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 Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?

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susy
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Ven 19 Nov 2010 - 19:51

trop bien !plus elle souffre plus je suis exité de savoir la suite!!toujour bravo
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Ven 19 Nov 2010 - 21:44

La pauvre Emily n'est pas au bout de ses peines, je peux te l'assurer. Mon esprit diabolique y travaille ... malheureusement et heureusement ça dépend pour qui =D

Contente que ça vous plaise. Ces deux derniers posts ne cassent pas des briques mais il fallait passer par là et comme je n'ai pas trop le temps d'écrire avec la fac, je ne peux pas mettre des longues suites car j'arrive à court de stock derrière.
La deuxième partie est en cours de travail. J'espère pouvoir poster dans la foulée. On verra.

Merci encore pour vos gentillesses ça fait extrêmement plaisir !!! Very Happy

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manu29
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Ven 19 Nov 2010 - 21:57

Ouais vive la torture!!!!! Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil

Héhéhé réveillons tous notre part de cruauté......

Bon allez je Arrow

Ah ben non pas encore j'allais oublié de te remercier (encore une fois!!!)
pour cette suite!
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Ven 19 Nov 2010 - 22:53

C'est moi qui vous remercie de lire !!!!!! super1
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NTACvic
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Sam 20 Nov 2010 - 0:03

La vache, dix jours sans news de Prentiss... Et avec son genou... (Tu vas pas l'amputer, quand meme??)
Je suis impatiente de lire la fin!
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manu29
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Sam 20 Nov 2010 - 11:45

J'avais oublié ^^

J'ai pas trop compris le passage qui parle de Prentiss j'avoue j'ai un peu de mal alors si quelqu'un aurait la gentillesse de m'expliquer ce serait tellement gentil!!! lol

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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Sam 20 Nov 2010 - 15:36

manu29 a écrit:
J'avais oublié ^^

J'ai pas trop compris le passage qui parle de Prentiss j'avoue j'ai un peu de mal alors si quelqu'un aurait la gentillesse de m'expliquer ce serait tellement gentil!!! lol


J'avoue que ce n'est pas clair. C'est juste Prentiss qui rêve.
Désolée


Et non je ne vais pas amputer Prentiss hallu Je n'y avais même pas pensé ! =D
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NTACvic
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Sam 20 Nov 2010 - 21:57

Ouf oufouf1 En fait, j'ai pense a ca parce qu'elle a quand meme recu une balle dans le genou (ou la cuisse? faut que j'aille relire...), et comme elle semble pas avoir recu de soins pour ca pendant dix jours... Je sais pas, mais quand a une balle dans le corps pendant dix jours, tu dois pas etre tres bien physiquement a la fin... En plus, si la balle a touche des ligaments, tendons, arteres (non alors pas ce dernier car sinon tu fais une huge hemoragie et tu meurs...), os ou autre... Bah ca empire...

Non, en fait, c'est moi qui devient trop sadique... diablo

La fin, la fin!!!! :prie:
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Dim 21 Nov 2010 - 11:47

Tu as entièrement raison. J'aurais certainement dû mettre ça à la fin ... scratch
Merci pour la remarque Wink
Ca me gêne du coup maintenant mais si je change, on ne va plus rien comprendre, non ?

Et la fin n'est que le commencement ...
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manu29
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Dim 21 Nov 2010 - 13:31

une suite une suite!!!!!!!!!
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NTACvic
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Mar 23 Nov 2010 - 4:37

Reality&thought a écrit:
Tu as entièrement raison. J'aurais certainement dû mettre ça à la fin ... scratch
Merci pour la remarque Wink
Ca me gêne du coup maintenant mais si je change, on ne va plus rien comprendre, non ?

Et la fin n'est que le commencement ...


Oh mince, desolee de t'avoir pose un contretemps... Embarassed

Bon, a n'aura qu'a dire qu'un miracle s'est produit et que la balle n'a pas cause trop de dommage (genre elle a reussi a faire un garrot ou un truc qui fait que son genou n'a pas empire...)

Bref, veux la fin!!! faim1 faim1
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Mar 23 Nov 2010 - 17:56

Ta remarque n'est pas un contretemps, pas du tout, elle est d'ailleurs complètement sensée =D
Je n'aime pas trop le surnaturel, je préfère quand l'histoire se tient. C'est vrai que là, ce n'était pas le cas. Je n'avais même pas fait attention à cette incohérence alors merci pour cette remarque constructive. Very Happy

J'ai donc modifié le texte : Emily reste gravement blessée au genou mais pas par balle. Ca ne change pas trop de l'idée de départ et j'espère que l'on ne sera pas trop perdu pale

La suite demain c'est promis !
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lilou
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Mar 23 Nov 2010 - 18:23

OH YES YES!!! la suite demain! trop bien!!! :hourrah: :hourrah:
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NTACvic
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Mer 24 Nov 2010 - 1:57

Contente d'avoir pu t'aider Wink .

Je pense pas que ca va nous perturber. L'important, c'est qu'Emily a une blessure importante a la jambe (et c'est clair que si son genou avait soudainement gueri par une intervention divine, ca aurait ete bizarre... sourit2 )

Je t'attends au tournant pour la suite. S'il y en n'a pas... Twisted Evil :arme: (T'inquiete, je plaisante... angel J'attendrai...)
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Mer 24 Nov 2010 - 15:25

Voici la suite, comme promis :

