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MessageSujet: Rencontre   Sam 17 Déc 2011 - 2:58

C'est une fic que j'ai mise sur hypnoweb mais que j'ai ré-écrite car je l'avais fait "rapidement", vous verrez qu'il y a des allusions à certaines séries ou films que j'aime bien Wink
Pour info est en plusieurs parties et écrite comme "un livre"...
Bonne lecture Very Happy


« Chapitre I : Rencontre »

Gandhi a dit : « s’abstenir de punir n’est pardon que lorsqu’il existe le pouvoir de punir ».

Vendredi 22 août 2008, New York, quelque part dans une chambre.

La pièce était petite mais savamment décorée. En face de la porte d’entrée se trouvait la fenêtre donnant sur le parc, sous celle-ci le lit simple sur lequel reposait une couette aux motifs chinois. Sur le mur de droite une étagère remplie de livres sur la littérature anglaise, le yoga et l’astrologie dominait ce pan de chambre, en face se trouvaient quatre tentures chinoises représentant les quatre saisons sous lesquelles se trouvait un bureau dont l’ordinateur portable prenait quasiment toute la place.
Assit tous les deux sur le lit, il la regarda remettre sa mèche de cheveu en place, elle était brune :
- Arrête de me regarder comme çà ! c’est gênant, rougit-elle.
- Que veux-tu, tu n’as qu’à pas être aussi belle, répondit-il.
Elle sourit. Il s’approcha doucement d’elle, sa main se levant lentement, elle ne se doutait de rien. Il lui caressa la joue puis descendit vers son cou, elle ferma les yeux, il commença à serrer, son autre main venant soutenir la pression. Lorsqu’elle comprit enfin il était déjà trop tard. Sa tête lui tournait, le plafond commençait à se troubler, elle ne pouvait pas lutter. Elle ferma à nouveau les yeux et se laissa aller, elle savait que c’était la fin, une larme coula sur son visage puis…
En sortant il écrivit un mot sur l’ardoise de la porte : « de retour lundi matin ! Bon week-end à tous » et signa d’un smiley. Il sortit et se dirigea vers le parc, se passant la main dans les cheveux il se dit que pour une première c’était une réussite. Il sourit et se remit en route en relevant le col de son polo.


92ième rue Est, New York, jeudi 29 Août 2008.


Elle était vêtue d’une robe légère à fleurs et de scandales à lanières, lui portait un pantalon, une chemise et des converses noires. Sortant du glacier Ciao Bella*, ils bifurquèrent vers la 5ième avenue :
- Merci pour la glace.
- Je t’en prie Louise, ce fût un plaisir.
- Vraiment ? rougit-elle. J’aime la façon dont tu t’es habillé, à la fois chic, décontract’ et... Sexy...
- Merci dit-il à son tour, c’est spécialement pour toi.
Il prit alors la direction de Central Park, en lui attrapant le bras elle lui dit :
- Pourquoi passer par le parc ? tu sais bien que la nuit c’est plutôt déconseillé.
- Et bien pas pour ce que je veux faire avec toi répondit-il dans un sourire en l’entraînant vers lui, leur visage étant proche l’un de l’autre à présent.
- Et que souhaites-tu donc faire avec moi ? interrogea-t-elle dans un frisson.
- Pour commencer... ceci, dit-il en l’embrassant...puis, reprit-il ; une balade le long du Réservoir** au clair de lune pour voir où tout cela nous mène...
- Je vois...alors allons-y dit-elle en accélérant le pas.
Il resta légèrement en retrait, tout en s’agenouillant il s’essuya la bouche d’un air de dégoût et ramassa quelque chose. S’apercevant qu’il n’était plus à ses côtés elle se retourna :
- Et bien alors ? tu viens dit-elle en souriant avec un regard aguicheur. Que caches-tu donc ? c’est un cadeau pour moi c’est çà ?
- Oui, c’est tout à fait çà !
Otant ses mains de derrière son dos elle la vit :
- Une pierre ? mais qu’est-ce que...
Elle ne pu terminer sa phrase, le coup s’abattant violemment sur sa tempe, elle perdit connaissance aussitôt. Il enfila une paire de gant qu’il avait dans son sac, la retourna et vérifia sa respiration. Bien se dit-il un seul coup à suffit, j’ai plus de force que je ne pensais...tant mieux, moins de risques...il la recouvrit de quelques feuilles et branches puis se leva, se dirigea vers le lac et y jeta l’arme du crime. Il regarda sa montre : une heure du matin, çà lui laissait cinq heures et demie de sommeil avant de se lever pour aller en cours, amplement suffisant se dit-il en se mettant en route...




* Ciao Bella : coffee shop situé à l’angle de Madison Avenue et de la 92ème rue Est
**Réservoir : Lac situé dans Central Park



Dernière édition par Springf83 le Sam 17 Déc 2011 - 5:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre   Sam 17 Déc 2011 - 3:15

Mardi 9 Septembre 2008, terrain de football de l’Université de New York*.

Un attroupement c’était formé autour de la limite instauré par la police, des jeunes de l’université discutaient entre eux, certains essayaient de prendre des photos de la scène avec leur téléphone portable dernière génération, d’autres baissaient les yeux d’un air inquiet, d’autres encore essayaient de se rapprocher pour mieux voir.
Montrant sa plaque au policier en faction, il passa sous le ruban jaune et dit :
- Qu’est-ce qu’on a ?
- Salut Paul, répondit Helen Santini.
était châtain, cheveux mi-long au carré, yeux noisette, mesurait un mètre soixante pour cinquante-trois kilos. Elle n’était pas bien grande mais sportive. Agée de vingt-neuf ans elle passait la majeure partie de son temps libre dans les salles de sport et sur les terrains de soccer. Lui était brun, coupe en brosse, yeux marron, il mesurait un mètre quatre-vingt-dix-neuf pour cent trente-cinq kilos, à la quarantaine passée c’était ce que l’on appelle « une baraque ».
- Ah, je vois, reprit-il, encore une ! désolé pour le retard.
- Pas de soucis, comment va ta femme ?
- Bien, elle se remet, ce n’était que l’appendice, merci.
- Encore une comme tu dis, enchaîna Steve Hunt qui venait de finir d’inspecter les lieux. Mesurant un mètre soixante dix huit et pesant quatre vingt kilos, ce trentenaire était blond aux yeux bleus. Il dit :
- C’est bon, j’ai les photos, je les transferts sur mon ordi.
- Je crois que cette fois Sean a raison, nous avons un tueur en série sur les bras, reprit Paul Rogers.
- Oui, répondit Helen, et nous allons pouvoir appeler l’unité d’analyse comportementale. Il va pouvoir les rencontrer « en chair et en os. »


Bureau d’analyse du comportement**, Quantico, Virginie, Mercredi 10 Septembre.

Penelope Garcia, la blonde gironde un peu loufoque analyste technique du groupe était vêtue d’une robe à fleur bleue qui dépareillait complètement avec ses mèches de cheveux rose fluo. Cette jeune trentenaire hackeuse expérimentée avait quatre frères et avait perdu ses parents dans un accident de voiture alors qu’elle était âgée de dix huit ans. Engagée par le FBI après avoir était mise sur leur « liste rouge » c’était le « rayon de soleil de l’équipe » comme aimait le dire l’agent Derek Morgan aux côtés duquel elle s’installa. L’homme au crâne rasé et à la peau d’ébène pouvant tout à fait faire la une des magazines féminins grâce notamment à son visage d’ange avec son bouc parfaitement taillé, portait un jean noir et un tee-shirt moulant de même couleur sous lequel se dessinait sa musculature. Ancien flic de Chicago comme l’était son père, ce trentenaire passa par le service fédéral de control des armes, explosifs, tabac et alcool*** avant de rejoindre l’unité d’analyse comportementale il y avait un peu plus dix ans maintenant. Né d’une mère blanche et d’un père noir, il avait deux sœurs et avait vu son père se faire tuer lorsqu’il avait dix ans. Tombant dans la délinquance, un directeur de centre de jeunesse l’aida à s’en sortir en lui permettant de poursuivre ses études au lycée faisant ainsi de lui un excellent joueur de football américain. Le directeur du centre lui permit ainsi d'effacer son casier judiciaire. Cependant il y eut un lourd prix à payer à cela, ce dernier étant un pédophile qui abusait de lui, et qui avait assassiné d’autres jeunes abusés afin qu’ils se taisent. Morgan l’arrêta avec l’aide de l’équipe après que lui-même ait été accusé de ces meurtres. A sa droite se trouvait Spencer Reid qui portait un pantalon velours marron, une chemise à carreaux beige et une cravate rouge légèrement dénouée. Son père l’ayant abandonné à six ans, il grandit seul à Las Vegas auprès d’une mère schizophrène paranoïaque. A sa majorité il dû la faire enfermer dans un institut spécialisé. Ce jeune homme pourtant diplômé de trois doctorats en physique, ingénierie et maths et qui avait un QI de plus de cent quatre vingt ainsi qu'une mémoire éidétique avait toujours l’air d’un étudiant. Agé de vingt sept ans cela faisait maintenant six ans qu’il était au Bureau. La brune Emily Prentiss lui faisait face. Habillée comme à son habitude avec élégance elle avait opté pour un tailleur pantalon noir. Avec un chemisier blanc, cette tenue professionnelle ne cachait en rien sa silhouette mince de trentenaire élancée. Cette fille d’ambassadrice parlant le Russe, l'Italien et l’Arabe dû subir un avortement à l’âge de quinze ans. Ayant fait ses armes au FBI à Saint Louis puis à Chicago elle avait rejoint le BAU depuis plus de deux ans maintenant. David Rossi avec son bouc et ses tempes grisonnantes se tenait debout à ses côtés. De sa petite cinquantaine, cet ancien Marines était pourtant le dernier à avoir rejoint l’équipe. Ayant quitté le FBI pour se consacrer à l’écriture de livres sur les tueurs en série il y était finalement revenu pour deux raisons, la première étant pour élucider une affaire qu’il n’avait pas pu résoudre et qui le rongeait de l'intérieur, la seconde suite au départ de son collègue et ami Jason Gideon (ami qui avec Max Ryan étaient à eux trois les précurseurs des profileurs et avaient créé le BAU). Il portait un jean bleu et une chemise marine dont il avait ouvert le col et remontées les manches. Tous étaient dans la salle de réunion attendant JJ et Hotchner qui firent leur entrée. La charmante blonde aux cheveux longs dégradés et yeux bleus était l’agent de liaison entre les autorités locales, la presse et la BAU. A peine plus âgée que Reid, Jennifer Jareau avait grandit à East Allegheny, une petite ville de Pennsylvanie où elle obtint une bourse sportive pour la faculté de Pittsburgh avant d’être diplômée en journalisme de l’université de Georgetown. A onze ans elle perdit sa sœur aînée qui se suicida. Elle était membre de cette équipe depuis cinq ans, tous ses collègues et amis l’appelaient JJ. Enfin, Aaron Hotchner dit « Hotch’ » était le chef d’équipe. Cet homme à la carrure imposante mais svelte avait les cheveux noirs séparés par une raie sur le côté, ses yeux noirs renforçaient son regard habituel sévère. Ayant fait des études de droit, il était substitut du procureur avant de prendre la tête de l’équipe. Agé d’une quarantaine d’années, il avait rencontré sa femme au lycée, ensemble ils avaient un garçon. Malheureusement Aaron n’arrivant pas à concilier son métier et sa famille, ils divorcèrent. Son père étant un homme violent. Il le battait souvent lorsqu’il était plus jeune, Hotch’ protégeant son frère cadet. Agent typique du FBI, il portait un costume noir avec une chemise blanche rayonnante et une cravate noire.
Affichant la photo sur l’écran plasma de la salle de réunion Jennifer prit la parole :
- Nos collègues de New York nous ont contactés. Un troisième corps a été retrouvé ce matin. Il s’agit de la troisième victime en moins de trois semaines. Ils pensent avoir un tueur en série sur les bras et demandent notre aide.
- Trois corps en trois semaines, il ne semble pas très pressé. Ses crimes sont réguliers ? interrogea Derek.
- Non, les deux premiers meurtres ont eu lieu à six jours d’écarts, le dernier s’est passé onze jours après, répondit Hotch’. Mais toutes les victimes ont le même profil.
Prenant le dossier sur la table, David enchaînât :
- Toutes brunes, yeux bleus, âgées d’une vingtaine d’années.
- Même type de victimes mais mode opératoire différent, pas étonnant qu’ils aient besoin d’aide dit Prentiss.
- On dirait bien que nous avons un nouveau tueur en série à New York conclut Spencer.
- Oui, reprit Aaron. Nous décollons dans trente minutes.
- Euh, Hotch’, serait-il possible de visiter la ville cette fois ? étant donné que la dernière fois nous n’avons pas pu, demanda Reid.
- Nous verrons Reid, nous verrons...
- Parce que j’aimerais beaucoup pouvoir aller à **** entre autre et...
- Reid ! l’interrompit Rossi, nous verrons a répondu Hotch’, nous verrons...







* NYU : New York University
** BAU : Behavorial Analysis Unit. Unité spéciale du FBI travaillant dans tout le pays et basée à Quantico.
***ATF: Alcohol, Tobacco and Firearms
****Ground Zero : ancien emplacement du World Trade Center à New York appelé ainsi.suite aux attentats du 11 Sepembre 2001


Dernière édition par Springf83 le Sam 17 Déc 2011 - 5:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre   Sam 17 Déc 2011 - 3:27

Bureau du FBI, 26 Federal Plaza, New York, mercredi 10 Septembre.

