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 Vendatta [The Mentalist]

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Sweetylove
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MessageSujet: Vendatta [The Mentalist]   Ven 21 Oct 2011 - 12:22

Salut à tous,
je vous poste aujourd'hui le début de l'une de mes fics sur la série The Mentalist, la première à avoir fait de moi une véritable accroc, après X-Files bien entendu Very Happy
Il y a en tout 12 chapitres et je ferais de mon mieux pour poster régulièrement
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture study study study


***********

Vendetta

Chapitre 1: comportement étrange

Un Lundi matin au CBI. Rien à faire, sauf attendre la prochaine enquête. De ce fait, Jane se trouvait encore et toujours allongé sur son canapé fétiche. Il somnolait mais ne parvenait pas à trouvé le sommeil. La dernière enquête l’avait quelque peu perturbé mais il ne l’avait dit à personne, pas même à Cho à qui pourtant il lui arrivait de se confier. D’ailleurs, ce dernier travaillé à la rédaction de son rapport. Très consciencieux cet homme.
Rigsby mangeait comme à son habitude et Van Pelt faisait des recherches sur son ordinateur. Chacun était bien occupé et Jane ne savait pas qui embêté. Il avait bien pensé à Lisbon mais elle ne semblait pas allée très bien en ce moment. Il la trouvait fatiguée, tendu et facilement irritable. Alors il évitait de la taquiné. Mais le comportement distant de sa patronne l’intrigué beaucoup, tout cela devait cacher quelque chose d’important mais quoi? Jamais Lisbon n’agissait ainsi avec lui, ni avec les autres d’ailleurs. Il fallait qu’il en apprenne plus. Le simple fait de la savoir dans son bureau, se cachant des autres le rendait triste. Il aimait beaucoup Lisbon, elle était sa meilleure amie, celle sur qui il pouvait compter lorsqu’il n’allait pas bien, celle qui était prête à risquer beaucoup de choses, y comprit sa carrière, pour lui venir en aide. Qui serait-il s’il ne l’aidait pas? Serait-il vraiment un bon ami s’il se contentait de la regarder souffrir chaque jour non loin de lui sans rien faire? Définitivement non.
Alors il se leva, marcha jusqu’au bureau de Lisbon et entra sans même frapper à la porte, comme à son habitude. Il s’attendait à se faire engueuler, mais rien. Il pensait la trouver en train de pianoter sur son ordinateur ou rédiger son rapport, mais au lieu de ça, il la trouva allongé sur son canapé, une main couvrant son visage, l’autre derrière sa tête.
A ce moment là, Patrick Jane se dit que vraiment quelque chose n’allait pas. Voir Lisbon ainsi, dormant en pleine journée dans son bureau, son rapport non terminé, c’était bien la première fois. Elle avait vraiment des problèmes car jamais elle ne se serait laissée aller ainsi, même si elle était fatiguée, l’agent en elle avait toujours le dessus sur la femme.
Il avança lentement et se mit à genou en face d’elle. La jeune femme dû sentir sa présence car elle se redressa rapidement et se retrouva assise sur le canapé. Jane avait reculé et lui se retrouva sur les fesses. En temps normal, Lisbon aurait bien rit de voir son consultant ainsi, mais rien n’était normal en ce moment. Elle se contenta de le regarder avant de se lever pour retourner s’assoir à son bureau. Elle ne fit rien pour aider le blond à se relever. Elle l’ignora pensant qu’il finirait par se relever et partir, mais c’était sans compter sur la ténacité de l’homme qui était bien décidé à en apprendre plus. Il se releva donc et vint se poster juste devant le bureau de sa patronne, attendant qu’elle lève les yeux. Chose qu’elle fit au bout de quelques secondes, ne supportant pas le regard du consultant sur elle. Il avait vraiment le don de l’exaspérer, sans même prononcer une parole.
Lorsque leurs regards se croisèrent, Lisbon sentit qu’elle ne pourrait pas lui cacher bien longtemps la raison de son soudain changement d’attitude. Mais serait-elle assez forte pour le faire? Était-il la bonne personne à qui parler de tout ça? Elle avait des doutes, mais il semblait être le seul à avoir remarqué qu’elle n’allait pas bien. En même temps, il était mentaliste, c’était son métier de remarquer ce genre de choses.
Mais aujourd’hui elle ne se sentait pas la force de parler.

Jane n’avait pas encore bougé. Il attendait un geste de la part de la jeune femme tout en sachant qu’il risquait d’attendre longtemps. Mais il n’avait rien d’autre à faire pour la journée. Il resterait aussi longtemps que nécessaire. Lisbon avait besoin de parler, il le sentait et il ne serait pas celui qui lui tournerait le dos en pareil circonstance.
Il finit par prendre place dans le confortable fauteuil en face du bureau et ne quitta pas la jeune femme des yeux. Elle en était troublée mais il ne changea pas la direction de son regard pour autant. Il savait qu’en général, lorsque les gens se sentait observés, ils parlaient afin d’avoir la paix. Il savait que Lisbon n’était pas comme tous les gens, et qu’il en faudrait bien plus pour qu’elle parle, mais il espérait être assez déstabilisant pour qu’elle réagisse. Elle n’avait, pour ainsi dire, parlé à personne de la journée et il fallait qu’il sache pourquoi.
La jeune femme se décida donc à ouvrir la bouche.

“_ Jane,” souffla-t-elle exaspérée, “j’ai beaucoup de travail donc, si vous voulez bien sortir je pourrais terminer ce que j’ai à faire et partir.”
“_ Partir? Si tôt?” S’étonna le mentaliste. “Mais il n’est même pas quinze heures.”
“_ Je suis fatiguée et …… j’ai un rendez-vous,” finit-elle par répondre.
“_ Où ça?” Questionna encore Jane, bien trop curieux.
“_ Ça ne vous regarde pas,” s’énerva-t-elle. “Maintenant veuillez sortir avant que je ne m’énerve.”
“_ Bon, très bien je sors,” capitula-t-il, voyant bien que ça ne servait à rien d’insister.

Jane se leva et se dirigea vers la porte, lentement, très lentement, trop lentement pour Lisbon qui sentait qu’elle allait craqué devant lui s’il n’allait pas plus vite. Et elle ne voulait pas que cela arrive tant qu’il y aurait quelqu’un pour la voir. Elle ne voulait pas montrer ses faiblesse aux autres, et pleurer en était une. La pire de toutes. Finalement, le consultant atteignit la porte et l’ouvrit pour sortir du bureau. Il allait refermer quand Lisbon le rappela.

“_ Jane, je…. Je suis désolée de vous paraître aussi distante en ce moment.”
“_ C’est le moins qu’on puisse dire.”
“_ Pardonnez-moi, mais j’ai quelques soucis en ce moment et…. Enfin je ne voudrais pas que vous le preniez mal.”
“_ Pas de problème. Mais si vous avez besoin de parler je serais là, ok?”
“_ Ok.”

Et il sortit rejoindre son canapé, laissant la jeune femme seule dans son bureau. Il était de plus en plus inquiet pour elle. Il fallait qu’il fasse quelque chose pour l’aider mais, tant qu’il ne connaitrait pas la raison de son comportement il ne pourrait pas faire grand-chose. Il s’installa donc comme à son habitude, allongé et laissa le temps défiler.
Une nouvelle heure passa, puis une autre et encore une autre. Finalement, le soir arriva et il vit ses collègues rassemblaient leur affaires et quitter les bureaux pour rentrer chez eux. Il s’étonna que Lisbon ne soit pas encore partie. N’avait-elle pas dit qu’elle devait partir tôt car elle avait un rendez-vous? Ou avait-elle simplement dit ça pour qu’il lui fiche la paix? C’Était surement ça, elle s’était peut-etre dit que s’il pensait qu’elle devait partir, alors il monterait dans son grenier car il n’avait rien à faire et qu’elle serait enfin tranquille.
Mais il ne bougea pas. Il voulait attendre que Lisbon parte, il fallait qu’ils aient une conversation et même si sa patronne ne voulait rien lui dire, elle finirait par le faire, il trouverait un moyen de la faire avouer. Il travaillait depuis assez longtemps avec la police pour avoir apprit comment faire craquer les gens.

- o -


Lisbon finissait de taper son rapport lorsqu’elle remarqua le silence dans la pièce d’à côté. Elle regarda l’heure et constata qu’il était presque vingt trois heures. Elle ne s’était même pas rendu compte que la journée était finit depuis longtemps. Elle s’étonna un peu que Jane ne soit pas revenu la voir mais s’en sentit soulagée, elle n’avait pas envie de devoir de nouveau affronter son regard inquisiteur, ses questions auxquelles elle aurait bien du mal à mentir.
Elle mit la dernière touche au dossier puis éteignit son ordinateur, prit son manteau ainsi que son sac et quitta son bureau. Elle se dirigea directement vers l’ascenseur lorsqu’elle sentit une présence derrière elle. Qui cela pouvait-il bein être?
En temps normal, Lisbon n’aurait pas réagit, elle se serait contentée d’attendre l’ascenseur et de partir. Mais encore une fois, rien n’était normal. La jeune femme eu peur et accéléra le pas, mais la personne se rapprochait de plus en plus d’elle. Elle finit donc par prendre l’escalier et dévala les marches plus vite qu’elle ne l’avait jamais fait par le passé. Elle faillit même à plusieurs reprises tomber mais elle se rattrapait à chaque fois à la rampe, ne voulant pas perdre l’avance qu’elle avait sur son poursuivant. Elle arriva au rez-de-chaussée et courut jusqu’à sa voiture. Elle chercha ses clés dans son sac mais, ses mains tremblaient tellement qu’elle les fit tomber sous le véhicule. Elle se pencha, chercha désespérément mais ne trouva rien, alors elle se releva et partit en courant vers la rue, ne sachant toujours pas qui était à sa poursuite. Elle ne voulait même pas le savoir. La seule chose qu’elle voulait s’était mettre le plus de distance possible entre eux.
Elle courait à en perdre haleine, priant pour arriver chez elle entière. Elle regretta même de ne pas être partie en même temps que ses collègues, ainsi elle ne se serait pas retrouvée dans cette situation. Mais il ne servait à rien d’avoir des regrets, il était trop tard à présent.
Elle arriva enfin chez elle mais, elle réalisa qu’elle n’avait pas les clés, celle-ci se trouvant avec celle de sa voiture, sur le parking du CBI, à plusieurs kilomètres de là.
Elle réfléchit alors à toutes les options qui se présentaient à elle et opta par celle qu’elle laissait volontairement de côté depuis plusieurs semaines, appeler Jane.
Elle savait que si elle faisait ça il lui poserait encore des questions, il ne la laisserait pas esquiver la situation plus longtemps. Mais elle avait besoin de se sentir en sécurité et aussi étrange que cela puisse paraitre, la présence de Jane avait un effet apaisant sur elle.
Lisbon se dit à l’instant où cette pensée traversa son esprit qu’elle n’était vraiment plus la même qu’avant. Jamais elle n’aurait fait appel à qui que ce soit pour l’aider quelques semaines plus tôt, jamais elle n’aurait eu peur d’une présence inconnue derrière elle dans les bureaux du CBI. Mais aujourd’hui elle semblait être redevenue la bleue qu’elle était il y a quelques années, celle qui ne se sentait pas en sécurité lorsqu’elle se retrouvait seule dans le noir, dans les locaux du CBI ou pas.

La jeune femme sortit son téléphone de sa poche et appuya sur la touche d’appel rapide. Elle écouta la tonalite, l’informant que son appel était en cours et attendit que Jane réponde, son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine.