----------

La porte claqua derrière Parkson et l'obscurité reprit place dans la pièce. Il n'était entré que pour déposer un plateau à l'entrée et était ressorti aussitôt sans prononcer le moindre mot. Emily était restée blottie dans son coin sans relever la tête. Depuis qu'elle était enfermée ici, c'était la troisième fois que la scène se répétait. L'homme lui apportait de la nourriture à intervalle irrégulier en prenant soin de l'affamer en premier lieu. Le manque de constance qu'il mettait en place servait à déstabiliser un peu plus sa victime et la nourrir par intermittence consistait à affirmer le contrôle qu'il possédait sur elle. Dès qu'elle se sentait perdre le contrôle, Emily plongeait dans son monde pour y trouver des repères tels que l'heure. À en croire ses rêveries, elle était ici depuis sept jours mais le temps étant insaisissable sans le moindre indice, la durée de sa captivité restait incertaine. La jeune femme essayait de ne pas y prêter attention ce qui, par moment, se révélait très difficile. Son estomac avait été sa seule indication sur les heures de repas les premiers temps mais Parkson ne lui apportant de la nourriture que très rarement, une contraction permanente avait pris place au creux de son ventre.
Emily se leva difficilement et sautilla sur une jambe jusqu'au plateau. Il y avait là du pain, une banane et un verre d'eau comme les autres fois. Elle vida le verre d'un seul coup et retourna dans son coin avec le reste de son repas. La jeune femme avait décidé de manger partiellement et ainsi garder des réserves pour se sustenter plus longtemps. Le pain fut ce qu'elle grignota en premier et cacha la banane dans le coin le plus sombre de la pièce. Si Parkson découvrait qu'elle n'avait pas tout mangé, il prendrait cela comme un signe de rébellion et ne se gênerait pas pour lui exprimer sa colère. Il l'avait battue plus d'une fois depuis qu'elle était ici, chaque fois pour des motifs différents, mais il n'allait pas plus loin éveillant par-là les soupçons de Emily. Des marques de brûlures et de coups de couteau avaient été retrouvées sur les corps des autres victimes en plus d'autres traces de torture, or il n'avait encore rien tenté de tel avec elle. La dernière victime ayant été retenue quatre jours, Parkson aurait déjà dû s'en prendre à elle. Il devenait évident que son ravisseur avait quelque chose derrière la tête. À cette pensée, Emily frissonna et ferma les yeux. Être un agent du FBI ne faisait pas d'elle un être surhumain. La douleur était insupportable, la peur étreignait chaque partie de son corps et quand Parkson pénétrait dans la pièce, elle essayait de contrôler tant bien que mal le tremblement de ses mains. Au fond d'elle-même, ce qu'elle désirait le plus c'était retrouver un endroit chaleureux, doux et accueillant et non cette pièce obscure et froide, infâme à ses yeux. Parfois les larmes lui montaient aux yeux et elle les refoulait en imaginant avec quelle force ses collègues traverseraient cette épreuve. Il lui arrivait de s'insulter à voix basse de mauviette et de lâche car elle n'avait passé que peu de temps enfermée ici et elle se sentait déjà affaiblie. Pour oublier sa situation elle s'enfuyait dans les profondeurs de ses souvenirs. La veille, les paroles d'une chanson étaient sorties du fin fond de sa mémoire, une phrase en particulier l'avait frappé correspondant exactement à ce qu'elle vivait alors. La mélodie résonna en elle et les mots sortirent inconsciemment de sa bouche :

The city goes to bed and I can live inside my head.


Emily se retrouva soudainement à Woodbridge Park, le parc qu'elle connaissait par cœur, arpentant les allées sans but précis. Le temps s'était refroidi en une semaine, des flaques d'eau trahissaient des averses récentes et les feuilles orangées marquaient le raccourcissement des jours. D'ailleurs les feuilles mortes craquaient sous ses pas. Son genou l'empêchant de parcourir de longues distances, elle s'arrêtait souvent et profitait de ces pauses pour observer les gens autour d'elle. Rêveurs, joggeurs, mères et enfants, tous passaient sous son regard acéré et elle s'amusait à étudier leurs comportements. Parfois Emily pensait reconnaître le sourire de Garcia chez une personne ou la mine renfrognée de Reid chez une autre mais jamais ses amis ne lui étaient apparus distinctement et dans toute leur personne. Peut-être étaient-ils trop complexes pour qu'une apparition vide de sens englobe leur entière personnalité. Emily consulta sa montre : il était près de deux heures.
Le grincement de la porte la tira de ses pensées et la jeune femme rouvrit instantanément les yeux à ce son. Elle retint sa respiration, ne sachant à quoi s'attendre et plissa le nez quand elle aperçut deux masses sombres se mouver à l'intérieur. Emily reconnut l'imposante silhouette de Parkson et devina les contours d'une femme dans ses bras. La jeune femme en question semblait inconsciente, elle ne remuait pas et seul le souffle saccadé de l'homme résonnait dans la pièce. Ce fut à ce moment précis que l'instinct de protection se réveilla chez Emily et que son esprit redevint immédiatement clair. Un nœud lui noua le ventre dès qu'elle comprit qu'elle n'était désormais plus seule martyr de Parkson. Si jusque là elle l'avait laissé faire, elle allait devoir réagir car une autre vie que la sienne était en danger. Ce qu'elle ne comprenait pas, c'était la raison de ce nouveau kidnapping. N'avait-il pas assez de pouvoir en l'ayant elle, ici, à sa merci ?
Alors que Emily réfléchissait, Parkson avait lâché la jeune femme au milieu de la pièce et était reparti. Tout de suite, elle rampa aux côtés du corps inerte et retrouvant de vieux réflexes, chercha un pouls, poussant un soupir de soulagement en sentant des battements réguliers dans le poignet de la victime. Prenant avec soin la tête de la jeune femme inconsciente sur ses genoux, elle repoussa tendrement quelques mèches de cheveux et l'appela doucement. D'une main délicate et tout en essayant de faire reprendre conscience à la jeune femme, Emily caressait le dos de sa nuque à la recherche de blessures. Une nouvelle fois, elle fut contente de constater qu'il n'y avait rien et en conclut que la jeune femme était juste chloroformée. Emily berçait sans s'en rendre compte la jeune femme, prenant soin de la pousser délicatement dans l'espoir de la voir bouger. Elle sentit un frisson grimper le long de son échine en remarquant qu'elle avait, allongé sur elle, son exact portrait. La victime avait les mêmes cheveux noirs, les mêmes traits et à peu de choses près, la même silhouette. Parkson était vraiment un psychopathe. Le corps remua dans ses bras et la jeune femme papillonna, louchant légèrement. Elle étudia vaguement l'endroit avant de poser un regard apeuré sur Emily.
    - N'ayez pas peur, dit-elle alors à mi-voix pour rassurer son interlocutrice totalement effrayée. Je ne vous veux aucun mal.
    - Qui êtes-vous ?
    - Je m'appelle Emily. Je suis agent du FBI.
    - FBI ?

La jeune femme paraissait perdue et Emily ne put que comprendre son désarroi. Avec une extrême douceur, elle la fit s'asseoir et garda une main sur son épaule pour la stabiliser.
    - Comment vous appelez-vous ? demanda Emily après un court instant de silence.
    - Katherine. Qu'est-ce que je fais ici ? Où sommes-nous ?
    - Un dénommé George Parkson vous a amené ici. Vous souvenez-vous avoir été agressée ?