Sa carrure d’athlète allant parfaitement avec son mètre quatre vingt cinq, ce brun aux cheveux courts et yeux vert portait un costume gris clair, une chemise rose pâle et une cravate rayée anthracite, il tendit la main en se présentant :
- Sean Perry, enchanté.
- Agent...
- ...Jennifer Jareau je sais. La télé ne révèle vraiment pas toute votre beauté dit-il, s’empourprant aussitôt.
(Petit sourire d’Emily)
- Euh... voici les agents Emily Prentiss, Aaron Hotchner, David Rossi, Derek Morgan, et le docteur Spencer Reid.
- Oui je sais, nous connaissons tous vos résultats ici, répondit-il en reprenant constance. Bonjour à tous, ravi de vous rencontrer, même si j’aurai préféré de meilleures circonstances. Je vous présente les agents Helen Santini, Paul Rogers et Steve Hunt, les membres de cette équipe.
Les « bonjours » et saluts respectueux de la tête se croisèrent avant qu’Helen ne reprenne la parole :
- Voilà le topo : nous avons trois victimes, la dernière a était retrouvée hier vers huit heure trente par un étudiant de l’université de New York. Elle a était poignardée apparemment sur place mais nous n’avons pas retrouvé l’arme du crime. Si vous voulez bien me suivre, je vais vous conduire dans notre bureau.

Tous se mirent en route derrière elle. Un peu en retrait, Sean prit la parole :
- Agent Jareau, je suis désolé de vous avoir mise mal à l’aise tout à l’heure, ce n’est pas ce que je voulais dire.
- Ah bon ?
- Enfin SI c’est ce que je voulais dire, mais non, enfin je…pas comme ça, je veux dire...argh...euh...bref, laissez tomber. Je suis sincèrement navré.
- Hum...
Ils arrivèrent à la porte du bureau et Perry s’écarta :
- Après vous.
Fermant la porte derrière JJ, il passa devant Helen qui lui lança discrètement :
- Je ne dérange pas trop ?
- Oh ça va, répondit-il sans énervement.

Le bureau en question était en fait un grand espace au centre duquel se tenait une table ronde d’une douzaine de personnes. Le mur de droite était composé de grandes vitres donnant sur Broadway, devant ces vitres, deux tableaux blancs encadraient un tableau transparent représentant la carte de Manhattan. En face de ceux-ci se trouvait un frigo remplit de bouteilles d’eau, de lait et de divers jus de fruits. A côté il y avait une table sur laquelle était posée une cafetière de laquelle se dégageait une fumée de café fraîchement passé, une bouilloire électrique, un micro-onde, des mugs, ainsi que des couverts et assiettes. Pour finir un double évier avec au dessus un placard contenant également des ustensiles de cuisine et divers thés, du chocolat en poudre et pour finir du sucre. Sur le mur de l’entrée deux écrans plasma étaient posés et sur le mur d’en face se trouvait un canapé avec une table basse, ces meubles étant entourés par deux portes.
Sean invita tous le monde à s’asseoir en proposant du café ou des boissons fraîches pendant que Steve s’installa derrière son ordinateur et afficha la photo de la dernière victime sur l’écran de droite, Santini repris alors la parole :
- Eve Niopa, 21 ans, étudiante à la NYU, logeait sur le campus dans une chambre seule, parents vivant à Philadelphie. Fille unique, bonne élève,elle était appréciée de tous selon les dires de ses camarades et professeurs. C’était une élève sérieuse et appliquée, jamais en retard pour ses cours ou pour rendre ses devoirs, aucuns problèmes connus.
- Où a-t-elle était retrouvée ? demanda Morgan.
- Sur le terrain de foot du campus, on pourra y aller juste après pour que vous puissiez voir la scène de crime.
- Elle correspond physiquement aux autres victimes déclara Prentiss en regardant la photo. Elle était en deuxième année d’histoire de l’art au collège des arts et des sciences de l’université de New York, c’est l’un des points qui diffère entre les victimes.
- La première, Natalie Irwin, avait vingt ans et étudiait la littérature anglaise à l’université de Columbia, on la retrouvée dans sa chambre, enchaînât Reid. Louise Tessa elle, était étudiante en droit commun à Pace, retrouvée dans Central Parc, elle avait vingt et un an. On dirait que tout ce qui intéresse notre sujet inconnu n’est que le physique et l’âge des victimes, elles sont d’origines différentes.
- Natalie était mexicaine, continua Rossi, Louise d’origine européenne et Eve était...
- Italienne, finit Paul.
- Mis à part ça elles sont toutes trois brunes, cheveux long, yeux bleus, plutôt jolie, conclut David.
- Il y à une autre différence entre les meurtres, fit remarquer Hotchner. Nous avons un étranglement, un meurtre commis avec un objet contondant trouvé sur place et maintenant une victime poignardée.
- Qu’est-ce que cela signifie ? questionna JJ.
- Simplement que notre sujet inconnu n’est pas organisé, répondit Sean. Il fait avec les moyens trouvés sur place ou improvise, tout ce qui l’intéresse ce sont les étudiantes brunes d’une vingtaine d’années.
Merci Steve tu peux enlever la photo du plasma. Agent Hotchner je vous propose qu’une équipe aille sur les lieux du crime pendant qu’une autre ira sur le campus, cela vous convient-il ?
- Oui, parfait. JJ, Reid et David sur le campus, Prentiss et Morgan avec moi sur les lieux du crime. On se retrouve ici dans une heure et demie.
- Je vais voir avec DiPaolo pour qu’il envoie les données du portable trouvé chez Eve à l’agent Garcia, deux génies valent mieux qu’un dit Rogers avec un sourire.
Avec le même sourire il expliqua :
- Et oui, vous avez votre génie informatique Penelope Garcia et nous nous avons notre Tony DiPaolo.
- Dites lui de voir avec elle pour croiser les données bancaires et téléphoniques de nos victimes, il y aura peut-être un lien entre elles demanda Hotch’.
- Bien, je transmets.

Dans la voiture conduite par Sean se trouvaient Helen, Jennifer, Spencer et David, la voiture suivante étant conduite par Steve avec à son bord Emily, Derek et Aaron.
Santini prit la parole durant le trajet :
- Notre victime a était retrouvée sur le terrain de soccer du Centre Sportif Coles de la NYU, elle a était tuée aux alentours de minuit. Comme elle logeait seule et qu’un mot a était laissé sur l’ardoise de sa chambre disant qu’elle ne revenait que lundi, personne ne s’est inquiété de son absence. Malgré le fait qu’il y ait plus de quarante mille étudiants dans cette université, personne n’a rien vu avant huit heures trente hier.
- Quarante mille étudiants ? reprit JJ, ça fait beaucoup de monde.
- Oui, ils viennent de cent trente pays différents et regroupent les élèves des trois Etats alentours.
- L’Etat de New York, du Connecticut et du New Jersey acheva Spencer.
- Il n’y avait aucunes manifestations sportives dimanche et lundi ? interrogea Rossi.
- Non lui répondit Perry, et c’est ce qui me fait penser que notre sujet inconnu n’est peut-être pas si désorganisé que ça. Il savait qu’on ne retrouverait pas le corps avant deux jours.
- Ou alors il ne le savait pas et se fichait qu’on puisse le retrouver dès le lendemain, fit remarquer Reid.
- Effectivement. Mais c’est à priori également lui qui a laissé le mot sur la porte de la chambre. Nous attendons le résultat de l’étude graphologique comparative avec celui de Natalie.

Au même moment dans l’autre voiture, Morgan dit :
- J’ai lu dans le rapport de police que l’on a retrouvé une couverture sur laquelle se trouvait tout le nécessaire pour un pic nic ?
- Oui, répondit Hunt, un petit panier rempli de nourriture, une bouteille de vin débouchée, deux assiettes mais un seul verre, une seule fourchette et un seul couteau.
- Des empreintes ? demanda Hotch.
- Oui, mais elles appartiennent probablement toutes à la victime.
- Donc deux assiettes, mais un seul verre, une fourchette et un couteau ? s’interrogea Emily, notre sujet inconnu a donc remporté avec lui ses couverts et son verre, comme ça pas d’empreintes ni d’ADN, malin.
- Encore plus que vous ne le pensez reprit Steve, ce n’est pas seulement son couteau qu’il a remporté, mais l’arme du crime.
- Vous voulez dire qu’il s’est servit du couteau avec lequel il a mangé pour la tuer ? s’indigna Derek
- Le médecin légiste est formel : c’est le même type de couteau que celui trouvé sur place qui a servi au meurtre...


Le campus est situé à Manhattan et est bordé au sud par Houston Street, à l’est par Broadway, au nord par la 14ème rue et à l’ouest par la 6ème. Se garant sur Washington Square North, Helen descendit de voiture et fit signe aux autres de la suivre. Pour se rendre à la résidence Hayden où logeait leur victime ils passèrent devant l’arche du Washington Square et Spencer prit la parole :
- Vous savez que cette arche est le symbole non officiel de l’université de New York ? elle a était dessinée par Stanford White en 1889 pour célébrer le centième anniversaire de l’inauguration de New York par Georges Washington. A l’origine elle était faite de bois et papier mâché, les travaux pour la reconstruire en béton et marbre se sont étalés de 1890 à 1895.
- J’avais oublié ces dates, répondit Sean dans un sourire.
- Lors de la remise des diplômes les étudiants défilent sous cette arche.
- Ca par contre je m’en souviens.
- Nous y voilà coupa Helen.

Ils passèrent voire madame Bregan, la doyenne du campus, qui les conduisit à la chambre d’Eve Niopa. En entrant ils virent un lit double collé dans le coin gauche de la pièce. Au dessus de celui-ci affichés cote à cote des posters représentant « La Joconde », « Le Radeau de la Méduse » et enfin « La Liberté guidant le Peuple » sous lequel une commode était agencée de livres scolaires. Face au lit une copie du « Marilyn» était accrochée au mur. Enfin, une armoire prenait l’angle et une bonne partie du mur face à la commode. Pendant que Spencer observait la chambre, Rossi prit la parole :
- Madame Bregan, est-ce que tout est resté tel quel depuis que vous vous êtes rendu compte de l’absence d’Eve ?
- Oui, conformément aux directives de la police rien n’a était touché. Si vous n’avez pas d’autres questions je préfèrerais vous laissez et retourner à mon bureau.
- Bien sûr, vous pouvez y aller.
- Ces tableaux sont disposés dans l’ordre chronologique, fit remarquer Reid, d’abord Leonardo di ser Piero da Vinci qui a probablement peint le tableau le plus célèbre au monde entre 1503 et 1506. Ensuite nous avons Théodore Géricault qui a peint son œuvre entre 1817 et 1819, ce tableau faisant référence au naufrage de la Frégate Française Méduse en 1816. Puis viens Eugène Delacroix et sa toile datant de 1830 inspirée des Trois Glorieuses. Pour finir un hommage à Andy Warhol qui est d’ailleurs enterré à New York et son tableau de 1963.
- Oui je vois la chronologie, poursuivit Sean, ses livres sont parfaitement rangés...
- Et si l’on ouvre son armoire, reprit David, ses vêtements le sont également...
- De même pour la commode, conclut Reid.
- Et... ? interrogea Santini.
- Elle était méticuleuse dans tout ce qu’elle faisait, ce qui nous apprend qu’elle ne serait pas allée avec n’importe qui, et donc ça nous en apprend un peu plus sur notre sujet inconnu.

Sur le chemin du retour à la voiture Helen leur demanda ce qu’ils préféraient manger entre chinois et italien, ce dernier l’emportant haut la main, elle téléphona à Steve pour prévenir qu’ils ramenaient le repas et pour savoir ce que les autres désiraient, pendant ce temps Sean prit la parole :
- Parfait, dans ce cas je vous amène au restaurant Il Cantinori * c’est à trois blocs et c’est surtout le meilleur de tout New York, leur plats sont tout simplement à tomber à la renverse.
- Oui, c’est ce que j’ai cru comprendre dans l’avion. C’est bien ton restau préféré JJ, non ? fit innocemment Rossi.
- Oui, répondit-elle dans un sourire.
- Et bien comme quoi le hasard fait bien les choses ! conclut Santini en tapant sur l’épaule de Perry.


