Esprits Criminels ConceptForum - Le forum n°1 sur la série!


 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Après les ténèbres, la lumière.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
MathildeR
Élève à Quantico


Féminin Nombre de messages : 10
Date de naissance : 28/12/1990
Age : 26
Localisation : France
Personnage préféré : Spencer Reid
Date d'inscription : 14/04/2011

MessageSujet: Après les ténèbres, la lumière.   Jeu 14 Avr 2011 - 23:13

Bonsoir à tous !

Je poste cette fanfiction que j'ai écrite, à l'origine postée sur fanfiction.net, grâce à To fall in love at fall (je ne sais pas si le pseudo est le même sur le forum, je vais voir ça tout de suite). Dans tous les cas, si tu croises de nouveau "Après les ténèbres, la lumière", un grand coucou !

Voici donc le prologue...







To build a home - The Cinematic Orchestra

La silhouette de Beth se dessinait à travers la moustiquaire. Elle la poussa d'une épaule, les mains menottées dans le dos. Michael la suivait, son arme solidement enfoncée entre les omoplates de la jeune femme. Ils s'arrêtèrent, regardèrent la vingtaine d'hommes. Beth sentait sa vue se troubler. Elle avait une balle dans la hanche. Une autre dans la cuisse. Peut-être une autre dans l'épaule, elle ne savait pas. Elle avait été tellement battue que chaque centimètre de son corps lui donnait la nausée. La chaleur texane fit remonter dans sa bouche un filet de sang tiède. Elle toussa et vit des gouttelettes rouges éclaboussées le parquet de la véranda. Elle sentit ses jambes se dérober sous elle. Michael attrapa ses longs cheveux blonds et l'obligea à se relever. Beth grimaça de douleur. Elle avait vu cet homme perdre la tête en quelques jours. La panique, sa schizophrénie supposée, ses crises d'épilepsie avait fait de lui un homme perdu, épuisé. Il avait en quelques heures plongé dans une folie violente. Il avait tout fait pour la soumettre, pour se prouver qu'il pouvait gagner sur quelqu'un. Il lui avait imposer son existence. Il avait fait d'elle un exutoire.

Prentiss eut le coeur fendu en voyant la jeune femme, d'habitude si forte, aussi cassée. Elle la voyait chanceler, le visage tuméfié, couvert de sang coagulé et de poussière, les yeux dans le vague, des cheveux collés au front. Son tee-shirt était tâché de sueur et de sang. Beth descendait les quelques marches difficilement, Michael la tenant par les cheveux. Elle titubait, aveuglée par la lumière. Rossi s'approcha lentement de deux ou trois mètres.

- Michael, je suis l'agent Rossi. Laissez l'agent Fields partir. Tout est fini pour vous, vous le savez.

- On doit négocier. Il faut qu'on négocie.

- Vous avez pu négocier avec le shérif. Vous avez déjà eu une chance d'arrêter tout ça il y a deux ans. C'est terminé.

Devant son calme, Michael comprit que la chute était proche. Il sentait le pouvoir lui échapper. Il regarda rapidement tous les visages face à lui, les armes, Beth qui allait une nouvelle fois tomber. Il sentait la sueur dans son dos, son cœur battre à tout rompre. La jeune femme allait perdre connaissance. Il lâcha ses cheveux, la saisit par le bras.

- Mets-toi à genoux.

Elle avait du mal à s'exécuter. Il perdit patience et la frappa derrière le genou. Elle tomba en hurlant de douleur. Dans la poussière, elle explosa. Son cri mêlait des années de galère, des heures de torture et une peine sans nom. Ça n'a pas duré longtemps. Son sanglot eut le même effet qu'un éclair. Elle sentait un torrent de larmes se déverser dans son cou. Reid la regardait, avec ce mélange d'impuissance et d'injustice. Il tentait de brider cette panique qui le gagnait. C'était irrationnel. Tout était irrationnel entre eux. Morgan se tourna vers lui. Il hocha brièvement la tête, pour lui assurer que tout allait bien se passer.

Hotch était sur ses gardes. Michael agitait son arme en criant. Ses phrases étaient incompréhensibles, ponctuées de plaintes. Il craignait un coup de folie.

- Nous vous comprenons. Nous sommes là pour vous aider. On ne vous veut pas de mal.

Beth s'affala sur le sol, sans bruit, face contre le sol. Elle entendait les voix s'éloigner. Elle sentait la terre tiède contre sa peau. Elle se sentait bien. Comme si ses longues heures de calvaire n'avaient jamais existé. Comme si chaque obstacle rencontré dans sa vie ne l'avait jamais blessée.

En voyant sa proie s'écrouler, Michael paniqua. Il la secouait en criant.

Les agents profitèrent de la panique du jeune homme. Morgan le ceintura au sol, un flic lui passa les menottes et le conduisit à l'arrière de sa voiture. Reid se précipita sur Beth. Il parcourut les quelques mètres qui les séparaient la peur au ventre. Il s'agenouilla près d'elle.

- Eh... Beth...

- Yo...