Katherine ouvrit la bouche et écarquilla les yeux, le flou se dissipait peu à peu dans son esprit.
    - Je ne comprends rien. Où sommes-nous ?

La peur transperçait de sa voix. Katherine déglutit difficilement et posa les yeux sur les murs obscurs de la pièce. Cette fois, elle détailla les lieux avec attention et se tourna vers Emily avec une incompréhension visible sur ses traits. Une larme roula le long de sa joue et elle parut tout à coup chétive aux yeux de Emily. Katherine devait avoir dix-huit ans tout au plus, ce n'était encore qu'une enfant.
    - Qu'est-ce qu'il vous est arrivé ? questionna-t-elle au bout d'un certain temps toujours avec ce tremblement dans la voix.
    - Ce ne sont que des hématomes, répondit Emily en se forçant à sourire pour dédramatiser la situation.
    - C'est lui qui vous a fait ça.

Ce n'était pas une question et Emily ne répondit rien, se contentant de soupirer profondément.
    - Quel jour sommes-nous ? questionna brusquement l'agent comme reprenant conscience de sa propre séquestration.
    - Le 16 septembre. Depuis combien de temps êtes-vous ici ?

Onze jours. Onze jours qu'elle était enfermée ici. Emily voulut répondre mais la porte grinça une nouvelle fois, la stoppant nette dans son élan, et l'ombre intimidante de Parkson se dessina dans le faisceau de lumière qui éblouit les deux femmes. Instinctivement Katherine se colla à Emily qui la serra contre elle et lui frictionna le bras pour la rassurer. La peur avait totalement disparu, maintenant que leur ravisseur se dressait devant elles Emily n'avait qu'une chose en tête : protéger Katherine. Elle n'avait aucune idée des plans de Parkson mais la connaissance de son profil l'aiderait à cerner ses attentes, elle pourraient ainsi jouer de cet avantage pour épargner la jeune fille. Elle la sentait tremblante contre sa poitrine alors qu'elle-même bouillait d'une rage intérieure prête à se déverser à la moindre occasion. Si elle l'avait pu, elle se serait levée sur le champs et aurait entamé le combat avec Parkson sauf qu'il était beaucoup trop fort et que son genou empêchait quelconque mouvement. L'homme les sépara sans difficulté, poussant Emily d'un coup de pied dans les côtes. Il attrapa Katherine par les cheveux et colla son visage terrifié au sien, ses lèvre étirées dans un sourire narquois exprimant le fond de sa pensée sadique.
    - On va s'amuser un peu tous les deux, chuchota-t-il à l'oreille de la jeune fille en replaçant presque délicatement quelques mèches derrière son oreille. Et notre cher agent Prentiss ici présent va te regarder te tortiller de douleur et hurler à la mort en se demandant ce qu'elle pourrait faire pour te sauver.
    - Non. S'il vous plait. Ne me faites pas de mal. S'il vous plait.

La voix suppliante de Katherine fut le déclic pour Emily. Elle se redressa, un air fier dans le regard. Il fallait maintenant qu'elle montre à Parkson qu'elle n'avait pas peur et qu'après tous les coups reçus, elle pouvait encore le défier. S'il voyait encore une once de force dans sa victime, il ne résisterait pas à la tentation de l'achever complètement. C'était le pouvoir qu'il recherchait après tout et l'affronter trahirait le manque de dominance totale qu'il avait sur elle.
    - Lâchez-la, dit-elle d'une voix assurée qui la surprit elle-même. Faites-moi tout ce que vous voudrez mais ne la touchez pas.
    - Excusez-moi ?
    - Ne lui faites pas de mal. Utilisez-moi, jouez avec moi.

Ce fut peut-être l'utilisation du verbe jouer qui fit que Parkson lâcha Katherine et se tourna complètement vers Emily. À son air concentré, l'agent put dire qu'il considérait sérieusement la chose. Il posa une main sous son menton et un doigt sur sa lèvre supérieure comme s'il élaborait une stratégie particulièrement compliquée. Finalement, un sourire cruel finit par remplacer cette expression de méditation et ses yeux pétillants d'une malice malsaine révélèrent toute l'horreur de sa pensée.
    - Comme vous voudrez agent Prentiss. On va faire un petit jeu qui, je suis sûr, vous plaira. Vous qui aimez combattre le mal vous pourrez enfin avoir le choix. Les règles seront très simples : je vous dis ce que j'ai l'intention de faire à ces charmantes demoiselles et vous me dites si vous voulez endurer ça ou si vous les laissez subir mes tortures et mourir.
    - Très bien, accepta Emily sans même réfléchir aux paroles de Parkson. Mais si je décide de supporter tout ce que vous voulez, vous devez me promettre de les relâcher et les laisser vivre.
    - Si vous mourrez, elles meurent.

Emily hocha la tête sans détourner le regard de ces yeux monstrueux. Elle n'entendit pas les cris terrifiés de Katherine qui l'implorait de ne pas faire cela. Une seule chose occupait désormais ses pensées, une chose qu'elle n'avait pas entendu sur l'instant mais qui lui revenait tout à coup à l'esprit. Parkson avait dit : « ces charmantes demoiselles ». Il avait l'intention de capturer d'autres jeunes femmes et elle venait d'accepter cela sans même s'en rendre compte. Emily vit les lèvres de Parkson bouger sur son visage comblé et aperçut également Katherine secouer la tête, des larmes dans les yeux, criant quelque chose qu'elle n'entendit pas. Il n'y avait plus aucun bruit autour d'elle, tout ce à quoi elle pensait c'était la faute qu'elle venait de commettre.
Lorsqu'elle se rendit compte que Parkson avait arrêté de parler elle le regarda droit dans les yeux et ne cilla pas une seule fois en prononçant ces paroles.
    - Je prends.