Le Coles Sport and Recreation Center de l’université de New York est situé au 181 Mercer street. En plus du soccer l’on peut y pratiquer en autre la natation et le plongeon, le volley, la lutte, le cross country, le golf, l’athlétisme, l’escrime et le tennis. La mascotte de l’université est un lynx appelé Violet D.Bobcat**, les athlètes ayant l’habitude de jouer en violet et blanc afin de rappeler les violettes qui poussent à l’ombre des arbres du Washington Square Park.
L’entraîneur de foot des juniors étant la personne qui avait découvert le corps, Hotchner décida de l’emmener avec eux sur les lieux du crime afin de pouvoir étudier son comportement.
- Je suis entré le premier sur le terrain pour préparer les exercices d’échauffement pendant que les gars se changeaient dans les vestiaires. Expliqua le coach. J’ai vu qu’il y avait quelque chose au centre du terrain, je me suis approché et j’ai vu que c’était un corps.
- Avez-vous remarqué quelque chose d’inhabituel ? les vestiaires ouverts peut-être ? ou l’accès au terrain ? interrogea Prentiss.
- Non tout était normal jusqu’à ce que j’entre sur la pelouse.
- Merci monsieur, vous pouvez partir maintenant lui dit Aaron.
Puis se tournant vers les autres agents il reprit :
- Vous avez noté sa réaction quand il a vu l’endroit où était la couverture tâchée de sang ?
- Oui, il a eu un haut le cœur répondit Morgan. Je ne crois pas qu’il soit impliqué, ce genre de chose ne se contrôle pas.Je vais quand même demander à Garcia qu’elle nous fasse un topo sur lui ainsi que sur le professeur d’escrime de notre victime.
Il prit son téléphone et s’écarta un peu pour effectuer la tâche dont il venait de parler. Pendant ce temps Emily pensa à voix haute :
- Très bien, je suis jeune, plutôt jolie et sérieuse. Elle se déplaça tout en regardant autour d’elle :
- Nous sommes samedi soir, les cours viennent à peine de reprendre et pour une fois j’ai envie de ne plus être aussi stricte envers moi.
- Que fais-tu pour te détendre ? l’encourageât Hotch’.
- Je décide de sortir, mais pas avec n’importe qui quand même, je reste prudente et sérieuse. Elle s’arrêta et regarda son chef :
- Elle connaissait son agresseur !
- Oui. Ou elle avait assez confiance en lui pour l’accompagner ce soir conclut Hotchner.
Morgan revint vers eux lorsque le portable de Steve sonna en indiquant que c’était Helen. Ils passèrent donc commande pour leur repas et se mirent en route pour le bureau.





* Il Cantinori : Restaurant Italien situé au 32 de la 10ème rue Est
** Bobcat : Lynx en anglais



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MessageSujet: Re: Rencontre   Sam 17 Déc 2011 - 16:46

Immeuble Ted Weiss, Bureau du FBI, New York.

En passant dans les couloirs les mains chargées par leur nourriture, ils entendirent quelques réflexions parmis celle-ci:
- Ah ! Je vois qu’on se fait encore plaisir Perry ! C’est dans ton équipe que j’aurais dû bosser ! Ah mais non attends, c’est vrai que « je n’ai pas les mêmes valeurs que toi !». Cette remarque fut conclut par des rires idiots. Santini s’apprêtait à répondre pendant que JJ, Rossi, et Reid se retournèrent vers Sean avec un regard interrogateur, celui-ci intervint avant qu’Helen ne puisse entrouvrir la bouche et leur répondit :
- Helen non, laisse tomber. Ne faites pas attention, ce n’est rien, je vous expliquerai.
Santini un peu agacée, ils continuèrent donc leur chemin et entrèrent dans le bureau où les attendaient les autres. Pendant qu’ils distribuaient les boites remplies des plats choisit par chacun d’entre eux, Prentiss remarqua d’où ils venaient :
- Il Cantinori ? JJ ce n’est pas... ?
- Si, c’est bien celui là répondit l’intéressée, c’est le fruit du hasard.
- Je vois rétorqua Emily dans un sourire.
Sean se racla discrètement la gorge en regardant une mouche voler lorsque Hotchner prit à son tour la parole :
- Bien, faisons le point.
- L’inspection de la chambre nous a montré que notre dernière victime était méticuleuse, ne serait pas partie avec n’importe qui, dit Rossi.
- C’est également la conclusion que nous avons eue sur la scène de crime, continuât Prentiss.
- Le professeur de sport qui l’a trouvé est à priori hors du coup, j’ai de-mandé à Garcia de tout vérifier le concernant ainsi que le maître d’arme d’Eve, enchaînât Morgan.
- J’entends mon doux prince parler de moi ? intervint Penelope qui apparut sur l’écran plasma de gauche.
- Salut Garcia lui répondit JJ. Voici les agents Santini et Perry, tu connais déjà les agents Hunt et DiPaolo.
- Oui ! salut à vous.
Helen et Sean lui firent un coucou avant qu’elle ne reprenne la parole :
- J’ai cherché toutes les infos que je pouvais sur les deux professeurs dont vous m’avez parlé. Aucuns n’à eu affaire à la justice si ce n’est une contravention pour excès de vitesse du coach de foot et quelques fin de mois difficiles surtout à noël, chose compréhensible puisqu’il à cinq en-fants.
- Ok Garcia, reprit Hotch’. Quoi d’autre ?
- J’ai demandé à Tony qu’il m’envoie le portable de la dernière victime, je pourrais travailler plus facilement dessus.
- Et pour les données bancaires et téléphoniques ? interrogeât Reid.
- Deux de nos victimes étaient des mordus du Starbucks, ce que je peux aisément comprendre d’ailleurs, mais aucunes n’est passée au même ou en tout cas elles n’ont pas payé par carte dans ces cas là. Louise payait souvent à celui situé 38 Park Row et Eve à celui situé au 79 Washington Square.
Pendant qu’elle donnait les adresses, Spencer mis une marque sur le tableau représentant la carte de Manhattan ; en même temps Perry dit :
- Normal, ceux sont les plus proches de leurs universités respectives.
- Exact, confirma Reid.
- Bien, merci Garcia, continue tes recherches et dès que tu as du nouveau pour le pc tu nous préviens, demanda Aaron.
- A plus tard mes lapins, conclut-elle en faisant un petit signe de la main avant de déconnecter la webcam.
Ce qui fit sourire tous le monde excepté Hotch’ qui reprit plutôt la parole en s’adressant aux agents restés au bureau :
- Et de votre côté du nouveau ?
- Oui et non, répondit Paul, nous avons eu le retour des empreintes digitales trouvées sur les ustensiles comme on s’y attendait ce sont uniquement celles de la victime.
- Et l’analyse graphologique montre que ce n’est pas Eve qui a écrit le message sur sa porte, enchaînât DiPaolo, comme on s’y attendait éga-lement, et c’est la même écriture que le message trouvé sur la porte de la chambre de Natalie.
- Désolée de vous interrompre, intervint Jennifer, mais les parents de Natalie et Eve sont arrivés. Ceux de Louise devraient arrivés d’ici une heure, un agent est allé les chercher à JFK*.
- Ok, Reid tu te mets sur la cartographie. Morgan et David interrogeaient les parents d’Eve, Prentiss avec moi pour voir les parents de Natalie. Nous devons en apprendre plus sur elles et leurs habitudes pour connaître leurs autres points communs qui intéressent notre sujet inconnu. JJ tu t’occupes des parents de Louise dès leur arrivée. Perry à vous de voir la tâche que vous confiez à vos collègue.
- Très bien. Helen avec l’agent Rossi, Steve et Paul avec l’agent Jareau et je viens avec vous agent Hotchner. Tony quand à toi continue d’aider du mieux que tu peux l’agent Garcia.
- Avec plaisir répondit-il.


Jeudi, 7h12.

Au téléphone Perry s’adressa à Helen qui était au bureau :
- Je dois passer récupérer Will avant d’y aller. J’éteins mon portable mais je prends mon biper, préviens Tony et les autres qu’ils pourront me joindre en cas d’urgence.
- Ok, on se retrouve directement là-bas.
- Où est-ce que vous allez ? questionna Reid.
- Attends un instant Sean, puis se tournant vers lui : à la cérémonie...
- La cérémonie ?
Le regardant d’un air perplexe Santini reprit :
- La commémoration ...nous sommes le 11... ?
- Oh bon sang ! j’avais complètement oublié que nous étions le 11. désolé, je suis quelques fois un peu, disons, distrait...dites, serait-il possible de venir avec vous ? enfin si ça ne vous gêne pas...Hotch’ ?
- Pas de problèmes pour moi, l’agent Perry m’avait prévenu. Laisse ton portable sur silencieux au cas où on ait besoin de te joindre. Si quelqu’un d’autre veut y aller, vous avez mon autorisation.
- Je peux prendre quatre personnes avec moi indiqua Helen.
- Je viens ! répondirent à l’unisson Emily, JJ et Derek.
- Très bien. S’adressant de nouveau à Sean :
- Tu as entendu ?
- Oui. Ton père nous retrouve là-bas ou tu veux que je passe le prendre ?
- Il nous rejoint directement. A tout à l’heure.
Raccrochant le téléphone elle annonça aux autres le départ.


En arrivant sur le site, les agents de l’unité d’analyse du comportement furent surpris de retrouver Perry dans son uniforme caractéristique bleu, accompagné d’un policier avec une canne et d’un pompier.
- C’est un ancien Marines ? s’interrogea à haute voix Morgan.
- Bonjour, dit Sean s’avançant vers eux et déposant une bise sur la joue d’Helen.
Lui répondant par un signe de tête Spencer lui dit :
- Sept bandes aux manches : sergent majors du corps des Marines c’est bien ça ?
- Euh, oui, répondit l’intéressé en regardant ses manches d’un air gêné. Je vous présente l’officier Will Jimeno** et le lieutenant Ethan Santini.
- Mon père, conclu Helen en le serrant dans ses bras.
Les « ravis de vous rencontrer » se croisèrent avec les « enchantés » des uns et des autres. Sean en profita pour s’éloigner avec elle et lui murmura :
- Tu peux rester avec eux le temps de la cérémonie à La Sphère *** ?
- Bien sûr. On se tiendra un peu à l’écart. Comment te sens-tu ?
- Ça va aller, ne t’inquiètes pas.
S’adressant alors au policier et au pompier il les invita à se déplacer vers le lieu de la commémoration. Avant de se mettre lui-même en route il inspira profondément afin de chasser son regard emplit de tristesse et se retourna vers les agents :
- On se retrouve tout à l’heure.
Les regardant s’éloigner Emily interrogea Helen :
- Il n’est pas un peu jeune pour être sergent major ?
- Il s’est engagé à dix sept ans, a fait ses classes à Parris Island puis s’est spécialisé dans l’une des unités expéditionnaires.
- Le fer de lance de la Task Force intervint Reid.
- Oui, c’est pour cela qu’il est vite monté en grade.
- Pourquoi ne pas avoir fait carrière ou être passé officier ? interrogea JJ.
- Et bien il est parti à West Point pour effectivement devenir officier. Quand ont eu lieu les attentats il était à Quantico.
- Pourquoi Quantico ?
- Tous les Marines élèves officiers doivent passer par là pour parfaire leur apprentissage, qu’ils fassent leur formation à Annapolis ou West Point, répondit Spencer.
- Exact reprit Helen. Son père, qui était pompier dans la même brigade que le mien s’est retrouvé coincé dans la Tour Sud lorsqu’elle s’est effondrée, il fait parti de ceux dont on n’a pas retrouvé le corps. Avec tout le remaniement qu’il y à eu au FBI suite à ces attentats et le décès de son père, il a préféré revenir près de chez lui et reprendre ses études afin d’intégrer le bureau. Il est toutefois réserviste chez les Marines.






* JFK : aéroport situé à Long Island dans le Queens, Etat de New York. A 26 kms du centre de Manhattan.
** L’officier Will Jimeno est un survivant des attentats (il fût retrouvé dans la tour Sud avec son collègue John McLoughlin, leur sauvetage fût mis en scène dans le film « WTC » de Oliver Stone sorti en 2006).
***The Sphere : sculpture métallique de Fritz Koenig qui se trouvait au centre de la place du WTC, récupérée dans les décombres après les attentats, elle est maintenant située dans Battery Park accompagnée d’une plaque commémorative au mémorial temporaire.
de son père, il a préféré revenir près de chez lui et reprendre ses études afin d’intégrer le bureau. Il est toutefois réserviste chez les Marines.


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MessageSujet: Re: Rencontre   Sam 17 Déc 2011 - 16:53

Au même moment dans Central Park.

Elle portait un pantalon en lin beige, des sandales blanches et un chemisier à fleurs, lui portait un jean et des converses noires ainsi qu’un tee-shirt bleu.
- Ce que le parc est agréable quand il n’y quasiment personne dit-elle. C’est le jour parfait pour être tranquille ici. Tu as bien choisit ton moment pour me proposer cette escapade.
- Merci lui répondit-il avec un léger sourire.
- Tu sais que je ne connais même pas ton prénom. Mais tu vas me dire tout ça au cours de cette balade, n’est-ce pas ?
- Oh oui, et je ne vais t’en dire qu’un petit peu pour maintenir cette intrigue qui te plaît tant.
- Bien, intéressant...donc tu t’appel ?
- Jeff.
- Moi c’est Eden.
- Je sais, je te l’ai dis nous sommes dans le même cours, enfin j’essaie de suivre ces cours mais je suis plus intéressé par tes yeux bleus que par les dires du prof...
- Continue...
- Viens passons près du lac.
Ils bifurquèrent vers le point d’eau, elle ne vit pas qu’il surveillait les alentours et ne le vit pas s’approcher d’elle.


Bureau du FBI, 10h37.