- o -

Jane dormait toujours sur son canapé lorsqu’il entendit du bruit provenant du couloir. Le temps qu’il se lève, il vit un homme prendre les escaliers. Il se dit que ce devait être l’homme du service d’entretien qui faisait son nettoyage, il n’y prêta donc pas plus attention. Il se dirigea vers le bureau de Lisbon, il voulait lui dire qu’il se faisait tard et qu’il fallait penser à rentrer chez elle mais, lorsqu’il arriva à la porte, il constata que la jeune femme était déjà partie. Il ne l’avait même pas entendu, elle avait surement pris toutes les précautions pour ne pas le réveiller et ainsi échapper à la discussion qu’ils ne manqueraient pas d’avoir tous les deux. Il en fut quelque peu peiné mais que pouvait-il y faire? Si elle ne voulait pas parler, alors il devrait attendre qu’elle se décide d’elle-même. Ca n’allait pas être facile pour lui de faire comme si tout allait bien mais pour elle il ferait cet effort, il tenait trop à elle pour la blesser. Il se décida donc à rentra donc chez lui.
Mais en arrivant au parking, il remarqua le véhicule de Lisbon, toujours au même endroit que le matin, lorsqu’elle était arrivée. Ne comprenant pas pourquoi la voiture se trouvait encore là, il la rejoignit pour voir si par hasard la jeune femme ne se trouvait pas à l’intérieur. Mais il ne vit rien d’autre que du vide et son reflet dans la vitre. En faisait le tour il vit quelque chose brillait au clair de lune juste sous la voiture, côté conducteur. Il se pencha et attrapa ce qu’il identifia comme les clés de sa patronne. Alors, milles questions traversèrent sa tête. Pourquoi les clés de Lisbon se trouvaient-elles sous la voiture, ainsi que celles de son appartement? Où se trouvait Lisbon puisque sa voiture était toujours ici? Avait-elle des problèmes? Surement, et lui n’était pas là pour lui venir en aide puisqu’il ne savait même pas où la trouver. Il décida de partir à sa recherche, mais par où commencer?
Tout en roulant il repensa aux dernières semaines écoulés, Lisbon n’était pas comme d’habitude, elle se terrait dans son bureau du matin au soir, elle ne laissait personne l’approcher et elle ne parlait à personne si cela n’avait pas un rapport direct avec une affaire. Il avait dû lui arriver quelque chose qui l’avait perturbé.
Il arriva enfin à l’appartement de la jeune femme au moment même où son téléphone se mit à sonner. Il regarda le nom de l’appelant et fut soulagé de lire qu’il s’agissait de Lisbon. Il ne décrocha pas car il la vit sur le pas de sa porte, tremblante de froid, son téléphone collait à l’oreille dans l’attente d’une réponse. Elle lui tournait le dos et ne l’avait donc pas vu. Elle ne semblait même pas avoir entendu sa voiture arriver. Vraiment étrange.
Il sortit du véhicule et marcha rapidement vers la jeune femme qui ne le remarqua toujours pas. Elle n’était vraiment plus elle-même si elle n’entendait pas les pas se rapprochant derrière elle. Jane posa sa main sur l ‘épaule de sa patronne et celle-ci sursauta en hurlant.

“_ Lisbon du calme, c’est moi,” la rassura-t-il.
“_ Jane, oh mon Dieu vous m’avez fait peur,” répondit-elle, une main sur le cœur, tentant de retrouver une respiration normale.
“_ Vous ne m’avez pas entendu arriver?”, questionna-t-il, de plus en plus inquiet.
“_ Non, je…. Je n’ai rien entendus,” avoua la jeune femme.
“_ Pourquoi attendez-vous devant la porte?”
“_ J’ai…heu, j’ai oublié mes clés au bureau et……”
“_ Et vous avez décidé de rentrer à pieds, c’est ça?”

Lisbon se sentit toute bête face à la situation. Elle se trouvait devant chez elle, tremblante de froid, encore terrifiait de la poursuite dont elle avait fait l’objet et attendant de l’aide de la seule personne qui allait se moquer d’elle. Mais en le regardant bien, Jane n’avait pas l’intention de le faire. Il semblait plutôt inquiet pour elle. Il avait dû voir sa voiture sur le parking et se demandait surement pourquoi elle était partie à pieds. Mais elle ne se sentait pas de lui expliquer. Et là, elle remarqua que Jane tenait dans sa main son trousseau de clés. Elle releva les yeux vers lui, attendant le moment où il allait lui poser la question qu’elle savait venir. Mais au lieu de ça, il ouvrit la porte de l’appartement et l’invita à entrer en la laissant passer devant lui. Elle le remercia et se retrouva dans l’entrée de son appartement.
Jane alluma la lumière et se tourna vers elle. Les questions lui brulaient les lèvres, mais il respectait le silence de la jeune femme. Il ne fallait surtout pas la brusquer s’il voulait qu’elle lui parle de son problème. La jeune femme n’avait toujours pas bougé, elle avait le regard dans le vide, comme si quelque chose dans la pièce lui faisait peur. Jane se retourna vers le salon et alors seulement il remarqua le désordre qui régnait dans la pièce, comme si une tempête avait dévasté les lieux. Il avança dans la pièce et regarda un peu partout, cherchant à comprendre pourquoi Lisbon n’avait pas fait un peu d’ordre, sachant bien évidement ce qu’il s’était passé. Il ne lui en voulait pas de ne lui avoir rien dit mais il était déçu qu’elle garde tout pour elle. Il était son ami, elle pouvait se confier à lui, alors pourquoi ne pas le faire? Pourquoi s’obstiner à tout garder pour elle?
Il se retourna de nouveau vers elle, ses yeux demandant une explication à tous ça. Lisbon n’osa pas le regarder, elle savait que si ses yeux croisaient le regard de son consultant, elle lui dirait tous, enfin presque tous. Et ce serait le mettre en danger, chose qu’elle ne voulait pas. Mais inévitablement, leurs yeux se croisèrent. Elle prit donc une profonde inspiration et se lança.

“_ J’ai été cambriolé il y a quelques jours et….” commença-t-elle. “Je n’ai pas eu le temps de remettre de l’ordre.”
“_ Ils vous ont fait du mal?” Demanda la voix plus qu’inquiète du mentaliste.
“_ Comment…. Je…. Comment savez-vous que j’étais chez moi à ce moment-là?”
“_ Votre regard Lisbon,” lui répondit-il, “il me dit tous ce que j’ai besoin de savoir.”
“_ Il ne vous dit pas tous,” souffla la jeune femme.

Cette dernière phrase avait été chuchotée, mais Jane l’entendit quand même. Ainsi elle avait été blessé lors du cambriolage, mais il devait y avoir autre chose, rien que son regard lui faisait comprendre qu’une chose horrible s ‘était passé, c’était la seule explication à la peur qu’il lisait dans les yeux de la jeune femme. Et il n’aimait pas la savoir terrifié, c’était une chose qui lui faisait mal au cœur.
Jane ne chercha pas à prolonger la discussion, de toute façon Lisbon ne lui aurait rien révélé de plus alors à quoi bon? Il commença à ranger un peu, faisant de la place sur le canapé pour que sa patronne puisse s’installer, ce qu’elle fit en le remerciant d’un sourire. Ensuite il se rendit dans la cuisine et revint avec deux tasses fumantes, l’une de café et l’autre de thé. Il prit place à côté d’elle et lui tendit la tasse. Lisbon but le liquide chaud à petites gorgés, savourant le silence du moment et la présence de Jane à ses côtés. Elle se sentait en sécurité avec lui ici, bien qu’il ne puisse pas faire grand-chose pour l’aider, mais le simple fait qu’il soit là la faisait se sentir bien. Elle n’aurait jamais pensé par le passé que Jane puisse être un réconfort pour elle, mais voilà, les choses avaient bien changés depuis le début de leur collaboration et elle n’allait pas s’en plaindre.
Ils ne dirent rien durant plusieurs minutes puis, Lisbon se tourna vers son consultant. Elle voulait tellement lui parler, lui dire tout ce qui la perturbait depuis quelques temps, mais voilà en faisant cela elle le mettrait en danger et elle savait bien qu’il ne pourrait pas se défendre. Après tout il n’était que consultant pour le CBI, pas agent, il n’était même pas armé, donc ce serait prendre des risques inutilement. Alors elle se leva du canapé et alla mettre sa tasse dans l’évier. Jane en fit de même mais au moment où la jeune femme allait se retourner elle se retrouva coincé entre Jane et l’évier. Leur regard se croisèrent l’espace d’un instant avant que le beau blond ne s’éloigne afin de la laisser libre de ses mouvements.

“_ Jane, je sais bien que vous vous faites du souci pour moi mais il n’est pas utile que vous restiez ici cette nuit.”
“_ Comment savez-vous que c’était dans mes intentions?”
“_ Je vous connais bien.”

Ils se sourirent. Puis Lisbon raccompagna Jane à la porte. Ils se souhaitèrent bonne nuit et il partit, non sans s’inquiéter un peu.
Une fois que la voiture eu disparue au coin de la rue, la jeune femme referma la porte et monta se coucher. Elle rangerait demain. Elle se doutait bien que son collègue passerait pour voir si elle n’avait pas eu de problèmes au court de la nuit. Il était si prévisible lorsqu’il s’agissait d’elle. Elle sourit en pensa à cela, elle devenait un peu mentaliste elle-même à force de le fréquenter.
Finalement elle n’eu pas autant de mal à s’endormir qu’elle ne le pensait. Et cette nuit là elle rêva de Jane, mais ce n’était pas un rêve comme on les aime, non. Dans son rêve il essayait de lui venir en aide, et il se faisait tuer, comme à chaque fois qu’elle rêvait de lui depuis presque deux mois.

Au petit matin elle s’éveilla encore plus fatigué que la veille. Des courbatures le long de son dos l’obligèrent à attendre quelques minutes allongées. Comme tous les matins. Une larme roula le long de sa joue au souvenir de son cauchemar. Il fallait qu’elle empêche les choses de devenir réalité, il fallait qu’elle le protège du danger.
Alors elle eu une idée, elle en souffrirait surement, et son équipe aussi, surtout Jane, mais c’était la meilleure chose à faire.
Elle se leva, se prépara, bu un café rapidement et partis au bureau. Elle devait voir Hightower avant l’arrivée de ses collègues, sinon elle sentait bien qu’elle aurait droit à un interrogatoire dans les règles pas Cho car les autres auraient trop peur de lui poser des questions. Et de plus elle redoutait la réaction du mentaliste face à sa décision. Elle savait qu’elle ne parviendrait pas à lui mentir plus longtemps.
Elle arriva dans les locaux si tôt que même sa patronne n’était pas encore arrivée. Elle l’attendit patiemment et lorsqu’elle l’aperçu à travers les stores de son bureau elle alla à sa rencontre.

“_ Madame, il faut que je vous parle.”



TBC…







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MessageSujet: Re: Vendatta [The Mentalist]   Sam 31 Déc 2011 - 12:02

Super début! J'ai vraiment hâte de savoir ce qui s'est passé pour que Lisbon soit dans un tel état!
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Sweetylove
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MessageSujet: Re: Vendatta [The Mentalist]   Sam 31 Déc 2011 - 15:22

j'avais complètement oublié que j'avais posté cette fic ici, désolée Embarassed
Voici la suite en espérant qu'elle plaira
Bonne lecture study study study


*****

Chapitre 2: La peur au ventre


Madeleine Hightower releva la tête de ses dossiers lorsque la porte de son bureau s’ouvrit sur l’agent Lisbon. La jeune femme avait l’habitude de venir plus tôt que les autres au bureau, mais ce matin elle était là encore plus tôt et cela inquiéta la chef du CBI car elle n’avait pas en face d’elle l’agent expérimenté et sur d’elle qu’était Lisbon, non, elle se tenait face a une femme inquiète, soucieuse et effrayée. Cela ne présageait rien de bon, et ça Hightower le savait.
Elle invita Lisbon à prendre place d’un signe de tête et attendit qu’elle s’installe. Elle vit Lisbon prendre une grande inspiration, signe que ce qu’elle avait à dire était de la plus grande importance et surtout très dure pour elle. C’est pourquoi elle lui laissa le temps de se reprendre, de se mettre à l’aise et ne lui demanda rien, préférant qu’elle parle d’elle-même.

Lisbon prit une nouvelle inspiration. Elle avait peur, depuis si longtemps déjà, mais aujourd’hui c’était pire que précédemment. Il fallait que les choses cessent, qu’elles changent. Elle releva la tête et croisa le regard inquiet de sa supérieur lui demandant silencieusement des explications.
Apres une nouvelle inspiration, elle se lança dans ses explications mais resta dans le vague, ne voulant mettre personne en danger.

“_ Je dois prendre un congé,” commença-t-elle. “Je ne sais pas de quelle durée mais j’en ai besoin maintenant.”
“_ Puis-je en connaitre la raison agent Lisbon?” Interrogea Hightower.
“_ Je ne peux rien vous dire madame et j’en suis désolée mais c’est important,” répondit Lisbon, mal a l’aise de cacher la vérité.
“_ Ecoutez agent Lisbon, je vous donnerais le congé dont vous avez besoin, mais il me faut une raison à noter sur le dossier.”
“_ C’est personnel madame, cela concerne ma famille.”
“_ Bien, je vous accorde deux semaines de repos mais je veux être tenue au courant si jamais il se passe quelque chose.”

Lisbon parut surprise l’espace d’un instant. Hightower soupçonnait-elle quelque chose? Avait-elle eu un appel des services de la police locale lors de son cambriolage? Elle avait pourtant bien spécifié que personne ne devait être mis au courant et surtout pas ses supérieurs.

Hightower remarqua le malaise de son agent et tenta de la rassurer. Elle ne devait surtout pas l’inquiéter plus qu’elle ne l’était déjà. Il se passait des choses graves pour elle, elle le savait et elle voulait être sur que Lisbon se tournerait vers elle, ou un membre de son équipe en cas de besoin.

“_ Je ne sais rien si c’est-ce qui vous inquiète,” lui expliqua-t-elle, “mais je tiens à ce que vous sachiez que je suis là, nous sommes là, si vous avez besoin de parler ou si vous avez besoin d’aide.”
“_ Merci madame,” sourit Lisbon, reconnaissante. “Mais je ne peux vous impliquer la dedans, la seule chose que je peux vous dire c’est que ma famille à besoin de moi tout de suite et que je dois partir au plus tôt.”
“_ Bien, vous êtes en repos a partir de maintenant.”
“_ Merci beaucoup.”