Le froid du métal lacérait ses poignets, ses bras paraissaient désarticulés et une colonie de fourmis semblait avoir envahi ses mains et ses pieds. Emily était suspendue les pieds dans le vide, les bras attachés à de lourdes chaines, elles-même fixées au plafond à des crochets que la jeune femme n'avait pas remarqué jusque là. Parkson l'avait hissé sans problème puis il était sorti de la pièce ordonnant à Katherine de se tenir à l'écart. Tout le poids de son corps se balançant lugubrement dans le vide augmentait la pression au niveau de ses poignets et Emily ne sentait plus ses doigts depuis longtemps. Son esprit se concentra sur Katherine qu'elle voyait pleurnicher, recroquevillée dans un coin de la pièce et qui cachait son visage entre ses mains. Plusieurs fois Emily l'avait réconforté, lui assurant d'une voix entrecoupée que Parkson ne lui ferait pas de mal. Katherine n'avait jamais répondu même si chaque fois un tressaillement de la tête confirmait qu'elle avait entendu.
Parkson reparut sans faire de bruit. Même la porte ne grinça pas. Seul un objet rougeoyant trahit sa présence dans la pièce. Tandis qu'il s'approchait d'elle, une idée précise de ce qui l'attendait s'imposa à Emily. Elle serra la mâchoire avant même que le fer rouge ne touchât sa voute plantaire.
Alors, un hurlement effroyable s'éleva des ténèbres accroissant l'atmosphère morbide des lieux.
Puis vint le silence.


Fin de la Ière partie



----------

Les paroles sont tirées de la chanson On my own de la comédie musicale les Misérables

J'avoue que la fin est assez noire.
J'ai commencé à écrire cette fanfiction dans le but d'explorer les façons dont Emily pourrait se reconstruire après une horrible épreuve et comment l'équipe l'y aiderait. Avant d'en arriver là, la pauvre subit =/
La deuxième partie est presque terminée alors la suite devrait arriver rapidement.
Je demande toujours votre avis, vos remarques, vos suggestions ! N'importe quoi qui pourrait m'aider. Very Happy
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lilou
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Mer 24 Nov 2010 - 19:10

comment j'aimerais pas être a la place d'Emily!!!! affraid affraid

me faire brûler les pieds...aie aie aie!!
bon en même temps elle est trop balèze, donc elle va s'en sortir, même pas besoin de l'équipe (d'ailleur mais qu'est ce qu'ils foutent les autres là ils attendent quoi pour se bouger!!), elle va rattatiner Parkson et sauver katherine!

enfin c'est super bien écrit donc vivement la suite!! applaud nut
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Mer 24 Nov 2010 - 20:29

lilou a écrit:
comment j'aimerais pas être a la place d'Emily!!!! affraid affraid

me faire brûler les pieds...aie aie aie!!
bon en même temps elle est trop balèze, donc elle va s'en sortir, même pas besoin de l'équipe (d'ailleur mais qu'est ce qu'ils foutent les autres là ils attendent quoi pour se bouger!!), elle va rattatiner Parkson et sauver katherine!

enfin c'est super bien écrit donc vivement la suite!! applaud nut

Je te rassure moi non plus je n'aimerais pas être à sa place !!
C'est vrai que c'est la meilleure (pas pour rien que c'est ma chouchou Very Happy)
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Sam 27 Nov 2010 - 13:35

Début de la 2ème partie !

---------

IIème Partie : Et maintenant ?

" L'enfer, je le situe non au moment où l'on voit la mort; mais au moment où l'on voit sa vie. " Robert Escarpit dans Lettre ouverte à Dieu

Reid secoua la tête de façon désabusée et cacha son visage dans ses mains jointes. Trente jours. Le décompte n'en finissait plus et devenait effrayant. Il n'arrivait plus à dormir correctement, il se réveillait plusieurs fois la nuit pour vérifier une énième fois des détails de l'affaire qu'il connaissait par cœur. À voir les mines épuisées de ses collègues, il en allait de même pour eux et tous avalaient des cafés à la chaine pour se tenir éveillés. Depuis la disparition de Prentiss, l'enquête n'avait pas avancé d'un pouce : Prentiss manquait toujours à l'appel et on continuait de chercher Parkson discrètement. Discrètement car Hotch refusait de diffuser les photos des deux disparus. Cette décision sans appel avait créé des fissions au sein de l'équipe et Morgan avait été le premier à contester la politique adoptée par leur supérieur. En effet, il voyait là une mise à mort de leur amie. Pour lui, il fallait redoubler les efforts pour tenter de la retrouver et non patienter gentiment à attendre que leur homme se montre à nouveau. Pour sa part, Reid avait une opinion plus partagée. Il voyait du vrai dans chacun des deux partis et ne pouvait trouver un juste milieu. Hotch avait raison sur le fait que Parkson tuerait Prentiss rapidement si l'on parlait de son enlèvement à la presse mais il fallait envisager le pire des cas et si Prentiss était déjà morte alors Parkson reprendrait très vite sa chasse.
Le jeune homme se leva brusquement pour balayer cette inquiétante possibilité et fit les cents pas autour de la table, une main sur le menton et l'esprit concentré sur la carte géographique de Sacramento. Aucun corps n'avait été découvert récemment donc aucun élément n'était venu étayer le plan qu'il avait fait. Les enlèvements étaient marqués par des points jaunes, l'emplacement des corps retrouvés par des points rouges. Ces derniers s'entassaient les uns sur les autres car les six victimes avaient toutes été retrouvées à peu près au même endroit au sud de la départementale 80. Par contre, les kidnappings étaient disparates, chacun ayant eu lieu à des lieux opposés de Sacramento. Le profil géographique n'était plus valable, il y avait beaucoup trop d'incohérences pour en établir un solide. Exaspéré par leurs échecs répétitifs, Reid s'élança vers le tableau blanc et déchira fébrilement la carte dont il jeta les morceaux à terre. Il se mit à marmonner quelque chose d'incompréhensible et réprima les larmes qu'il sentait monter. Comment rester objectif et garder la tête froide dans pareille situation ? Reid savait ce qui le perturbait le plus. Ce n'était pas la peur mais bien la colère. Depuis la disparition de Prentiss, il nourrissait des sentiments malsains envers Rossi à l'origine de ce plan stupide. Mais même si Reid le tenait pour responsable de la situation de leur amie, une part de rage et de culpabilité se retournait contre lui-même. Il n'avait pas protesté lors de l'élaboration du stratagème qui permettrait de coincer Parkson, il avait même donner des conseils à Prentiss sur la façon de se comporter. Lui qui savait tout sur tout, comment n'avait-il pas prévu ce dénouement ? Ils avaient été trop sûr d'eux cette fois-là, cela leur en avait coûté Prentiss.
    - Reid, ça va ?

L'interpellé fit volte-face et fixa de grands yeux perdus sur une Garcia étonnée. Elle regardait avec incrédulité la carte déchiquetée gisant à terre. Elle était venue les rejoindre deux semaines après la disparition de Prentiss ne tenant plus en place à Quantico. Garcia avait perdu son sourire et sa bonne humeur, ses yeux rouges trahissaient des nuits entières passées devant l'écran d'ordinateur ou parfois à pleurer. Reid répondit à sa question par un sourire contrit et baissa les yeux.
    - Viens t'asseoir, l'enjoignit-elle d'un mouvement de main.