En entrant dans le bureau Morgan informa Hotch’ que Perry arriverait d’ici dix minutes :
- Oui je sais, il m’a appelé pour nous prévenir répondit-il.
- Garcia nous a contacté pendant que vous étiez parti, dit Rossi, il n’y a strictement rien en commun qui ressort sur les appels téléphoniques reçu ou émis par les victimes et rien de nouveau non plus au point de vue bancaire.
Sean, qui avait passé un costume gris anthracite rayé, une chemise violette et une cravate unie anthracite entra au moment ou Aaron reprit la parole :
- Je sais que cette journée n’est pas facile d’autant plus là où nous sommes mais nous devons faire abstraction de tout ça et nous concentrer sur le boulot.
- Vous avez raison agent Hotchner mais avec tout le respect que je vous dois ce n’est pas chose aisée, répondit Paul. Tout le monde à un moment donné a un lien avec cette ville que ce soit par plaisir ou non. On à tous entendu parler du Fils de Sam* qui a fait peur pendant longtemps aux New Yorkais, l’année dernière il y à eu cette série de meurtres, vous en savez quelque chose puisque vous étiez présent. Nous avons perdu l’agent Joyner et depuis 2001 ce sont les attentats qui nous hantent. Alors les autres jours nous parvenons à faire face mais le jour « j » c’est un peu plus difficile.
- C’est vrai oui, tout le monde se souvient de Berkowitz. Pourtant ses crimes date des années soixante dix et personne ne pense aux victimes du tueur en série plus prolifique qu’était Rifkin**, et ça seulement parce que ses victimes était des prostitués ou des toxicos, dit Perry qui se tenait debout près des vitres les bras croisés et regardait par la fenêtre. Nous ne pouvons et ne devons pas laisser une chance à notre sujet inconnu de profiter de nos émotions pour s’en sortir ou faire de nouvelles victimes, alors remettons nous au travail.
- Beaucoup de gens ont également oublié qu’avant le 11 septembre le World Trade Center avait déjà subit un attentat le 26 février 1993, fit remarquer Reid.
Entendant ces paroles Sean attrapa automatiquement la chaîne qu’il portait tous les jours sous ses vêtements, ses mâchoires se crispèrent et ses yeux s’embrumèrent. Prentiss remarqua sa réaction mais ne dit rien, quand à Helen elle dû faire un immense effort pour ne pas se tourner vers lui. Spencer enchaînât :
- Un camion chargé de six cent quatre vingt kilos d'explosif au nitrate fût placé dans le parking sous terrain de la Tour Nord, le but était de la faire s’effondrer. L’explosion créa un cratère de trente mètres par soixante à travers cinq niveaux. Six extrémistes islamistes furent condamnés à perpétuité pour leur rôle dans cet attentat qui fit six morts et mille quarante-deux blessés.
- Nous devrions en revenir à notre affaire ! coupa Steve d’un ton un peu plus sévère qu’il ne l’aurait voulu. Désolé, je ne voulais pas être aussi brusque mais il est inutile de ressasser le passé, concentrons nous sur l’affaire en cours vous voulez bien ? elle est déjà assez difficile comme ça.
- Pas de problèmes, nous comprenons très bien, lui répondit Hotch’. Pour en revenir à notre affaire nous allons vous donner un début de profil.
Perry pris un peu de temps afin de se ressaisir puis s’approcha de la table pendant que Reid prenait la parole :
- Le fait qu’il n’y ait aucuns points communs entre les victimes excepté leur physique nous amène à penser que notre sujet inconnu ne doit pas avoir plus de vingt ans, ça facilite ses déplacements. Une personne plus âgée serait en effet plus facilement repérable. Il est blanc, certainement beau garçon pour approcher facilement ses proies, et est intelligent.
- Quelque chose dans son enfance doit lui rappeler ses victimes, continua Emily, peut-être sa mère était brune, ou bien sa sœur.
- Il a du se passer quelque chose dans sa famille durant son enfance. D’abord le soleil brille, la famille est heureuse, la vie est belle. Mais ensuite la mère disparaît de la scène ou meurt renchérit Dérek.
- Son père à du mal à joindre les deux bouts enchaîna Rossi, l’enfant commence à s’effacer, à se replier sur lui-même, cette période marque un tournant dans sa vie.
- C’est aussi ce que nous pensons, ça correspond au profil auquel nous sommes parvenu déclara Hunt.
- Vous avez déjà établi un profil ? interrogea Hotch’ d’un regard sévère.
- En fait c’est Sean qui l’a fait.
Ce dernier pris alors la parole pour s’expliquer :
- Lorsque je suis passé à Quantico en tant qu’élève officier j’ai passé beaucoup de mon temps libre à assister aux conférences de l’agent Gideon. Tout ce que j’ai dit au sujet de notre sujet inconnu c’est qu’il devait être jeune et que ses victimes avaient un lien avec quelqu’un de son enfance.
- Je vois reprit Aaron et je comprends mieux pourquoi vous l’appeler « sujet inconnu ». Cela m’étonnait car d’habitude les gens parlent de suspect et n’emploie pas ce « terme technique ».
- Je n’ai fait qu’appliquer ce qu’il nous a enseigné.
- Aucuns problèmes. Bien, cet après-midi nous allons interroger les ca-marades et professeurs de chaque victime en leur donnant le profil, nous pourrons peut-être mettre un visage dessus. Prentiss et Dave vous irez avec Hunt à Columbia ; Santini vous irez avec Reid et Morgan à Pace ; Perry et Rogers avec moi à la NYU. JJ toi tu t’occupes de contenir la presse pour l’instant. Il ne faut pas qu’ils parlent de tueur en série ou cela risquerait de créer une panique dans toutes les universités de Manhattan. Et n’oubliez pas de manger, on se retrouve ici à dix sept heures pour faire le point.
- Plus tard serait le mieux, intervint Helen, il y à beaucoup de routes fermées et de cérémonies dans toute la ville, ça ne va pas être facile de circuler agent Hotchner.
- Dans ce cas rendez-vous ici à dix neuf heures.
- Agent Jareau, lui dit Sean, n’hésitez pas à demander à Tony tout se dont vous avez besoin, il se fera une joie de vous rendre service croyez-moi, mais surtout ne buvez pas s’il vous propose un thé de sa fabrication ou vous seriez malade pendant des jours.
- Euh, d’accord, merci du conseil.
- Je vous en pris, dit-il, en rejoignant les autres.




* David Richard Berkowitz : tueur en série ayant tué 6 personnes et blessé plusieurs autres entre 1976 et 1977. Il s’est surnommé lui-même le « Fils de Sam ». Condamné à perpétuité en 1978, il est enfermé au centre correctionnel d’Attica, Etat de New York.
**Joel Rifkin dit « Joel the Ripper (éventreur) » : tueur en série ayant tué 18 femmes entre 1989 et 1993. Reconnu coupable de 9 meurtres il est condamné à perpétuité en 1994, et est enfermé actuellement à la prison du Comté de Clinton, Etat de New York.


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MessageSujet: Re: Rencontre   Sam 17 Déc 2011 - 18:34

Vendredi 12 Septembre 5h42.

Perry portant toujours son pantalon anthracite et sa chemise violette avait desserré sa cravate. Il s’approcha de l’équipe du B.A.U en leur disant :
- C’est un des camés du coin qui a trouvé le corps, il n’a bien sûr rien vu et rien entendu. D’après le premier rapport du légiste la mort remonterait à hier matin entre sept heures et huit heures. Notre sujet inconnu a profité des diverses commémorations pour tuer en plein jour...
Rossi qui portait un jean bleu foncé, une chemise blanche et une veste marine était en train d’inspecter les bords du lac, il demanda au policier sur place :
- Vous avez son identité ?
- Oui, on a trouvé sa carte d’étudiante de l’Université de New York, il s’agit d’Eden Inexes, 19 ans.
- Merci, vous pouvez y aller, nous allons prendre le relais.
S’adressant à Aaron, David enchaînât :
- Nous avons notre quatrième victime.
- Et notre quatrième mode opératoire, répondit Hotch’ portant un pantalon noire et une chemise bleu ciel aux manches relevées.
- Il n’y a aucunes constances dans ses meurtres, toujours le même profil de victimes et la même tranche d’âge, rien d’autre ! c’est à en devenir fou s’énerva Derek donnant un coup de pied dans une pierre. Il portait un treillis et un tee-shirt noir avec des rangers.
- Oui, mais l’étau se resserre lui répondit Spencer.
- Comment ça ? interrogea Santini habillée d’un tee-shirt blanc, une veste et un jean bleu clair.
- C’est la seconde victime que l’on retrouve aux alentours de la NYU et faisant parti de cette université reprit Reid.
- Oui, on dirait qu’il se concentre sur ce secteur enchaînât Prentiss, ce n’est certainement pas une coïncidence. Elle avait passée un pantalon beige avec un haut à manches longues marron.
Sean regarda le corps de leur victime noyée et dit :
- Il commence à s’impatienter, ses meurtres sont de moins en moins es-pacés. Je pense qu’il est temps d’effectuer une conférence de presse pour mettre en garde les étudiantes, qu’en pensez-vous agent Hotchner ?
- Je suis d’accord, il est temps répondit ce dernier.
- Je m’en occupe enchaînât JJ.


17h59, bureau local du FBI.

Portant un tailleur jupe noire dont elle avait boutonné la veste sous laquelle elle portait un chemisier blanc, Jennifer s’installa derrière le pupitre et prit la parole face aux journalistes qui l’attendait :
- Bonjour à toutes et tous, je me présente, agent spécial Jennifer Jareau, merci pour votre présence. Je suis ici pour vous parler des affaires de meurtres concernant différentes étudiantes des universités de New York et vais maintenant vous donner le profil que nos spécialistes ont établit : il s’agit d’un homme d’une vingtaine d’années qui se fond dans la masse mais qui est plutôt solitaire. Il ne s’en prend qu’aux jeunes filles brunes aux yeux bleus, nous pensons que ces critères ont un lien avec une femme qu’il a connut, sa mère, sa sœur ou peut-être sa fiancée. Le nombre de victimes en si peu de temps suggère que le suspect fait preuve d’une très grande colère mais qui ne s’exprime pas au premier abord, il a l’air calme, il met en confiance ses victimes avant d’agir, ce qui explique qu’il n’y ait aucunes traces de luttes.
Nous demandons à toutes les étudiantes de bien vouloir respecter le couvre-feu mis en place et leur demandons de se déplacer si possible en groupe pour leur sécurité.
Si quelqu’un à le moindre doute au sujet d’une personne, je vous demande de bien vouloir contacter la ligne spéciale du FBI dont le numéro s’inscrit au bas de l’écran.
Je vous remercie de votre attention.
Ayant terminée la conférence de presse, JJ rejoignit le bureau où tout le monde l’attendait.
- J’ai la doyenne de l’Université de New York en ligne indiqua Rogers. Madame Bregan, ne quittez pas, je vous mets sur haut-parleur.
- Bonsoir madame, ici l’agent Hotchner.
- Bonsoir agent Hotchner, je tiens à vous prévenir que malgré ce que m’a conseillé l’agent Perry je vais fermer le campus, je ne laisserai pas ces jeunes filles en danger une minute de plus.
- Madame Bregan, ici l’agent Prentiss, je comprends votre inquiétude mais vous ne devez pas faire ça.
- Mais enfin pourquoi ?
- Et bien, si l’assassin fait également parti de la NYU, il risque de s’enfuir à la fermeture du campus, les meurtres cesseront mais lorsque les portes ouvriront à nouveau, il reviendra et recommencera certainement.
- Que me conseillez-vous de faire alors ? les laisser courir un risque ?
- Malheureusement oui, lui répondit Rossi. Les étudiantes connaissent le profil du tueur, elles seront prudentes.
- Mais je ne peux pas me permettre de les laisser prendre de tels risques !
- Madame, reprit Emily, je vous assure que nous sommes conscients du danger. Mais avez-vous entendu parler des meurtres sur le campus de Flagstaff en Arizona l’année dernière ?
- Oui et justement...
- La doyenne de cette université avait décidé de la fermer et notre assassin avait bien faillit s’enfuir. De plus deux autres filles sont décédées malgré cette fermeture. Nous avons mis en place un couvre-feu à vingt deux heures, des patrouilles de sécurité passent vingt quatre heures sur vingt quatre et des caméras de sécurités ont étaient mises en place.
- ...
- Madame Bregan ?
- Très bien, je ne fermerais pas le campus. Mais j’espère que vous l’attraperez avant qu’il ne tue à nouveau.
Elle raccrocha. Sean prit alors la parole :
- Nous avons également intégré des jeunes officiers de police en civil pouvant se mêler aux étudiants.
- Bien, tout cela me semble correct conclut Aaron.
- Je retourne sur le campus afin de m’assurer que les caméras sont mises en service dès maintenant annonça Derek.
- Je viens avec toi, répondirent en chœurs Prentiss, David, Paul et Steve.
- Je veux retourner sur les lieux du dernier crime, enchaînât Emily.
- Moi aussi lui répondit Hunt.
- Très bien, intervint Rossi, allons-y. On se retrouve à l’hôtel vers vingt heures déclara-t-il à Hotch’.
- Ok. Reid et moi retournons voir les parents de Louisa Tessa, ils pourront peut-être nous apprendre quelque chose de plus maintenant que le choc est passé.
- Paul, dit Perry, tu devrais rentrer chez toi voir ta femme, la journée a était dure, je te tiens au courant dès que nous avons du nouveau, sinon on se voit demain à sept heures. Et inutile d’objecter, tu en as besoin.
- Très bien, mais tu me préviens à la seconde où vous avez du nouveau !
Sur ces paroles ils partirent chacun vers leur destination respective.
Sean qui c’était changé en début de matinée pour passer un costume noir avec cravate noir et chemise blanche, alla jusqu’au tableau où les photos des victimes étaient affichées et se mit à les observer. Helen et JJ quant à elle se replongèrent dans les dossiers.
Au bout d’une heure, Perry n’ayant toujours pas lâché le tableau des yeux et affichant un air inquiet, Santini lui demanda :
- Qu’est-ce qui se passe ?
- Je ne sais pas, j’ai un mauvais pressentiment.
- Comment çà ? interrogea Jennifer.
- Et bien il y a quelque chose qui ne colle pas. Ce tueur paraît désordonné, il ne tue pas ses victimes de la même façon, on dirait qu’il improvise.
- Continue, l’encouragea Helen.
- Pourtant, il ne les choisit pas par hasard, j’ai l’impression qu’il y a plus que leur physique qui lui importe (Santini réprimât un bâillement). Il se tourna vers elle et reprit :
- Bref, je ne sais pas, c’est sans doutes rien... (il lui sourit). Tu devrais rentrer te reposer. Vous aussi agent Jareau, de plus vous avez rendez-vous à l’hôtel d’ici vingt minutes.
- JE devrais rentrer dormir ? s’exclama Helen, tu veux dire NOUS devrions aller nous reposer !
- Elle a raison, l’appuya JJ. Je vais ranger ces dossiers, nous partirons ensuite.
- Je m’en occupe, intervint Sean, allez-y, je vous suis dans un instant (Santini lui lança un regard inquisiteur) Allez ! Helen, tu veux bien accompagner l’agent Jareau au Duane Street Hôtel s’il te plait ? On se retrouve demain matin pour faire le point. Filez !
- Ok, ok, à plus tard lui répondit-elle d’un air soupçonneux.
Après leur départ, il prit les dossiers sur la table, s’asseyant il commença à les examiner...
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MessageSujet: Re: Rencontre   Lun 19 Déc 2011 - 0:10

Samedi 6h54.

