complètement redressé, il le jeta dans les yeux de Moore qui vacilla. Profitant de son l’aveuglement, il couru à travers les grand arbres qui s’évertuaient à lui caché le ciel et les étoiles, la forêt devenait de plus en plus dense, il avançait péniblement dans le noir, s’enfonçant de plus en plus dans cette forêt lugubre, la nuit était glaciale. Chaque pas devenait difficile. Épuisé, il s’arrêta derrière un buisson pour reprendre sa respiration, il n’avait aucune arme pour se défendre,
mais il ne voulait pas finir comme les autres victimes. Il entendit des pas se rapprocher de la zone où il se dissimulait. C’était Moore.

-Spencer, montre toi, tu ne fais que retarder l’inévitable, s'époumona Moore dans le noir. Je vais te faire la peau comme pour cette garce de Garcia et son pathétique fiancé Kevin Lynch.

Moore se tenait à quelque mètre de Reid, il retenait sa respiration. Il voulait absolument quitter cet endroit avant qu’il soit repérer, il ramassa une vieille branche, et la lança aussi loin qu’il le pouvait dans la direction opposé. Induit en erreur par la diversion de Reid, Moore partir en courant. Le jeune profiler profita de cette occasion pour s’enfuir. Après quelques minutes de marche, Reid avait atteint le bord d’un à-pic, tout en bas, il y avait un lac, il pouvait entendre l’eau ruisseler sur les parois de granit. Il ne pouvait pas sauter, c’était beaucoup trop haut, il risquerait de se cogner contre la paroi où de percuter les rochers en contre bas. La seule solution c’était de rebrousser chemin dans les bois.

Ils filèrent tous, sirène hurlante à Black creek, au fond d’eux ils craignaient d’arrivé trop tard. Après avoir traversé la ville entière sans respecter aucune signalisation, ils se retrouvèrent au milieu de nulle part, ou s’étendait à perte de vu la forêt. Après une heure de route, ils empruntèrent un chemin de terre. Ils arrivèrent à une petite cabane isolée. Tous les agents habillés de leurs gilets par balle se déployèrent dans la zone pour assurer la sécurité. La porte d’entrée de la cabane était grande ouverte.
La police du comté, les rangers et le FBI avaient envahit l’endroit. À l’intérieur, Ils découvrir le cadavre d’un Homme dans le séjour, près de la télévision toujours allumé. Émilie et Derek l’avait reconnu c’était l’homme qui avait tué Marc.

- Ce doit être Patrick, affirma Morgan. Il avait été tué par arme blanche. Ils se séparèrent en petit groupe et continuèrent à avancer pas à pas dans la maison armés, la cuisine, les chambres à l’étage ont été passé au peigne fin. Dans une pièce à l’étage, Hotch et JJ remarquèrent un écran plat et au-dessus une étagère sur lequel il y avait des dvd qui étaient étiquettes.

-Ce sont les noms des victimes, s’exprima Hotch.

-Ces monstres prenaient leurs pieds avec ces dvd, ajouta la jeune femme.
Hotch appela les autres membres de l’équipe pour leur parler de sa découverte.
Émilie s’approcha et attrapa un dvd qui avait le nom d’Amy, elle la montra aux autres.

-C’est peut-être la fille de Célia, supposa Rossi. Pour avoir le cœur net Émilie introduit le dvd dans le lecteur.

Amy apparut à l’écran, les yeux cernés et vide. Assise sur un vieux lit en fer, les mains enchainées. Moore et Stuart debout près d’elle étaient également nus. Moore lui caressa le visage, puis la gifla tellement fort qu’elle bascula sur le lit. Les autres s’esclaffaient du spectacle. Tout le monde restait sans voix devant ces images effroyable. Hotch estima qu’il n’était pas nécessaire de visionner l’intégralité du dvd, il mit directement à la fin du dvd. Ils ont vu Moore s’approchant d’une table sur lequel était disposé divers instruments de torture, couteau, machette, marteau. Il choisit un couteau et souleva sa victime par les cheveux, Amy ne se débattait pas, ne pleurait pas, c’était comme si elle avait acceptée son destin. Moore passa la pointe du couteau sur la poitrine de la jeune femme, d’un coup, il la poignarda en plein cœur. JJ détourna les yeux et sortit de la pièce qui lui semblait oppressant. Hotch éteignit le lecteur dvd.