Il sourit en enlevant ses menottes. Il la prit dans ses bras avec précaution. Beth glissa sa main dans celle de Reid. Elle avait besoin de ça, là, maintenant. D'un peu d'affection. D'un peu d'humanité. L'agitation autour d'eux n'avait aucune importance. Un hélicoptère allait conduire la jeune femme à l'hôpital le plus proche. La police fouillait la maison.

- C'est une journée de merde... murmura Beth en fermant les yeux.

Son corps inconscient pesa dans les bras de Reid.

A cet instant même, chacun regarda vers eux.

A cet instant, chacun mesura combien cette drôle de fille avait bouleversé leur vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gabrielle Reid
Agent Fédéral
avatar

Féminin Nombre de messages : 120
Date de naissance : 02/10/1993
Age : 24
Localisation : Quelque part dans Gublerland.
Personnage préféré : Spencer Reid
Loisirs : Écrire, me faire des films, rêver d'épouser MGG.
Date d'inscription : 22/01/2011

MessageSujet: Re: Après les ténèbres, la lumière.   Dim 17 Avr 2011 - 12:32

Oh mince, j'ai loupé ton post ! Désolée Merci d'avoir suivi mon conseil !
Même si je l'ai déjà lue, je crois que je vais la relire, je l'aime tellement Very Happy En plus, je viens juste de voir que tu as posté la suite sur fanfiction, j'allais commencer à la lire ! J'y cours, je te dirai ce que j'en pense dès que je l'ai finie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MathildeR
Élève à Quantico


Féminin Nombre de messages : 10
Date de naissance : 28/12/1990
Age : 26
Localisation : France
Personnage préféré : Spencer Reid
Date d'inscription : 14/04/2011

MessageSujet: Re: Après les ténèbres, la lumière.   Lun 18 Avr 2011 - 23:10

:)

Merci pour ce petit mot, ça me fait vraiment plaisir !! :)
Voici donc le chapitre 1 : n'hésitez pas à me laisser des messages ! :)
A très vite !









Six mois plus tôt...

Pendant sa semaine de congé, Rossi a arpenté New-York. L'effervescence citadine n'avait rien à voir avec la pression qu'il subissait à Quantico. Il appréciait à quel point cette agitation n'avait aucune prise sur lui. Il croisa son éditeur et ami Bruce Collins dans Central Park. Il n'avait absolument pas changé. Il portait ce matin-là un pardessus, fumait la pipe. Il lui avait parlé des nouveaux auteurs qui allaient rejoindre son catalogue, de son sixième divorce, de son arrêt du tabac, de ses cinq kilos pris, de sa reprise du tabac. Il l'invita à la réception qu'il donnait le soir même.

A 21 heures, Rossi s'était déjà demandé cent fois pourquoi il avait accepté. L'appartement de Collins était envahit d'auteurs de polars, de journalistes critiques corrompus. L'hôte abandonna quelques amis à leur discussion et gagna à grandes enjambées Rossi. Sur le ton de la confidence, il lui dit que quelqu'un voulait absolument le voir. En fendant la foule, Rossi reconnut Peter Spire, directeur du département Criminologie de la faculté de New-York. La jovialité de l'homme le fit sourire. Il portait un de ses habituels noeuds papillons. L'agent aimait croire que c'était la nationalité britannique qui voulait ça. Il avait garder sa serviette. Il l'avait rencontré à l'époque où il donnait des conférences, pendant sa retraite. Cet homme l'avait marqué, mais il ne saura certainement jamais pourquoi.

- Mon cher Rossi ! Si vous saviez comme je suis ravi de vous voir !

- Ça fait longtemps qu'on ne m'a pas dit ça !

Ils s'écartèrent de la foule. Rossi notait avec surprise l'excitation de l'universitaire, qui lui murmurait tout sourire qu'il fallait qu'il lui parle de quelqu'un. Dans un coin de la pièce, il sortit de sa serviette en cuir râpée un dossier de la faculté.

- Beth Fields. 21 ans. Diplômée de criminologie et d'anthropologie. Première de sa promo chaque semestre. Elle s'est inscrite en master. Elle a des connaissances en médecine légale. Un an de stage chez les flics. Elle parle quatre langues. Mémoire dingue. La CIA la voudrait bien. Un musée australien aussi, pour le département ethnologie.

Devant un Rossi perplexe, il développa.

- Il faut que tu la prennes au sein de ton équipe. Cette gamine pourrait s'avérer être un véritable atout pour le FBI. Je n'ai pas été aussi épaté depuis longtemps.

- Tu connais la procédure, elle doit se présenter...

- Tu ne comprends pas. Elle ne la fera pas. Disons qu'elle n'a pas de perspectives. Elle n'a pas eu beaucoup de bol.

Rossi avait saisi le dossier de l'étudiante. Il ne pu voir que des croix à l'emplacement du nom des parents, du domicile. Les notes qui se succédaient l'impressionnèrent. Les appréciations des profs aussi. Spire l'observait, surexcité.

- Je me porte garant d'elle si il 'y a que ça qui te retient.

- C'est-à-dire ?

- Comment t'expliquer... Elle est quelque peu instable. Enfin, ce n'est pas le mot ! Mais bon, elle ne vit nulle part, parle peu. Je suppose qu'elle ne fait confiance à personne.