Elle prit place à table et y posa deux dossiers épais qui provoquèrent un froncement de sourcils du jeune homme.
    - J'ai aussi pensé au café, continua-t-elle en lui tendant un gobelet fumant alors qu'il s'asseyait près d'elle.
    - Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il après avoir avalé une gorgée brûlante de la boisson.
    - J'ai imprimé tout ce que j'avais trouvé sur Parkson trainant sur internet et je me suis dit que l'on pourrait reprendre du début. Peut-être que l'on a raté quelque chose Reid. Tu veux bien m'aider ?

Garcia eut du mal à interpréter le soupir de soulagement qui échappa à Reid mais lorsqu'elle le vit attraper fébrilement le premier dossier elle prit cela pour de la reconnaissance. De tous, il était celui dont l'esprit travaillait le plus à la recherche de Prentiss, poussé peut-être par cette pointe de culpabilité qui lui étreignait incessamment le ventre. Il était nécessaire qu'il se concentre sur une seule chose et Garcia lui en donna là l'occasion. Un silence religieux se fit dans la pièce et chacun se plongea dans son dossier avec une concentration extrême que rien n'aurait pu troubler. Reid parcourait les documents bien plus vite que Garcia mais restait plus lent qu'à l'accoutumée, notant chaque infime détail qu'il lisait. Soudain, Garcia sentit son corps frémir alors que son regard se posait sur une ancienne photo d'un vieil article de journal.
    - Reid, regarde ça. Je me souviens avoir lu cet article en fouillant dans le passé de Parkson et je m'étais dit que la femme sur la photo ressemblait à Emily. J'étais encore à Quantico, je n'avais pas vu les photos des victimes.

Sa main trembla lorsqu'elle passa la feuille en question à Reid. Le jeune homme pencha la tête et étudia avec attention la photo dont Garcia parlait, il écarquilla aussitôt les yeux et resta bouche bée en reportant son regard troublé sur sa collègue.
    - Toutes les victimes ressemblent à la mère de Parkson, lâcha-t-elle enfin.
    - En torturant ces femmes, il s'en prend à sa mère, conclut-il d'un air ahuri. Comment est-elle morte ?
    - Elle a eu un accident de voiture avec son mari, si je me souviens bien.

Reid n'entendit pas Garcia, il lisait avec fièvre l'article qu'il tenait toujours.
    - Attends une minute. Ce n'était pas sa mère mais sa belle-mère.
    Non, je n'ai rien trouvé de tel.
    - Écoute ça : « Victor Parkson s'était remarié à Alice Grant deux mois après la naissance de son fils. »
    - Pourtant sur son certificat de naissance c'est … Tu penses que sa mère aurait accouché sous X et que la deuxième femme de Parkson aurait adopté l'enfant ? questionna Garcia.
    - Certainement.
    - Résumons. Parkson naît, deux mois plus tard son père se remarie avec cette Mademoiselle Grant qui devient donc Madame Parkson et qui l'adopte. Ils meurent tous les deux dans un accident de voiture alors que Parkson n'a que quinze ans. Il est ensuite envoyé dans différentes familles d'accueil.
    - Trois exactement. Toutes aux alentours de Sacramento, sa ville natale. Il se fixe dans la troisième à dix-sept ans et refuse d'être adopté. Il quitte cette famille à vingt-et-un ans pour commencer des études de dentiste. Il ouvrira son cabinet six ans plus tard.
    - Comportement exemplaire partout. Aucune violence verbale ou physique.
    - Son associé le dit même très calme, se souvint Reid.
    - Pendant tout ce temps il nourrit une haine secrète pour sa belle-mère morte et quatorze ans plus tard il commence sa vengeance en s'en prenant à des femmes qui lui ressemblent. Pourquoi si tard, tu crois que pendant tout ce temps il peaufinait son plan ?
    - Je ne pense pas. Il a dû y avoir un élément déclencheur récemment qui l'a poussé à agir. Il faut que l'on trouve ce que c'est et pourquoi il en voulait tant à se belle-mère.
    - Je m'en charge, s'exclama Garcia déjà debout et rassemblant ses quelques papiers.
    - Moi je vais prévenir Hotch de ce que l'on a trouvé.

Garcia s'avançait d'un pas léger vers la sortie lorsque Reid l'interpella. Elle se retourna vivement et vit le jeune homme lui sourire timidement.
    - Merci, murmura-t-il.

Garcia ne sut jamais le pourquoi de ces remerciements.

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A vous de me dire maintenant !
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lilou
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Sam 27 Nov 2010 - 14:27

toujours aussi interessante cette fic!
je suis pressée de voir le rapport avec la belle mère du tueur!
vivement la suite applaud applaud
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manu29
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Sam 27 Nov 2010 - 19:33

trop contente j'avais pas pu venir depuis qq jours et qu'est ce que je vois? 2 suites!!!! Mais c'est génial!!!!
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Dim 28 Nov 2010 - 12:40

Ravie de pouvoir faire plaisir Very Happy

En tout cas, merci pour vos commentaires ça fait vraiment plaisir !!!!
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Mer 1 Déc 2010 - 20:19

Suite !

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Ann-Mary maintenait la tête de la jeune femme allongée sur ses genoux et continuait inlassablement de lui parler. Son esprit occulta avec habilité le lieu présent et elle regarda la blessée comme l'une de ses patientes à l'hôpital. La garder consciente et refermer ses plaies étaient tout ce qui comptaient pour le moment, elle n'avait vraiment pas le temps de s'appesantir sur son sort. La jeune femme comptait quatre coups de couteau à l'abdomen et Ann-Mary réfléchissait au moyen de suturer ces blessures le plus stérilement possible ce qui paraissait impossible ici. Un marmonnement provenait de la victime dont les lèvres restaient pourtant immobiles et Ann-Mary se pencha sur elle pour parvenir à comprendre le sens de ce bafouillage.
    - Katherine. Béatrice. Victoire. Roxane. Katherine. Béatrice. Victoire. Roxane. Mary-Jo, vous ?
    - Non je m'appelle Ann-Mary, répondit-elle ne comprenant rien à ses bredouillages.
    - Katherine. Béatrice. Victoire. Roxane. Ann-Mary, répéta la jeune femme l'air manifestement soulagé.
    - Emily, c'est ça ?