Helen, portant un pantalon noir avec un chemisier rouge, était accompagnée de JJ, vêtue d’un pantalon gris foncé avec un cache cœur lavande, d’Emily, avec un pantalon noir et un top manches courtes blanc, de Spencer, portant un pantalon velours gris, une chemise à carreau blanche et un gilet beige, et enfin de Steve vêtu lui d’un jean bleu et d’un tee-shirt à l’effigie des Rolling Stone, entrant dans le bureau elle s’écria :
- NON MAIS CE N’EST PAS VRAI !
Perry portant le même pantalon que la veille, la même cravate sur la même chemise dont il avait retroussé les manches leva les yeux vers les nouveaux arrivants :
- Quoi ? du calme, lui répondit-il, je n’ai pas vu le temps passer. Bonjour, dit-il à l’assemblée.
Rossi, Hotchner, Morgan et Rogers entrèrent, Derek lui répondit :
- Tu as une sale tête !
Evitant soigneusement les yeux revolver d’Helen, Sean s’adressa aux autres :
- Il y a du café chaud et des croissants « frais », servez-vous. Si vous voulez bien m’excuser je reviens dans un instant. Il passa dans la pièce du fond.
- Ben voyons ! maugréa Helen.
- Du café et des croissants ? s’interrogea tout haut Prentiss. Charmant, murmura-t-elle à Jennifer.
Hunt s’approcha alors de Santini :
- Ecoute, tu le connais, quand il est sur ce genre d’affaire on ne peut pas le raisonner. Puis c’était plutôt une bonne idée de faire installer des douches et vestiaires dans la pièce du fond, on en à tous profité un jour, lui dit-il avec un sourire en coin.
- Laisse-moi tranquille ! il n’est pas obligé de passer deux nuits d’affiler ici et qui plus est sans dormir !
- Il n’a pas dormit depuis plus de quarante huit heures ?!? interrogea JJ.
- Il a du mal à dormir lorsque les enquêtes concernent des femmes et c’est pire lorsqu’il s’agit d’enfants. Pur lui c’est insupportable que quelqu’un s’en prenne à « ces êtres que l’on devrait protéger et chérir plus que tout ».
- Hum, intervint David, il fait preuve d’une très (trop) grande empathie, cela risque d’avoir des répercutions sur l’enquête.
- Vous plaisantez ! s’indigna Steve. Il est encore plus redoutable pour les criminels lorsqu’il est « dans cet état ». Et puis il a eu une idée hier soir ! Avant de m’envoyer gentiment chez moi, il m’a demandé de lui sortir la liste de tous les étudiants qui peuvent avoir un lien avec cette affaire.
- Quels critères a-t-il utilisé ? questionna Aaron.
- Et bien il s’est fié à votre profil et m’a demandé d’enlever tous les jeunes de moins de vingt ans et de plus de vingt cinq ans dont les deux parents étaient encore vivants ou qui n’étaient pas séparés.
- Pas bête, fit remarquer Emily. Mais la liste doit être très importante quand même.
- Oui, on l’a donc réduite aux enfants ayant passé leur enfance ici, parce que d’après lui cette enquête à un rapport avec la ville de New York.
- C’est ce que nous voulions vous préciser aujourd’hui, reprit Rossi, le fait que les victimes soient uniquement à Manhattan nous informe que le tueur en a également après cette ville.
- AH ! Vous voyez ! il n’y a aucunes répercutions négatives de son com-portement sur cette affaire ! lui répliqua Hunt.
Portant un jean bleu et un tee-shirt blanc aux manches longues dont le tissu moulait son torse parfaitement musclé, Perry revint dans la pièce :
- EH !?! pourquoi tu hurles comme ça ? ils ne me connaissent pas et leurs doutes, bien qu’infondés, sont justifiés. Se tournant vers David, il reprit :
- Vous voulez savoir si je ressens trop d’empathies pour les victimes ? la réponse est oui très certainement. Est-ce que cette empathie m’empêche d’effectuer mon travail correctement ? certainement pas. C’est dans ma nature, je suis comme ça et je peux vous assurer que le jour où je ne ressentirais plus rien sur ce genre d’affaire, je serais le premier à démissionner parce que cela voudra dire que j’ai perdu mon âme, mon humanité et ma foi en ce travail et donc ma force de lutter contre ce genre d’individu.
Personne ne disant mot, Sean reprit la parole :
- Si vous n’avez pas confiance en moi ou mon jugement dites le et je me retirais de l’affaire, le plus important et d’arriver à coincer cet individu, avec ou sans moi.
- Non, inutile de vous retirer lui répondit Rossi.
- Bien, l’incident est clos.
- Oui !
- Steve ?
- Oui ! mais il pourrait quand même te présenter ses excuses !
- Non ! inutile ! comme je l’ai déjà dit leurs doutes étaient justifiés, par contre TON emportement ne l’était pas et je pense que TU devrais pré-senter tes excuses.
- Inutile, intervint Aaron, il ne faisait que défendre son collègue...
- Et ami, coupa Steve
- Et ami reprit Hotch’.
- Très bien ! conclus Perry.
- Dites moi Hotch’ on pourrait avoir une douche aussi dans notre bureau parce que c’est efficace, regardez le, il est frais comme un gardon ! dit Morgan pour détendre l’atmosphère.
Tout le monde sourit et son chef répondit :
- Je doute que notre bureau soit d’accord pour financer ce genre de choses.
- Mouais, je m’en doutais un peu. Enfin nous avons au moins un jet... Comment avez-vous fait pour qu’ils acceptent de vous payer ça ?
- On devrait plutôt en revenir à notre affaire, répondit Sean gêné. Ah et euh désolé pour le café s’il n’est pas terrible, n’en buvant pas, je ne sais pas forcément le doser, dit-il en tendant une tasse pleine à Helen avec un sourire charmeur. Tu es toujours fâchée ?
- Oui ! lui rétorqua-t-elle en prenant son breuvage et en lui tirant la langue. Merci.
Lui faisant un clin d’œil complice il reprit la parole :
- Pour en revenir à notre sujet, la liste que Steve m’a donné hier a pu être réduite à huit cents noms. J’ai pu en retirer encore trois cents vingt neuf cette nuit avec l’aide très précieuse de...
Le téléphone sonnant coupa sa phrase. Derek décrocha son téléphone portable :
- Salut beauté fatale à la peau d’ébène, susurra Penelope.
- Garcia, tu es sur haut-parleur prévint JJ.
- Humpfff, euh, désolée...je venais juste aux nouvelles...
- Agent Garcia, ici Sean, je tenais encore à vous présenter mes excuses pour l’heure tardive à laquelle je vous ai laissé rentrer chez vous et je tenais à vous remercier encore pour l’aide précieuse que vous m’avez apporté cette nuit.
- Oh mais de rien, c’était avec grand plaisir vraiment, et merci à vous pour les fleurs, elles sont très belles.
- Je vous en prie, c’est la moindre des choses...
- Des fleurs ? charmant décidemment chuchota Emily à l’oreille de Jennifer qui esquissa un sourire.
- Ton appel tombe au bon moment Garcia, nous allons faire deux équipes afin de continuer le tri, annonça Aaron. L’une ira avec l’agent DiPaolo et l’autre restera avec Garcia. JJ, Santini, Morgan, Rogers et David avec Garcia ; Prentiss, MacAllister, Hunt et moi avec DiPaolo. Reid toi tu retournes examiner la cartographie.
- Si vous permettez, intervint Paul, je vais aider Spencer.
- Pas de problèmes, au travail !


Lundi 15 Septembre, 10h12.

- Eh Jeff ! ça va ? elle courut jusqu’à lui.
- Bien et toi Haïssa ?
- Ça va. Un peu inquiète avec tout ce qui se passe sur ce campus en ce moment mais bon, bien obligé de poursuivre les cours…Par contre maintenant je regrette d’avoir suivi ton conseil et de m’être teinte en brune.
- Bah, faut pas t’inquiéter, ça te va bien.
- Merci
- De rien. J’allais au parc pour revoir un peu mes notes, tu m’accompagnes ?
Ils se mirent en route. Elle reprit alors la parole :
- Au fait, t’as vu la conférence de presse samedi ? ils ont décrit le tueur.
- Ah oui ? je ne l’ai pas vu. Alors ça donne quoi ?
- Et bien en fait, d’après leur dire ça pourrait être tout à fait toi !
- Moi !?! et bien, mieux vaut que tu traînes plus avec moi alors.
- Pfff ! n’importe quoi ! ça fait plus d’un mois qu’on se connaît et je le saurais si c’était toi. Et puis si tu avais voulu me tuer tu l’aurais déjà fait.
- Hum, c’est vrai, sauf qu’avant tu n’étais pas encore parfaite pour m’intéresser !
- Ah ah très drôle ! dit-elle en se retournant vers lui. Je…
PAN ! Elle reçut la balle en pleine poitrine. Il l’aida à s’allonger sur le sol, elle essayait de parler :
- P...pou...pourquoi ?
- Chuuuutttt, lui murmura-t-il. Ca va aller, lui dit-il lorsqu’elle ferma les yeux.
Il regarda autour de lui, du calme se dit-il, avec le silencieux personne n’a entendu ton coup de feu. A cause de toi j’ai dû précipiter mes plans, mais ce n’est pas grave, je suis devenu expert en la matière...
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MessageSujet: Re: Rencontre   Lun 19 Déc 2011 - 0:17

Bureau du FBI 13h17.

- Helen et Steve quittent les lieux du dernier crime, ils n’ont pas trouvé d’autres témoins. Alors nous avons une description du suspect ?
- Oui, répondit JJ.
- C’est un brun d’une vingtaine d’années, mesurant environ un mètre soixante-dix de corpulence assez fine, enchaînât Reid.
- Il a était aperçut marchant près des lieux du crime précisa Hotch’.
- Marchant ? il ne s’est pas enfui en courant ? questionna Emily.
- Non, il est vraiment très confiant, lui répondit son chef.
Morgan étant en ligne avec Garcia, il mit son téléphone sur haut-parleur :
- On t’écoute bébé.
- Nous avons trouvé quelque chose, il a fallu craquer la mémoire vive du pc d’Eve Niopa pour accéder au mot de passe, ensuite Tony a découvert un snifler.
- C’est un programme espion pour trouver les mots de passe, notre tueur s’en est servi pour accéder à un ordinateur, nous ne savons pas encore lequel mais nous sommes dessus...il a aussi créé un fichier DLL mais en fait c’est un ficher exécutable qui cachait une chanson, précisa DiPaolo.
- Une chanson ? demanda Rossi. Et où cela nous mène ?
- A la stéganographie, répondit Penelope, c’est le moyen le plus sophistiqué de cacher un fichier dans un ordinateur.
- Mais grâce au programme que Garcia a créé, enchaina Tony, et qui déniche n’importe quel algorithme stéganographié, ce qui je dois dire et très fort...
- Merci mon chou, l’interrompit-.
- Non mais c’est vrai, c’est exceptionnel ce programme, faudra que tu me montre comment tu l’as...
- ET DONC QU’AVEZ-VOUS TROUVEZ ?!? coupa Hotch’.
- Euh, si, desolato, repris Tony, donc il y a un message dans cette chanson, le mieux est que vous l’écoutiez. A toi petit génie, dit-il à Garcia.
- Ok, on y va, écoutez ça :

« Il était une fois un petit garçon à qui l’on avait tout pris, ruminant sa vengeance il patienta huit longues années. Le petit garçon une fois adulte appliqua son œuvre, dé-sorientant petit à petit les petits flics à ses trousses et se rapprochant petit à petit du grandiose final qu’il avait préparé des années durant »