Quelque chose d'indescriptible rendait la photo de cette gamine émouvante. Il ne savait pas si c'était cette crinière blonde de sauvageonne, la cicatrice sous son oeil ou ses yeux bleus perçants. Elle semblait forte, et pourtant, quelque chose la rendait fragile.

- Je la trouverais où ?

- Elle est souvent au Starbucks à deux pas d'ici. Je crois qu'elle vit pas très loin. Je suis désolé de ne pas en savoir plus, mais je t'assure que ça fait trois ans que je la surveille, trois ans que je me dis qu'elle peut avoir une grande carrière. Trois ans que j'attends qu'elle obtienne sa licence pour lui trouver une place quelque part.

En rentrant ce soir-là, il fit un détour par le Starbucks. Pour reconnaître le terrain, comme avant une mission. Il ne s'attendait pas à la voir là-bas à cette heure tardive. Et pourtant, la jeune femme se tenait au fond, une immense tasse de café dans une main, un livre dans l'autre. Il entra, en commanda un d'une taille bien plus raisonnable et se dirigea vers elle.

- Bonsoir. David Rossi. Je peux ? demande-t-il en désignant la chaise.

- Ça dépend. Vous allez parler, parler et parler dans l'espoir de me sauter ?

Son ton était monocorde. Elle n'avait pas lever les yeux de son livre. Rossi sourit.

- Non. Disons que je viens de la part de Peter Spire.

- Connais pas.

- Il dirige le département Criminologie de votre fac, mademoiselle Fields.

Enfin, elle le regarda. Il avait fait tomber la première barrière.

- J'étais à une réception un peu ennuyeuse. Spire était là. Il m'a parlé de vous. Il paraît que vous pourriez nous aider au FBI. Que vous avez quelques talents.

Il la regarda, espérant une réaction. En vain. Il continua malgré tout.

Il lui parla de leurs missions, de ce qu'elle leur apporterait.

- Pourquoi pas.

Les deux mots étaient tombés comme un couperet.

Rossi était surpris. Il s'était attendu à un refus clair et net.

Il lui parla de chaque membre de l'équipe en détail, avec une certaine tendresse. Elle l'écoutait religieusement, sans bouger.

Elle refusa le café qu'il lui offrait. Elle préférait s'en acheter elle-même. Elle avait l'air épuisé.

Ils finirent par s'appeler par leur prénom. Il la tutoyait. Elle hésitait. Elle a sourit une fois.

Quand ils se quittèrent, ils avaient convenu d'un rendez-vous à Quantico dans deux jours.

Beth est entrée dans le hall d'un immeuble voisin. Cette soirée avait été étrange. Elle repensait à Rossi, à ce qu'il lui avait dit. Elle se maudissait d'avoir acceptée ce rendez-vous. Elle n'allait pas y aller. Pas envie de payer l'avion, pas envie de se montrer à ces gens.

Son matelas était toujours aussi puant. Le café lui donnait des sursauts. Le concierge voulait bien que qu'elle dorme ici, mais elle devait se cacher au moindre bruit. Il ne voulait pas avoir de problèmes. Elle alluma son Mac, offert par sa dernière bienfaitrice, et regarda les trajets New-York/Quantico. Juste pour voir... Elle avala un yaourt et une banane. Elle se lava les cheveux dans la cour. Elle faisait tout pour oublier qu'elle avait une décision à prendre. Elle regarda la serviette sur laquelle il avait griffonné son numéro et l'adresse du QG. Elle pourrait la jeter...

La première chose qu'Erin Strauss faisait au travail, c'était de consulter ses e-mails. Elle cliqua avec surprise sur un courrier provenant de l'agent Rossi, pourtant en vacances. Il lui expliquait pourquoi il envoyait des informations sur cette Beth Fields, pourquoi elle devait lui accorder une chance. Il y avait beaucoup de zones d'ombre : pas de parents, pas de domicile actuel. Rien ne présageait qu'elle était équilibrée : trop de familles d'accueil, de foyers, d'arrestations d'admissions aux urgences. Mais ses études brillantes faisaient d'elle un personnage atypique. La curiosité la poussa à écrire :

Agent Rossi,

Faites-lui passer les tests psychologiques.

Nous verrons ensuite.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
special agent louis
Agent Fédéral


Masculin Nombre de messages : 185
Date de naissance : 15/01/1985
Age : 32
Localisation : france
Personnage préféré : tout le monde
Date d'inscription : 25/06/2010

MessageSujet: Re: Après les ténèbres, la lumière.   Mer 20 Avr 2011 - 18:24

Pas mal, comme debut!