- Nous devons trouver l’endroit où à été filmé le meurtre d’Amy Harris, s’exprima Hotch. Même s’il n’avait pas montré ses sentiments, Hotch aussi fut remué par ses images.
JJ qui s’était réfugiée dans le séjour remarqua la lumière qui sortait par les interstices de la porte du placard, en l’ouvrant, elle découvrit dans le fond une attrape, elle était grande ouverte et un escalier qui amenait à une autre partie de la cabane.

-Hotch, j’ai découvert une autre partie de la cabane dissimulé dans le placard, hurla la jeune femme. Hotch ne tarda pas à répondre, et descendit les escaliers pour rejoindre JJ, il était suivit de près par les autres.
Ils descendirent tous au sous sol, et étaient impressionné par cette installation.

-Reid, Reid, cria Hotch. En ouvrant les portes les unes après les autres.

-Reid, hurla Morgan. Ils cherchaient tous le jeune profiler. Émilie ouvrit une porte et reconnu la pièce.

-C’est ici qu’a été tué Amy Harris, déclara Émilie. JJ s’approcha du lit, et ramassa sur le sol une montre, le cadran était cassé. Son cœur s’emballa.

-C’est celle de Reid, je lui avais offert, affirma-t-elle.

-Cela prouve qu’il était bien là, ajouta Hotch.
En ouvrant la porte au fond du couloir, ils furent horrifié de découvrirent une salle des tortures. Dans le fond de la pièce, il y avait un cadavre défiguré.

-D’après sa corpulence et ses cheveux roux, je pense qu’on vient de découvrit Bruce Stuart, déclara Émilie.

-Celui qui l’a tué c’est acharné sur lui avec une grande rage, s’exclama Rossi. Chacun fit le tour de la pièce pour l’examiner et trouver un indice qui les amènerait à Reid.

-J’espère que c’est Reid qui lui a réglé son compte, ajouta Morgan en colère.
Un jeune policier arriva en courant, essayant de reprendre son souffle, il déclara :

-Mon chef souhaite que vous veniez immédiatement. Ils le suivirent à l’arrière de la maison, le jeune flic leurs montra, les petits monticules de terre, il y avait au moins une centaine. Ils imaginaient facilement ce qu’ils risquaient de découvrir en creusant.

-Nous pensons que se sont des tombes, leurs dit le flic.
L’inspecteur Johns un homme noir, bien bâtit d’une cinquantaine d’année discutait au loin avec plusieurs Rangers, il s’approcha de l’équipe.

-Vous avez trouvez quelque chose, lui demanda Hotch.
L’inspecteur, le visage sombre, leurs annoncèrent :

-Il y a deux types d’emprunte qui vont en direction de la forêt. L’un est pied nu, l’autre a des chaussures de ville.

-C’est certainement Reid qui tente d’échapper à Moore, il faut le retrouver avant qu’il soit trop tard, annonça Hotch.

-La forêt est très grande, la nuit les recherches vont être plus difficile, leurs dit un ranger.

-Peu importe, nous devons le retrouver, s’exclama Morgan.
Hotch fit venir des rangers accompagnés de chiens pour suivre les traces et un hélicoptère qui allait survoler les bois. Il organisa plusieurs groupes de recherche. Une cinquantaine d’homme avait envahit les bois, armé de lampe torche qui dansaient au rythme de leurs pas.

-Spencer Reid, criait différente voix. Hélicoptère faisait un vas et vient incessant au dessus de leurs tête. Morgan, Hotch et deux rangers se dirigèrent vers l’est.
-Il y a quelque chose que je n’ai dite à personne, le soir où Reid a disparu, il m’avait demandé de l’accompagner à une conférence sur la littérature du quinzième siècle, moi, je lui ai raconté un mensonge pour me défiler, si j’avais accepté son invitation, ce soir là, il aurait été avec moi et ces hommes ne l’auraient pas enlevé, dit-il en s’apitoyant. Depuis, la culpabilité de Derek ne faisait que s’accroitre.

-Tu ne pouvais pas prévoir ce qu’il allait arriver à Reid, de toute façon si Manning et Ramirez l’avaient pas enlevé ce soir là, ils l’auraient fait un autre soir. Tu dois ne pas te sentir coupable, lui dit Hotch.