Lisbon se leva et remercia Hightower d’un signe de tête. La chef se leva et lui présenta sa main que Lisbon serra avec reconnaissance. Elle se dirigea ensuite vers la sortie, pressé de mettre un terme a cet entretien. Mais avant de quitter le bureau, elle se tourna une nouvelle fois vers la femme et l’implora du regard en lui demandant un grand service.

“_ Ne dites rien a personne s’il vous plait, surtout pas à Jane.”
“_ Est-il responsable de quelque chose que j’ignore?” S’inquiéta Hightower.
“_ Non madame, mais je ne veux pas qu’il s’inquiète et qu’il se lance dans un de ces coups foireux.”
“_ Je ne dirais rien, c’est promis.”

Lisbon lui sourit une dernière fois et quitta le bureau. Elle alla ensuite dans son propre bureau régler certaines choses importantes et, alors qu’elle allait sortir, elle fit demi tour et prit un papier et un stylo et écrivit une petite lettre qu’elle glissa ensuite dans une enveloppe sur laquelle elle nota le nom de Jane. Elle partait pour une période indéterminée, son consultant allait surement se demander pourquoi et faire encore une fois une bêtise. Elle ne lui révélerait rien, mais elle voulait quand même le rassurer, lui dire que tout allait bien et qu’elle serait bientôt de retour, qu’elle le tiendrait au courant en cas de problèmes.

Une larme coula le long de sa joue au souvenir de son dernier rêve, Jane qui mourait encore une fois, par sa faute, parce qu’elle n’avait pas sut le protéger, qu’elle n’avait pas sut se débrouiller, qu’elle avait agit sans penser aux autres. Elle n’allait pas faire cette erreur, elle allait prendre soins de ses amis en les éloignant d’elle, ou plutôt en s’éloignant d’eux, le temps de régler ses problèmes. Et lorsqu’elle reviendrait, elle leur dirait tout, ne leur cacherait rien. Mais en attendant, elle se devait de prendre soins d’eux.

Lisbon cacha l’enveloppe sous l’un des coussins de son canapé puis quitta son bureau. Jane viendrait surement fouiller dans son bureau, mais pas avant plusieurs jours, d’ici là elle aurait le temps de calmer les choses et peut-etre serait-elle revenu avant qu’il ne la trouve. Du moins l’espérerait-elle.

Elle se dirigea ensuite vers l’ascenseur et attendit qu’il arrive. Tant de choses s’étaient passées en si peu de temps, tant de choses avaient changés dans sa vie. Pourquoi fallait-il toujours que le sort s’acharne sur elle? Pourquoi ne pouvait-elle pas avoir une vie normale, comme tout le monde? Pourquoi devait-elle fuir sa vie, ses amis alors que la seule chose qu’elle voulait été de rester avec eux?

Elle fut tirée de ses pensées par le bruit de l’ascenseur qui s’ouvrait et elle s’y engouffra, non sans un dernier regard sur l’espace de travail de ses collègues, comme si elle voulait imprimer cette image de peur de ne jamais la revoir. Une nouvelle larme coula sur sa joue mais elle la laissa aller librement mourir sur ses lèvres tremblantes. Elle ne s’était jamais imaginée devoir un jour partir comme ça, devoir tirer un trait sur sa vie et tout plaquer. Mais c’était un fait qu’elle ne pouvait plus oublier, car si elle ne le faisait pas alors tout les gens qu’elle connaissait, tous ceux à qui elle tenait, risquaient de mourir. Elle ne voulait pas perdre ce qu’elle avait eu tant de mal à construire mais elle ne pouvait pas non plus rester.


Une fois sur le parking, elle prit sa voiture et partit aussi vite que possible, ne voulant pas croiser Cho ou Rigsby ou Van Pelt. Ils se poseraient surement des questions et elle ne voulait pas devoir y répondre, elle ne voulait pas devoir leur mentir. C’Était déjà bien assez difficile de leur avoir caché la vérité depuis tout ce temps, mais s’ils venaient à lui poser les bonnes questions, elle ne serait pas capable de leur mentir, et elle ne se sentirait pas la force de le faire. Ils étaient ses amis en plus de ses collègues et ils feraient tout pour savoir.
Hightower leur dirait bientôt pour son absence et leur dirait aussi que c’était pour des raisons familiales. Ils la croiraient et ne poseraient pas plus de questions, à condition qu’elle ne les croise pas.
Elle savait que Jane n’arriverait pas avant plusieurs heures, donc aucun risque de le croiser. Mais ce qu’elle ne savait pas, c’est que Jane était déjà là, qu’il avait passé la nuit dans son grenier et qu’il guettait son arrivée depuis plusieurs minutes.

- o -
Jane se trouvait à la fenêtre, le regard parcourant le parking à la recherche de Lisbon. Lorsqu’enfin il la repéra, il la vit monter dans sa voiture et partir. Il se demanda alors où elle allait? Pourquoi elle partait alors qu’elle devrait au contraire monter à son bureau pour remplir des rapports, comme tous les jours.

Lorsqu’il la vit monter dans sa voiture, il remarqua les larmes sur ses joues et cela l’inquiéta, bien plus que la veille au soir. Il se passait quelque chose qu’elle ne lui disait pas, qu’elle lui cachait depuis longtemps et il n’aimait pas ne pas savoir. Alors, pour en avoir le cœur net, il descendit dans son bureau, certain d’y trouver un indice qui pourrait lui dire ce qu’il n’allait pas avec Lisbon.

Il descendit l’escalier quatre à quatre et entra rapidement dans le bureau de Lisbon. Tout était en ordre, bien rangé. Il la reconnaissait bien là, ordonnée et soucieuse des apparences. Il eu un petit sourire qui s’effaça bien vite lorsque son regard tomba sur le canapé. Un des coussins n’était pas en place, n’importe qui serait passé à coté mais pas lui. Il était observateur et il avait depuis longtemps remarquait que Lisbon rangeait les coussins d’une certaine manière et aujourd’hui l’un d’eux avait attiré son attention.
Il s’en approcha et le souleva. Il tomba alors sur une enveloppe sur laquelle il pu lire son nom. Son cœur rata un battement. Lisbon lui avait laissé une lettre, cela ne pouvait rien présager de bon. Il la prit dans les mains, hésita à l’ouvrir puis se décida. Ce devait être important et Lisbon s’attendait surement a ce qu’il la trouve plus tard, beaucoup plus tard.
Il ouvrit l’enveloppe et en sortit un papier qu’il déplia, l’angoisse montant d’un cran et enfin commença sa lecture.

“Cher Patrick,”
Oui, je préfère t’appeler Patrick que Jane, c’est moins formel et je préfère te tutoyer aussi, pour ce que j’ai à dire c’est mieux.
Tu dois surement te demander ce qui m’arrive depuis quelques temps, pourquoi je suis si distante d’avec le reste de l’équipe, avec toi. Sache que ce n’est pas contre vous, mais je ne me sens plus aussi à l’aise en votre présence. Tout ceci est de ma faute et je m’en veux terriblement.
Je pense pouvoir te dire à présent pourquoi j’ai été si distante et j’espère que tu ne me jugeras pas.

Il y a de cela deux mois, alors que je rentrais après avoir passé une bonne partie de la soirée à remplir des plaintes déposées contre toi, je me suis fait attaquer devant chez moi. Je n’ai pas réussis à me défendre, ils étaient bien trop nombreux pour que je puisse faire quoi que ce soit. J’ai pourtant tenté de me défendre, tu me connais, je ne me laisse pas faire si facilement, mais je n’ai rien pu faire.
Ils se sont acharnés sur moi, me frappant partout où les marques ne se verraient pas, c’est pour ça que j’ai pu si facilement le cacher.

Avant que tu ne pose la question, car je sais que tu te la pose à ce moment précis, je connais mes agresseurs et je sais que ce sont des hommes dangereux. Si je n’ai rien dis c’était pour vous protéger tous de ces hommes, mais d’un en particulier, un homme de mon passé qui a décidé de revenir pour me faire payer quelque chose qu’il me reproche depuis bien des années.

J’ai envi de te dire de quoi il s’agit, de me libérer de ce poids qui pèse sur mon cœur depuis si longtemps, mais je ne peux pas, c’est bien trop dure à entendre et je sais que tu ne le supporterais pas. Je te connais tu sais, je sais comment tu fonctionne et je sais quels sujets il vaut mieux éviter d’aborder avec toi.
Je ne sais pas si je te reverrais un jour, je pris pour que ce soit le cas.
Je tenais à ce que tu sache que j’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec toi, bien plus que je ne le laissais paraitre. Je me suis attachée à toi et tu n’imagine même pas à quel point je souffre de devoir partir sans te dire au revoir.

Je ne te demanderais qu’une chose et j’aimerais que tu le fasses sans discuter: vis ta vie et passe à autre chose. Je ne te demande pas de m’oublier, mais pense à toi et profite de chaque jour, on ne sait pas de quoi demain sera fait.

Avec tout mon amour,
Teresa.”


Jane se laissa tomber sur le canapé, n’en revenant toujours pas. La lettre glissa de ses mains et se retrouva au sol devant ses pieds. Alors elle était partie, pour toujours, car il se doutait bien qu’elle ne reviendrait pas, qu’elle risquait sa vie dans cette histoire et que peut-être elle n’en ressortirait pas vivante.
Il ne pouvait pas y croire, il n’arrivait pas à y croire, elle n’avait pas pu faire ça, partir comme ça en se disant que c’était le mieux à faire, car ce n’était certainement pas la chose à faire. Tourner le dos à ses amis sous prétexte de vouloir les protéger, au péril de sa propre vie, ce n’était pas un choix judicieux et Jane lui en voulait. Elle était partit pour eux, mais il ne pouvait empêcher son cœur de lui en vouloir de l’abandonner.
Dans sa lettre elle lui disait une partie des raisons pour lesquelles elle était si distante, mais il y avait encore une grande part d’ombre et c’était justement ça qui le gênait. Il voulait savoir, tout savoir et ainsi pouvoir l’aider. Mais elle ne lui donnait aucun indice, alors comment pourrait-il savoir de quoi il retournait?

Mais alors qu’il pensait et repensait à tout ça, il réalisa que Lisbon venait juste de partir. Avec un peu de chance elle était encore chez elle à préparer ses affaires, avec un peu de chance il pourrait la rattraper avant qu’elle ne disparaisse de sa vie pour toujours. Mais il fallait qu’il fasse vite. S’il la laissait partir maintenant, alors il ne la reverrait plus et sa vie n’aurait plus aucun sens pour lui. Sans elle il n’était rien, sans elle il redevenait cet homme rongeait par la haine et animait par la vengeance. Il ne voulait pas redevenir celui qu’il était, pas après avoir redécouvert le sens du mot “aimer“.

Cette pensée fit son chemin dans son esprit et le mentaliste resta un moment sans réagir. Toute cette histoire lui avait enfin fait réaliser son attachement pour sa patronne et… son amour pour elle. Oui il l’aimait, mais pas comme il avait aimé sa femme, mais il l’aimait quand même. Il ne savait pas vraiment si c’était de l’amour au sens propre du terme ou si cet amour n’était qu’une très grande amitié et un très fort attachement, mais il l’aimait. Oh bien sure il n’était pas encore prêt à aller de l’avant, à reconstruire une vie de famille, mais il ne pouvait pas laisser sa chance s’éloigner de lui. Un jour il pourrait faire ce grand pas en avant, mais pas s’il ne rattrapait pas Lisbon, pas si elle partait loin de lui sans lui dire s’ils se reverraient un jour. Il avait besoin d’elle dans sa vie et, il semblerait qu’elle aussi, il suffisait de voir ce qu’elle avait signé en bas de sa lettre, “avec tout mon amour”, ça voulait bien dire ce qu’il pensait. Elle aussi avait des sentiments pour elle mais avait trop peur pour le lui dire.
Ils étaient pareils tout les deux, aussi terrifié par leurs sentiments. Mais il ne pouvait pas la laisser faire, il ne voulait pas la laisser faire.

Jane se leva et courut presque jusqu’à sa voiture, impatient de revoir Lisbon avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’elle ne disparaisse de sa vie pour toujours. Il avait un mauvais pressentiment et son intuition ne le trompait jamais, surtout lorsque cela concernait Lisbon.
Le mentaliste sauta dans sa voiture, attacha sa ceinture et quitta le parking du CBI, ne faisant même pas attention à Tommy, le gardien, qui le saluait. Il avait autre chose en tête pour le moment et les salutations polis entre collègues n’en faisaient pas partie.