- Merci ma puce, reprit Derek. Reste en ligne…
- Et bien voilà qui confirme notre théorie du jeune homme cherchant à se venger, déclara Paul.
Se mettant à parler en même temps, le « Garcia... » de Aaron se télescopa avec le « Tony tu... » de Sean.
- Désolé, allez-y, finit Perry.
- Cherchez toutes les affaires de l’année 2000 concernant des jeunes femmes blanche, âgée d’une vingtaine d’années.
- Il y a une centaine d’affaires...
- Dans la ville de New York ? demanda Emily.
- On tombe à une vingtaine, je réduis aux femmes brunes...reste...treize affaires
- Yeux bleus, continua Sean.
- 9...attendez, je réduis aux affaires ayant eu lieu sur des campus...reste 6...oh mon Dieu !
- Quoi ?!? Garcia ?!? interrogea JJ.
- C’est le portrait craché des victimes de notre tueur, les quatre dernières jeunes filles ont étaient violées sur les différents campus de l’Université de New York, les deux premières faisaient partie de Columbia et Badham !
- Nom de Dieu ! s’écria Perry.
- Quoi ? demandèrent d’une même voix Hotch’, Rossi et Morgan.
- Je...
- J’AI TROUVE QUELQUE CHOSE !!! cria Spencer du fond de la pièce. Regardez...
Il se rua vers le tableau et écrivit :
Haïssa SAramela
Eve Niopa
Louisa Tessa
Eden INexes
Natalie Irwin

Sean se précipita sur son téléphone pour appeler Helen sur son portable :
- Tony, appel la maison, elle devait passer récupérer des papiers.
- Je m’occupe de Steve, prévint Paul.
- Mais que se passe-t-il ?!? eh répondez-moi !!! Morgan ?!? réponds !!
- Désolé Garcia, Reid a découvert que les noms et prénoms des victimes formaient le nom HELEN SANTINI.
- Oh mon dieu !
Bip ! bip ! bip ! L’ordinateur de Penelope s’activait, elle reprit :
- Eh, j’ai un résultat pour l’adresse IP de l’ordinateur qu’il a piraté. Je lance la recherche d’adresse pour savoir à qui il appartient.


Aux regards échangés entre Perry, Rogers et DiPaolo, tous comprirent qu’aucun d’entre eux n’avait obtenu de réponse :
- Je tombe directement sur la messagerie, et toi Tony ?
- Désolé, ça sonne mais pas de réponses…Paul ?
- Idem, ça sonne mais pas de réponses.
- Je rappelle le portable de Steve et je le localise, repris Tony.
- Oh mon Dieu ! oh mon Dieu ! interrompit Garcia. J’ai l’adresse, c’est à l’angle de Prince et Sullivan ! il sait où elle habite !
- On file ! ordonna Sean, on reste en contact...
- On vient avec vous, annoncèrent Aaron, David, Derek et Emily.
- Ok, agent Prentiss, agent Rossi, avec moi ; agent Hotchner, agent Morgan, montez avec Paul...
- J’ai placé une porte sur le portable de Helen, s’il se rallume je pourrai la localiser, informa la technicienne informatique.
- J’appelle la police pour les renforts, indiqua DiPaolo.
- Ok, prenez des gilets dans le coffre ordonna Perry.
Ils démarrèrent en trombe.


- Il faut que je revoie le profil de notre tueur, annonça Spencer.
- Je viens avec toi dit Jennifer.
- Attendez, coupa Tony, l’affaire concerne Helen et Sean de très près.
- Comment ça ? interrogea JJ.
- Garcia m’a envoyé les infos, regardez : le violeur était un surveillant de l’Université de New York, « grâce aux témoignages et enquêtes des deux étudiants de la NYU, le violeur a pu être appréhendé » titrait le journal de l’époque...
DiPaolo leur expliqua :
- Helen et Sean étudiaient le droit tous les deux à la NYU et ont aidé les flics dans leur enquête, ils avaient des doutes sur lui et ont réussi à le faire plonger, elle m’a expliqué ça au cours d’un repas que nous avons fait tous ensemble chez eux lors de la formation de notre équipe. Sean tenait à ce que l’on deviennent plus que des collègues de bureau parce que pour lui, c’est comme ça qu’une équipe fonctionne le mieux.
- Ils se connaissent donc depuis l’université, fit remarquer Reid.
- En fait non, reprit Tony, c’est bien plus...
Sa phrase resta en suspens, l’ordinateur se mettant à nouveau à biper...


Les deux voitures roulaient à fond toutes sirènes hurlantes sur Pearl Street, tournant à droite dans Bowery, Perry demanda à Tony s’il avait du neuf :
- J’ai localisé le portable de Steve, il est chez elle.
- Ok, et Helen ?
- Toujours éteint.
- Ok.
Nouveau virage pour arriver dans Canal Street...


- ... Donc grâce à eux le violeur a été arrêté, continua Spencer. On a plus d’infos sur lui ?
- Jake Parker trente-deux ans, marié à Thérésa James. Ecoutez ça « lors de son procès la femme de Jake Parker, ne pouvant supporter la vérité, se suicida. Leur fils Jeff, douze ans, fût alors placé dans un foyer d’accueil »
- Il y a une photo de la mère ?
- Oui, vois...Dio moi !
- On commence à y voir plus clair : toutes les victimes du père ou du fils ressemblent trait pour trait à cette femme, conclut Reid.
- Le père est toujours en prison ? demanda JJ.
- Non...il a était tué à Rikers* deux ans après son incarcération !
- Ce petit garçon a bel et bien tout perdu soupira Jennifer.


La voiture pas encore stoppée, Sean commençait déjà à descendre de celle-ci :
- Paul, passez par derrière, on communique par radio.
- Suivez-moi répondit-il à Hotch’ et Morgan.
- Garcia, DiPaolo, nous sommes sur place, silence radio avertit Rossi.
Emily se plaça à gauche de la porte d’entrée tandis que Perry regardait par la fenêtre, il ne pouvait rien voir car les rideaux étaient fermés.
- En place ! annonça Derek
- Bien, on entre répondit David.
Les lumières éteintes, l’intérieur était sombre. Malgré l’obscurité, Rossi vit que le salon se trouvait sur la droite, Emily s’y engouffra l’arme au poing. Sur la gauche se trouvait la cuisine, il y entra :
- Clair !
- Clair !
Au même instant Morgan venait d’entrer, il alla dans la pièce sur sa droite :
- Salle de bain claire !
Sean continua le long du couloir suivi par Prentiss et Rossi, ils se retrouvèrent face à Rogers et Hotch’ suivi de Derek. Par signe Perry indiqua qu’ils prenaient la chambre de gauche et le groupe de Paul celle de droite...


- Eh Tony, le portable de Helen viens de se rallumer, je le localise informa Penelope.
- Fait vite Garcia, lui répondit JJ.
- Encore quelques secondes et...ce n’est pas vrai ! il vient à nouveau d’être coupé ! je peux le localiser dans un rayon de cinq kilomètres autour du croisement de la 34ième rue et de la 5ième avenue.


Hotch’ entra le premier dans la chambre : rien.
En même temps Sean entra de son côté en balayant la pièce de sa lampe torche :
- Steve !
Il était attaché sur une chaise les mains dans le dos, bâillonné et semi conscient, un filet de sang coulait le long de sa joue. Après avoir vérifié qu’il n’y avait aucuns dangers dans la chambre, Perry alla le détacher pendant qu’Emily appelait une ambulance et que Rogers ouvrait les rideaux. Morgan pris son téléphone pour prévenir ceux qui étaient resté aux QG.
- Il l’a emmené avec lui ! tu m’entends Sean ! elle est avec cette ordure !!!
(Brrrr, brrrrrrrr, brrrr, le portable de Perry vibrait dans sa poche)
- Je sais, on va la retrouver. Que s’est-il passé ?
Il lui expliqua qu’Helen et lui venaient de rentrer quand il reçut un coup violent à la tête, et qu’à son réveil il était attaché et qu’il y avait un jeune qui se tenait devant lui.
- Avant de me remettre un coup sur la tête il m’a simplement dit qu’il avait eu du mal à trouver ses victimes mais que cela en valait la peine et que son grand final était proche, que pour ça il avait besoin d’elle. Rien d’autre, je ne comprends pas, qu’est-ce qu’il veut ?
- Je vais t’expliquer pendant que l’ambulancier t’examine...







*Rikers : île de 167 ha située à New York abritant le plus grand établissement carcéral de la ville.


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MessageSujet: Re: Rencontre   Lun 19 Déc 2011 - 18:59

J'aime beaucoup ta fic applaud

Il n'y a pas de fautes, du moins pas que j'ai remarqué angel cependant
tu devrais laisser 1 heure entre chaque chapitre car les double posts sont interdis.

Sinon je ne peux dire que VLS :gratt:
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MessageSujet: Re: Rencontre   Lun 19 Déc 2011 - 19:31

PtitBN92 a écrit:
J'aime beaucoup ta fic applaud

Il n'y a pas de fautes, du moins pas que j'ai remarqué angel cependant
tu devrais laisser 1 heure entre chaque chapitre car les double posts sont interdis.

Sinon je ne peux dire que VLS :gratt:
Merci beaucoup thank_you1
Merci également d'avoir prévenu pour les doubles posts, je ne savais pas et vais donc rectifier le tir Wink
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MessageSujet: Re: Rencontre   Lun 19 Déc 2011 - 20:55

Une demi-heure plus tard ils prenaient tous la direction du bureau, Hunt ayant refusé d’aller à l’hôpital. Sean sentit à nouveau son portable vibrer dans sa poche et se décida à regarder de quoi il s’agissait...
- Ravi de te revoir mi amico, dit Tony en prenant Steve dans ses bras. On a du neuf, enchaînât-il à l’intention des autres, Garcia a pu localiser le portable de Helen dans un rayon de cinq kilomètres autour de l’antenne de l’Empire State Building.
- Grâce à ça et à la cartographie des différents endroits où nous avons retrouvé les victimes, continua Reid, j’ai pu réduire notre champ de re-cherche à un kilomètre autour du Rockefeller Center. Ce point est le centre de la zone de confort de notre sujet inconnu termina-t-il.
- Bien, reprit Hotch’, vous connaissez cette ville mieux que personne Perry, à vous de nous dire comment vous souhaitez procéder.
Otant les yeux de son téléphone, l’intéressé, blanc comme un linge, répondit alors :
- Tony, trouve-moi l’adresse des parents de ce malade s’il te plaît.
- Euh, je...
- MAINTENANT ! s’il te plaît.
- Ok, je te dis ça tout de suite.
Le ton brusque que son chef avait employé était si inhabituel qu’il comprit que quelque chose se passait. Sean reprit alors la parole :
- J’ai reçu un message du portable de Helen, il date d’environ un quart d’heures, c’est le moment où l’agent Garcia a pu le localiser. Il veut que je le retrouve « où tout a commencé ».
- QUOI ? s’écria Steve. Mais qu’est-ce que... ?
- Je me souviens que ses parents habitaient dans les environs du Rockefeller Center, ça correspond à ce que viens de dire le Docteur Reid, c’est là-bas que la police est venue arrêter son père et c’est donc là-bas que tout a commencé.
- 367, 48ième rue Est ! annonça DiPaolo.
- C’est ça ! très bien, il veut que j’y aille seul et avant que vous ne disiez quoique ce soit il est hors de question qu’il en soit autrement Hotch’. J’ai entièrement confiance en vous et votre équipe pour faire ce qu’il est nécessaire, pour que vous soyez assez proche si besoin et qu’il ne vous voit pas, je vous laisse les commandes. Il se tourna alors vers son équipe :
- Vous allez la retrouver saine et sauve, je vous le promets...même si je dois y laisser la vie, termina-t-il pour lui-même.
- Ok mais vous prenez ça, répondit Hotchner, en lui lançant un gilet pare-balles.
JJ entra dans la pièce et demanda ce qu’il se passait, Emily lui répondit et Perry s’adressa en même temps à Aaron :
- Non, pas question, il a bien précisé sans personnes et sans gilet. Par contre je garde ça ! dit-il en vérifiant son Glock 17.
- Il te laisse venir avec ton arme ? s’interrogeât Paul.
- Il n’a rien précisé à ce sujet, ce qu’il veut c’est s’amuser et qu’on en finisse. Allez ! assez perdu de temps, on y va !


S’approchant de la maison Sean se rappela les paroles de Rossi en s’arrêtant à quelques rues du lieu du rendez-vous « ce tueur n’a plus rien à perdre, il est donc fort probable qu’il se suicide en vous amenant tous les deux avec lui dans la mort ».
Se remémorant la phrase de JJ lorsqu’il se mit en route « faites attention », il vérifia le bon fonctionnement de son micro et son oreillette et franchit les derniers mètres qui le séparaient de l’entrée.
Sa formation de Marines reprenant le dessus, il cherchait les signes manifestes d’un dispositif d’amorce sur la porte d’entrée. Une explosion serait le meilleur moyen de tous nous tuer en emportant un maximum de personnes avec lui se dit-il. Naturellement il ne laisserait jamais rien d’évident...
Il tourna la poignée, la porte n’était pas verrouillée.
Il l’entrebâilla.
Montant de porte sans danger. Pas de fils ni de nano contact...
Il tira de sa poche un miroir angulaire monté sur une baguette télescopique qu’il déroula entièrement, l’inclinant avec prudence par l’entrebâillement pour mieux voir ce qui l’attendait derrière.
Toujours rien. Il ne pouvait voir plus loin dans la pièce, celle-ci étant plongée dans le noir.
Il replia la baguette, refermant le miroir qu’il remit dans sa poche.
« La porte n’est pas piégée indiqua-t-il dans son micro. Je vais entrer. »
Il dégaina son Glock, inspira à fond et poussa le battant.
La porte s’ouvrit sans bruit. L’aboiement distant d’un chien frappa ses tympans avec la force d’un avertissement. Son arme tenue d’une main ferme il entra dans la maison...
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mar 20 Déc 2011 - 13:29

hallu1

VLS ! Arrow Arrow
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mar 20 Déc 2011 - 14:22

j'ai adoré sourit1
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mar 20 Déc 2011 - 15:49

@Siahnna: Merci
@PtitBN: et ben et ben faut pas s'énerver sourit0 voilà la suite ....