Deux coups de feu retentir dans la forêt. Morgan parti comme une flèche en direction des détonations. Après quelque minute à courir Morgan s’aperçut qu’il avait perdu les autres. Il se retrouvait totalement seul. Il était en haut d’une falaise.

-Hotch, hurla-t-il. Il percevait les bruissements des feuilles. Des bruits de pas se rapprochaient de lui. Il ne savait pas où diriger le faisceau de sa lampe. Soudain, il ressentit une douleur violente à la base de son crâne, et s’effondra par terre, complètement sonné, il ouvrit les yeux et vit Moore.

-Il est temps de se faire nos adieux, dit-il en pointant son arme sur la tête de Morgan.
Au moment où il pensait que tout était finit pour lui, Reid surgit de la forêt et sauta sur Moore, Morgan se redressa avec difficulté, et regardait les deux hommes se battre. Reid réussi à empoigner le revolver.

-Reid, marmonna Morgan.
Un nouveau coup de feu retentit, et les deux hommes tombèrent dans le lac.

-Non, s’écria-t-il. Il se releva et courut jusqu'au bord de la falaise, il braquait le faisceau de sa lampe à la surface de l’eau opaque, mais il ne voyait rien, Reid avait complètement disparu. Morgan enleva son gilet et le jeta par terre, il recula pour prendre de l’élan, au même moment Émilie fit son apparition.

-Tu ne vas pas sauter ? lui demanda-t-elle inquiète.

-Reid est tombé dans le lac, je vais le chercher, dit-il.

-Tu es fou, il y a au moins 50 m de hauteur et en plus tu risques de te fracasser sur l’un des rochers. Elle voulut le stopper, mais c’était trop tard, il s’était déjà élancer au dessus du vide. Elle le regarda plonger dans l’eau obscure. L’hélicoptère balaya la surface de l’eau avec son énorme projecteur. Émilie debout au bord de la falaise, cherchait Derek du regard. Son cœur se serra, lorsqu’elle ne le voyait pas refaire surface. L’idée qu’elle puisse perdre Morgan la fit frémir de peur.

Une minute plus tard, il réapparut et reprit son souffle, plongea de nouveau. Les craintes d’Émilie c’étaient envolé à la vu de Derek. Les autres l’avaient rejoins sur la falaise. Tous regardaient Derek cherchant Reid dans cette eau froide et sombre. Il disparut de nouveau, cette fois-ci, il ne remontait plus à la surface. Inquiet, Hotch décida d’y aller, il ne pouvait pas accepter de perdre deux membres de son équipe, il enleva ses chaussures et son gilet. Il s’apprêtait à sauter lorsque Derek refit surface avec Reid. Il regagna tant bien que mal la berge. Hotch redescendit la falaise pour aider Derek, ensemble ils tirèrent le corps de Reid hors de l’eau. Reid ne respirait plus, Derek colla son oreille contre sa poitrine, son cœur ne battait plus.

-Il ne respire plus, appeler les secours, hurla-t-il angoissé.
Il lui bascula la tête en arrière et lui insuffla de l’air dans la bouche, Hotch joignit ses deux mains et commença à pratiquer un massage cardiaque.

-un, deux, trois, quatre, cinq... comptait-il à chaque pression qu’il faisait sur le torse du jeune profiler inconscient. Ensuite Morgan le fit à nouveau du bouche à bouche.

Cela faisait plus de six minutes qu’ils faisaient les gestes de secours, Reid ne réagissait toujours pas. Le reste de l’équipe et quelques policiers assistaient à la scène impuissante.

-Je crois que nous l’avons perdu, s’exclama Hotch anéanti.

Derek remplit de désespoir bouscula Hotch, il prit une bonne inspiration et abattit son poing sur la poitrine du jeune homme qui recracha une partie de l’eau qu’il avait dans les poumons.

-Oui, respire, respire, dit-il à Reid en lui caressant le visage. Sa blessure à l’épaule le faisait souffrir, mais il s’en fichait car il avait réussi, Reid respirait de nouveau. Toute l’équipe semblait soulagé et heureux.

-On va l’évacuer par l’hélico, s’écria Hotch.

-Où est Moore ? demanda Rossi.

-J’espère pour lui qu’il est mort, répondit Hotch.