- o -

Durant tout le trajet, Jane repensa à toutes ces années de collaborations, à toutes ces années à construire une relation avec la jeune femme. Lorsqu’il avait intégré le CBI, il n’avait aucunes intentions de se familiariser avec ses collègues, la seule chose qu’il voulait c’était pouvoir suivre les enquêtes concernant John Le Rouge. Tout fonctionnait bien au début, il n’avait pas d’amis, il était si pénible que même Teresa Lisbon, l’agent chargée de le surveiller, ne pouvait le supporter.
Mais au fil du temps, il avait découvert qu’il se sentait bien avec ces gens et que, sans s’en rendre vraiment compte, ils étaient devenus ami. Et aujourd’hui il allait perdre un de ces amis, et pas n’importe lequel, celui, ou plutôt celle, à qui il tenait le plus.

Patrick Jane roula plus vite aujourd’hui qu’il ne l’avait jamais fait durant toute sa vie, comme s’il avait la mort aux trousses. Il ne prêta pas attention aux divers coups de klaxons qu’il reçut, il ne prêta pas attention aux hurlements des autres automobilistes. La seule chose qui occupait son esprit à cet instant était une jeune femme brune aux yeux émeraude.

Il arriva finalement devant l’appartement de la jeune femme et fut surprit de n’y trouver aucune voiture. Il eu peur un instant d’être arrivé trop tard mais il sortit quand même de sa DS et marcha rapidement jusqu’à la porte. Son cœur rata un battement lorsqu’il la découvrit ouverte et il entra, la peur au ventre.
La pièce était sombre et silencieuse et il remarqua que la jeune femme ‘avait pas plus rangé que la veille au soir. Mais qu’importe? Il avança lentement et la chercha dans toutes les pièces du rez-de-chaussée sans la trouver. Il monta alors l’escalier dans l’espoir de la trouver à l’étage.

“_ Lisbon?” Appela-t-il, “Lisbon vous êtes là?”

Mais la seule réponse qu’il obtint fut le silence assourdissant de l’appartement.
Du bruit au fond du couloir attira son attention et il s’y dirigea, priant intérieurement pour que Lisbon aille bien. Il arriva devant une porte qu’il identifia comme étant celle de la chambre de sa patronne. Avec un peu d’appréhension, il la poussa et entra dans la pièce. Il n’y trouva personne et était sur le point de ressortir lorsqu’il tomba nez à nez avec le canon d’une arme.

- o -

“_ Jane,” souffla Lisbon en baissant l’arme.

Le mentaliste reprit son souffle et chassa la peur de son visage en s’y passant une main encore tremblante. Il reporta ensuite son attention sur Lisbon. Elle s’était changée et portait désormais un petit débardeur noir sur un jean bleu foncé. Mais ce qui le frappa le plus fut les traces de coups, les bleus, sur les bras de la jeune femme ainsi que sur le haut de son torse. Il serra les poings et les dents tout en avançant vers elle.
Lisbon tenta de se cacher en croisant ses bras sur sa poitrine mais elle savait que cela ne servait à rien. Il avait vu les marques et ne la laisserait pas tranquille après ça.
Jane s’arrêta juste devant elle, le souffle de sa respiration venant se perdre sur le visage de la brunette qui ferma les yeux d’anticipation.

“_ Qui vous a fait ça?” demanda-t-il d’une voix qu’elle n’avait jamais entendue aussi dure, sauf dans les enquêtes sur John Le Rouge.

Lisbon ne répondit pas, préférant de loin le silence à la vérité, celle de la jeune femme incapable de se défendre. Elle avait tellement honte d’elle-même qu’elle ne voulait pas lui dire. Mais il finirait par le découvrir, comme il avait découvert pour son cambriolage, comme il avait découvert qu’elle voulait partir.
D’ailleurs, elle réalisa seulement à cet instant qu’il n’était pas censé être là.

“_ Que faites vous là Jane?” lui demanda-t-elle alors, veine tentative pour ne pas répondre à sa question.
“_ Vous ne m’avez pas répondu,” fut sa seule réponse.
“_ Vous non plus,” argua-t-elle.

Le silence retomba dans la chambre et Lisbon se sentit légèrement mal à l’aise. Jane, pour sa part, laissait son regard glisser sur la jeune femme, de la tête aux pieds et des pieds à la tête, à la recherche d’autres marques qui lui auraient échappés. Ne trouvant rien, il releva les yeux et plongea dans le regard émeraude de Lisbon qui détourna la tete aussitôt.
Il savait qu’elle ne parlerait pas, qu’elle n’avouerait jamais ce qui lui était arrivé. Mais il n’avait pas besoin de ça, il savait exactement ce qu’il s’était passé, la gestuelle de son corps parlait pour elle.

Le mentaliste fit un pas de plus en avant et Lisbon en fit un en arrière. Ils continuèrent ainsi jusqu’à ce que Lisbon se retrouve le dos plaqué au mur et ne puisse plus rien faire d’autre que de regarder Jane l’encercler de ses bras qu’il posa sur les cotés de sa tête.
La jeune femme se sentit encore plus mal à l’aise, la proximité d’avec Jane la gênant plus que d’habitude et elle savait exactement pourquoi. Elle pouvait sentir la chaleur que dégageait son corps, elle pouvait sentir son souffle contre son visage et elle regretta d’être aussi faible lorsqu’elle réalisa qu’elle commençait à apprécier la situation. Il y avait quelque chose de romantique la dedans, quelque chose qu’elle ne comprenait pas mais qu’elle aimait.

“_ Je ne suis pas votre ennemie Lisbon,” lui souffla Jane à l’oreille.

Lisbon ferma les yeux et une unique larme s’en échappa pour glisser le long de sa joue. Elle sentit alors la main de Jane se poser sur son visage et son pouce venir effacer l’importune d’une douce caresse. Elle laissa sa tête retomber dans la main de Jane.

“_ Parlez-moi,” supplia-t-il, “Teresa.”

Elle n’en pouvait plus, c’était trop difficile. Jane était là pour elle, en ce moment et la seule chose qu’elle parvenait à faire était de garder le silence. Elle aurait tant voulu pouvoir tout lui dire, le mettre dans la confidence, pouvoir compter sur lui pour la soutenir, mais c’était un trop grand risque et elle ne pouvait définitivement pas faire ça.
Alors elle fit la seule chose que son esprit lui dictait mais que son cœur refusait, elle repoussa Jane et s’éloigna le plus possible de lui.

“_ Teresa,” appela une nouvelle fois le blond.

Mais la jeune femme n’en pouvait plus, c’était trop dure de le savoir ici et de ne rien pouvoir lui dire. De l’entendre la supplier mais de devoir lui taire la vérité. Elle se plaqua les mains sur les oreilles pour ne plus l’entendre et se laissa glisser le long du mur opposé, s’asseyant au sol.
Jane fut sur elle plus vite qu’elle ne l’aurait soupçonné et il la prit dans ses bras, la berçant alors que de nouvelles larmes faisaient leur chemin sur ses deux joues cette fois. D’abord réticente, Lisbon se débattit de son mieux et se rendit vite copte que cela ne servait à rien. D’une part parce que Jane resserra son emprise sur elle, et d’autre part parce qu’elle-même ne voulait pas vraiment se séparer de lui.

Le consultant sentit sa patronne se détendre dans ses bras et il finit par s’assoir à coté d’elle, la prenant plus étroitement contre lui. Il la laissa pleurer contre sa poitrine et remercia le ciel d’être là, avec elle. Il avait eu si peur de ne pas arriver à temps. Mais il savait aussi que tout pouvait encore changer, qu’elle pouvait encore partir et disparaitre de sa vie. Il se promit de ne pas laisser une telle chose arrive, il ne le pouvait pas et ne le voulait pas.

- o -

Les secondes s’étirèrent en minutes et Lisbon pleura, encore et encore. Elle pleura pour ce qui lui était arrivé, quelques mois plus tôt comme quelques années plus tôt. Elle pleura pour ce qui allait encore arriver si elle ne partait pas loin de lui. Elle était en train de le mettre en danger, mais son cœur lui criait de ne pas partir, qu’elle avait besoin de lui, qu’il pourrait l’aider. Elle se retrouvait face à un dilemme et ne savait plus quoi faire.
Finalement, au bout de quelques minutes, la brunette releva les yeux pour croiser le regard de son collègue. Et elle réalisa alors qu’elle ne pourrait pas s’éloigner de lui, plus maintenant qu’elle était dans ses bras, plus maintenant qu’il la serrait si fort contre son cœur, cœur qu’elle sentait battre à tout rompre. Lui aussi avait peur et elle savait exactement de quoi.

“_ Je suis désolée,” souffla-t-elle en reposant sa tête contre son torse.
“_ Vous n’avez pas à être désolée Teresa,” la rassura-t-il.
“_ Je vous fais de la peine et je vais encore vous en faire,” dit-elle alors. “Je voudrais tant pouvoir tout vous dire et rester mais… je ne peux pas, c’est trop dangereux.”
“_ Quel que soit le danger, je peux vous aider, ayez confiance en moi.”

Lisbon renifla encore et se serra encore plus contre Jane, s’accrochant à lui comme à une bouée de sauvetage.

“_ Parlez-moi Teresa, je peux vous aider.”
“_ Non vous ne pouvez pas.”

Et elle se releva brusquement, le laissant sans réactions.
La jeune femme se précipita vers son lit, prit son sac et courut hors de la chambre, si vite que Jane eu à peine le temps de se relever pour la suivre. Il descendit l’escalier quatre à quatre et chercha la jeune femme du regard dans la pièce mais ne la trouva nulle part. Son cœur s’emballa lorsqu’il la vit dehors, courant jusqu’à un taxi qui attendait un peu plus loin.
Il allait la perdre s’il ne se dépêchait pas, il le savait, alors il sortit en trombe de la maison, juste à temps pour voir une voiture et trois hommes en sortirent. Il vit le visage de Lisbon se déformer par la peur et comprit qu’elle fuyait ces hommes.

Lisbon sentit son cœur s’emballer et la peur prendre possession de tout son être. Ils étaient là et elle aussi, elle n’avait pas eu le temps de partir et tout ça à cause de Jane. Elle tourna la tête et le vit, son regard passant des hommes à elle et elle sut qu’il avait comprit.
Du coin de l’œil, Lisbon vit un des hommes porter une main à sa veste et tout se passa très vite.



TBC…..




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manu29
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MessageSujet: Re: Vendatta [The Mentalist]   Sam 31 Déc 2011 - 17:10

J'ai bien fait de commenter alors!!!! Wink
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MessageSujet: Re: Vendatta [The Mentalist]   Sam 31 Déc 2011 - 17:16

oui tu as bien fait et si tu veux je peux poster un chapitre par jour afin que tu n'attende plus pour avoir les suites sourit0
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manu29
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MessageSujet: Re: Vendatta [The Mentalist]   Sam 31 Déc 2011 - 23:05

Avec plaisir!!!! Very Happy Very Happy Very Happy
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MessageSujet: Re: Vendatta [The Mentalist]   Dim 8 Jan 2012 - 15:57

désolée de ne pas avoir posté plus tôt, j'ai un peu oublié, encore mais voici la suite et cette fois je posterais la suite demain.
Bonne lecture study study study



*****


Chapitre 3: Promesse au coin des lèvres


Du coin de l’œil, Lisbon vit un des hommes porter une main à sa veste et tout se passa très vite.

La jeune femme fit un pas en arrière et attrapa la manche de la veste de son consultant, l’entrainant avec elle vers le taxi et elle le força à y entrer. Les coups de feu fusaient au-dessus de leurs têtes et le bruit inquiéta, le pauvre chauffeur qui se couvrit la tête de ses deux mains, la peur au ventre.

“_ Démarrez,” hurla-t-elle.

L’homme releva les yeux, encore affolé mais fit ce qu’on venait de lui ordonner. Il démarra, appuya à fond sur l’accélérateur et les pneus crissèrent sur le bitume avant que la voiture ne file à vive allure dans la rue.
A l’arrière, Jane tentait de reprendre une respiration normale. Il venait d’avoir la peur de sa vie, il n’avait pas imaginé que sa patronne pouvait avoir des problèmes aussi graves et il frissonna de peur en réalisant ce qu’il venait de se passer. S’il n’avait pas été là, Lisbon serait partit depuis longtemps, elle n’aurait pas croisé ces hommes, ils ne se seraient pas fait tirer dessus. En gros, s’il n’avait pas été là, elle serait loin à l’heure qu’il est, en sécurité.

“_ Lisbon,” commença Jane.
“_ Pas maintenant,” le coupa-t-elle.
“_ Mais…”
“_ J’ai dis Pas Maintenant.”

La lueur dans les yeux de sa collègue fit frissonner le mentaliste et il se réinstalla contre le dossier de la banquette arrière du taxi qui les emmenait il ne savait où.
Il avait mit la vie de Lisbon en danger, tout ça parce qu’il avait peur de ne jamais la revoir, il avait peur de la perdre. Mais en agissant ainsi c’était exactement ce qui avait faillit se passer. Elle aurait pu mourir et par sa faute. Il aurait pu une fois de plus perdre une personne chère à son cœur par sa faute, mais cette fois il ne s’en serait pas remis.
Le consultant se retourna une nouvelle fois vers la brunette et son regard s’agrandit, horrifié.