« MAINS EN L’AIR ! SUR LA TETE ! » Les mots surgirent sur sa droite, dans le fond du salon spacieux en même temps que la lumière jaillit du lustre.
Il se tourna lentement sur la droite sans pour autant baisser son arme.
« PLUS UN GESTE ! » s’écria Jeff Parker bien caché derrière Helen, attachée sur une chaise les mains dans le dos et bâillonnée. Il la tenait en respect une arme à la main.
« Ou je lui fais sauter la cervelle » enchaînât-il.
Un sourire se dessina sur le visage de Jeff :
- Bien, je vois que tu es venu sans ton gilet comme je te l’ai ordonné, mais tu as pris ton arme...tu te crois fort avec ça hein ? Mais...comment faire pour m’atteindre sans risquer de la toucher ? essaye, vas-y...aller, un peu de courage ! non ?
Son visage se durcit tout à coup, son ton changea, devenant menaçant :
- Vous allez payer pour ce que vous m’avez fait ! A cause de vous j’ai perdu mes parents !
- Ce n’est pas à cause de nous, ton père devait être jugé pour ses actes, il...
- Qui es-tu pour décider ainsi ! le coupa-t-il. Il méritait d’être jugé pour ses actes ? A vous d’être jugé pour les vôtres !
- Je...
- Et ma mère hein ?!? Elle méritait de mourir ?!?!
- Ce que ton père lui a fait était trop dur pour elle, elle...
- JE T’INTERDIS DE PARLER D’ELLE ! TU M’ENTENDS ! Tais-toi ! A vôtre tour d’être puni pour vos actes !
- Je sais ce que c’est de perdre sa mère je peux comprendre mieux que personne ce que tu ressens. Tu veux te faire justice pour cette perte mais ce que tu fais ce n’est pas la justice ! Nous tuer ne servirait à rien. Ça ne ramènera pas tes parents et tu devras vivre avec le mal que tu as fait toute ta vie.
Le sourire réapparut sur les lèvres de Parker :
- Tsss tsss tsss...ma vie ? de quelle vie tu parles ? je suis mort il y a huit ans ! quand à TA vie...qui a dit que je voulais te l’enlever ?
- Bien, alors laisse-la partir, elle...
- Vous méritez d’être puni ! la colère refit surface. Mais la mort n’est pas suffisante, non. Je veux que tu souffres, que tu te rendes compte que ces filles sont mortes à cause de vous et de ce que vous m’avez enlevé. La mort je te la réserve cria-t-il à l’oreille de Santini. Tuer des femmes est vraiment un passe-temps qui me convient. Quand à toi s’adressa-t-il alors à Sean, je vais te laisser assister impuissant à sa mort.
- Si tu la tues, plus rien ne nous séparera et tu penses que je te laisserais en vie après ça ?
- Oh mais qui te dis que je vais te laisser maître de tes actes ?
Il surgit alors de derrière Helen et tira avec le pistolet taser qu’il avait dans sa main gauche, deux minuscules fléchettes rattachées par des fils au pistolet fendirent l’air. Elles frappèrent Perry en pleine poitrine, une douleur insupportable l’envahit.
Instantanément, ses jambes cédèrent sous lui. Puis son corps fut paralysé.
Il s’effondra et bascula sur la table basse derrière lui, sa tête la heurtant de tout son poids et son Glock tombant au sol.
Il parvint à ne pas perdre connaissance malgré la douleur aiguë qui lui transperçait la poitrine et une autre l’arrière du crâne.
Distinguant Helen qui se jetait sur son agresseur, la chaise accrochée dans son dos, il profita de cet instant pour récupérer son arme et parvint à se relever malaisément.
Santini se retrouva au sol, l’assassin se retourna alors et vit Sean le mettre en joue, il en fit autant.
PAN ! PAN ! COUPS DE FEU...
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mar 20 Déc 2011 - 17:02

Il faisait noir, il entendait du bruit ou peut-être des gens, était-il en vie ? Il ne comprenait pas... il sentait quelque chose de chaud coulé sur sa tempe, du sang ? Se demanda-t-il, oui sûrement, çà ne l’intéressait pas, il espérait simplement l’avoir amené avec lui. Il voulait se reposer à présent, il n’avait pas peur, il était paisible et puis ce dernier voyage le rapprocherai enfin de son père, oui, je vais dormir se dit-il...les sons étaient de moins en moins compréhensibles, il poussa un dernier soupir un léger sourire se dessinant sur son visage...


- SEAN ! SEAN ! Réponds ! aller, ouvre les yeux ! s’écria essoufflée Helen.
- Mmmh, ggrrr mmmmhhhhh
- Aller !
- Mmmhh ahh Mumm, arrête de crier, j’ai un mal de crâne énorme répondit-il en ouvrant lentement les yeux.
- Ouf ! tu m’as fait une de ces peurs dit-elle en le serrant dans ses bras.
- Aïe ! doucement. Du sang coulait le long de son bras…
- L’ambulance est en route informa Morgan.
Au même moment Hotch’ se releva :
- Pour lui c’est trop tard.
- Personne d’autre n’est blessé ? s’enquit Perry.
- Non, répondit Emily en entrant dans la pièce. Une chance qu’il ne soit pas aussi bon tireur que toi mon vieux, lui lançât-elle avec un clin d’œil.
- Ou aussi mauvais : je visais sa main lui rétorqua-t-il avec un autre clin d’œil juste avant de perdre à nouveau connaissance...

Le lendemain à l’hôpital tout le monde était présent, Garcia entra dans la chambre suivi de DiPaolo qui venait d’aller la chercher à l’aéroport, ayant mérité elle aussi ses trois jours de repos :
- ...et la balle a traversé ton bras pour finir sa course dans le chambranle de la porte termina Santini.
- Eh ! salut Baby Girl, bienvenue à New York déclara Derek à Penelope avec un grand sourire. Alors, vous avez discuté puces et microprocesseurs tous les deux ?
- Oh oui. Mais pas seulement répondit-elle en adressant un regard malicieux à JJ.
- Attrape Sean, il y avait une lettre pour toi au bureau, dit Tony.
- Merci, mais si tu voulais bien me la donner en main propre ça m’arrangerai, je ne suis pas encore prêt à jouer receveur pour les Jets*.
- Bah, la balle t’a à peine effleuré, plaisanta Paul. Et tu t’es évanoui seu-lement pour ça, t’es loin d’être l’inspecteur John McLane**.
- Oui, mais je ne suis pas Bruce Willis et c’est loin d’être du cinéma. Puis si j’ai perdu connaissance c’est parce que j’ai frappé la tête sur la table à cause du taser, pas à cause de cette fichu balle, bougonna-t-il.
- C’est bien ce que je dis...
- Bref, merci à tous d’être passé me voir. Vous repartez quand pour Quantico ?
- Et bien nous n’avons pas d’affaires pour le moment, répondit Rossi.
- De plus Reid nous a demandé de rester afin de visiter la ville. Chose qu’il n’a pas eu l’occasion de faire lors de notre dernière venue, enchaînât Aaron.
- Et il y a encore un peu de paperasse à terminer, argumenta Prentiss.
- Oui, sans oublier qu’après plus de trois mois sans repos et une telle en-quête notre chef nous laisse un peu de répit, repris Spencer.
- Bien, et donc ? Vous repartez... ?
- Dans trois jours conclu Morgan.
- Bene ! coupa Tony, je vais vous faire découvrir plein d’endroit sympas et historique, nous irons à...
- Non, non, non, non, non intervint Helen, je m’occupe des filles et toi des garçons...vous allez adorer ça mesdemoiselles, je connais quelques endroits fort sympa...
- NON MAIS QU’EST-CE QUE C’EST QUE CE CIRQUE !?! s’écria l’infirmière en entrant dans la chambre.
- ...thiques, hum.
- DEHORS ! que n’avez-vous pas compris dans la phrase « une seule personne à la fois » ?
- Je crois que c’est le moment pour nous de partir d’ici mon grand, repris Santini. Elle se leva du lit où elle avait pris place à côté de Sean et déposa une bise sur sa joue. Je repasse plus tard.
- Eh ! attendez, vous n’allez pas m’abandonner quand même ? il y en a bien un de vous qui peux rester ? protesta Perry.
- Non mais écoutez-moi ce petit garçon, plaisanta Morgan. Alors, on a peur de se retrouver tout seul avec la méchante infirmière.
- Méchante moi ? non mais vous plaisantez ! de toute façon ce n’est pas possible, le médecin va arriver, rétorqua la dite infirmière.
- Aaahhhh enfin ! je vais savoir quand est-ce que je vais sortir d’ici ! s’écria Sean.
Tous sortirent de la chambre avec un léger sourire et Helen leur expliqua :
- Il déteste les hôpitaux, il y a de très mauvais souvenirs.
- Oui, je le comprends lui répondis JJ.
- Bien. Mesdemoiselles, si vous voulez bien me suivre, nous allons com-mencer notre visite par un bon petit café au Central Perk, ce n’est pas très loin.
- Eh bien, messieurs, enchaîna Tony, allons donc de notre côté.



Dans la chambre :
- Alors, quand est-ce que le médecin arrive ? demanda Sean.
- D’ici une ou deux heures, répondit l’infirmière Kelly.
- QUOI ! deux heures ! non mais ce n’est pas possible ! je ne tiendrais jamais jusque-là et...non mais attendez, vous plaisantez, c’est ça ?
- Qui moi ?
- Oui, oui, oui vous !
- Bien sûr, il sera là d’ici un quart d’heure environ rétorqua-t-elle avec un sourire amusé.
- Hum, Morgan avait raison : vous êtes vraiment méchante lui retourna-t-il avec le même sourire.
Elle sortit de la chambre en affichant cette fois un large sourire.

« Bon et bien te voilà seul » se dit-il. « Voyons un peu cette lettre ...»

« Direction Générale du Bureau Fédéral d’Investigation.

Objet : affectation dans un service suite à demande d’agent.

Monsieur, suite à votre demande spécifique, après étude de votre dossier personnel et après consultation des différents directeurs concernés, nous vous informons par la présente que votre demande d’affectation a reçu une réponse favorable.
Aussi nous vous informons que votre nouveau service prendra effet le 1er Novembre 2008, sous réserve d’acceptation de votre part.
Nous vous rappelons également que cette unité est la seule existante au sein du Bureau et que de ce fait il n’y a d’autres choix d’affectations pour le service demandé.

Veuillez prendre rendez-vous au plus tôt avec votre directeur actuel afin de lui faire part de votre décision. »