***************************************************************************************************************************

Reid se sentait bien, serein et en sécurité, et une douce lumière blanche lui réchauffait le visage. Il entendit la voix de sa mère qu’il l’appelait.
-Reid, Reid, réveille toi, je suis là mon chérie.
Il ouvrit les yeux, sa mère était à coté de lui, elle lui caressait les cheveux. Elle lui fit un sourire le cœur remplit de joie de voir son fils. Reid regardait autour de lui et vit ses collègues et amis qui étaient débout autour du lit. Il était dans une chambre d’hôpital.

-Salut bonhomme, lui dit Derek.

-Tu nous as fait une belle frayeur, ajouta JJ.
Il tourna la tête vers la droite, et aperçut son père qui se rapprocha de lui et prit sa main.

-Mon garçon, je suis si heureux que tu sois là, dit-il les larmes aux yeux.

-C’est terminé mon chérie, lui dit sa mère en le serrant très fort dans ses bras. Les autres s’éclipsèrent discrètement, pour laisser Reid seul avec ses parents. Ils voulaient les laissés un moment d’intimité.

Une fois hors de la petite chambre, Hotch décida de rendre une petite visite à Garcia toujours dans le coma. Après il rentrait chez lui pour border son petit garçon. JJ était directement rentré chez elle.
Émilie avait décidée de révéler ses sentiments à Derek. Elle le traina dans un coin pour lui parler.

-Il y a un bon moment que j’essai de te le dire, balbutia-t-elle.

-Me dire quoi ? l’interrogea Derek. Elle ne s’imaginait pas que cela allait être si dur à dire surtout après ce qui c’était passé entre eux la nuit dernière.
Elle le regarda droit dans les yeux.

-Je…

À ce moment là, les parents de Reid sortirent de la chambre.

-Je vais pouvoir aller lui parler, lança-t-il en se dirigeant vers la chambre de Reid. Il savait parfaitement ce qu’Émilie voulait lui dire, mais il n’était pas près à l’entendre.

-Derek, gronda Émilie.

-On parlera plus tard, je te le promets, dit-il en rentrant dans la chambre.

-Alors comment te sens-tu ? Reid tourna la tête incapable de regarder Morgan dans les yeux.

-Pénélope et Kevin sont morts ? Demanda-t-il.

-C’est ce fumier de Moore qui t’a dit une chose pareil, effectivement Kevin est mort mais Garcia est dans le coma, on ne sait pas quand elle va se réveiller mais je suis sûre qu’elle va s’en sortir.

-C’est de ma fautes, soupira-t-il.

-Tu ne dois pas culpabiliser, grâce à toi ces monstres ne feront plus de mal à personne. Il lui prit la main et y déposa la chaine en argent d’Amy. Reid resta un moment silencieux en fixant la petite chaine, même cela ne signifiait plus rien pour lui.

-J’aurais dû vous dire ce que j’avais découvert, vous parlez de mes recherches.

-Pourquoi tu nous as rien dis ? Lui reprocha Derek.

-J’en sais rien, je voulais juste aider une amie et tout c’est enchainé si vite.

Reid caressa la brûlure sur le dos de sa main, toutes les images de ses derniers jours défilaient dans sa tête. Il fut envahit par un sentiment d’angoisse.

-Il faut que je sorte d’ici, dit-il. Il se leva brusquement de son lit, la chambre se mit à tournoyer et il sentit le sol se dérober sous ses pieds. Derek accourut pour le rattraper.

-Ne me touche, aboya Reid en le repoussant violement.

-Il aurait mieux valut que je meure, ajouta-t-il. Derek lui attrapèrent les mains brutalement. Reid le fixaient surpris.

-Je ne veux pas t’entendre dire une chose pareille après tous ce que nous avons dû faire pour te retrouver.

-Tu ne sais pas ceux qu’ils m’ont faits, en réalité je suis déjà mort. Le regard de Reid horrifia Morgan, jamais il ne l’avait entendu parler ainsi.

-Je ne peux pas imaginer ce que tu as pu vivre, mais tu n’es pas seul pour surmonter cette épreuve. Morgan aurait tellement voulut apaiser les souffrances de son ami. Reid s’assit sur le lit.

Rossi entra dans la chambre accompagné de Mme Harris. Rossi observa les deux hommes sans comprendre ce qui se passait. Mme Harris s’approcha de Reid, et posa une main sur l’épaule du jeune homme.

-David m’a prévenu que vous étiez à l’hôpital, je suis tellement désolée, lui dit-elle plein de compassion.