“_ Lisbon,” tenta-t-il de nouveau, “vous saignez.”

Il se jeta presque sur elle pour voir comment était la blessure, si elle était profonde, si elle était grave. La peur coulait à présent dans ses veines telles la lave en fusion et il ne pouvait rien faire pour la stopper.

Lisbon ne sembla pas vraiment comprendre ce que lui disait Jane, elle ne se sentait pas mal, elle ne ressentait aucune douleur mais la peur dans le regard ne la trompait pas. Elle suivit ses yeux et remarqua alors la trace de sang sur son bras gauche. Elle releva la manche de sa chemise avec l’aide de Jane et elle vit alors la trace qu’avait laissée la balle en la frôlant.

“_ Ce n’est rien,” lui dit-elle, “une égratignure.”
“_ Il vous faut un médecin,” insista Jane en passant un mouchoir sur le bras de la jeune femme.
“_ Inutile et dangereux,” répondit-elle en retirant la main de Jane qui se trouvait toujours sur son bras.

La proximité avec cet homme la mettait mal à l’aise, bien que quelques minutes plus tôt elle pleurait contre lui, ses bras autour d’elle. Mais à présent elle n’était plus d’humeur à la confession et au réconfort. Elle était énervée, elle en avait après Jane pour ne pas l’avoir écouté, pour l’avoir retardé, pour s’être mit en danger. Si elle avait voulu partir c’était surtout pour lui, pour le protéger, pour mettre le plus de distance possible entre ceux qui en avaient après elle et lui. Si elle partait suffisamment loin, alors les hommes la suivraient elle et il serait en sécurité.
Mais voilà, comme toujours il avait fallut qu’il n’en fasse qu’à sa tête, qu’il ignore ses ordres et qu’il reste avec elle jusqu’au dernier moment. Et il aurait pu mourir, cette balle aurait pu l’atteindre si elle n’avait pas réagit assez vite, si elle ne l’avait pas forcé à monter dans le taxi à sa suite. A la simple pensée de ce qui aurait pu arriver, la jeune femme ressentit des frissons parcourir tout son dos. Elle aurait pu le perdre il y avait seulement quelques instants et elle sentit une rage l’envahir, encore plus grande que précédemment, encore plus forte que toutes celles qu’il avait provoqué au court des années passées.

Lisbon se déplaça sur la banquette arrière, s’éloignant le plus possible de Jane pour éviter de le tuer de ses propres mains après ce qu’il avait fait. Elle se rappela alors qu’ils se trouvaient dans un taxi et que le chauffeur attendait surement de savoir où les conduire.
Elle se pencha en avant et donna leur destination à l’homme qui tremblait encore de peur devant eux.

“_ Lisbon….” tenta de nouveau Jane.

Mais il fut coupé par le regard noir qu’elle lui lança et leva les mains en signe d’innocence. Il se réinstalla lui aussi sur la banquette et laissa son regard se perdre sur les bâtiments qui défilaient derrière la vitre.
Il s’en voulait de ce qu’il avait fait, il aurait pu perdre Lisbon, comme il avait perdu sa femme et sa fille. Encore une fois, il était le responsable du malheur qui arrivé aux gens auxquels il tenait. Il était responsable de la colère de Lisbon et il ne pouvait pas lui en vouloir. Mais il avait eu si peur de ne plus jamais la revoir, il avait eu si peur qu’elle ne parte avant qu’il ne puisse lui dire ce qu’il ressentait pour elle, qu’elle était si importante pour lui qu’il ne supporterait pas de la savoir loin de lui, en danger, sans personne pour lui venir en aide.
Mais il fallait aussi qu’il se rende à l’évidence, il ne pouvait rien faire pour la protéger et la sauver, c’était elle qui portait l’arme dans leur duo et c’était elle qui se battait contre les méchants pendant que lui restait bien sagement derrière elle, cherchant sa protection.
Ah, il était beau l’homme des temps moderne, celui qui avait besoin d’une femme pour le sauver, pour réparer les bêtises qu’il avait fait. Il ne savait pas comment elle avait pu le supporter toutes ces années mais il était à présent conscient de ce qu’il était pour elle. Il ne pourrait pas l’aider, il ne pourrait pas la protéger mais seulement lui causer plus de problèmes et il ne le voulait pas.

Jane se tourna sur le coté, de cette façon il pouvait voir à quel point cette situation rongeait sa patronne. En plus de devoir réfléchir à la façon pour elle de se sortir de cette situation, elle devait aussi réfléchir à la façon de le sortir lui de tout ça. Et il culpabilisa un peu plus.
Le blond prit une profonde inspiration avant de prendre la parole, sachant bien que Lisbon ne voudrait pas l’écouter mais tentant sa chance quand même.

“_ Lisbon, je sais ce que vous vous dites et j’ai la solution,” lui dit-il le plus sérieusement du monde.
“_ Et quelle est cette solution?” demanda-t-elle, curieuse de savoir ce qu’il allait proposer de pire.
“_ Vous me déposez au prochain carrefour et vous partez faire ce que vous vouliez faire avant que je n’arrive.”

Lisbon resta sans voix face à l’idée de son collègue. Était-il fou? Avait-il ses pulsions suicidaires? Se rendait-il vraiment compte de ce qu’il disait? De ce qu’il adviendrait de lui si elle faisait ça? Surement pas, sinon il n’y aurait pas pensé lui-même.
Bien qu’elle lui en voulait encore, elle ne pouvait pas faire ça, elle ne pouvait pas le déposer ainsi dans une rue seul, loin de chez lui, loin de la protection de ses autres collègues, à la portée des hommes qui la poursuivaient. Elle tenait bien trop à lui pour faire une chose pareille.

“_ Vous n’avez pas la moindre idée de ce que ces hommes vous feront si jamais ils vous trouvent,” dit-elle simplement avant de se tourner de nouveau vers la fenêtre.


La discussion était close, pas un mot de plus n’était utile pour que Jane comprenne que Lisbon ne le laisserait pas comme ça. Il avait fait une bêtise, une fois de plus. Et une fois de plus la jeune femme allait prendre soin de réparer cette bêtise, il ne savait pas comment mais elle allait le faire. Elle était comme ça, toujours à protéger et aider les autres, raison pour laquelle il aimait à l’appeler Sainte Teresa, et elle portait bien ce surnom.
Jane se rendait compte qu’il devait changer, qu’il devait faire plus attention, qu’il devait apprendre à réfléchir avant d’agir. Et il décida qu’il allait commencer des à présent.

- o -

Dans un bureau, un homme, grand, brun, la quarantaine passé, était d’une humeur exécrable. Il jurait contre ses sous fifres, il les insultait, les traitait d’incapable, de bons à rien. Ils avaient échoué dans une mission d’une simplicité enfantine. La seule chose qu’ils devaient faire était d’aller chez Teresa Lisbon et de la ramener ici. Fini les intimidations, il fallait passer aux choses sérieuses à présent et il ne voyait plus attendre. Il avait un compte à régler avec cette femme qui lui avait tout prit, qui avait fait de sa vie un enfer, qui s’était jouée de lui, l’avait manipulé et lui avait menti. Elle devait à présent payer pour tout ça et il était impatient.

Le brun se tourna une fois de plus vers ses acolytes qui firent tous un pas en arrière d’un seul homme, craintifs de ce qui allait suivre.

“_ Comment trois hommes comme vous avez pu manquer une femme seule?” demanda-t-il, le regard noir.
“_ Ben Monsieur Sanders,” commença le plus courageux du groupe, “elle n’était pas seule.
“_ Combien étaient-ils alors?” Questionna-t-il.

Le silence se fit et aucun des trois n’osa parler, bien trop honteux pour avouer la vérité au patron. Comment pourraient-ils dire qu’elle se trouvait avec un seul homme, un blond en costume trois pièces qui n’avait pas l’air d’un flic et qu’ils n’avaient pas eu le temps de s’approcher d’elle?
Sanders, prit d’impatience, sortit une arme de sa poche et prit le bras du premier homme qui se trouvait près de lui. Il pointa son arme sur son front, juste entre les deux yeux et la sueur perla sur le visage de sa victime.

“_ J’ai dis combien?” Insista-t-il.
“_ Elle était… avec un seul homme,” fini par dire le pauvre homme terrorisé.
“_ Tu te fou de moi? Un seul homme et une femme et vous n’avez rien pu faire? C’est une blague?” S’emporta Sanders en frappant l’homme avec la cross de son arme contre sa tempe.

Le grand baraqué tomba au sol en se tenant la tête, le sang commençant à couler le long de ses doigts. Les deux autres n’osèrent pas bouger pour lui venir en aide, conscient de la réaction de leur patron si jamais ils osaient bouger ne serait-ce que le petit doigt. Le tempérament de Sanders était connu de tous et personne n’osait le contredire lorsqu’il était dans ses mauvais jours. Le problème c’était que depuis plusieurs mois déjà, depuis qu’il avait réussis à s’évader de prison. Personne ne savait comment il avait fait son compte, mais chacun savait que plusieurs personnes avaient du perdre la vie sur son passage.

Sanders se tourna vers le mur en face de lui et contempla la tapisserie qu’il avait lui-même installé à son arrivée en ville trois mois plus tôt. Il était fier de son travail et passait beaucoup de temps à l’admirer, se disant qu’un jour il aurait l’occasion de voir le modèle qui y figurait.
Le grand brun avait fini par se relever et avait rejoint ses collègues, ne leur reprochant même pas leur inactivité lorsqu’il avait eu besoin d’aide. Il aurait surement fait la même chose qu’eux s’il avait été à leur place. Ils attendirent en silence les ordres du boss, sachant qu’ils n’allaient pas tarder à venir. Et en effet, deux minutes de silence et de tension plus tard, l’homme leur fit de nouveau face et les fixa de son regard le plus terrifiant.

“_ Trouvez-moi la, je vous laisse une semaine pour ça et cette fois je ne tolérerais aucune erreur. Si vous ne parvenez pas à accomplir cette mission, il vaudrait mieux pour vous ne jamais revenir et de disparaitre de la surface de la Terre.”

Les ordres étaient simples et clairs. C’Était la réussite de la mission ou la fuite. Les trois hommes acquiescèrent et quittèrent la pièce, laissant leur patron seul.

Sanders fit les cent pas dans son bureau, ruminant la défaite cuisante de ses hommes de mains, pourtant réputés comme étant les meilleurs. Aujourd’hui, il n’avait qu’une envi, retrouver Teresa Lisbon et lui faire payer l’échec de sa vie ainsi que l’humiliation qu’elle lui avait causé en résistant si bien à ses hommes.
Il laissa son regard tomber sur le mur et fixa un point devant lui. Il s’en approcha lentement, posa sa main sur le mur et caressa le visage de la jeune femme sous ses doigts. Elle était aussi belle que dans ses souvenirs, peut-etre même plus, et si elle n’avait pas été la cause de temps de haine, il aurait bien tenté de la reconquérir, de redevenir l’amant attentionné qu’il avait été par le passé. Elle avait été la seule femme à parvenir à se faire un chemin dans son cœur de pierre et il avait cru qu’elle l’aimait comme lui l’aimait. Mais la réalité était tout autre et il ne s’en était toujours pas remit. Le pire était qu’elle avait fait bien pire que de lui briser le cœur et ça il ne pourrait jamais le lui pardonner.

Sanders fixa ensuite un autre visage sur ce mur et la colère monta en lui. L’homme au costume trois pièces se tenait là, devant lui, une main dans le bas du dos de Teresa, la guidant alors qu’ils marchaient sur le parking d’un grand bâtiment du centre ville. Comment osait-il la toucher? Comment osait-il poser ses mains sur elle alors qu’elle appartenait à un autre homme? Comment osait-il poser ses yeux sur elle? S’imaginait-il prendre sa place à lui? Devenir l’amant qu’il était? La toucher, l’embrasser, lui faire l’amour sans relâche jusqu’à l’épuisement? Non, cela n’arriverait pas, il s’en assurerait. Mais pour ça il fallait encore qu’il la retrouve. Pour ça il ne se faisait pas trop de souci, il avait des sources et il la retrouverait, comme la première fois.

Jason Sanders obtenait toujours ce qu’il voulait, ce qu’il désirait le plus. Il désirait Teresa et il l’aurait, qu’elle le veuille ou non. Il parviendrait à la faire parler, et ensuite il ferait d’elle ce qu’il voudrait, il l’utiliserait pour son plaisir personnel, comme elle l’avait utilisé pour les siens. Il la ferait payer tout en profitant de son corps qui s’était embelli avec l’âge, faisant d’elle une femme bien plus attirante que des années plus tôt. Et si jamais il ne pouvait pas l’avoir, alors personne ne l’aurait.
Il se jura qu’elle serait à lui, qu’elle le veuille ou non.