Le personnage de Beth m'intrigue. Hate de lire comment elle va faire son chemin avec la BAU...
En tout cas, la pauvre, ca ne va pas etre une partie de plaisir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MathildeR
Élève à Quantico


Féminin Nombre de messages : 10
Date de naissance : 28/12/1990
Age : 26
Localisation : France
Personnage préféré : Spencer Reid
Date d'inscription : 14/04/2011

MessageSujet: Re: Après les ténèbres, la lumière.   Ven 22 Avr 2011 - 13:22

Bonjour bonjour ! :)

Merci beaucoup pour ce petit mot, ça me fait très plaisir : j'espère que tu vas trouver ton compte dans ce chapitre 2 :)
N'hésitez pas à me laisser un petit mot, question, critique, envie de future fanfiction !
A très très vite :)







Le mercredi, au milieu de la nuit, Beth avait trouvé son matelas dans la benne à ordure. Elle tapa en vain le code d'entrée de l'immeuble. Elle avait hurlé de rage en donnant des coups de pied dans la porte. Elle est parti en marchant vite, la colère lui rongeant l'estomac. Une fois de plus, elle avait été jetée. Elle tenta de faire les exercices de respiration proposés par un psychiatre, mais elle abandonna, préférant marcher en fulminant.

C'était un fait : elle n'avait nulle part où aller.

Comme pour faire un pied de nez à ces emmerdes, elle entra dans la gare. Et avec tout l'argent qu'elle avait sur elle, elle paya un aller simple pour Quantico.

Elle voyagea sans sommeil. Elle se détachait de New-York avec peine.

Les heures filèrent.

En arrivant à Quantico, elle eut presque peur. C'était difficile de se prendre en main. De se donner une chance. Elle voulait se rendre à l'adresse griffonnée par Rossi. Elle ne pensa même pas à l'appeler. Elle perdit son chemin au moins dix fois. Elle mémorisa un plan placardé dans une rue. Elle arriva au QG en vingt minutes, sans hésiter une seule fois entre les rues.

Elle dût montrer patte blanche à l'entrée. Il était encore tôt. On l'autorisa à gagner le troisième étage.

Dans l'ascenseur, elle se regarda dans le miroir. Elle avait de cernes. Elle s'attacha les cheveux à la va-vite. Son sac de voyage ressemblait vaguement au bagage d'un clochard. Elle se regarda de la tête aux pieds. Habillée toute en noir, elle se sentait bien. Elle avait besoin de la neutralité de cette couleur. Sa seule extravagance, c'était un sac de la compagnie aérienne japonaise.

Quand elle sortit de l'ascenseur, elle se sentit seule pour la première fois de sa vie.

JJ arrivait toujours tôt.

Pour prendre un café. Profiter du silence avant les longues heures de travail. Emmagasiner suffisamment de courage pour ne pas craquer.

Elle observa la jeune femme depuis son bureau. Rossi arriva. Bizarrement, elle ne fut pas étonnée de le voir écourter ses vacances. Il semblait la connaître. Elle aurait aimé entendre ce qu'ils se disaient.

- Beth.

- ...

- Tu es matinale !

- Je suis arrivée tout à l'heure.

Il lui sourit tendrement. Il avait cru qu'elle ne viendrait pas. Il s'était fait une raison. Mais tout était bien plus compliqué que ça.

- Viens.

Elle le suivi docilement.

- Ne t'inquiètes pas pour l'entretien avec la psych...

- Je ne suis pas inquiète.

Ils burent un café en silence.

Le reste de l'équipe arrivait.

- C'est qui avec Rossi ? demanda Spencer à JJ.

- Aucune idée. Tu la connais, Derek ?

- Non... Il prit son téléphone. Eh Poupée, une blonde habillée en noire, avec Rossi, ça te parle?

Dans le haut-parleur du portable, la voix de Garcia traduisait son excitation.

- Peut-être une future recrue. Beth Fields. C'est Rossi qui la dénichée. Elle est très douée. Trop d'ailleurs, c'est flippant. Elle a rendez-vous avec Hotch, puis la psy. Je connais quelques trucs sur elle, mais ce n'est pas drôle du tout.

- Genre ?

- Genre elle n'a pas de famille. Elle a été dans 16 familles d'accueil, 35 foyers. Elle a été accepté aux urgences douze fois les neuf derniers mois. Le seul truc trop cool, c'est qu'elle a fait gagner son équipe de natation au lycée. Mais j'aime pas fouiller les gens qui passe ici, comme ça. Oh... Oh, je vous laisse, mon dealer m'apporte ma caféine !

Elle raccrocha rapidement en chantant, ce qui fit sourire Derek.

Spencer établissait son profil :

- La position de sa tête traduit un courage un peu imprudent. Le regard qu'elle accorde à Rossi est encore méfiant. Elle est très en arrière de sa chaise, comme pour ne pas s'impliquer. Elle laisse parler Rossi, ne répond pas mais l'écoute attentivement. Ses mains avancées vers lui montre qu'elle est prête à accepter de l'aide. Mais je pourrais presque conclure qu'elle est torturée, vu la position de ses pieds sous la chaise.

- Génial. Un genre de toi, lança Derek.

Spencer leva les yeux au ciel en souriant. Chacun regagna son bureau. Pendant le quart d'heure suivant, ils jetèrent parfois un regard vers eux.

A huit heures dix, Rossi conduisit Beth dans le bureau du docteur Clark, qui le pria de les laisser.

Beth ne savait pas comment se tenir pour avoir l'air parfaitement à l'aise. Elle savait qu'elle était observée sous toutes les coutures.