-Ce n’est pas votre faute, répondit Reid. Il lui montra la chaine en argent.
Mme Harris en le voyant, poussa un cri de stupeur.

-C’était à ma fille Amy, mon mari le lui avait offert à son onzième anniversaire, elle ne pu contenir ses larmes. Reid le lui donna.

-Grace à vous, je vais pouvoir dire à ma petite fille que sa mère ne l’a pas abandonné, et je pourrais enfin faire mon deuil. Elle déposa sur le front de Reid un baisé pour le remercier.

-Je vais vous laisser vous reposer, dit-elle. Rossi la raccompagna.

-Maintenant des familles pourront faire leurs deuils, et donner une sépulture à leurs disparus, lui dit Derek. Reid se leva et se refugia dans la petite salle d’eau sans écouter un seul mot de son ami. Des flashes de ce que lui ont fait ses tortionnaires le tourmentaient. Il ferma les yeux, Il voulait qu’ils disparaissent et faire cesser leurs rires, ne plus entendre, ni les voir, Il leva yeux et vit le reflet de Furlong dans le miroir se moquant de lui.

-Tu es à moi pour toujours, tu porteras ma marque et tout le monde saura que tu es miens. Reid donna un coup poing qui fit exploser le miroir en morceaux. Morgan entendit le bruit d’un fracas.

-Reid, est-ce que ça va ? lui demanda Morgan. Reid restait silencieux, un morceau du miroir l’avait fait une coupure sur la paume de sa main, il restait là, debout en regardant son sang s’écouler dans le lavabo et disparaitre dans le siphon. Morgan voulut ouvrir la porte, et constata qu’elle était verrouillée de l’intérieur.

- Laisse-moi entrée, lui dit-il. Toujours pas de réponse. Impatient Morgan enfonça la porte, il remarqua le miroir en morceaux dans le lavabo. Reid tremblait de partout, il était en sueur, la main en sang, Morgan lui prit sa main pour examiner la blessure.

-Je vais appeler une infirmière, dit-il.

-Non, ordonna Reid. Ce n’est qu’une petite coupure. Il ouvrit le robinet et passa sa main ensanglantée sous l’eau et la montra à Morgan.

-Tu vois je ne saigne plus, s’exprima le jeune profiler en retournant dans son lit. Morgan le suivit.

-Reid, est-ce que ça va ? L’interrogea Derek.

- Oui, je suis fatigué, j’aimerais dormir alors je te demande de me laisser seul, annonça froidement Reid. Derek avança la chaise près du lit, et s’installa.

-Tu es entrain de faire quoi ? Lui demanda le jeune profiler.

-Je reste, répondit-il.

- Écoutes si t’as peur que je fasse une bêtise, tu n’as rien à craindre, dit-il en grimaçant.

-Oh, non, ce n’est pas pour cette raison que je reste, j’ai simplement envie d’être là, plus tard je passerai voir Garcia.

-Tu n’es pas obligé de rester, va voir Garcia.

-Très bien, mais je repasserai plus tard, en ouvrant la porte, il se retourna et ajouta :

-J’ai vraiment eu peur de te perdre. Reid lui fit un sourire amical. Morgan s’en alla en laissant le jeune profiler seul face à ses pensés sombre.

Quelque part dans les environs de black creek, Moore blessé au bras avait du mal à avancer dans cette forêt, il s’était fait un garrot avec un morceau de la manche de sa chemise pour ne pas se vider de son sang, il avait dû se cacher pendant plus de 2 h00 avant que les flics s’en aillent de la zone. Aujourd’hui, il avait tout perdu à cause d’Aaron Hotchner et de son équipe. La colère l’envahit. Il ne savait pas quand mais il reviendrait pour se venger.
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steevana78
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MessageSujet: Re: disparition   Sam 28 Avr 2012 - 22:25

j'ai bien aimée ta fin, Reid qui sauve Derek, et vis versa. applaud
par contre si moore n'est pas mort tu comptes faire une suite.
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MessageSujet: Re: disparition   Mar 1 Mai 2012 - 21:22

contente que cela te plaise steevana78, on ce qui concerne la suite peut-être,
mais ce sera pas pour toute suite car je vais bientôt être en periode d'examen.
mais c'est très sympas tes coms :calin:
bye
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MessageSujet: Re: disparition   

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disparition
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