- o -

Le taxi s’arrêta devant un motel en dehors de la ville de Sacramento, sur la route 80. Le chauffeur était encore sous le choc de sa rencontre avec trois truands et aurait surement beaucoup de mal à s’en remettre, mais il semblait aller un peu mieux.
Lisbon fut la première à quitter le véhicule, suivit de peu par Jane, toujours plongeait dans le silence. Le blond attendit que la jeune femme ait payé la course puis la suivit jusqu’à l’accueil du Americas Best Value Inn. Il n’osait plus ouvrir la bouche après le regard qu’il avait échangé avec Lisbon quelques minutes plus tôt et savait que s’il ne parlait pas tout de suite, alors le dialogue deviendrait impossible par la suite. Il fallait qu’il désamorce la situation s’il ne voulait pas la perdre, elle et son amitié.

Lisbon marcha jusqu’au comptoir de l’accueil et tomba sur une jeune fille qui ne devait pas avoir plus de dix huit ans, surement la fille du proprio. L’adolescente sourit aux nouveaux arrivants.

“_ Bonsoir messieurs dames, puis-je vous aider?” demanda-t-elle, le ton jovial.
“_ Je voudrais une chambre pour deux s’il vous plait,” répondit Lisbon, rendant son sourire à la jeune fille.
“_ Bien, je vous propose la douze, elle est un peu en retrait des autres, mais vous pourrez avoir plus de tranquillité.”
“_ Ça ira, merci.”

Lisbon prit la clé que lui tendait la jeune fille et attrapa Jane par la manche pour qu’il la suive, toujours sans un regard pour lui. Le consultant se laissa faire et la suivit jusqu’à la chambre, attendit qu’elle ouvre la porte et la suivit dans la pièce.
A ce moment-là seulement Lisbon le relâcha et se permit de souffler un peu. Elle ne s’était pas rendu compte de la difficulté de respirer quand on se retrouvait dans ce genre de situation, et pourtant elle aurait du en avoir l’habitude de part son travail. Mais habituellement elle n’était pas la victime.

Jane regarda sa patronne s’assoir sur le bord du lit et se masser le cou avec sa main, sa tête partant en arrière et fermant les yeux. Elle était vraiment fatiguée et tendue et il s’en voulu de lui avoir rajouté des soucis. Il voulu lui venir en aide, alors il se rapprocha d’elle et posa ses mains sur ses épaules, les massant doucement.
D’abord surprise, Lisbon tenta de se dégager de sa poigne, mais se rendit vite compte du bien que les mains expertes du mentaliste lui prodiguaient. Elle referma les yeux et se laissa aller, laissant échapper des petits soupirs de bien-être.

Jane s’installa un peu mieux derrière elle et se mit à genoux, pouvant ainsi mieux la masser. Lisbon ne protesta pas lorsque le mentaliste la fit s’allonger et entreprit de lui masser tout le dos, elle en avait tellement besoin. Mais alors qu’elle relevait les bras vers sa tête, la douleur de la balle qu’elle avait reçue se rappela à elle et elle retint un cri de douleur. Jane s’en aperçu et délaissa le dos de la jeune femme pour se rendre dans la salle de bain où il mouilla un gant. Il revint ensuite et le passa sur le bras de Lisbon qui, encore une fois, se laissa faire. La fraicheur du tissu lui fit du bien et elle le remercia du regard.

Une fois cela fait, Jane posa le gant sur la table de nuit et s’assit en face de Lisbon.

“_ Lisbon, dites moi qui vous a fait ça,” demanda-t-il une nouvelle fois en montrant les bras bleus de la jeune femme.
“_ Vous le savez déjà,” répondit-elle. “Vous avez surement lu la lettre que je vous avais laissé.”
“_ Celle qui était cachée dans votre canapé? Oui je l’ai lu, mais elle ne me dit pas qui vous à frappé.”
“_ Jane,” s’exaspéra-t-elle, “inutile de continuer à me poser des questions, je ne vous dirais rien de plus que ce que je vous ai dis dans la lettre.”
“_ Vous êtes en danger Lisbon et je refuse de vous laisser continuer ainsi, seule.”
“_ Mais je ne vous laisse pas le choix. Demain je vous conduirais à l’aéroport et vous prendrez l’avion pour vous rendre chez des amis qui vous cacheront jusqu’à ce que cette histoire soit réglée.”
“_ Il est hors de question que je parte Lisbon, je vous l’ai dis, je ne vous laisserais pas seule.”

Lisbon se releva brusquement du lit, la colère revenant au galop. Mais pourquoi fallait-il toujours qu’il refuse de l’écouter? Pourquoi ne voulait-il pas comprendre le danger qu’il encourait s’il restait avec elle?
Jane se leva à sa suite et lui attrapa les épaules pour la tourner vers lui afin qu’elle lui fasse face.

“_ J’ai peur pour vous Lisbon,” avoua-t-il, “j’ai peur qu’il ne vous arrive du mal et que… que je vous perde, comme j’ai perdu ma famille. Je ne le supporterais pas.”

Lisbon en resta muette. Elle n’y avait même pas pensé, trop inquiète pour sa sécurité, elle en avait oublié ce qu’il pouvait ressentir face à son départ soudain. Elle savait que Jane tenait à elle, il lui avait prouvé bien souvent, mais elle ne pensait pas que c’était à ce point-là. Du coup, elle ne savait pas trop comment réagir.
Alors, sans vraiment y réfléchir, elle le prit dans ses bras et le serra fort contre elle, attendant une réaction de sa part. Elle le sentit se tendre un peu avant de passer ses bras autours de sa taille et d’approfondir l’étreinte. Elle laissa sa tête se perdre dans le cou de Jane et savoura l’instant. Et dire que quelques minutes plus tôt, dans le taxi, elle refusait cette proximité, voilà qu’à présent c’était elle qui en prenait l’initiative et Jane qui hésitait.

Ils restèrent ainsi quelques minutes, en silence, avant que Lisbon ne s’éloigne de Jane pour encrer son regard dans le sien.

“_ Quand tout sera fini, je vous dirais la vérité, dans les moindres détails,” lui promit-elle. “Mais en attendant, je veux que vous fassiez ce que je vous dis. Demain nous irons à l’aéroport, vous prendrez cet avion et vous resterez chez mes amis jusqu’à ce que je vous y rejoigne. N’appelez personne, pas même l’équipe, ça les mettrait eux aussi en danger.”
“_ Lisbon,” tenta de protester le mentaliste.
“_ Je veux que vous me le promettiez Jane,” insista-t-elle, lui mettant un doigt sur la bouche pour l’empêcher de dire ce qu’il voulait.

Ce geste, aussi anodin soit-il, provoqua un malaise entre les deux personnes et Lisbon retira vite son doigt, sentant ses joues devenir rouge. Jane n’osait plus dire un mot, plus faire un geste, trop perturbé.

La jeune femme s’éloigna de son collègue, prit son sac et entra dans la salle de bain pour se changer. Elle avait besoin de s’éloigner de lui un minimum pour réfléchir.
Une fois à l’abri de son regard, elle se laissa aller et versa quelques larmes. L’idée de l’éloigner d’elle et de peut-être ne jamais le revoir lui faisait mal. Mais c’était mieux ainsi, elle n’avait pas le choix.
La jeun femme se changea rapidement et ressortie de la salle de bain pour retrouver son consultant toujours au même endroit. Elle passa à coté de lui et se glissa sous les draps du grand lit double de la chambre, impatiente de dormir un peu. Elle attendit un moment que Jane bouge mais il n’en fit rien.

“_ Jane,” l’appela-t-elle, “venez vous coucher.”

A ce moment seulement le mentaliste bougea et il se dirigea vers le fauteuil à coté du lit où il prit place.

“_ Ne faites pas l’imbécile, nous sommes adultes et nous pouvons partager un lit,” lui dit-elle sur un ton amicale.
“_ Je…”
“_ Je vous promets de ne pas vous sauter dessus,” sourit-elle.

Le blond lui rendit son sourire et s’approcha finalement du lit, ôta sa veste, sa chemise et son pantalon pour se retrouver en boxer devant elle. Lisbon rougit à la vue de son ami en sous vêtement et détourna le regard. Elle le senti se glisser dans le lit à ses cotés et remonter la couverture sur eux.

La jeune femme se tourna et se retrouva dos à Jane. Elle n’osait plus faire un mouvement et elle sentit les battements de son cœur accélérer dans sa poitrine. Comment pourrait-elle trouver le sommeil avec Jane dans le même lit qu’elle, dans cette tenue?
Elle n’avait jamais imaginé qu’il puisse être si musclé et si… sexy. Elle avait tellement envi de se tourner vers lui, de le prendre de nouveau dans ses bras, de le sentir contre elle. Mais elle savait qu’elle ne devait pas faire ça, qu’il ne se sentait pas prêt pour ça. Alors elle ne fit rien.
Quelle ne fut pas sa surprise quand elle sentit Jane bouger derrière elle et sa main venir à la rencontre de sa taille. Elle frissonna lorsqu’elle sentit sa peau contre la sienne mais le laissa faire. Elle le sentait tremblant contre elle, peu certain de ce qu’il était en train de faire. Il hésitait, il avait peur de sa réaction et elle l’aida alors en se rapprochant de lui, posant sa main sur la sienne et entrelaçant leurs doigts.

Jane se resserra d’avantage contre Lisbon et sa tête vint se poser sur son épaule. Il souffla de contentement et ferma les yeux, trop heureux de leur position. Puis, il sentit Lisbon bouger contre lui pour se tourner et, lorsqu’il ouvrit les yeux, il tomba dans l’émeraude du regard de la jeune femme.
Il retint sa respiration un moment, la peur de se faire une fois encore remonter les bretelles. Mais leurs doigts ainsi entrelaçaient le rassurèrent. Il se détendit et laissa ses yeux se perdre sur le visage de sa patronne. Il admira ses traits fins, la blancheur de sa peau qui faisait ressortir légèrement ses quelques taches de rousseur, la rendant encore plus belle. Son cœur se serra à la pensée que ce serait peut-etre la dernière fois qu’il la voyait.

Lisbon relâcha la main de Jane et vint poser la sienne sur la joue du blond qui ferma les yeux. Elle le caressa un moment, savourant la douceur de sa peau sous ses doigts, puis se rapprocha pour poser ses lèvres sur sa joue. Mais Jane bougea à ce moment-là et leurs lèvres entrèrent en contacte, les surprenant tout les deux. Ils se fixèrent un moment, ne sachant pas quoi dire ni comment réagir. Jane fut le premier à bouger pour rapprocher Lisbon de lui et l’entourer de ses bras, avant de poser de nouveau ses lèvres sur celle si tendres de la jeune femme.

“_ Je ne veux pas vous quitter Lisbon,” souffla-t-il, ses lèvres toujours sur celles de Lisbon.
“_ Moi non plus je ne veux pas,” admit-elle. “Mais nous n’avons pas le choix, je ne veux pas vous perdre à cause de mon passé.”
“_ Promettez-moi une chose Teresa,” la supplia-t-il, “vous ferez attention à vous et nous nous reverrons.”
“_ J’aimerais pouvoir vous le promettre mais…”
“_ Alors faites-le.”
“_ Je…”
“_ Faites-le.”

Au lieu de mots, Lisbon posa un tendre baiser sur les lèvres de Jane et le serra contre elle, laissant les larmes couler sur ses joues. Jane les chassa de son pouce et ils finirent par s’endormir ainsi, dans les bras l’un de l’autre, une promesse tendre au coin des lèvres.

TBC…





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manu29
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MessageSujet: Re: Vendatta [The Mentalist]   Dim 8 Jan 2012 - 21:22

Merci pour cette suite!!
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MessageSujet: Re: Vendatta [The Mentalist]   Sam 21 Jan 2012 - 14:11

Je suis vraiment désolée pour cette si longue attente, beaucoup de choses à faire, le boulot, et j'ai complètement ublié Embarassed
Bonne lecture study study study


*****

Chapitre 4: Séparation douloureuse


Le soleil trouva Jane et Lisbon toujours dans les bras l’un de l’autre lorsque le matin arriva. Ils avaient quand même quelque peu bougés, car Lisbon se trouvait à présent allongée sur Jane, sa tête sur son torse, ses bras autours de sa taille, leurs jambes entrelacées. Jane avait posé ses mains sur la jeune femme, l’une sur la taille de Lisbon, l’autre dans son dos. Les deux avaient les yeux fermés, un air paisible sur le visage.

Les rayons du soleil touchèrent le visage de Lisbon et elle ouvrit peu à peu les yeux, prenant conscience de la position dans laquelle elle se trouvait. Elle voulu bouger, mais la main de Jane dans son dos l’en empêcha. Elle releva les yeux et rencontra le regard de Jane. Elle rougie un peu mais lui sourit, sourire qu’il lui rendit.

“_ Bien dormis ?” Demanda la voix encore ensommeillée de Jane.
“_ Comme un bébé,” lui répondit Lisbon en reposant sa tête sur le torse de Jane.