- Bien. J'ai quelques informations sur vous. A vrai dire, je sais presque tout. Est-ce que ça vous gêne de savoir que l'on peut tout connaître de vous ?

- Non.

Le docteur Clark sourit.

- Avez-vous été confrontée à la violence ?

- Oui.

- Êtes-vous marquée ?

- Oui.

- Avez-vous été confrontée à la mort ?

- Oui.

- Avez-vous déjà vu un cadavre ?

- Oui.

- Avez-vous été violente ?

- Oui.

- Le regrettez-vous ?

- Non.

- Vous pouvez m'en dire plus, vous savez ?

- D'accord.

- Vous ne voulez pas ?

- Non.

- Pourquoi ?

- Ce n'est pas nécessaire.

Les deux femmes s'observèrent.

- Je n'en ai pas besoin de plus.

Elle rédigea une lettre à l'attention de la directrice. Beth pu partir.

Erin Strauss était atterrée. Rossi inquiet.

- Bon sang, cette fille est à la limite de l'autisme ! Elle ne communique absolument pas. Puis elle a un casier !

- Mais vous voyez aussi qu'il ne s'agit que d'un mutisme de défense, objecta Hotch. Il croisa le regard de Rossi, impatient d'entendre la suite. Elle mettra sûrement du temps à s'intégrer à l'équipe. En ce qui concerne son casier, il n'y a pas eu de suite. Légitime défense.

Rossi sourit, ravi : Hotch était de son côté.

Erin Strauss eut un soupir blasé.

- Si vous aussi vous vous y mettez... Que se passera-t-il quand elle bossera ? On découvrira quoi ?

Elle regarda les deux agents successivement.

Puis elle avança le dossier vers l'autre côté du bureau, signe d'un accord un peu contraint.

De l'autre côté de la porte, Beth était assise sur une chaise, les jambes tendues. Elle regardait le plafond, sans appréhension aucune. Hotch sortit.

- Visite médicale dans une heure. Pendant ce temps, vous commencez de lire le règlement.

Il était presque décontenancé devant ce manque de réaction. Elle lui répondit un simple "d'accord", sans sourire ni joie palpable. Il lui donna un pavé qui recensait les us et coutumes, les procédures les plus barbantes du FBI.

Quelques minutes plus tard, Rossi lui fit une place à son bureau, sous l'oeil curieux de ses collègues.

Elle se plongea dans le règlement, tournant les pages rapidement. Elle leva la tête quand son ventre gargouilla. Spencer la regarda en souriant. Elle fit semblant de se replonger dans sa lecture pour lui échapper.

- Il y a un distributeur à côté des ascenseurs.

- Pas de monnaie.

- Tu veux que je t'en fasse ?

- Pas d'argent.

- Je peux t'en prêter ?

- Je ne pourrais pas te le rendre.

Rossi intervint, amusé.

- Beth...

Elle regarda Rossi, puis Spencer qui lui souriait. Ils étaient presque gentils, elle trouvait ça louche. Elle ne parlait plus depuis longtemps. Seulement aux caisses des supermarchés. Juste des "bonjour", "merci" et "au revoir".

Le jeune homme déposa un peu d'argent sur le bord de la table. Elle attendit qu'il "oublie" ce qui c'était passé avant de se lever pour aller au distributeur.

Il rit un peu de son manège. Il avait marqué un point.

Au distributeur, elle fut accostée par Garcia, toute en couleur :

- Salut ma jolie. Pénélope Garcia. Mais appelle-moi Garcia.

- T'es pas sensée dire "appelles-moi Pénélope" ?

- Si, mais c'est nul.

- Je sais pas. Moi, c'est Beth.

- Je sais mon ange, lui répondit-elle, victorieuse.

Beth lui tendit la moitié de sa barre aux céréales.

- Non, mange, t'es rachitique. Je suis juste montée te regarder.

Beth esquissa un sourire.

Elles restèrent côte à côte.

Elle sentait qu'elle se détendait. Il n'y avait aucun danger ici.

Derek et Spencer observaient la scène.

- Elle te plaît.

- On ne peut pas dire ça, renchérit Spencer.

- Mais tu ne peux pas dire non.

Derek arrivait souvent à désarmer son collègue.

Beth se rassit, termina le règlement.

Elle avait encore trois quarts d'heures à attendre.

Chacun avait remarqué sa rapidité. Elle fit semblant de ne pas remarquer leurs regards.
Elle alluma son Mac, et continua d'écrire son dossier sur la technique du profilage géographique.

Elle finit par se rendre à l'étage du médecin, fatiguée d'être le centre de l'attention.

Elle savait qu'elle devrait leur parler, dire quelques mots. Mais elle ne voulait pas faire comme les autres.

Elle était gênée de n'être qu'en petite culotte devant cet inconnu. Ce n'était pas à cause de son corps androgyne. C'était de se sentir aussi vulnérable.

Il observa son torse, effleurant quelques cicatrices.

- Varicelle ?

- Brûlures de cigarette.

L'homme fut surpris du ton badin de la jeune femme.
Il continua l'auscultation en silence. Elle savait que tout ce qu'il notait sur la feuille "Signes particuliers", c'était au cas où il lui arriverait quelque chose.