« Waouh ! » s’écria-t-il en se levant d’un bond de son lit. Ça ne me laisse à peine qu’un mois tout çà, pensa-t-il en faisant les cents pas. Puis il faut que je l’annonce à Helen, et aux autres...j’espère qu’ils vont être contents. Mais oui, ils vont l’être. Et s’ils ne le sont pas ? Que vont-ils penser de tout ça ? Vont-ils croire que je les abandonne ? Suis-je vraiment prêt à laisser Helen ? Surtout après toute cette affaire ? Les questions se bousculaient dans sa tête. A force d’aller et venir dans sa chambre il bouscula le fauteuil qui se renversa, faisant tomber un sac à main. Il redressa le siège, attrapa le sac et se mit en route pour aller à l’accueil afin de prévenir Santini de cet oubli. Tenant la lettre d’un côté et le sac de l’autre, il mit la main sur la poignée de la porte et...
- AIE ! OUILLE ! AIE !
Rougissant aussitôt :
- Oh bon sang ! je suis vraiment désolé !! s’empressa-t-il de dire à JJ qui, se rendant compte de son oubli, était revenue chercher son sac.
Il lui frotta doucement la tête à l’endroit où il lui avait lui-même mis un coup et repris :
- Vous allez bien ? ce que je peux être maladroit ! je suis sincèrement désolé, je ne vous ai pas vu. Il ne savait plus quoi dire pour s’excuser.
- Ça va, ça va, pas de panique. Plus de peur que de mal. Tu as la tête dure. Etonnant que tu aies perdu connaissance.
- Euh...oui...désolé. Il l’aida à s’asseoir sur le fauteuil bien qu’elle n’en eu pas besoin.
- Où partais-tu comme ça ? tu as déjà le droit de quitter l’hôpital ?
- Non. Enfin, je ne sais pas, le médecin n’est pas encore passé. Je me suis rendu compte que vous aviez oublié vote sac, je sortais pour l’amener à l’accueil et prévenir Helen.
- C’est justement pour ça que je suis revenue. Merci dit-elle en se frottant légèrement la tête.
- Vous êtes sûre que ça va ? demanda-t-il à nouveau.
- Oui, ne t’inquiètes pas, c’est juste un petit coup. Tu pourrais me tutoyer tu ne crois pas ? d’ailleurs pourquoi suis-je la seule que tu vouvoies encore en dehors de Hotch’ et Rossi ?
- Tout simplement parce que les autres m’ont demandé de les tutoyer.
- Ok, donc tu attendais mon accord c’est ça ?
- Oui.
- Bien. Tu l’as. Bien que ce n’était pas nécessaire vu que je te disais déjà tu. Comment ça va toi ?
- Euh, d’accord, désolé...Ça va, je ...
TOC TOC TOC
- Bonjour, je me présente, Docteur Mills. Comment vous sentez-vous ?
- Ah, bonjour docteur. Bien je me sens bien. Un peu mal au bras mais pour le reste tout va bien. Quand est-ce que je peux sortir alors ?
- Attendez, ne soyez pas si pressé, d’abord je dois vous examiner. Asseyez-vous sur le lit. Mademoiselle, vous voulez bien nous laisser le temps de cet examen je vous prie.
- Non ! elle peut rester intervint Sean.
Aux regards surpris et interrogateurs de Jennifer et du docteur, il enchaînât :
- Euh, enfin si ça ne vous dérange pas. Moi ça ne me dérange pas, enfin, je veux dire si elle veut rester ça ne me pose pas de problèmes, vous comprenez ? sauf si bien sur ça pose un problème à l’un ou l’autre alors elle peut attendre dehors mais moi...
- Pas de problèmes pour moi non plus, coupa Mills. Par contre on dirait que ce coup sur la tête vous a plus atteint que ce que l’on pensait.
- Comment ça ?
- Vous avez...disons...quelques difficultés à vous exprimer.
- En fait docteur, je vous assure que cela n’a rien à voir avec le coup reçu répondit JJ.
Perry baissa alors les yeux, ses joues s’empourprant à nouveau, il reprit :
- Hum, elle a raison docteur. J’ai quelque fois du mal à m’exprimer sans m’embrouiller l’esprit en fait. Trop de choses à penser en même temps vous voyez ?
- Si vous le dites, répondit le médecin avec amusement. Pour ma part votre scanner crânien n’a rien montré d’anormal, cela me convient. Aller, asseyez-vous au bord du lit. Parfait. Voyons çà.
Il testa sa sensibilité jusqu’au bout des doigts et manipula son bras et son épaule plusieurs fois. Sean grimaçait de temps à autre.
- Bien. Ça m’a l’air plutôt pas mal, dit-il enfin.
- Donc je peux sortir dès maintenant ? l’interrompit Perry.
- Décidément vous êtes vraiment pressé de nous quitter.
- Désolé.
- Ce n’est pas grave. J’ai une bonne nouvelle, vous pouvez sortir dès cet après-midi quatorze heures. Ça me laissera le temps de faire les papiers de sortie ainsi que vos ordonnances de soins et antidouleurs. Mais interdiction de reprendre le travail et vous aurez droit à trente séances de kinésithérapie.
- Promis : je ne ferais que du travail de bureau et, docteur, s’il vous plaît, ne me donnait pas quelque chose de trop fort non plus, je ne suis pas un grand fan de médicaments.
- Eh bien, vous n’aimez vraiment pas tout ce qui est médical on dirait…ne vous inquiétez pas, avec ce que je vais vous donner il n’y a aucun risque d’accoutumance et ces médicaments sont assez fort tout de même pour calmer la douleur. Pour en revenir au travail...
- La discussion est close, coupa Sean. Merci beaucoup docteur, merci pour tout. Je sors à quatorze heures alors ?
- Oui, je vous garantis qu’à quatorze heure une vous serez dans la rue, dit le médecin en s’approchant de la porte. Ah ? tenez mademoiselle, vous avez fait tomber cette lettre. Au revoir.
JJ pris le papier tout en disant qu’il ne lui appartenait pas.
- Merci d’être resté, je suis désolé mais je déteste vraiment les hôpitaux et les médecins, dit Sean à l’attention de Jennifer.
- Je t’en prie, Helen me l’a dit. Je suppose qu’elle est à toi, dit-elle alors en tendant la feuille à Perry. Direction du F.B.I ? Bonne ou mauvaise nouvelle ?
- Bonne parce que c’est ce que je voulais, mais mauvaise selon la réaction de mes équipiers.
- Comment ça ?
- Et bien j’ai demandé mon affectation dans une unité spéciale et elle a était acceptée.
- Et tu as fait ta demande sans prévenir ton équipe c’est ça ?
- Non ! ils sont au courant, je ne leur aurais jamais caché ça !
- Et bien alors, qu’est-ce qui t’inquiète ?
- C’est que mon affectation est dans un autre Etat. Vous comprenez ça...
- TU !
- Euh, oui, désolé... tu comprends ça fait quatre ans que l’on travaille ensemble, nous avons créé des liens. J’ai peur qu’ils ne se disent que je les abandonne.
- Si vous avez créé des liens aussi forts que ce que tu penses, à mon avis ils seront contents que tu obtiennes ce que tu voulais.
- Oui, c’est vrai, tu as raison.
- Mais ?
- Il y a...
- Helen ?
- Oui.
- Elle t’aime, ça se voit, elle peut demander aussi son affectation là-bas. Les couples ont droit d’être muté au même endroit tu sais. Vous ne serez peut-être plus dans la même équipe parce que le Bureau n’est pas très friand de ce genre de rapprochement entre membres d’une équipe mais vous pourrez avoir la même affectation.
- Les couples ? ? mais nous ne sommes pas en couple !
- Ah bon ?
- Elle est fiancée à Steve !
- Ah bon ?
- Pourquoi penses-tu que nous sommes ensemble ?
- Eh, je ne suis pas profiler moi ! et puis tu avoueras que vous êtes très proche donc bon...
- Euh, oui, c’est vrai. Mais...en fait son père était le meilleur ami de mon père. J’avais quatorze ans lorsque ma mère est décédée. Mon père m’a élevé avec l’aide des parents d’Helen. Vous comprenez...Euh, désolé, vieille habitude...tu comprends, nous n’avons que trois mois d’écart, nous nous connaissons depuis notre naissance, nous avons grandi ensemble, nous avons fait nos études ensemble, nous sommes entré au Bureau ensemble, nous sommes tombé dans la même équipe ...bref, elle est comme ma petite sœur. Puis avec toute cette affaire...Elle est Steve sont ma seule famille...
- Je comprends. Mais justement, ils sont ta famille et veulent donc plus que tout ton bonheur.
- C’est certain, je sais qu’ils vont être contents pour moi. Depuis que je lui en ai parlé, Helen n’arrête pas de me dire que c’est le poste qu’il me faut, et que comme affectation ce n’est pas si loin.
- Alors rien à craindre. Et où est cette affectation ?
- A Quantico...
- Ah ?
- Dans l’unité d’analyse comportementale.
- ...




*Jets : équipe de foot américain basée dans le New Jersey.
**John McLane : nom du héros joué par Bruce Willis dans la quadrilogie des films « Die Hard » (58 minutes pour vivre ; Piège de cristal ; Une journée en enfer ; Die hard 4 : retour en enfer).


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siahnna
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mar 20 Déc 2011 - 18:01

je veux une autre suite ! une AUTRE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! angel angel
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mar 20 Déc 2011 - 18:24

Voilà voilà, la fin du chapitre un...
Je continue le chapitre 2 et je vous le mets (mais un peu de patience hein Wink )




Trois jours plus tard dans l’avion les ramenant en Virginie.

- Alors Spence, que penses-tu de « La Grande Pomme* » maintenant que tu la visitée ? demanda Jennifer.
- C’est une ville magnifique. Vous saviez que New York est la ville la plus peuplée des Etats-Unis avec une population de huit millions cent quarante-trois mille deux cent habitants répartis dans cinq grand districts qui sont Manhattan, Brooklyn, Le Queens, Le Bronx, et Staten Island. « La ville qui ne dort jamais **» est la deuxième ville du monde en nombre de milliardaire juste après Moscou. C’est une métropole parfaitement intégrée dans la mondialisation...
Emily entraînât alors JJ vers le fond de l’appareil où se trouvait Garcia, laissant Reid continuer son exposé et demanda :
- Et toi alors, que penses-tu de New York ? Ou plutôt des New Yorkais ?
- Comment ça ? interrogea Jareau.
- Oui c’est ça, joue les ignorante repris Penelope. On te parle d’un grand brun musclé aux yeux vert qui va bientôt rejoindre notre unité.
- Ah, ok... et bien quoi ?
- Non mais je vais l’étrangler ! et bien quoi ?!? Tu ne vas pas nous la refaire façon «Lamontagne » et nous laisser sur notre faim !
- De quoi parles-tu Garcia ?
- De ta relation avec Will qui n’a pas marché et dont tu ne nous as pas parlé ! Oui, nous étions au courant et nous attendions que tu nous en parles. Tu ne l’as pas fait mais nous nous en sommes occupé entre nous avec Emily... bref, revenons à celui qui nous intéresse : il n’a cessé de te dévorer des yeux ces trois derniers jours !
- Et dès le premier il était rouge comme une pivoine à peine après t’avoir dit bonjour ! enchaînât Prentiss.
- Ah oui ? l’on m’a caché ça ?
- Oui Garcia, il a rougit après avoir dit à mademoiselle, je cite « la télé ne révèle vraiment pas toute votre beauté ».
- Quoi ! et tu m’as caché ça ! dit Penelope en pinçant légèrement la cuisse de JJ.
- Eh, Penelope Garcia voulez-vous bien arrêtez ceci ! s’écria Jennifer avec un sourire avant de reprendre la parole :
- Nous verrons bien ce qu’il se passera. Mais étant donné que nous allons faire partie de la même équipe...
- Et que comme quelqu’un me l’a si bien dit pour Kevin et moi, n’est-ce pas, Rossi est lui-même à l’origine de cette règle sur la fraternisation entre membre du Bureau, rappela Garcia. Et comme tu me l’a donc si bien dit, il l’a lui-même enfreinte, ça ne lui posera donc aucuns problèmes.
- Comme je le disais, repris JJ, nous verrons bien ce qu’il se passera demain...mais je dois avouer que les New Yorkais ne sont vraiment pas mal dit-elle avec un sourire en s’enfonçant dans son siège et regardant par le hublot.
Emily conclut alors :
- Comme l’a dit Franklin Delano Roosevelt: « La seule limite à notre épanouissement de demain sera nos doutes d’aujourd’hui. »





*La Grande Pomme : l’un des surnoms donné par les Américains à la ville de New York.
**La ville qui ne dort jamais : autre surnom donné par les Américains à la ville de New York.

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siahnna
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mar 20 Déc 2011 - 18:30

wahou applaud vivement le chapitre 2 Very Happy :calin:
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mar 20 Déc 2011 - 18:40

siahnna a écrit:
wahou applaud vivement le chapitre 2 Very Happy :calin:
Merci beaucoup merci2 :calin: thank_you1
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mar 20 Déc 2011 - 18:55

Heyyyy ! Moi aussi j'attend
Miss la suite s'il te plait.
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mar 20 Déc 2011 - 20:25

PtitBN92 a écrit:
Heyyyy ! Moi aussi j'attend
Miss la suite s'il te plait.
Je suis en plein dedans Cool
Par contre pas Miss mais mister hein Wink je sais y'à pas beaucoup de mecs sur le forum mais j'en suis un Razz
flower quand même merci2 :calin:
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MessageSujet: Re: Rencontre   Mar 20 Déc 2011 - 20:43

Springf83 a écrit:
PtitBN92 a écrit:
Heyyyy ! Moi aussi j'attend
Miss la suite s'il te plait.
Je suis en plein dedans Cool
Par contre pas Miss mais mister hein Wink je sais y'à pas beaucoup de mecs sur le forum mais j'en suis un Razz
flower quand même merci2 :calin:

Oups désolé j'avais mal regarder le signe, j'ai du confondre avec siahnna angel hallu
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MessageSujet: Re: Rencontre   Jeu 22 Déc 2011 - 4:22

BRAVOOOOOO!!! applaud applaud applaud J'A-D-O-R-E

Par contre, si je ne me trompes pas, j'ai remarquer que dans ta fic se glissait un homme, visiblement sous le charme de JJ, et qui à des caracteristiques physiques similaires à un membre de ce forum sourit_vert sourit_vert



Springf83 a écrit:
Bureau du FBI, 26 Federal Plaza, New York, mercredi 10 Septembre.

Sa carrure d’athlète allant parfaitement avec son mètre quatre vingt cinq, ce brun aux cheveux courts et yeux vert portait un costume gris clair, une chemise rose pâle et une cravate rayée anthracite, il tendit la main en se présentant :
- Sean Perry, enchanté.
- Agent...
- ...Jennifer Jareau je sais. La télé ne révèle vraiment pas toute votre beauté dit-il, s’empourprant aussitôt.
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MessageSujet: Re: Rencontre   Jeu 22 Déc 2011 - 4:55

Alors là je ne vois pas du tout de qui tu parles ?!?!? angel

Sinon merci merci2 , je suis en train d'écrire la suite Wink
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Meyl-Ninou
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MessageSujet: Re: Rencontre   Jeu 22 Déc 2011 - 4:59

Ouais ouais c'est ça, j'ai bonne mémoire, j'ai reconnu à la première lecture. sourit_vert
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