La concernée hocha légèrement la tête et serra aussitôt les dents sous la douleur. Les yeux fermés, une larme roula le long de sa joue mais elle n'esquissa aucun geste pour l'essuyer trop lasse pour s'en préoccuper.
    - Très bien. Alors écoutez-moi Emily. Je vais vous recoudre, d'accord ? Je vais essayer. Ça va faire mal mais c'est plus sûr que de laisser ces plaies ouvertes.

Ce qu'elle s'apprêtait à faire était totalement insensé et sa voix ne trembla pas contrairement à ses mains. Ann-Mary avait eu un éclair quelques instants plus tôt alors qu'elle passait négligemment une main dans ses longs cheveux noirs à la recherche d'inspiration. Le jour où Parkson l'avait enlevé, elle n'avait pas eu le temps de se coiffer, appelée d'urgence à l'hôpital. Elle avait donc noué ses cheveux à la va-vite et retenu quelques mèches rebelles par une épingle à chignon qu'elle avait alors sous la main. L'épingle à chignon servirait d'aiguille. Restait maintenant à trouver du fil. L'opération requérait du fil assez solide pour tenir une durée indéterminée. Ann-Mary inspecta sa tenue constituée d'un pull tricoté et d'un vieux jean noir qu'elle avait acheté en solde puis examina attentivement la robe en lambeau de Emily. Sa réflexion fut de courte durée et Ann-Mary caressa le visage livide de la jeune femme pour attirer son attention.
    - Je vais arracher un morceau de votre robe pour pouvoir faire les points, déclara-t-elle.

Emily ne répondit rien, se contentant de pincer les lèvres un peu plus fort. Aussitôt dit, aussitôt fait, Ann-Mary déchira un pan de la robe qu'elle effeuilla le plus finement possible avec ses dents. Elle dut s'y reprendre à plusieurs fois pour obtenir un fil en bon état et assez long pour fermer une plaie. Ann-Mary, infirmière depuis vingt-neuf ans, n'était pas à sa première suture mais jamais elle n'avait recousu un patient dans des conditions aussi improbables que maintenant. La scène précédant cet instant avait été momentanément éclipsée de sa mémoire, elle ne voyait que Emily et les tâches de sang sur sa robe absorbant le liquide carmin, parvenant à garder la tête froide et accomplir des gestes précis.
Emily sentit l'aiguille s'enfoncer dans sa chair mais la douleur fut annihilée par l'état de torpeur dans lequel elle se trouvait. Une brume épaisse flottait autour elle dont les frôlements suaves sur sa peau se rapprochaient à des caresses de chats. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentit bien et se laissa bercer par ce doux état d'inconscience. Son pouls et sa respiration ralentirent à l'unisson alors qu'un vague sourire naissait au coin de ses lèvres.
Avec tout le sang-froid d'une professionnelle, Ann-Mary stoppa son travail et gifla sa patiente en criant son prénom pour la maintenir lucide jusqu'au bout. Emily ne réagit d'abord pas puis finit par retrousser sauvagement le nez et froncer les sourcils en sentant les élancements rappliquer plus violemment encore. Elle bafouilla quelque chose que Ann-Mary ne prit pas le temps d'écouter, déjà remise au travail. Elle n'avait refermé que deux plaies sur quatre et attaquait à peine la troisième.
Une fois les sutures faites, Ann-Mary évalua avec soin leur résistance et bien que les points arrêtassent plus rapidement les saignements, elle eut une moue à moitié convaincue. L'infirmière examina ensuite l'état de Emily qui continuait de marmonner des prénoms entre ses dents. Elle avait de la fièvre et était sans aucun doute malade. Sa robe déchirée ne lui tenait pas chaud et des courants d'air s'insinuaient vicieusement dans la pièce, refroidissant les lieux. Ann-Mary retira son pull et le passa au-dessus de la tête de la jeune femme qui se débattit un peu avant d'abdiquer de lassitude. Enfin au chaud, ses traits se détendirent légèrement et elle se blottit un peu plus contre sa bienfaitrice. Aussitôt, Emily s'endormit dans les bras de Ann-Mary qui se mit spontanément à la bercer comme elle l'aurait fait avec l'une de ses filles. Sa tâche maintenant accomplie, le sacrifice de cette inconnue lui revint en mémoire et toute l'horreur de la scène avec. La résignation avec laquelle Emily avait accepté le marché de Parkson l'avait effrayé. Elle avait dû écouter toutes les tortures lui étant réservées avant de faire son choix et malgré toutes les atrocités déversées, la jeune femme n'avait pas hésité. Des sentiments contradictoires habitaient désormais Ann-Mary alors qu'elle posait un regard plein de gratitude sur sa sauveuse. D'après ce qu'elle avait compris, cette femme s'appelait Emily Prentiss et, après avoir entendu plusieurs fois Parkson la nommer agent, Ann-Mary en avait conclu qu'elle travaillait dans la police. Mille questions se bousculaient dans sa tête et elle aurait aimé y trouver des réponses mais sa seule chance était assoupie dans ses bras. Ann-Mary dégagea d'un geste maternel quelques mèches du front de la jeune femme et secoua la tête de frustration. Parkson lui avait tranché les cheveux avec l'aide de son couteau, Ann-Mary en avait été témoin. Trancher, c'était le terme, et non couper. Le plaisir mêlé à la violence de ses actes avaient terrifié Ann-Mary qui avait vu pour la première fois la noirceur de l'âme humaine dans toute son ampleur.
Emily remua dans ses bras et une grimace naquit sur son visage alors que Ann-Mary vérifiait son état. Le sommeil tant mérité persista et Emily ne se réveilla pas, laissant à l'infirmière tout le loisir de l'observer. Son visage au teint pâle était marqué d'hématomes plus ou moins anciens, ses joues s'étaient lourdement creusées et son expression restait tendue malgré sa somnolence. Qu'allait-il se passer maintenant pour elles deux ?