Ni l’un ni l’autre ne voulait faire le premier geste qui allait les séparer, et on pouvait parfaitement les comprendre. Combien de fois n’avaient-ils pas rêvés de se retrouver ainsi, dans les bras l’un de l’autre au petit matin, si bien installé, à tel point qu’il ne voulaient pas bouger? Tant de nuits à s’imaginer réaliser ce rêve et maintenant que c’était fait, ils allaient devoir y mettre fin et revenir dans la réalité, cette réalité qui allait les séparer.

Lisbon fut la première à bouger, à contrecœur, on pouvait le voir sur son visage. Jane la suivit de peu mais resta encore un peu dans le lit, se remémorant la veille au soir. La promesse silencieuse de Lisbon se trouvait encore de façon tendre sur ses lèvres et il y passa un doigt comme pour savourer la trace de ce baiser. Il était encore un peu mal à l’aise avec ce pas en avant dans leur relation, mais il devait bien se rendre à l’évidence, ce pas était la suite logique après toutes ces années aux cotés l’un de l’autre.
Il avait encore envi de la sentir contre lui, de la tenir dans ses bras, de la serrer contre lui et de ne jamais la laissé partir. Il ne voulait pas devoir se séparer d’elle tout en sachant qu’elle ne reviendrait peut-être jamais, qu’il risquait de la perdre pour toujours. Il avait peur de revivre ce qu’il avait vécu après la mort de sa famille, la haine, la tristesse, l’envi de vengeance. Car si jamais cet homme arrivait à ce qu’il voulait, à savoir tuer Lisbon, alors il voudrait venger sa mort.

Le mentaliste fut tiré de ses pensées par le bruit de la porte de la salle de bain. Lisbon apparut entourée d’une serviette, un peu gênée.

“_ J’ai oublié mes vêtements dans mon sace,” lui dit-elle en excuse.
“_ Je… euh… ok,” parvint-il à articuler.

Ni l’un ni l’autre ne savait quoi dire, quoi faire. Ils avaient passé la nuit dans les bras l’un de l’autre, dans une tenue assez légère. Mais là c’était autre chose. Jane était toujours en caleçon et Lisbon ne portait qu’une serviette de bain, les cheveux dégoulinant d’eau. Jane en était bouche-bée, il ne l’avait jamais vu ainsi et ne se lasserait certainement pas de cette vision.

Lisbon avança dans la pièce jusqu’au lit, au pied duquel se trouvait son sac de voyage. Elle se pencha pour le prendre mais sa serviette bougea, révélant une partie de son dos ainsi qu’une partie de sa poitrine. Jane déglutit mais ne bougea toujours pas. Lisbon releva rapidement la serviette et s’apprêtait à repartir dans la salle de bain, lorsque le mentaliste se décida enfin à revenir dans le monde des vivants. Il attrapa la main de Lisbon et la força à venir s’assoir sur ses genoux.
D’abord surprise, Lisbon le laissa quand même faire et se retrouva sur ses genoux, contre son torse tandis que la main du blond reprenait sa place dans son dos. Elle ne se lasserait jamais de le sentir contre elle, elle aimait tant ça. Mais elle savait aussi qu’elle allait devoir se faire violence pour s’éloigner de lui, pour sa sécurité.

“_ Jane…,” souffla-t-elle.
“_ Je sais Lisbon, mais j’aime vous sentir contre moi,” avoua-t-il.
“_ Je… moi aussi mais… il va falloir se préparer et partir.”
“_ Lisbon, est-on vraiment obligés de partir? Devez-vous vraiment affronter cet homme ?”
“_ Oui je le suis Jane, même si ça ne me fait pas plaisir je suis obligée de le faire.”
“_ Mais vous allez risquer votre vie pour ça. Qu’est-ce que ça va vous apporter si vous êtes morte ?”
“_ J’aurais protégé les gens que j’aime et croyez-moi, ça en vaut la peine.”
“_ Je peux prendre soin de moi vous savez. Je n’ai pas besoin de protection, vous n’êtes donc pas obligée de faire ça.”
“_ Vous n’êtes pas le seul que je veux protéger Jane.”
“_ Vous parlez de vos frères? Vous pouvez toujours les faire mettre sous protection, il y a beaucoup de solutions Lisbon.”
“_ Pas dans mon cas, Jane. Et puis il n’y a pas que mes frères et vous.”
“_ Qui d’autre à tant besoin de protection pour que vous vous mettiez ainsi en danger ?”
“_ Vous le découvrirez bien assez tôt. Encore une fois, je suis désolée pour tout ça.”
“_ Cessez de vous excuser Lisbon, il n’est pas utile de le faire.”

Le silence retomba ensuite sur la chambre l’espace d’un instant avant que Lisbon n’amorce un mouvement pour se relever de sur Jane, mais ce dernier l’attira une nouvelle fois à lui alors qu’elle repartait vers la salle de bain. Dans son élan il se releva et se retrouva face à la jeune femme. Leurs regards se croisèrent et Jane se pencha vers elle pour déposer ses lèvres sur les siennes.
Le baiser fut bref mais emplis de sentiments divers, comme la peur et la tristesse. Mais aussi l’amour qu’ils avaient l’un pour l’autre, cet amour silencieux mais pourtant bien présent entre eux. Puis, il la laissa partir pour se changer. Lorsqu’elle ressortit plus tard, complètement habillée, il prit la place afin de se préparer lui aussi.

Pendant que Jane se préparait, Lisbon passa deux appels, un à ses amis pour leur demander de prendre soin de Jane pour une durée indéterminée. Le second à l’aéroport afin de trouver un vol le plus tôt possible pour Jane. Elle n’eut pas de problèmes à en trouver un et lorsqu’elle raccrocha, Jane se tenait là, à coté d’elle.

Lisbon releva la tête et lui sourit tristement, Jane en fit de même et ils prirent ensuite leur affaire et quittèrent la chambre, non sans un petit pincement au cœur. Cette chambre était et resterait le témoin silencieux de leurs aveux, de leur première nuit dans les bras l’un de l’autre. Mais aussi de leur peine et de leur peur du lendemain.

Le taxi les attendait déjà et ils montèrent dedans, toujours en silence, se tenant par la main. Ils conservèrent ce silence jusqu’à l’aéroport, cherchant du réconfort chez l’autre.
Lisbon accompagna Jane au guichet afin de s’enregistrer pour le volet une fois fait, elle resta avec lui jusqu’à ce que le vol soit annoncé. Ce fut seulement là que les choses devinrent difficiles pour eux, c’était la dernière ligne droite et il n’y aurait pas de retour en arrière.
Jane fit face à Lisbon, lui prit les deux mains dans les siennes et planta son regard dans le sien.

“_ N’oublis pas ta promesse,” lui dit-il, soudain sérieux.
“_ Je ferais de mon mieux,” lui répondit-elle, aussi sérieuse que lui. “Mais toi aussi fait attention à toi. Ne sois pas aussi pénible avec Sally et Peter que tu ne l’es avec moi.”
“_ Je ne suis comme ça qu’avec toi et personne d’autre.”
“_ Quelle chance j’ai là,” sourit la jeune femme.

Ils se fixèrent intensément puis Jane tira Lisbon à lui et l’entoura de ses bras, la serrant aussi fort que possible contre lui, priant pour que ce ne soit pas la dernière fois. Lisbon aussi s’accrocha à lui et cela la surprit elle-même. Elle savait qu’elle avait des sentiments pour lui, elle savait qu’il en avait aussi et la nuit passé était là pour le prouver. Mais de devoir lui dire adieu était bien plus difficile qu’elle ne l’avait imaginé. Cela aurait été plus simple s’il n’avait pas trouvé la lettre, s’il ne l’avait pas rejoint chez elle, s’il l’avait laissé partir comme elle l’avait prévu. Jane rendait toujours les choses plus difficiles mais elle n’arrivait pas à lui en vouloir.
Lisbon se recula alors que le nom de Jane était appelé pour compléter le vol.

“_ Tu vas manquer ton avion,” lui rappela-t-elle.
“_ Pas grave,” répondit Jane sans la quitter des yeux.
“_ Jane,” gronda la jeune femme.
“_ Ok c’est bon,” capitula le mentaliste. “Mais avant de partir je voudrais une chose.”
“_ Laquelle ?” Questionna Lisbon.
“_ Un baiser, mais un vrai baiser, pas le simple effleurement de tes lèvres.”

Lisbon lui sourit tout en se mettant sur la pointe des pieds et vint poser ses lèvres sur celles de Jane. Il la resserra contre lui en passant ses deux mains dans son dos et les bras de la brunette entourèrent la nuque du blond qui approfondit alors le baiser. La langue de Jane vint caresser les lèvres de Lisbon et elle les ouvrit pour la laisser entrer afin de venir à la rencontre de la sienne. Le baiser fut plus intense qu’ils ne l’avaient jamais imaginé et ils le savourèrent jusqu’à ce qu’un raclement de gorge les rappels à l’ordre.
Ils se séparèrent pour voir une hôtesse, assez mal à l’aise de les interrompre.

“_ Je suis désolée de vous déranger mais le vol va bientôt partir monsieur Jane.”
“_ Oui, j’arrive.”

La jeune femme s’éloigna un peu mais resta tout de même à porté de vue, elle se doutait bien que les adieux étaient difficiles pour le couple et qu’il faudrait surement qu’elle les rappels une fois de plus.
Jane fit de nouveau face à Lisbon et l’embrassa une dernière fois avant de se séparer d’elle et de suivre l’hôtesse. Il se retourna une dernière fois pour voir Lisbon et son cœur se serra dans sa poitrine. La jeune femme avait les joues en larmes et ne tentait même pas de les cacher. Il lui fit un signe de la main, laissant lui aussi quelques larmes couler sur ses joues avant de passer la porte et de quitter le champ de vision de sa collègue.

Lisbon resta un moment ainsi, fixant cette porte qui venait de la séparer de l’homme qu’elle aimait. Elle ne lui avait même pas dit, mais le baiser qu’ils avaient échangé parlait pour elle. Elle devait tout faire pour pouvoir avoir un jour l’occasion de le lui dire, autrement que par un baiser. Elle voulait pouvoir un jour partagé sa vie avec lui, l’aimer en toute liberté, sans peur de le perdre. Elle se fit la promesse de tout faire pour pouvoir tenir cette promesse.
C’est le cœur lourd que Lisbon quitta l’aéroport pour prendre un taxi qui la ramènerait vers le motel.

- o -

Deux jours. Cela faisait deux jours que Jane et Lisbon ne s’étaient pas montrés au CBI et l’équipe commençait à se faire du souci. Bien sur, Hightower les avait informés de l’absence de la chef d’équipe, arguant un problème de famille qui allait l’occuper durant une semaine, minimum. Mais elle n’avait rien dit sur l’absence de Jane et, même si tout était plus calme depuis qu’il n’était plus là, cela faisait un grand vide.
Tous étaient inquiets pour leur consultant, ça ne lui ressemblait pas de ne pas venir travailler et surtout de ne pas les prévenir. La plupart du temps il était là avant eux, passant toutes ses nuits dans son grenier. Alors de ne pas le voir en arrivant, deux jours de suite, cela devenait vraiment inquiétant. Peut-être que Lisbon l’avait emmené avec elle, mais c’était peu probable. La jeune femme ne l’aurait certainement pas laisse approcher de sa famille, elle tenait trop à conserver sa vie personnelle, personnelle.

Cho ne disait rien, comme toujours, mais il n’en pensait pas moins. Il connaissait Jane et, s’il n’était pas venu depuis deux jours, c’était qu’il devait avoir un problème, il ne voyait aucune autre raison. Pour Lisbon, il doutait du problème de famille, mais c’était l’excuse qu’elle avait donné et il n’avait pas de raison solide pour en douter. Si jamais elle avait besoin de son aide alors elle l’appellerait, du moins l’espérait-il.

Rigsby aussi se faisait du souci et lui était bien plus expressif que son collègue. Il ne cessait de demander où se trouvait Jane et ce qu’il se passait pour qu’il soit absent aussi longtemps pour ne pas donner de nouvelles. Il avait tenté de l’appeler plusieurs fois mais tombait à chaque fois sur la boite vocale. Il avait fini par abandonner, mais conservait l’idée de se rendre chez le mentaliste pour voir s’il n’était pas malade ou quoi que ce soit d’autre.

Grace de son coté ne disait pas grand-chose non plus, et cela avait de quoi inquiéter ses deux collègues car elle n’était pas du genre à conserver le silence dans ce genre de situation. En règle générale elle était la première à faire savoir son inquiétude mais là elle ne disait rien. Peut-être savait-elle quelque chose qu’elle préférait cacher à ses collègues ? Mais c’était ça, elle finirait par le leur dire, elle ne pourrait pas garder ça pour elle très longtemps.

Lorsque la fin du second jour arriva, Cho se décida enfin à parler.