En sortant, il avait dit qu'elle était apte au travail. Elle s'est surprise à être contente.

Au service du personnel, on rassembla son dossier.

On passa deux coups de fil.

Puis on lui souhaita la bienvenue au FBI.

On lui tendit sa plaque. Une arme.

Hébétée, elle remonta. Puis se tint debout à côté du bureau de Rossi.

- Beth ?

- C'est fait.

En souriant, il présenta la nouvelle recrue à l'équipe.

Garcia se jeta sur elle et l'enlaça.

- Tu es une des nôtres ! Formidable ! Tu me dis si t'es mal à l'aise

- Je suis mal à l'aise, objecta Beth, les bras ballants.

A la fin de la journée, Garcia proposa qu'ils aillent tous boire un verre, en l'honneur de celle qu'elle appelait "le bébé de l'équipe".

- Vous savez pas dans quoi vous vous embarquez, je ne suis pas ce qu'on peut appeler un cadeau.

- Hallelujah, tu as fait ta plus longue phrase depuis que je te connais, se réjouit Rossi.

Elle sourit de toutes ses dents. Elle montrait une nouvelle facette d'elle-même. Spencer se surprit à la trouver lumineuse.

Ils s'entassèrent dans l'ascenseur.

Il tentait en vain de se dire que c'était purement subjectif ce qui l'attachait à cette fille. Que c'était fou, de se voir en quelques heures aussi intrigué.

Pendant ce temps, Beth découvrait qu'elle pouvait respirer profondément, sans sentir un tas de gravier au fond de l'estomac.

Ce soir-là, elle parla enfin un peu. Elle s'avéra être calée en littérature, adorer les chiens et avoir un sens de l'humour plein d'esprit. Lorsque Spencer la questionna sur sa vie, elle fut plus qu'évasive. Elle se renfermait brutalement après avoir murmurer un bref "pas intéressant". Hotch était allé chercher Jack. Elle lui avait dit "yo" en frappant dans son petit poing. Il n'en suffisait pas moins pour lui plaire. Il avait passé la soirée sur ses genoux.

Avant de partir, Rossi lui demanda d'un ton paternel :

- Tu dors où ?

- Euh... Je vais trouver un moyen.

Devant la mine de la jeune femme, il objecta fermement :

- Tu dors chez moi.

Elle fit le tour de l'appartement de Rossi, comme pour s'apprivoiser un nouveau territoire. En observant chaque objet, elle avait elle aussi établit un profil de l'homme.

Il lui laissa dans la salle de bain une serviette propre et une nouvelle brosse à dents.

Il prépara un plat de pâtes, disposa deux assiettes, chose inédite depuis des années.

Elle mangeait avec appétit. Il était ravi.

- Pourquoi tu ne t'es mise à parler qu'en fin de journée ?

- Parce qu'il n'y a aucun danger.

- Bien vu.

Rossi lui raconta avec humour sa vie maritale. Elle rit beaucoup, posa quelques questions.

Quand ils se souhaitèrent une bonne nuit, elle le retint.

- Merci...

Après avoir pris un bain, elle se glissa dans le canapé-lit. Elle avait dû insister pour ne pas laisser Rossi lui donner son lit.

Elle fit un bilan de sa journée, tournant essentiel de sa vie.

Elle avait rendez-vous avec Derek pour courir le lendemain matin. Spencer lui prêterait un bouquin qu'il savait qu'elle allait adorer. JJ et Prentiss l'accompagnerait le jour de sa première paie faire les boutiques. Garcia l'avait prise une nouvelle fois dans ses bras. Les bras le long du corps, elle se sentait bête. Elle lui avait répondu "dans deux semaines, tu sauras faire les câlins!".

Dans la nuit, Rossi regarda quelques minutes sa protégée.

Elle dormait en boule.

Comme une gamine effrayée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
special agent louis
Agent Fédéral


Masculin Nombre de messages : 185
Date de naissance : 15/01/1985
Age : 32
Localisation : france
Personnage préféré : tout le monde
Date d'inscription : 25/06/2010

MessageSujet: Re: Après les ténèbres, la lumière.   Ven 22 Avr 2011 - 14:28

Ravi d’en découvrir plus sur cette Beth… Very Happy La pauvre, on dirait une SDF… Complètement livrée a elle-meme... Sur la défensive, méfiante, mais qui finalement, se relâche. L’accueil de l’équipe est très sympa… C’est l’esprit de famille qui joue…

J’adore le doute de Strauss… Razz

J’aurai une petite remarque, mais c’est vraiment du « chipotage », donc vraiment secondaire… Ne le prends pas mal, mais j’ai trouvé un peu inhabituel qu’une nouvelle recrue se voit dès son introduction donner une arme et une plaque alors qu’il me semble qu’elle n’est encore qu’une étudiante et qu’elle n’a pas suivi la formation du FBI… Bon, on va dire que le stage chez les flics doit suffire. C’est une entrée très rapide, lol. sourit0
Mais bon, c’est pas important. Si ça se trouve, c’est moi qui ai mal lu… nut


Pour finir, la suite avec grand plaisir! coucou1 Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MathildeR
Élève à Quantico


Féminin Nombre de messages : 10
Date de naissance : 28/12/1990
Age : 26
Localisation : France
Personnage préféré : Spencer Reid
Date d'inscription : 14/04/2011

MessageSujet: Re: Après les ténèbres, la lumière.   Ven 22 Avr 2011 - 15:09

Coucou !