Emily avait sombré dans l'oubli et son subconscient l'emmenait doucement vers un lieu utopique. Woodbridge Park semblait plutôt calme pour une matinée d'octobre. Il faut dire que le temps n'était pas spécialement radieux et, à l'ombre, il faisait plutôt frais mais mis à part cela, le soleil persistait dans son défi contre la pluie. La jeune femme ouvrit lentement les paupières, l'esprit un peu confus. Elle ne se souvenait pas s'être endormie sur ce banc qui lui était dorénavant commun. Alors qu'elle se redressait et s'étirait langoureusement pour dissiper l'engourdissement de ses membres, une masse compacte heurta le sol dans un bruit feutré qui attira son attention. Emily se pencha pour ramasser le livre à ses pieds et en étudia la couverture; Méditations poétiques de Alphonse de Lamartine. Ce titre ne lui était pas inconnu et la tranche cassée témoignait des nombreuses lectures pourtant, Emily ne se souvenait pas l'avoir lu récemment. Tout à coup, sa main se crispa sur le manuscrit et les vers d'un poème précis se rappelèrent à sa mémoire :

Le mal est ton spectacle, et l'homme est ta victime.
Ton œil, comme Satan, a mesuré l'abîme,
Et ton âme, y plongeant loin du jour et de Dieu,
A dit à l'espérance un éternel adieu !
Comme lui, maintenant, régnant dans les ténèbres,
Ton génie invincible éclate en chants funèbres;
Il triomphe, et ta voix, sur un mode infernal,
Chante l'hymne de gloire au sombre dieu du mal.

Sans qu'elle ne comprenne rien à son ébranlement, Emily sentit à nouveau la poésie de cet alexandrin s'emparer de son corps. Elle fixa son regard dans le vague de l'horizon et ses lèvres remuèrent sans bruit.

Ici-bas, la douleur à la douleur s'enchaîne.
Le jour succède au jour, et la peine à la peine.

Un frisson lui glaça l'échine et ses cheveux se dressèrent sur sa nuque. Emily eut beau se questionner sur la raison de sa réaction, elle ne trouva aucune réponse. L'homme avait toujours était l'un de ses poèmes favoris mais jamais elle n'avait réagi de la sorte. D'ailleurs la précision de son souvenir l'impressionnait, en aucun cas elle ne se serait cru capable de citer un texte avec autant d'exactitude. Ce genre d'exercice était habituellement réservé à Reid. Un sourire malicieux illumina son visage alors que l'idée de le mettre au défi de réciter Alphonse de Lamartine un de ces jours lui traversait la tête. Vraisemblablement, elle avait une chance de gagner.

Alors que Emily souriait dans son songe, la porte de la pièce s'ouvrit sur Parkson et un faisceau de lumière vint éclairer le visage tuméfié de la jeune femme. La respiration tranquille de l'homme se fit de plus en plus forte tandis qu'il s'approchait des deux femmes blotties dans le coin le plus éloigné de l'entrée. En se retournant vers lui, Ann-Mary put lire dans son regard bleu perçant toute l'aversion qu'il éprouvait envers Emily. Elle ne sut quoi penser de cette observation et préféra reporter son attention sur la jeune femme à bout de souffle. Sans raison les traits de l'agent s'étaient durcis, son sourire avait déserté son visage et elle commençait à s'agiter dans les bras de Ann-Mary.
    - Elle n'est pas encore morte ?

Le sarcasme dans la voix de Parkson surprit Ann-Mary qui ne put s'empêcher d'effectuer un demi-tour violent de la tête pour poser des yeux dédaigneux sur leur ravisseur.
    - Elle est loin de la mort, répondit-elle d'un ton impétueux.
    - Dis-lui merci, je te ramène chez toi la vieille.
    - Non.

Parkson s'avançait déjà vers la porte mais s'arrêta net à ce refus catégorique. Son pas se fit plus pesant lorsqu'il revint vers elles et il écarta Emily d'un coup de pied dans le ventre. À la vue de ce corps sans défense, Ann-Mary ne put s'empêcher de laisser échapper un gémissement et de crisper les poings.
    - D'habitude, les autres courent pour partir, nota Parkson d'un ton ironique. Qu'est-ce que tu n'as pas compris ? ajouta-t-il en voyant Ann-Mary se pencher au dessus de Emily.
    - Je lui dis merci, comme vous me l'avez ordonné.

Plus bas, elle chuchota à l'oreille de sa protégée :
    - Vous m'avez sauvé la vie, je viendrai vous chercher.

Une poigne féroce sur son bras l'obligea à se relever et avant de quitter les lieux, elle jeta un dernier regard à Emily toujours endormie.

----------

Dans le prochain chapitre, l'équipe avance !
En espérant que vous appréciez, donnez votre avis
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Mer 1 Déc 2010 - 20:54

oh que oui j'adore!!!!!! J'espère que l'équipe ne va pas tarder a arriver, parce que là la pauvre quand même!!!
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Jeu 2 Déc 2010 - 0:08

Trop bien, cette suite... Tu n'y vas pas de mains morte, avec Emily (je dis ca, mais moi aussi, je ne compte pas etre plus tendre avec elle dans ma fic angel ).

Vite, la suite! Que l'equipe sauve Emily !!! merci1
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre/Et maintenant ?   Sam 4 Déc 2010 - 13:10

Suite

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    - Monsieur, j'ai quelque chose !

Garcia venait de pénétrer en coup de vent dans une salle du commissariat de Sacramento qui était réservée au BAU depuis plus d'un mois. Hotch releva la tête, le regard impassible bien que fatigué. Comme lui, Rossi, Reid et Morgan eurent le même mouvement. D'un signe de tête, son supérieur l'invita à prendre place avec eux autour de la table ce que la jeune femme s'empressa de faire. Son air survolté promettait de bonnes nouvelles.
    - Reid et Rossi n'ayant rien pu tirer des visites aux anciens voisins de Parkson, j'ai cherché son dossier médical.

En effet, ces deux derniers jours avaient été passés à parler aux anciens voisins des Parkson ainsi que quelques uns de leurs plus proches amis. Le résultat s'était révélé désastreux. Personne n'avait noté de conflit entre George Parkson et sa belle-mère, tout le monde s'accordait à dire qu'ils s'entendaient comme mère et fils. Bien entendu les faits dataient de plus de quinze ans mais aucun d'entre eux ne se souvenait avoir remarqué des discordes au sein de la famille Parkson. Un voisin, âgé maintenant de quatre-vingt-cinq ans, s'était souvenu d'une violente altercation un soir d'été où des éclats de voix lui étaient parvenus. Mais en y réfléchissant bien, le sujet de la dispute s'était révélé être les prochaines vacances de la petite famille.
    - Vous n'allez pas croire ce que j'ai découvert. George Parkson jusqu'à ses quinze ans, a séjourné plus d'une dizaine de fois à l'hôpital pour des séjours plus ou moins longs, chaque fois pour des lésions importantes. Il n'allait jamais deux fois de suite dans le même hôpital. Parfois même ses parents l'emmenaient en dehors de la ville. Une fois, sa belle-mère l'a présenté aux Urgences avec quatre coups de couteau dans l'abdomen. D'après les rapports, chaque fois la même excuse; agression dans la rue. Lors de son dernier passage, Parkson est arrivé inconscient à l'hôpital, des marques de strangulation autour du cou.
    - Tu penses que sa belle-mère lui infligeait tout ça ? questionna Morgan l'air sceptique.
    - C'est évident. Il tue ses victimes par strangulation. Il n'a pas choisi ce mode opératoire au hasard, c'est un symbole puissant pour lui, en déduisit Reid le front strié par une ride de concentration.
    - Cette femme torturait l'enfant et son mari ne s'en ait jamais rendu compte ?