“_ Je pense que la boss et Jane ont des problèmes,” dit-il de sa voix toujours bien posée.
“_ Et quels genres de problèmes ?” S’enquit Rigsby.
“_ Je ne sais pas encore, mais je vais bien trouver. Grace, fais des recherches pour savoir si Jane n’aurait pas été admit à l’hôpital ou quoi que ce soit d’autre. Vois ce que tu peux trouver.”
“_ Je m’en occupe,” lui répondit la rousse en se mettant à taper activement sur le clavier de son ordinateur.
“_ Rigsby, regarde dans les derniers dossiers que nous avons classé si un suspect aurait proféré des menaces à l’encontre de Jane ou de Lisbon.”
“_ Tu pense que l’un d’eux aurait pu s’en prendre à Jane? Ou à Lisbon ?”
“_ Je ne sais pas encore mais je veux tout vérifier.”

Le brun se mit au travail immédiatement et les trois agents firent leurs recherches en silence aussi tard que leur corps le leur permettait. Mais bien vite, la fatigue eut raison d’eux et ils durent remettre au lendemain leur travail afin de rentrer se reposer.
Ce fut donc l’esprit agitait de questions que les trois compagnons quittèrent le CBI pour rentrer chez eux. Ils se promirent de revenir à la première heure pour reprendre là où ils avaient arrêtés.

Mais alors qu’il roulait en direction de son appartement, Cho décida de faire une halte par chez Lisbon. Il voulait avoir l’esprit tranquille et il ne l’aurait pas tant qu’il ne saurait pas ce qu’il se passait.
Il arriva rapidement chez la jeune femme et sortit de sa voiture. Avant même qu’il arrive devant la porte, il remarqua que quelque chose n’allait pas. Son instinct de flic ne le trompait jamais et c’est le cœur inquiet qu’il entra dans l’appartement de sa patronne.

L’asiatique resta sous le choc un moment en voyant le salon dévasté de la jeune femme. Elle n’était pas un as du nettoyage, il le savait déjà. Il savait qu’elle n’avait jamais vraiment rangé ses cartons depuis son emménagement, mais là c’était pire que ça. Des meubles étaient cassés, les étagèrent ne contenaient plus que la moitié des livres et discs qui s’y trouvaient avant. Certaines choses avaient été rangés et d’autres placés dans un grand sac poubelle dans la cuisine.
Cho sortit son téléphone de sa poche et appuya sur la touche d’appel rapide. Il n’attendit pas longtemps avant que son interlocuteur décroche.

“_ Rigsby,” entendit-il à l’autre bout de la ligne.
“_ C’est moi, il faut que tu viennes chez Lisbon tout de suite, je me charge d’appeler Van Pelt.”
“_ Que se passe-t-il ?” Questionna le grand brun, soudain inquiet.
“_ Tu verras en arrivant,” répondit simplement Cho. “Fais vite.”

Puis il raccrocha et appela Grace. Cette dernière habitant plus prêt que Rigsby, elle arriva avant lui et ne put que constater que ses soupçons étaient fondés. Lisbon avait bien des problèmes et il était probable que Jane aussi.
Lorsque Rigsby arriva, il eut la même réaction que ses collègues et tout trois se mirent en tache de découvrir ce qu’il s’était passé. Ils passèrent donc une bonne partie de la nuit à fouiller la maison à la recherche d’indices ou de quelque chose qui puisse les aider.
Finalement, après des heures de recherches infructueuses, Van Pelt décida de sortir un peu prendre l’air. De voir l’état de l’appartement de sa patronne l’avait chamboulé et elle ne voulait pas que ses collègues la voit flancher maintenant.
La jeune femme s’arrêta devant la porte d’entrée et s’assit sur les petites marches de devant. Alors qu’elle laissait son esprit vagabonder loin d’ici, quelque chose attira son attention, un petit objet brillant sur le bord du trottoir. La jeune femme se leva et alla voir de quoi il s’agissait. Lorsqu’elle le vit, son cœur rata un battement et elle s’apprêtait à retourner dans l’appartement lorsqu’elle entendit une porte s’ouvrir en face de chez Lisbon et une vielle femme apparaitre.

“_ Vous êtes ici pour mademoiselle Lisbon ?” S’enquit la vielle dame, soucieuse.
“_ Oui madame,” répondit poliment Grace. “Vous savez peut-être quelque chose qui pourrait nous aider ?”
“_ Oh je pense que ce que j’ai à dire va grandement vous aider mon petit,” sourit la voisine.
“_ Je vous écoute.”
“_ Appelez vos amis avant, je ne voudrais devoir me répéter. Vous savez à mon âge…”

Mais Grace était déjà repartit vers la maison et en ressortit presque aussitôt avec Cho et Rigsby.
La vielle femme les invita à venir chez elle où elle leur proposa du thé, comme toutes vieilles dames qui se respectent. Les trois agents acceptèrent, après tout ils en avaient bien besoin.
Cho, comme toujours, fut le premier à prendre la parole.

“_ Que savez-vous qui pourrait nous aider ?” demanda-t-il de façon neutre.
“_ Mademoiselle Lisbon s’est faite cambrioler il y a deux mois, elle n’a rien voulu dire à personne et m’a fait promettre de me taire. Ce que j’ai fait bien entendu, elle est si gentille comme jeune femme. Mais il y a de ça deux jours, un homme est venu la voir, un homme que j’avais déjà vu par le passé. Même si je suis vielle, j’ai quand même une bonne mémoire.”
“_ Vous connaissez cet homme ?” Questionna Rigsby. “Vous pourriez nous le décrire ?”
“_ Bien entendu mon grand,” lui sourit la femme. “Il était blond et très propre sur lui. Il portait un costume trois pièces et cela m’a étonné de voir un jeune homme de cet âge s’habiller ainsi.”
“_ C’est de Patrick Jane que vous parlez madame,” la rassura Grace, “c’est un collègue à nous.”
“_ Je me doutais bien que c’était un gentil lui.”
“_ Pourquoi, quelqu’un d’autre est venu ?” S’enquit Cho, toujours aussi neutre, même si on pouvait noter une petite pointe d’inquiétude dans sa voix.
“_ Le même jour, mais quelques heures plus tard. Trois hommes sont arrivés au moment où mademoiselle Lisbon partait de chez elle, votre collègue après elle. J’ai eu l’impression qu’ils s’étaient disputés.”
“_ Et qu’on fait les trois hommes ?” demanda une fois de plus Cho.
“_ Ils ont sortit des armes et ont tirés sur vos amis. Je ne sais pas s’ils ont été blessés car ils sont montés dans un taxi et sont partit.”
“_ Merci madame, vous nous avez beaucoup aidé,” remercia Rigsby.
“_ C’est le moins que je puisse faire pour ma voisine, une jeune femme si gentille qui m’aide parfois à porter mes courses quand je suis fatiguée. Vous me direz si elle va bien n’est-ce pas ?”
“_ Nous vous tiendrons au courant madame,” assura Grace au moment où les trois agents se levaient.

La vielle dame les raccompagna jusqu’à la porte et les salua alors qu’ils repartaient, non sans leur avoir glissé des cookies que Rigsby accepta avec un grand sourire.
Les trois agents retournèrent ensuite au CBI. Ces nouvelles informations allaient beaucoup les aider et ils ne voulaient pas perdre de temps, quitte à perdre quelques heures de sommeil, ils pourraient facilement les rattraper lorsque Jane et Lisbon seraient de retour parmi eux.

Une fois sur place, Grace se mit immédiatement à son bureau et commença ses recherches avec ces nouvelles informations tandis que les deux autres passaient quelques appels. Malgré l’heure plus que tardive, ils obtinrent des réponses et au bout d’une heure les trois agents se regroupèrent pour regrouper ce qu’ils avaient apprit.
Ainsi, ils savaient à présent que Lisbon avait été victime d’un cambriolage qui ressemblait plus à un règlement de compte, d’après les officiers qui étaient venus sur place.
Grace leur apprit qu’elle avait trouvé quelque chose concernant Jane.

“_ Un homme qui lui correspond à été enregistré à l’aéroport de Sacramento.”
“_ Quand et pour quelle destination ?” demanda Cho.
“_ Plus tôt dans la journée,” répondit la rousse. “Il partait pour la ville de Cork en Irlande.”
“_ En Irlande ?” S’étonna Rigsby. “Mais qui connait-il en Irlande ?”
“_ Lisbon est-elle partie avec lui ?” Coupa Cho.
“_ Non, juste lui.”
“_ Bien,” commença l’asiatique. “Nous savons donc que Lisbon à été victime d’un règlement de compte il y a deux mois et qu’elle ne nous a rien dit. Il y a deux jours, il y a eu une fusillade devant chez elle et maintenant elle est portée disparue. Je ne croyais déjà pas aux problèmes de familles avant, à présent j’en suis sure.”
“_ Et Jane est partit seul en Irlande,” continua Rigsby. “Peut-être la boss l’a-t-elle envoyé là-bas pour le protéger, peut-être ces hommes sont-ils vraiment dangereux.”
“_ Mais pourquoi en avoir fait par à Jane et pas à nous ?” se demanda Grace, un peu déçu du manque de confiance de sa patronne.
“_ Je pense plutôt que Jane l’a découvert et que pour nous protéger elle à préféré garder ça pour elle,” rectifia Cho. “Ce qu’il fait savoir maintenant c’est qui sont ces hommes et pourquoi ils en ont après elle.”

Les deux autres acquiescèrent et tous se plongèrent dans leurs réflexions. Mais au bout de quelques minutes, Cho invita ses collègues à rentrer se reposer. Ils allaient avoir besoin de toute leur énergie s’ils voulaient pouvoir aider Lisbon et Jane.

- o -

Lorsque Jane arriva à l’aéroport de Cork, il fut tout de suite prit par le froid du pays. Lui qui venait de quitter la Californie n’avait pas de vêtements chauds pour contrer le froid qui le saisit en sortant de l’avion. Il resserra sa veste autour de lui et suivit le flot de passagers jusqu’au bâtiment.
Il était toujours aussi inquiet pour Lisbon et s’en voulait d’être partit alors qu’elle était seule face à de dangereux criminels. Il aurait bien voulu se prendre un billet en partance pour les Etats-Unis immédiatement mais Lisbon avait pensé à tout et l’avait privé de sa carte de crédit avant de le quitter. Il n’avait avec lui qu’un simple sac contenant quelques vêtements qu’elle lui avait acheté avant de partir et son passeport. Il était donc dans l’obligation de rester et de trouver les amis de la jeune femme qui devaient le prendre chez eux.

En arrivant dans le hall d’entrée, il remarqua un homme tenant devant lui une pancarte sur laquelle était inscrit son nom. Il marcha donc jusqu’à lui, un sourire forçait sur le visage.

“_ Vous êtes Patrick Jane ?” S’enquit l’homme en lui tendant sa main pour le saluer.
“_ C’est moi,” répondit Jane en serrant la main de l’inconnu. “Et vous êtes ?”
“_ Peter O’Malley, l’ami de Teresa. Venez donc, j’ai une veste dans la voiture qui devrait vous aller, vous ne devez pas avoir chaud. Ça doit vous changer de la Californie.”
“_ Vous n’avez pas idée.”

Jane suivit l’homme dehors et fut de nouveau assaillit par le froid, à croire que ce pays n’était fait que de ça, de froid. Peter paya le parking et ils montèrent ensuite dans la voiture. Jane faillit s’installer du coté conducteur, ayant oublié que dans ce pays la conduite était inversée, ce qui fit sourire Peter.
Ils quittèrent ensuite l’aéroport pour se rendre chez l’ami de Lisbon et Jane resta silencieux durant tout le trajet, observant le paysage sans vraiment le voir, son esprit accaparé par la femme qui était restée en Californie pour le protéger, lui, sa famille et d’autres encore.

Au bout d’une heure de route, dû à la circulation, ils arrivèrent dans un petit village assez calme. Peter le traversa et continua dans la campagne jusqu’à arriver à une petite maison, loin de toute agitation. Il gara la voiture et en sortit. Jane le suivit dans la cour et ils entrèrent dans une jolie maison où ils furent accueillit par une femme d’une trentaine d’années, aussi rousse que Grace. Elle essuya ses mains sur un tablier avant de venir en tendre une à Jane, comme l’avait fait Peter à son arrivé.

“_ Bonjour Patrick, je suis Sally,” se présenta-t-elle.
“_ Bonjour Sally,” répondit Jane en souriant.
“_ Sarah, ils sont arrivés,” cria ensuite Sally.

Une petite fille d’une dizaine d’année arriva encourant de l’extérieur de la maison et sauta presque sur Peter pour le saluer.

“_ Oncle Peter,” se réjouie l’enfant.
“_ Eh là doucement ma grande, tu deviens lourde pour mon pauvre dos,” rigola Peter en la reposant au sol. “Dis bonjour à Patrick.

La dénommée Sarah se tourna vers Jane avec un grand sourire et lui tendit sa main.

“_ Bonjour monsieur Patrick, je me nomme Sarah Maxwell,” se présenta-t-elle. “Je suis ravie de faire votre connaissance.”
“_ Je suis ravi aussi,” lui sourit le mentaliste.

Il nota que la petite ne portait pas le même nom que son oncle et sa tante et se dit qu’il allait encore apprendre des choses. Son séjour risquait de devenir intéressant.

TBC…

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