Tu as carrément raison, je viens de capter : on va mettre ça sur le fait que ce soit une première fic ^^ Je vais tenter de revoir ça dans le prochain chapitre :)

En ce qui concerne l'accueil de l'équipe, j'ai essayé de retranscrire le côté "famille" auquel fait souvent allusion Garcia. J'aime l'idée qu'on puisse être adopté par un nouvel entourage.

A très vite, et merci Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
dexash
Agent rattaché au BAU
avatar

Nombre de messages : 527
Date de naissance : 16/03/1985
Age : 32
Date d'inscription : 16/10/2007

MessageSujet: Re: Après les ténèbres, la lumière.   Ven 22 Avr 2011 - 19:43

Rooh, celle là m'avait échappé. Faut dire que je suis pas très concentrée ces derniers jours.
Alors Bravo, et pardon de pas l'avoir lue plus tôt.
A bientot ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MathildeR
Élève à Quantico


Féminin Nombre de messages : 10
Date de naissance : 28/12/1990
Age : 26
Localisation : France
Personnage préféré : Spencer Reid
Date d'inscription : 14/04/2011

MessageSujet: Re: Après les ténèbres, la lumière.   Mar 10 Mai 2011 - 16:25

Bonjour !
Après des jours et des jours d'absence (pas Internet = détox difficile :)), voici la suite :)
N'hésitez pas à me donner votre avis, vos remarques, comme plus haut Very Happy (une première fic et une étourderie naturelle, ça donne ça :))
A très vite :)






A cinq heures ce matin-là, Beth était assise sous la véranda. Elle avait eu un chez elle il y a cinq ou six ans. Et le bien-être qu'elle éprouvait à cette époque ressemblait plus ou moins à celui qu'elle ressentait chez Rossi.

Elle était insomniaque depuis toujours. Selon l'endroit où elle se trouvait, elle devait trouver quelque chose à faire. Pour éviter les angoisses, les colères.

Quand Rossi se leva une heure plus tard, elle avait lavé les seuls vêtements qu'elle possédait, fait une fournée de scones aux raisins et préparé du café. Elle sursauta en le voyant à l'entrée de la cuisine.

- J'ai utilisé la machine à laver. Je sais pas si je pouvais, mais...

- Tu pouvais.

Il désigna les Converses qu'elle portait.

- Tu vas courir avec Morgan ?

- Oui...

- Tu vas avoir mal aux pieds.

- Peut-être. En attendant, elles courent vite.

Ils éclatèrent de rire.

Elle lui tendit une tasse de café. En s'asseyant, elle se lança.

- Je ne sais pas pourquoi tu fais tout ça pour moi. Si c'est par pitié, à cause de la solitude ou un truc comme ça. Enfin, je veux juste dire que je ne suis pas douée pour tout ça. Il faut me laisser du temps. Je suis tellement paumée que j'arrive pas à faire de la place à quelqu'un. J'ai été tellement oubliée que j'ai vraiment la trouille. Et rien que là, t'es trop impliqué dans ma vie, tu vois, j'ai déjà peur que tu me laisses ! Enfin bref, j'en dis déjà trop... C'est la loose, non ?

Elle leva la tête de son bol.

Rossi était visiblement amusé.

- Finalement, tu arrives à parler aux gens. C'est un début. Bientôt, on pourra mener une vraie conversation.

Elle écarquilla les yeux.

- Ce genre de phrases, t'oublies, c'est archi flippant.

Ils se regardèrent un instant, puis se sourirent.

Le téléphone interrompit la douceur du petit matin.

.

.

.

- Rossi.

- Salut, c'est JJ. On a une affaire.

- On arrive.

.

.

.

Rossi se retourna vers Beth.

- Tu vas devoir remettre à plus tard ton jogging.

Elle savait qu'à partir de maintenant, elle allait devoir faire ses preuves. Qu'elle allait devoir passer outre son mutisme.

Il s'était soudainement assombri.

Ils préparèrent chacun quelques affaires, puis filèrent au QG.

.

.

L'équipe arriva en même temps dans la salle de réunion, la mine déconfite des nuits courtes.

Les dossiers étaient disposés au milieu de la table.

JJ s'approcha du tableau blanc afin d'exposer l'affaire.

- La police d'Austin nous a alerté à propos d'une succession de meurtres. Les photos parlent d'elles-mêmes. Le meurtrier frappent deux fois par mois. Le premier il kidnappe une personne. Il dépose son cadavre le 15, toujours dans des situations particulières. Puis le 16, il en kidnappe une nouvelle. Il abandonnera la dépouille à l'aube du mois suivant. Il y a déjà quatre morts. Le prochain cadavre devrait être découvert dans deux jours.