C'était la voix calme bien que tremblante de Rossi.
    - Je pense, reprit Reid. George Parkson ne tue que des femmes pour assouvir sa vengeance. Si son père avait été impliqué, Parkson s'en serait également pris à la figure paternelle et nous aurions retrouvé des couples de victimes à chaque fois. Or, ce n'est pas le cas ici.
    - Il faut dire que Victor Parkson n'était pas très présent pour son fils, il était négociateur de contrats internationaux.
    - Donc Parkson et sa belle-mère restaient ici à Sacramento, seuls pendant des mois, enchaina Hotch qui jusque là était resté silencieux. Ce qui pourrait expliquer que son père n'ait jamais rien remarqué. Mais qu'est-ce qui a poussé notre homme à agir uniquement maintenant ?
    - Je crois que j'ai la réponse.

Les quatre visages masculins de l'équipe posèrent sur Garcia un regard incompréhensif.
    - J'ai étudié le rapport concernant l'accident de Victor et Alice Parkson. Ce n'était pas un accident. L'expertise montre que la voiture a percuté un arbre à 120 km/h et aucune trace de freinage sur la route.
    - Ils se sont suicidés ? se récria Reid tout aussi abasourdi que ses coéquipiers par la nouvelle.
    - J'en ai bien peur. Et ce n'est pas tout.

Garcia fit une pause pour être sûre d'avoir toute l'attention de ses collègues puis elle ajouta d'une voix neutre :
    - Alice Parkson conduisait la voiture au moment de l'accident.

Le silence qui s'ensuivit fut clair : Garcia avait définitivement mis le doigt sur quelque chose. Pourtant un doute planait toujours au-dessus de ses révélations.
    - Comment peut-on être certains que ce soit notre élément déclencheur ? demanda finalement Rossi, exprimant à voix haute ce que chacun pensait à voix basse.
    - J'ai demandé aux policiers en fonction chez Parkson de fouiller le domicile à la recherche d'un document concernant l'accident. Ils ne devraient pas tarder à nous donner une réponse.
    - Parkson découvre ce rapport et toute l'aversion envers sa belle-mère refait surface, ça a du sens, accorda Hotch.
    - Il kidnappe alors des femmes qui lui ressemblent, reprit Rossi les doigts joints dans une mimique de réflexion.
    - Elles lui ressemblent uniquement physiquement, pointa Reid. L'âge n'a aucune espèce d'importance ici.
    - Il répète les tortures qu'il a subi dans son enfance, enchaina à son tour Morgan. Il rejoue chaque fois les mêmes scènes.
    - Il a sans doute chercher à joindre sa mère biologique pour supprimer définitivement l'image de Alice Parkson. Il n'avait qu'à consulter le livret de famille pour trouver son nom, peut-être même la connaissait-il déjà, supposa Hotch en haussant les épaules tandis que ses coéquipiers acquiesçaient. Garcia tu peux mettre un nom et une adresse sur cette mère inconnue ?
    - Tout de suite Monsieur !

La jeune femme excentrique s'était levée d'un bond, prête à rejoindre ses ordinateurs à la recherche de cette information. Alors qu'elle s'apprêtait à sortir, la voix de son supérieur l'immobilisa.
    - Bon boulot Garcia.


**

Emily ouvrit les yeux sur l'obscurité. Elle s'était habituée à ne trouver que le néant à ses réveils et ne s'en apercevait même plus. Son esprit s'échappait tellement loin, là où son corps ne pouvait aller, qu'elle n'avait plus conscience de sa situation. Ses pensées nageaient dans un épais brouillard d'où elle ne distinguait plus la réalité du songe. Il lui arrivait souvent d'imaginer Woodbridge Park qu'un battement de paupière suffisait à effacer, parfois même elle revoyait ses coéquipiers : le rayon de soleil qu'était Garcia, les rires moqueurs de Morgan, l'air toujours sérieux de Reid, le sourire malicieux de Rossi ou la mine stoïque de Hotch. Emily n'était plus sûre de leur venue. Certainement avaient-ils abandonné, la croyant morte. Morte … Partant dans des pays lointains dont regorge tant l'esprit, souvent elle rêvait de l'être. Son corps ne tenait plus qu'à un fil, son âme a plus rien. Jamais elle ne se serait imaginée baisser les bras, ici, elle n'en avait même pas conscience. Quand une once de lucidité s'emparait d'elle, les visages de Katherine, Béatrice, Victoire, Roxane et Ann-Mary la hantaient. La mort devenait alors impossible, elle cherchait presque son souffle et gardait maladivement les yeux ouverts pour lutter contre l'inévitable. Parkson l'avait prévenu, si elle mourrait, toutes les autres mourraient aussi. Ce n'était pas l'issue pour laquelle elle s'était battue, il fallait donc qu'elle tienne encore, encore un peu, juste un peu. Le temps que l'équipe arrive, que ses amis retrouvent sa trace et qu'ils arrêtent Parkson. À ce moment-là, elle pourrait lâcher prise et se libérer. Elle pourrait trouver la paix, enfin la paix, ce pour quoi elle s'était acharnée pendant toute sa vie. Avant ça, elle se devait de continuer à affronter son tortionnaire et de ne pas abandonner. Sa volonté occulterait aussi longtemps que possible ce qu'elle était devenue. S'oublier soi-même pour la vie des autres était devenu sa dernière mission pas encore achevée.
Ce fut le corps immobile mais frissonnant à l'intérieur et les yeux secs mais les larmes ruisselant sur son âme que Emily replongea dans la folie.

----------

Ca continue d'avancer mais qu'est-ce que vous en pensez ?
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