Cette dernière phrase sonnant comme un compte à rebours, ils partirent.

.

.

Ils firent une première lecture des dossiers dans le jet.

Beth était en tailleur. Sans trop réfléchir, elle s'était assise à côté de Rossi. Face à elle, Spencer faisait un résumé des autopsies pratiquées.

- La première victime a 28 ans. Kyle Stone. Il a vraisemblablement été enlevé dans le hall de son immeuble. On l'a retrouvé dans une poubelle. La seconde victime a 27 ans. Mary Starck. Enlevée à la sortie du travail. Retrouvée dans un container.

Il lui jeta rapidement un coup d'oeil : elle était en train de faire des schémas, des tableaux. Rapidement. Comme quand on procède à une première esquisse.
Prentiss prit le relais.

- La troisième victime est John Stand. 26 ans. Kidnappé en pleine nuit chez lui. Retrouvé dans une cabine téléphonique. La quatrième victime s'appelle Bree Mumford. Elle avait 25 ans. On se sait pas vraiment où elle a été enlevée. On l'a retrouvée dans un baril, dans une station service.

Morgan remarqua le visage soucieux de la nouvelle.

- ça va ?

- Je suis née à Austin. Quand j'avais quatre ans, ma mère m'a laissée dans cette station service. Et je l'ai jamais revue.

Elle sourit.

- ça va, faites pas cette tête, je m'en suis remise !

Elle revint à leur enquête, afin d'éviter tout silence pesant et regard de pitié.

- En ce qui concerne les victimes, les tortures infligées ne sont pas la cause de la mort. On voit qu'elles ont été tuées toutes de la même façon. La nuque brisée. Il s'est lassé.

Prentiss intervint.

- ça ne pourrait pas être une femme ?

- C'est difficile de briser une nuque, souligna Rossi. Puis les tortures infligées caractérisent une volonté de domination.

- Et les mises en scène une glorification de ces meurtres, conclut Prentiss.

- On a une liste de disparus ? demande Beth, les sourcils froncés.

- Non... Pourquoi ? demanda Spencer.

- Je suppose qu'il a enlevé un homme dont le nom de famille commence par un M. Il alterne entre homme et femme, trois victimes dont le nom commence par S, une par M. Je crois que ça collerait.

Chacun observait les dossiers, échafaudait des possibilités, tentait d'obtenir un scénario. Le voyage se termina dans un silence studieux.

.

.

Ils furent accueillis au commissariat d'Austin par le shérif Peter Hanks. Sa démarche elle-même montrait à quel point il était prétentieux, arrogant et stupide. Avec un sérieux faussement professionnel, il leur donna les éléments de l'enquête :

- Bien. On a déjà quatre victimes. Deux hommes, deux femmes. Nuque brisée, blessures multiples, mise en scène des corps. Ils ont tous été enlevé brutalement et séquestré une quinz...

- On le sait déjà, ça, le coupa froidement Beth.

Tous la dévisagèrent. Elle ne quittait pas des yeux le shérif, interloqué. Il bafouilla :

- Si vous avez besoin de quelque chose, mes agents sont à votre disposition.

Il tourna les talons et sortit. Hotch se retourna vers la nouvelle recrue :

- On est tenu d'avoir des relations courtoises entre nos équipes.

Pour seule réponse, Beth marmonna en se plongeant à nouveau dans le dossier :

- Il est extrêmement con.

Hotch partit avec Prentiss sur les scènes de crimes, Rossi écrivait tous les éléments sur un tableau blanc.

.

.

Morgan avait transmis les informations dont ils avaient besoin à Garcia. Cette dernière apparue sur l'ordinateur de Beth.

- Mes poussins ?

Spencer se mit dans le champ de la webcam.

- Oui ?

- J'ai des infos sur les victimes. Toutes ont des vies plutôt décousues. Certaines bossent, d'autres non. Des caractères certainement différents. Aucun point commun. Et pourtant...

Elle s'interrompit pour faire apparaître à l'écran la photo d'un bâtiment désaffecté.

- C'était un foyer géré par Austin. J'ai cherché, cherché, et encore cherché, et j'ai trouvé ! Les victimes y étaient entre 95 et 96.

Beth sentait le sang afflué dans ses tempes. Elle n'écouta pas Morgan saluer Garci, ni Spencer lui demandait si ça allait, ni Rossi qui râlait devant la machine à café. Elle se leva, ouvrit la fenêtre, respira profondément, les sourcils froncés.

Elle se retourna vers eux, le visage impassible.

- J'étais là-bas en même temps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Après les ténèbres, la lumière.   

Revenir en haut Aller en bas
 
Après les ténèbres, la lumière.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Après les ténèbres, la lumière.
» [L'Homme, Erik] A comme Association - Tome 1: La pâle lumière des ténèbres
» "Après la fête" où "ombre et lumière au château de Barjac"
» Les chroniques d'Itachi - Lumière et Ténèbres sur J-One
» A comme Association : La pâle lumière des ténèbres - Érik L'Homme

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Esprits Criminels ConceptForum - Le forum n°1 sur la série! :: Les créations des fans :: Fanfictions :: Fanfics en cours-
Sauter vers: