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 [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan

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Claire
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Sam 1 Mai 2010 - 10:29

De rien !

Don ou l'art de la blague qui va un peu plus loin que prévu ! Bon, il est vrai que ça peut inciter Danny à réfléchir un peu à sa relation avec Lindsey et à voir s'il sent que c'est sérieux, autant que, quel que soit le résultat, elle le sache le plus tôt possible...

Sinon, je trouve intéressant la remarque concernant le fait que le tueur empêche, par ses tirs, ces femmes d'avoir ensuite des enfants. Il a une dent contre les femmes flics et maman ? Et bientôt le plan de Mac qui va énerver les femmes ^^ !
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lagentillefan
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Dim 2 Mai 2010 - 4:47

Merci Claire!!
Et maintenant un super long chapitre !!
__________________________________________

15- La soirée des Anciens

Après avoir réussi à échapper à l’éclatante lumière, Stella s’était laissée portée par le tunnel, qui la déposa enfin au bâtiment de la police scientifique, et plus précisément dans la salle de repos. Cette fois-ci encore, elle se vit arriver et se plaça dans un coin pour observer ce nouveau souvenir.
Janvier 2006. Bâtiment de la police scientifique de New York.
C’était l’heure de sa pause et Stella en avait vraiment besoin. Trop de choses en tête… La scientifique se prépara un café et sortit pour la énième fois la lettre qu’elle avait reçue il y avait une semaine. Elle lut une nouvelle fois le carton d’invitation et soupira. Devait-elle y aller… ? Quand elle y avait été il y a dix ans, ça avait été presque une véritable catastrophe. Son amie Tina insistait pour qu’elle vienne…et accompagnée de Don en plus ! Mais Stella s’y refusait. Elle n’avait pas à le mêler à ça. De toute manière, elle ne lui en avait pas parlé et ne comptait d’ailleurs pas y aller, c’était décidé !
Plongée dans ses réflexions et son café, Stella n’entendit pas Flack entrer dans la pièce. La voyant si songeuse, le jeune détective s’inquiéta. Il attendit qu’elle pose sa tasse avant de la serrer tendrement contre lui, collant son torse contre son dos, câlin.

Don (chuchotant à l’oreille de Stella) : Bonjour, mon étoile…

Stella se mit à sourire : le jeune homme utilisait ce surnom affectueux à chaque fois qu’il la sentait pensive ou inquiète. Elle n’était pas vraiment « petit nom affectueux » mais Don avait changé cet état de fait…Enfin, elle aimait celui qu’il utilisait pour elle, plutôt…
Stella finit par s’appuyer contre lui, cherchant un peu de réconfort et se laissant envahir par l’agréable chaleur corporelle de son compagnon.

Stella (posant sa tête sur son épaule) : Bonjour, Don. Qu’est-ce que tu fais là ?
Don : Je suis sur l’affaire Brentwood avec Mac. Mais comme il est actuellement en pleine analyse et que je n’ai aucun suspect ou témoin à me mettre sous la dent, j’ai demandé à Lindsay où tu étais.
Stella (se retournant dans ses bras pour être face à lui) : Et tu m’as trouvée.

La scientifique se mit sur la pointe des pieds pour atteindre les lèvres de Flack et ils finirent par s’embrasser tendrement. Stella noua ses bras autour de la nuque du détective pendant que ses doigts jouaient avec les courts cheveux noirs du jeune homme. Leur étreinte commençait à être plus passionnée quand ils entendirent un « hum, hum » gêné, les faisant s’écarter vivement l’un de l’autre.

Stella et Don (parfaitement synchrone et rougissant devant l’arrivant impromptu) : Mac !

Mac leur fit un regard sévère, qui voulait aussi dire : « Qu’est-ce que j’avais dit ? », puis finit par sourire, amusé de la déconfiture du couple. Le scientifique atteignit la machine à café, parfaitement silencieux, accroissant l’atmosphère de gêne régnant dans la pièce. Stella rajusta rapidement ses vêtements tandis que Don recoiffait ses cheveux en désordre. Tous deux n’osaient plus regarder Mac, vraiment très embarrassés par la situation. Ils ne s’étaient jamais fait surprendre par le chef de la scientifique… Celui-ci maintint son silence quand il prit son café enfin prêt et chaud, jouant un peu avec les nerfs de ses deux collègues. Estimant que ce petit jeu avait assez duré, Mac finit par se tourner vers eux, un sourire malicieux aux lèvres, et commença à siroter son café tout en les observant. On aurait vraiment dit deux adolescents pris en faute… Mac redevint un peu sérieux et finit par parler.

Mac : Votre amie Tina Tocci a téléphoné, Stella. Elle voulait savoir si vous comptiez venir à la réunion des anciens élèves de votre lycée ce soir.
Don (surpris) : Une soirée ? Avec tes anciens camarades de classe ? (Stella grimaça à ce mot) Ce soir ? Tu ne m’en avais pas parlé…
Stella (catégorique) : Je ne compte pas y aller…
Don : Pourquoi ?
Mac (soupirant et remuant doucement la tête) : Encore cette vieille histoire…
Stella (suppliante) : Mac…
Don (intrigué) : Quelle vieille histoire ?
Stella (soupirant) : Je n’étais pas très populaire au lycée…
Don (souriant) : J’ai du mal à le croire.
Stella : Tu devrais. Et en plus, j’ai fait l’erreur de venir seule à la première réunion, il y a dix ans. Je pensais qu’elles auraient changé avec l’âge… Tu parles !
Don : Qui elles ?
Mac : Des vipères, comme il en existe beaucoup dans les lycées…
Don : Je vois…Et Tina n’était pas là ?
Stella : Non. Elle était en voyage d’affaire. Mais ce soir, elle peut et compte y aller avec son mari. C’est pourquoi elle m’a demandé de les accompagner…avec toi… Mais je ne compte pas y aller de toute manière…
Don : Allons-y.

Stella regarda son petit ami, interloquée. Ne l’avait-il pas entendue ?
Mac observait la scène avec intérêt et amusement : lequel des deux allait avoir le dernier mot ?

Stella : Don…J’ai dit que…
Don (l’interrompant) : J’ai compris. Mais tu ne vas pas laisser ces pimbêches gagner, non ? Ça ne te ressemble pas…
Stella (hésitant maintenant) : Et bien…
Don (tout sourire) : Et puis, ça ferait tellement plaisir à Tina.

Stella regarda le détective, méfiante. N’essayait-il pas de l’embobiner ? Elle était sure qu’il avait une autre idée derrière la tête mais laquelle ? En plus, Flack se mit à prendre l’expression la plus innocente possible tout en lui faisant son regard le plus persuasif. Stella finit donc par céder. Elle n’arrivait jamais à lui résister quand il lui lançait ce regard.
Mac souriait derrière son café : Flack était vraiment très fort ! Peut-être qu’il pourrait l’aider quand Stella se montrerait trop têtue…

*

Janvier 2006. Lycée Midwood.
Quand le soir tant appréhendé arriva, Tina et Antonio Tocci attendaient les deux policiers devant le lycée Midwood, réputé pour son enseignement scientifique, et virent enfin la voiture du détective arriver puis se garer. Don et Stella en sortirent et rejoignirent le couple.

Tina (les étreignant amicalement l’un après l’autre) : Bonsoir, Stella. Don.
Don : Bonsoir. (avec humour) Prêts à entrer dans la fosse aux lions ?

Tina et Antonio rirent à sa plaisanterie mais Flack vit que Stella ne s’était toujours pas détendue. Ok… Ça va être plus difficile qu’il ne pensait…
Ils entrèrent enfin dans le bâtiment et, tandis que Tina signait le livre d’or et prenait son badge, Don serra et caressa tendrement la main de Stella pour la rassurer un peu. La jeune femme appréhendait tellement cette soirée ! Elle était morte de peur.

Don (chuchotant d’une voix douce et réconfortante) : Tout va bien se passer, Stella.

Quand ce fut à son tour de passer devant la table qui servait de bureau d’accueil, Stella prit une grande inspiration et avança, faisant ainsi face à l’hôtesse d’accueil de la soirée, Karen Kurtill.

Stella : Bonsoir, Karen.
Karen (surprise) : Bonasera ? Stella Bonasera ?
Stella : Oui, c’est bien moi.
Karen (moqueuse) : Tu es encore venue seule ?

Entendant le ton moqueur et méprisant de la femme, Flack comprit beaucoup mieux le malaise de Stella et décida d’agir. Il allait balayer ce sourire sardonique du visage de cette désagréable hôtesse…

Don (se rapprochant, enserrant Stella dans ses bras, posant son menton au creux du cou de la scientifique, un grand sourire aux lèvres) : Non. Pas cette fois.

Et le jeune homme embrassa le cou de sa petite amie, qui frissonna. Karen ouvrit des yeux ronds comme des billes en apercevant le beau détective et se mit à balbutier. Don sourit avec satisfaction devant le visage décomposé de l’hôtesse, qui réussit tout de même à donner son badge à une Stella rieuse.
Les deux policiers entrèrent enfin dans le gymnase, servant de salle de réception pour l’occasion, et se firent immédiatement remarquer. En effet, le groupe de pimbêches que craignait tant Stella était déjà réuni et Karen les avait rejoint pour les informer de la dernière nouvelle. Les six femmes fixèrent alors Stella et Don avec colère et méfiance et l’une d’elles, Barbara Wire, qui était la pire de toutes, fit un sourire mauvais et inquiétant. Elle chuchota quelque chose à ses amies qui se mirent à rire et à fixer Stella, méchamment moqueuses. Flack le remarqua immédiatement et lui aussi sourit, impatient qu’elles agissent. Elles allaient avoir une petite surprise…
Alors que Tina et Antonio passaient d’un groupe à l’autre pour discuter et recevoir des condoléances pour la mort de leur fille, Sophia, Stella et Don finirent par s’installer à une table. La scientifique se pelotonna contre le détective, cherchant un peu de réconfort.

Don (inquiet) : Ça va, mon étoile ?
Stella (se serrant un peu plus contre lui) : Pour le moment, oui…
Don (souriant en la serrant contre lui) : Tout va bien se passer. Tu as changé depuis tout ce temps.

Les paroles de Flack rassuraient bizarrement Stella. Comment arrivait-il à faire ça ? Alors qu’elle avait une plus grande expérience de la vie que lui, elle se sentait pourtant comme une jeune enfant innocente, heureusement guidée et protégée par une personne sensée et rassurante…et qu’elle aimait.

Stella (souriant) : C’est vrai…Comment étais-tu au lycée ?
Don (roulant un peu des yeux) : Heu…Et bien…J’étais un redresseur de torts…
Stella (avec malice) : Justicier un jour, justicier toujours.
Don (riant) : Comme tu dis…Les filles aimaient beaucoup mais je me prenais tout de même quelques trempes. S’attaquer à plus fort que soi n’est pas toujours la meilleure des idées, même si c’est pour régler une injustice. Ma mère était désespérée…

Stella se mit à rire doucement, pouvant facilement imaginer le très jeune Don défendant les plus faibles. C’était tellement…lui !

Don (se levant) : Bon. Je vais chercher de la sangria…Tu en veux ?
Stella (avec un doux sourire) : Oui, s’il te plaît.
Don (lui déposant un rapide baiser sur le front) : C’est comme si c’était fait !

A peine Flack avait-il quitté la table que Barbara Wire et ses amies s’installèrent aux côtés de Stella.

Barbara (faussement amicale) : Frisette ! Je ne pensais vraiment pas te voir ici.

Bien. Elle attaquait déjà…Mais repensant aux paroles de Don, Stella ne se démonta pas.

Stella : Ho ? Vraiment ? Pourquoi ?
Barbara (légèrement menaçante) : Je pensais que nous avions été suffisamment claires la dernière fois…
Stella : C’est vrai. Je ne méritais pas ma place dans ce prestigieux lycée…C’est ça ?
Barbara : Entre autre… Toujours dans la police ?
Stella : Oui. Je suis lieutenant dans la brigade scientifique.

Stella était d’un calme olympien, au grand damne de Barbara, et répondait poliment aux questions de cette femme sans se démonter, attendant que les autres vipères crachent aussi leur venin. En fait, la scientifique commençait à avoir pitié de ces femmes. Don avait raison…

Barbara (faussement impressionnée) : Lieutenant…Pas mal !
Karen (qui avait fini par les rejoindre) : Comme l’est ton cavalier, d’ailleurs.

Stella haussa discrètement un sourcil. Elle attendit les prochaines paroles qui franchiraient les lèvres de ses anciennes tortionnaires, prête à contre-attaquer.

Barbara : Tout à fait…
Ann Kelly : Quel âge a-t’il ? 25, 30 ans ?
Stella (méfiante) : 28 ans…
Tracy McLory (désagréablement) : Tu vas bientôt les prendre au berceau…
Barbara (avec un rire méchant) : Voyons les filles, vous savez bien que c’est impossible ! Frisette ne peut avoir ce genre d’homme ! Vous la connaissez bien ! (revenant à Stella) Combien le payes-tu ?
Stella (choquée et sentant la colère l’envahir) : Pardon ?
Barbara (avec un sourire méprisant) : C’est un gigolo, non ? J’aimerais faire appel à ses services…

Cette fois, Stella ne tint plus. Elle se leva de sa chaise brusquement et s’apprêta à gifler Barbara quand une poigne ferme mais douce l’en empêcha.

Don (sérieusement et calmement) : Ne te rabaisse pas à leur niveau…
Stella (protestant) : Je ne peux pas accepter ça sans rien dire !
Barbara (moqueuse et méprisante) : Gigolo et garde du corps aussi ?
Stella (furieuse) : Don est…
Don (d’un calme inquiétant) : Je suis policier, comme Stella. A la brigade criminelle en fait. Ho, et excusez mon impolitesse…Je me présente : lieutenant Don Flack Jr.
Barbara (stupéfaite) : Don…Flack ?
Don (avec un sourire madré) : Oui. Vous auriez dû me reconnaître d’ailleurs, madame Wire. J’ai arrêté votre frère pour meurtre il n’y a pas si longtemps…Quant à vous, madame Kurtill, estimez-vous heureuse que je ne sois pas en service, ni Stella d’ailleurs. Je vous aurais arrêtée pour possession et consommation de drogues…

Les deux femmes se figèrent, de crainte et de colère à la fois, et fusillèrent le couple du regard.

Don : Bon. Je pourrais en dire des choses sur vos autres amies…Mais maintenant que votre petite discussion est terminée, permettez-moi de vous emprunter ma petite amie. Nous allons danser…Un dernier détail tout de même : encore une parole de travers sur Stella et je la laisserai faire. Ça serait gênant, surtout pour vous, madame Wire. Votre chirurgien esthétique ne pourra pas vous arranger… (penchant légèrement la tête) Encore que je me demande s’il y arriverait actuellement…

Stella éclata de rire devant le visage vexé, même outré, de Barbara et suivit Don, qui était très satisfait. La scientifique finit par le regarder, étonnée et ravie à la fois.

Stella : J’ai bien failli la frapper…
Don : Elle l’aurait méritée mais ça n’aurait pas servi à grand-chose. A part soulager tes nerfs, bien sûr.
Stella (souriant) : Tu l’as fait. Je ne savais pas pour le frère de Barbara… (riant) Ni pour la chirurgie d’ailleurs…
Don : L’affaire de son frère était vieille d’un an. Je l’ai résolue avec Aiden. Pour la chirurgie, il suffisait de la regarder…C’était évident…
Stella (riant) : Et pour Karen ?
Don (tirant la langue comme un enfant) : Coup de pot. Je me suis trompé de porte en allant aux toilettes et je l’ai prise en flagrant délit : elle sniffait de la coke.
Stella (souriant) : En tout cas, ça leur a rabattu le caquet.
Don : Et ce sont ces pimbêches qui t’effrayaient tant ? Que tu jalousais ? Tu as carrément mieux réussi ta vie, Stella. Tu as…
Stella (tendrement) : Tout ce dont je rêvais : des amis qui sont ma famille, un boulot que j’adore et…toi.
Don (malicieux) : Je commençais à m’inquiéter…
Stella (riant) : Idiot !

Ils arrivèrent enfin sur la piste de danse et se joignirent ainsi aux couples déjà présents. Le reste de la soirée se déroula sans autre incident. Stella remarqua que chaque fois que Don l’embrassait, Barbara et sa bande devenaient blêmes de rage, et cela amusait, voire ravissait, la scientifique. Et manifestement, le jeune détective le faisait exprès devant elles.
Stella se mit alors à réfléchir : pourquoi avoir été si jalouse, si envieuse de la vie de ces femmes ? Pourquoi avoir tant souhaité être comme elles ? Sans doute parce qu’à l’époque du lycée et de celle de la précédente réunion, Stella se sentait seule. Tina avait été sa seule amie mais cela ne lui suffisait pas. La scientifique voulait une famille, un mari, des enfants, comme elle. Et elle avait presque tout cela aujourd’hui : ses collègues et amis étaient devenus sa famille, son boulot la passionnait et elle avait le plus incroyable des petits amis. Il ne lui manquait que les enfants, certes, mais Stella se sentait déjà heureuse. Inutile d’en demander plus. Finalement, la scientifique prit pitié pour ces femmes qui, manifestement, ne pouvait se sentir mieux qu’en restant les vipères qu’elles étaient dans leur jeunesse.
Stella ne vit pas le reste de la soirée car un nouveau vortex venait de l’aspirer. Quel autre souvenir allait-elle visiter cette fois ?

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Claire
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Dim 2 Mai 2010 - 10:57

A la vache les filles du lycée... Elles en tenaient une sacrée couche quand même. Heureusement que Don a su les remettre en place. Et comme il l'a dit Stella s'en sort bien mieux qu'elles, au moins, elle ne prend pas de drogue et n'a pas recours au bistouris ^^ !
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lagentillefan
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Lun 3 Mai 2010 - 3:25

Merci Claire!! flower
Allez,hop,la suite!!
___________________________________________

16- Confinées

Croyez-vous que cela va m’empêcher d’agir ? C’est vraiment une grosse erreur de votre part…La patience est une de mes plus grandes qualités.

*

Mac venait d’annoncer à ses collègues la décision prise par les chefs des différentes brigades de la police de New York lors de la réunion et, comme il s’y attendait, il y eut de vives protestations.

Kaile : Voyons, Mac. Vous n’allez pas nous parquer là comme des animaux !
Mac : C’est la seule solution. Le sniper n’a tué personne dans un bâtiment. C’est pourquoi nous avons décidé que toutes les femmes devaient rester dans leur commissariat. C’est pour votre sécurité.
Lindsay : Et on peut quand même rentrer chez nous ?
Mac : Bien sûr. Mais vous mettez deux gilets pare-balle et un homme vous escortera.
Kaile (soupirant) : Formidable…

Flack sourit face à l’expression boudeuse de Kaile. Mais en y réfléchissant un peu, lui aussi n’aurait pas apprécié cette solution plutôt extrême et comprenait donc ses deux collègues féminines.

Lindsay : Je n’arrive pas à croire que vous ayez accepté cette idée farfelue…
Mac : C’est la mienne…
Lindsay (surprise) : Quoi ?!

La jeune experte était abasourdie. C’était une solution vraiment extrême…Et Mac aimait rarement en arriver là. Et dire qu’elle voulait profiter de sa pause pour aller voir Stella…Mais au fait…

Lindsay : Si je suis accompagnée et suffisamment protégée, je peux sortir, c’est ça ?
Mac : Oui.
Lindsay : Je voulais aller voir Stella…Et aussi son médecin. L’une pour une raison personnelle, l’autre pour le travail.
Mac : Vous pouvez y aller mais…
Lindsay (levant les yeux au ciel) : Je me protège et je me fais accompagner, je sais…

Mac observa sa dernière recrue un moment puis soupira, amusé. Danny commençait à déteindre sur Lindsay…Pas son meilleur côté, en fait. Mac donna tout de même son accord mais s’assura qu’elle lui obéissait scrupuleusement.
Alors que Lindsay se préparait pour sortir, Danny et Flack la rejoignirent.

Danny (souriant) : Tes gardes du corps sont là !
Lindsay (sarcastique) : Chouette…Dès qu’on attrape cette saleté de sniper, je fais une longue promenade dehors…
Danny (taquin) : Avec moi ?
Lindsay : Pourquoi pas…
Danny (contrarié et vexé) : Comment ça, pourquoi pas ? Je suis de compagnie agréable…
Don (malicieusement) : Pas tout le temps…

Lindsay se mit à rire. Finalement, cela la rassurait de les avoir tous les deux avec elle. Ce sniper avait fait tellement de victimes…Et de malheureux. A cette dernière pensée, la jeune femme jeta un bref regard vers Flack, qui continuait à vanner Danny.
Les deux jeunes experts et le détective sortirent enfin de l’immense bâtiment et s’approchèrent de la voiture de Lindsay. Les deux hommes avaient placé la jeune femme entre eux, protecteurs, ce qui fit soupirer Lindsay. Vraiment…La jeune femme sortit enfin ses clés de voiture de sa poche et les fit accidentellement tomber au sol. Lorsqu’elle se pencha pour les ramasser, un coup de feu retentit et Lindsay fut légèrement projeté en arrière par l’impact avant de s’écrouler sur le trottoir.

Danny (avec effroi) : Lindsay !!

Sous le choc, Flack ne dit pas un mot, voyant l’action presque au ralenti. Quand il vit son ami courir vers Lindsay, le détective se reprit et sortit son arme, cherchant le tireur des yeux. Mac et Hawkes sortirent à leur tour, ayant entendu le coup de feu, et s’approchèrent de leurs jeunes collègues, l’arme à la main. Danny arriva enfin au niveau de sa petite amie et eut la surprise de la voir sourire.

Lindsay (souriant malgré la souffrance) : Hey, City Boy…Je crois…qu’on va avoir…enfin…un indice…parfait…
Danny (choqué et inquiet) : Quoi ? De quoi tu parles ?
Lindsay : Dans mon épaule…Elle y est…

Danny remarqua enfin le sang coulant de l’épaule de la jeune scientifique et, la soulevant délicatement, il put constater que la balle ne l’avait pas traversée.

Lindsay (chuchotant à son oreille) : Joue…la comédie…
Danny (surpris) : Quoi ?
Lindsay : Fais…comme si j’étais morte…Il doit…toujours nous observer…

Comprenant le plan de la jeune femme, Danny s’apprêta à se lancer mais il hésita. Don…Pourrait-il le supporter ?

Lindsay : Vas-y, City Boy…

Vaincu, Danny s’exécuta. Il se mit à crier, hurler sa douleur, serrant Lindsay dans ses bras. La jeune femme avait fermé les yeux et essaya de ne pas trop respirer, malgré la souffrance irradiant de son épaule.
Mac avait appelé les secours mais quand il entendit les cris désespérés de son jeune collègue, il sentit son sang se glacer dans ses veines. Non, pas une autre…
Hawkes observait la scène, impuissant, voyant le corps de Danny secoué de sanglots silencieux. Il avait peu travaillé avec Lindsay, mais il sentit une larme rouler sur sa joue.
Flack regardait son ami en pleine détresse et crut un moment se voir lui…et Stella. Non…Pas encore ! Pas encore ! Il frappa la voiture de Lindsay avec son poing avec une telle force qu’il s’en fit saigner les jointures. Il attraperait ce salaud !

*

Bien. Une de moins…Dommage qu’elle soit morte aussi vite…Enfin, j’ai encore du travail…

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Lun 3 Mai 2010 - 9:36

Xd j'imaginais que la solution de Mac serait quelque chose dans ce genre que les femmes auraient du mal à accepter, ce que je comprends parfaitement ^^ !

Sinon, asticieux de la part de Lindsey, en plus, le tueur a l'air d'y croire ! Hâte de voir la suite.
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Mar 4 Mai 2010 - 3:34

Merci Claire!! :calin:
Et voulou la suisuite!!2 chapitres!!
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17- Colère et soulagement

Mac était furieux contre Danny. Ils se retrouvaient une nouvelle fois à l’hôpital et attendaient le chirurgien qui s’était occupé de Lindsay. Un silence pesant régnait entre les deux hommes. Danny comprenait la colère de son supérieur et préférait ne rien dire pour le moment. Mac finit tout de même par lâcher quelques mots.

Mac (avec colère) : Je n’arrive pas à croire que vous ayez fait ça ! C’était stupide !
Danny (se défendant doucement) : Pas totalement…
Mac (soupirant) : Certes…Mais vous auriez pu nous avertir ! On a bien failli…
Danny : C’était une idée de Lindsay et elle a eu raison ! Le sniper l’aurait criblée de balles en voyant qu’elle était toujours en vie. (soucieux) Et Don ?
Mac (avec reproche) : Que croyez-vous ? Il est furieux. Il a cru revivre la tentative de meurtre sur Stella, sauf qu’ici, elle mourrait ! (secouant lentement la tête) Heureusement que vous aviez réussi à le raisonner hier soir…

Mac soupira de nouveau, exaspéré, poussant Danny à se faire encore plus petit qu’avant.
Le chirurgien, le docteur James Tyler, arriva enfin, un petit sachet à la main, et sourit aux deux hommes avec assurance.

Tyler : Votre amie va très bien et se trouve dans la chambre 342. Vous pouvez aller la voir.
Danny : Merci, docteur.
Mac : Vous avez extrait la balle ?
Tyler : Oui. Et votre collègue m’a même demandé de la retirer avec délicatesse.
Mac (surpris) : La balle est intacte ?
Tyler : Oui. Miss Monroe m’a donné de nombreuses instructions et m’a dit que c’était important avant qu’on ne l’anesthésie.
Danny (souriant, amusé) : Sacrée Lindsay !
Mac (plus détendu) : Je devrais peut-être envoyer certains membres de l’équipe dans le Montana. Ça semble forger le caractère. (prenant le sachet)Encore merci, docteur.
Tyler : Je vous en prie.

Le médecin finit par partir pour s’occuper d’un nouveau patient tandis que les deux experts s’observaient comme des chiens de faïence, ne sachant pas trop quoi dire.

Danny (finissant par se lancer) : Vraiment, Mac, je suis désolé d’avoir joué cette comédie…
Mac (posant sa main sur l’épaule du jeune homme) : N’en parlons plus. Allez la voir, Danny. Moi, je vais rejoindre Hawkes pour analyser cette balle et voir si elle vaut le prix qu’elle nous a coûté. Je finirai aussi le travail de Lindsay sur la distance des tirs.
Danny (soulagé) : Merci, Mac.
Mac (avec un regard d’avertissement) : Par contre, un autre coup de ce genre et je…
Danny (prestement) : Promis.

Mac, satisfait, acquiesça de la tête et quitta enfin l’hôpital. Il avait du travail.
Danny entra enfin dans la chambre de Lindsay, un petit bouquet de fleurs à la main. Il la vit endormie paisiblement et n’osa pas la réveiller. Le jeune homme plaça ses fleurs dans un vase et s’assit doucement sur le lit, aux côtés de sa jeune collègue. Danny lui caressa tendrement la joue et vit ses yeux marron s’ouvrir doucement.

Lindsay (d’une voix endormie) : Danny ?
Danny (souriant tendrement) : Bonjour, Montana.

La jeune experte se mit à faire une moue boudeuse, faisant ainsi rire Danny. Vraiment, elle n’appréciait pas du tout ce surnom. Pour faire amende honorable, le jeune expert se pencha vers elle pour embrasser tendrement son front.

Lindsay (avec un petit sourire malin) : Ne crois pas qu’un petit bisou va suffire, City Boy !
Danny (jouant les étonnés) : Vraiment ? Tu préfères ça, peut-être ?

Le jeune homme prit délicatement les lèvres de Lindsay et commença à l’embrasser avec douceur et tendresse. Après quelques instants, il se redressa et fut satisfait de l’expression ravie de la jeune femme.

Lindsay (avec un grand sourire) : C’est beaucoup mieux…
Danny (un immense sourire aux lèvres) : Merci.
Lindsay (devenant soudain sérieuse) : Comment vont les autres ?
Danny (grimaçant) : Ils ne sont pas très contents…C’est le moins qu’on puisse dire…J’ai déjà reçu un beau savon de la part de Mac et je n’ose même pas imaginer ce que Don va me faire subir…
Lindsay : Désolée…
Danny : Ne le sois pas ! C’était une bonne idée. En fait, tu es la seule à être restée lucide à ce moment-là. Tu m’as vraiment impressionné.
Lindsay (haussant les sourcils, malicieuse) : J’ai réussi à surprendre le grand Daniel Messer ? Il va falloir fêter ça.
Danny (se repenchant vers elle pour l’embrasser) : Quand tu veux…

Ils continuèrent à partager ce moment de tendresse pendant quelques dizaines de minutes avant que Danny ne retourne au laboratoire.
Le jeune expert ne l’avouerait sans doute jamais à Lindsay, mais il avait eu incroyablement peur de la perdre. Comme Don avec Stella…C’était une sensation fort inconnue pour lui et cela le faisait s’interroger : comment voyait-il sa relation avec Lindsay ? Danny y réfléchit donc tout le long du trajet.

18- La force de vivre

Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip. Un son obsédant et inquiétant, porteur de mauvaises nouvelles. Un son que personne ne voulait entendre. Et surtout pas Helena Flack. Elle aurait dû s’y habituer, étant une femme et une mère de policiers, qui risquaient chaque jour leurs vies. Mais là, ça n’allait pas faire seulement disparaître une vie, mais en détruire plusieurs. Surtout une…
Le docteur Meyers et ses infirmières s’affairaient sur le corps de Stella, encore une fois en arrêt cardiaque. Cette fois-ci, le chirurgien n’eut pas d’autre choix que d’intuber la scientifique. Sa blessure au poumon était plus grave qu’il ne pensait…Il avait réclamé un respirateur et l’infirmière Jenny Gordon était prête à agir. Meyers choqua deux fois Stella et eut le soulagement d’entendre son cœur repartir à travers les bip bip du moniteur. La petite infirmière installa enfin le respirateur au bout du tube d’intubation et fit ensuite un sourire rassurant aux deux femmes présentes dans la pièce.

Jenny : Ça va aller mieux, maintenant. Votre amie est une battante.
Meyers (rassurant) : Et Jenny sent toujours ces choses là.

Le sympathique docteur leur posa une main réconfortante sur les épaules et finit par partir, suivi de près par l’équipe médicale.
Helena et Sarah revinrent auprès de Stella et la mère de Don prit une nouvelle fois la main de la jeune femme.

Helena : Courage, Stella. N’abandonnez pas…

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Claire
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Mar 4 Mai 2010 - 13:05

Xd, je comprends que Mac soit un peu en rogne vu le numéro de ses hommes (et femme surtout, si on considère que Lindsay a fait le plus dur et douloureux), même si, d'un autre côté, il semble respecter le courage que ça pris à cette dernière pour ce plan...
Enfin, ils ont un indice et Danny va peut - être comprendre qu'il tient énormément à Miss Montana ^^ ! J'ai bien aimé à la fois la réaction de Mac et celle de Danny, vis - à - vis de Lindsey. Les deux ne sont pas OOC, d'ailleurs, les trois ne le sont pas si on inclut Lindsay, ça lui ressemblerait assez d'agir ainsi, surtout pour ce qu'on connaît de son caractère dans la saison 2.

En revanche, pour Stella et son second arrêt, il faut espérer qu'elle s'en sorte !
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Mer 5 Mai 2010 - 5:41

Merci Claire!!En ce qui concerne le fait que tu trouves qu'ils ne sont pas OOC,c'est le plus beau compliment qu'on puisse me faire!C'est un point d'honneur pour moi d'être aussi fidèle que possible aux caractères et aux personnalités des persos de la série.Je t'avoue que je n'aime guère les fics où on se retrouve avec une Stella manipulatrice ou un Mac prêt à tout décalquer.Comment peut-on alors s'intéresser à l'histoire après si on ne respecte pas les personnages?
Bon,après ce petit laius,voilà un très long chapitre qui doit tenir,en principe,sur deux posts Wink
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19- Rencontre avec les Flack

La lumière scintillante l’avait cette fois poursuivie dans son tunnel temporel mais Stella avait encore réussi à lui échapper. S’assurant qu’elle avait bel et bien disparu, la jeune femme se tourna pour voir dans quel nouvel endroit elle se trouvait. Et elle sut.
Mars 2006. Plaza Hotel
Don Flack Jr attendait patiemment sa compagne, Stella Bonasera, qui était certainement encore au laboratoire de la police scientifique. Elle devait terminer un rapport d’enquête et comptait le rejoindre par la suite.
Le jeune détective regarda sa montre et remua une nouvelle fois ses épaules. Vraiment ! Il n’y avait que ses parents pour avoir l’idée de faire une soirée mondaine pour leur anniversaire de mariage. Le jeune homme avait l’habitude des costumes mais détestait les smokings…En particulier celui-ci. Il avait l’impression de ressembler à un pingouin qui se serait perdu en plein New York. Et puis, il se sentait engoncé là-dedans ! Mais sa mère avait furieusement insisté…Elle avait juste oublié qu’il ne l’avait plus mis depuis cinq ans_ il avait réussi à échapper aux autres anniversaires grâce à une enquête miraculeusement tombée du ciel_ et son smoking était devenu trop petit pour lui aujourd’hui. Et pour en rajouter une couche, toute sa famille était là ! Quelle misère… Mais d’un autre côté, c’était une bonne occasion pour leur présenter Stella. Comme ça, ses parents cesseraient de chercher à le caser avec une jeune fille au CV idéal à leurs yeux. Son père y tenait particulièrement car il voulait que la lignée des Flack se perpétue. Don était son enfant unique, son fils unique, il comptait donc sur lui pour prolonger la légende des Flack dans la police.
Stella arriva enfin, sortant d’un taxi, et rejoignit le jeune détective, qui l’observait intensément et qui semblait avoir la mâchoire au sol. La scientifique était superbe dans sa robe d’un beau vert émeraude, comme l’était ses yeux, avec quelques reflets bleus, et ses épaules étaient recouvertes par un joli châle rouge vif. Ses cheveux incroyablement bouclés étaient lâchés et encadrés joliment son visage, lui donnant l’aspect d’une déesse grecque que Flack avait vue dans ses livres d’histoire au lycée. Elle portait aussi le collier et le pendentif que le jeune homme lui avait offerts et était maquillée sans excès. Par contre, une chose contrastait avec cette magnifique apparition : une housse noire, contenant certainement des vêtements. Bizarre…

Stella (un peu essoufflée) : Désolée d’arriver en retard. Mais le temps de me changer et de te ramener ça…
Don (intrigué) : Justement, c’est quoi ?
Stella : Quelque chose qui t’ira mieux que ce smoking…Tu es bien dedans mais ça te rend un peu…austère bizarrement…Et puis, il a l’air manifestement trop petit…
Don (grimaçant) : Merci. Mais j’ai pas eu trop le choix…
Stella (avec un grand sourire) : Et bien, je t’en amène un autre.

La scientifique tira Flack par la manche, l’entraînant à l’intérieur de l’hôtel, et demanda à un des grooms s’ils pouvaient disposer d’une pièce pour se changer. L’employé les mena poliment à un petit vestiaire et Stella le remercia avec un pourboire.
La jeune femme suspendit la housse qu’elle finit ensuite par ouvrir, découvrant un très beau et très élégant costume d’un magnifique bleu outremer, une chemise impeccable et une cravate d’un joli camaïeu de bleus.

Don (hésitant) : Heu…Stella…Je ne suis pas sûr…
Stella : Don, ton smoking a l’air trop petit pour toi et tu sembles mal à l’aise…
Don : C’est sûr qu’il est trop petit…Je ne l’ai pas mis depuis mes 23 ans…
Stella (étonnée) : Tu grandissais encore ?
Don (soupirant) : Ouais… Ça s’est arrêté à mes 25 ans…Et j’ai aussi pris un peu de muscles entre temps…
Stella (coquine) : En effet… (redevenant sérieuse) Allez, dépêche-toi, sinon, on va vraiment finir par être en retard !

La jeune femme lui retira sa veste de smoking, qui finit par craquer, et dénoua son nœud papillon rapidement. Flack s’attaqua à sa chemise, mit celle que Stella lui tendait et changea de pantalon. Il finit par mettre sa nouvelle veste pendant que la scientifique noua sa cravate d’une main experte.

Stella (satisfaite) : Voilà ! Tu es parfait comme ça ! Ça te ressemble plus.
Don : Merci…
Stella : Sinon, tu es bien dedans ?
Don (roulant des épaules) : Oui. D’ailleurs, d’où sort ce costume ?
Stella : Je l’ai acheté. (le voyant prêt à protester) Ne dis rien ! Je peux bien t’offrir un costume, non ?
Don : Bien sûr, mais…
Stella (lui prenant la main et saisissant la housse) : Bien. Allons-y.

Les deux policiers sortirent du vestibule et confièrent la housse, contenant maintenant le smoking, à l’accueil de l’hôtel. Le couple se dirigea enfin vers la salle de réception et virent le panneau placé devant l’entrée annonçant : « Réception pour le trentième anniversaire de mariage de Donald et Helena Flack ». Don proposa alors son bras à Stella qui l’accepta en rougissant. Elle glissa donc son bras sous le sien et tous deux avancèrent vers la salle de réception.

*

Mars 2006. Salle de réception du Plaza Hotel
Don et Stella entrèrent dans l’immense et magnifique salle et s’arrêtèrent, observant la foule quelques instants. Flack se pencha vers elle et lui chuchota à l’oreille.

Don : Je préfère te prévenir tout de suite, certains membres de ma famille sont quelque peu…heu…exaltés.
Stella (avec un grand sourire) : J’ai hâte de voir ça.

Don leva les yeux au ciel, inquiet, et finit par prendre plusieurs profondes inspirations avant de s’enfoncer dans la foule, entraînant Stella avec lui. Ils atteignirent rapidement le buffet et prirent chacun une flûte de champagne proposée par un serveur. Ils commencèrent à discuter tranquillement quand Flack entendit soudain une voix qu’il connaissait trop bien et se crispa immédiatement sous le regard intrigué de Stella. Pitié, pas elle…

Sarah (criant à la volée) : Donnie ! Donnie !
Stella (étonnée) : Donnie ? Je croyais que tu n’aimais pas qu’on t’appelle comme ça…
Don (grimaçant) : Tu comprends mieux pourquoi…

Stella ne put s’empêcher de rire devant l’expression plaintive et craintive du jeune détective face à l’arrivée de cette petite bonne femme pleine de vie. Elle arriva enfin à leur niveau, un grand sourire aux lèvres, alors que Don essayait vainement de se cacher derrière Stella. La scientifique observa rapidement la petite femme : des cheveux châtains et souples, un visage un peu rond mais à l’air amical et convivial et des yeux bleus, proche de ceux de Don. Elle était aussi légèrement enveloppée ce qui accentuait sa bonhomie. En fait, Stella trouva immédiatement cette femme sympathique.

Sarah (les mains sur les hanches, haussant un sourcil) : Et bien, Donnie ? On ne salue plus sa bonne vieille tante Sarah ?
Don (soupirant, étreignant rapidement sa tante) : Si, si. Bonsoir, Sarah.
Sarah (insistante) : Tante Sarah.
Don (soupirant) : Je ne suis plus un gosse…
Sarah (lui tapant le dos avec force, lui faisant presque renverser son champagne) : Tu resteras toujours mon p’tit Donnie, tu le sais bien !
Don (se frottant l’épaule et grommelant) : Ouais, c’est bien là le problème.

Stella n’avait jamais vu Don comme ça et se mordait les lèvres pour ne pas rire. Quel spectacle ! Et quelle femme !
Sarah finit par remarquer la présence de Stella aux côtés du jeune homme et haussa les sourcils, intriguée.

Sarah (avec un ton de reproche) : Tu es venu accompagné et tu ne me présentes pas. Quel manque d’éducation, Donnie !
Don (irrité) : Si tu me laissais en placer une, ça serait déjà fait ! Stella, voici ma tante, Sarah Connel-Flannigan. (avec un sourire pincé) Tante Sarah, je te présente Stella Bonasera.
Sarah (serrant la main de la scientifique) : Enchantée, Stella. Et vous êtes qui, exactement, pour Donnie ?
Stella (rougissant) : Heu…
Don (protestant) : Sarah !
Sarah (jetant un rapide coup d’œil vers son neveu, levant un index pour lui imposer le silence) : Tante. (revenant à Stella) Alors ?
Stella (se sentant soudain timide) : Je suis…sa petite amie.
Sarah (surprise) : Vraiment ? (sifflant et regardant Don) Dis donc, elle est loin de la dernière que tu nous avais ramenée il y a cinq ans. (plissant les yeux en cherchant dans sa mémoire) Une blonde siliconée un peu stupide, je crois… Même si elle était avocate.
Don (aussi rouge qu’une tomate) : Tante Sarah !

Stella était morte de rire. Il n’y avait pas à dire, elle adorait cette femme. Elle mettait si facilement Don en boîte…

Sarah (soupirant exagérément) : Holàlà, Donnie, calme-toi. Ton amie a plus d’humour que toi.
Don (bougonnant et retournant à son champagne) : Grmmbl…

Le jeune détective préféra laisser les deux femmes discuter entre elles. Mais, après réflexion, il se demanda si c’était une si bonne idée. Sa tante était tellement imprévisible… Don laissa donc traîner une oreille.

Sarah : Bien. En attendant que notre mignon petit détective cesse de bouder (sentant le regard meurtrier de Don posé sur elle, elle sourit avec défi et malice) , faisons donc connaissance. Que faites-vous dans la vie, Stella ?
Stella : Je suis lieutenant dans la police scientifique.
Sarah (surprise) : Une scientifique ? Vraiment ? (se tournant vers Don) Tu les choisis enfin cérébrale. C’est bien, Donnie !

Stella se retint de rire en voyant Flack se hérisser aux paroles de sa tante. Incroyable ! Cette femme était incroyable !

Sarah (revenant à Stella) : Et vous sortez avec mon adorable neveu depuis longtemps ?
Stella : Huit mois. Bien que je le connaisse depuis plus longtemps…
Sarah (curieuse) : Oh ? Et comment en êtes-vous arrivés à sortir ensemble ?

Là, Don s’inquiéta. Ne voulant pas que Stella se remémore l’horrible affaire Scott Owen, il préféra intervenir.

Don (avec sévérité) : Ça suffit ! Tu lui fais subir un véritable interrogatoire.
Sarah : Tes parents risquent de faire de même…Et en pire…En plus, ils ont ramené une jeune femme pour te la présenter.
Don (soupirant plaintivement) : Encore ! Je leur avais dit de cesser de s’occuper de ma vie sentimentale.
Sarah (navrée pour son neveu) : Tu connais ton père…

Flack soupira et reprit une flûte de champagne, réfléchissant au moyen d’échapper à cette future corvée. Sarah en profita pour reporter son attention sur Stella et remarqua l’expression triste de son visage.

Sarah (inquiète) : Stella ? Que vous arrive-t’il, ma jolie ?

Entendant la voix inquiète de sa tante, Don se retourna et vit Stella au bord des larmes. Il vint l’enlacer immédiatement et lui caressa tendrement les cheveux tout en lançant un regard de reproche à sa tante.

Don (avec colère) : Regarde ce que tu as fait !
Sarah (contrite) : Stella, je suis désolée si je vous ai dit quelque chose de blessant…
Stella : Ce n’est pas votre faute. Ce sont juste de mauvais souvenirs qui refont surface…
Sarah (curieuse et perspicace) : Ça a un rapport avec ma dernière question ?
Don (avec colère) : Sarah, ça suffit !
Stella (l’apaisant en lui posant une main douce sur le bras) : Ce n’est pas grave, Don.

Malgré les réticences de son petit ami, Stella finit par raconter toute leur histoire, laissant quelques larmes perler sur ses joues.

Sarah (désolée) : Excusez-moi, Stella. Je peux vraiment me montrer indélicate parfois…
Don (exaspéré) : Parfois ? Tout le temps, oui ! (retirant un mouchoir de sa poche et le tendant à Stella) Tiens, mon étoile. Cette histoire est loin, maintenant.

Sarah regarda son neveu, surprise. C’était la première fois qu’elle le voyait si attentif avec une de ses conquêtes…Il n’était pas très démonstratif et même avec un membre de sa famille ! Elle commença à mieux cerner leur relation…

Sarah : Ton étoile ? Je croyais que tu n’aimais pas les petits surnoms, Donnie…
Don (grommelant pour cacher son embarras) : En cinq ans, tout le monde change.
Sarah (avec un grand sourire joyeux) : Je vois ça. Tout cela m’a l’air bien sérieux…
Stella (s’étant reprise, avec humour) : J’espère bien ! Je ne compte pas déménager d’ici là.
Sarah (intriguée) : Déménager ? Donnie, à quel point c’est sérieux entre vous ?
Don (hésitant) : Heu…
Stella : Nous vivons ensemble depuis cinq mois maintenant.
Sarah (heureusement surprise) : Vraiment ? Félicitations !

La petite femme serra Stella et Don dans ses bras avec force, les congratulant avec effusion.

Sarah (avec humour et malice) : Vous avez réussi où beaucoup d’autres ont échoué. Bravo, Stella, vraiment !
Don (gêné, protestant) : Tante Sarah !

Mais c’est pas vrai, cette femme allait le rendre fou…et bourré. Il en était déjà à son cinquième verre…Il devrait calmer sa consommation avant que ses parents ne le trouvent…

Stella : Nous travaillons aussi souvent ensemble.
Sarah : Oui, je m’en doute. La criminelle et la scientifique ont souvent besoin l’une de l’autre. (montrant Don qui avait une nouvelle fois tourné le dos) Vous arrivez à le supporter ?
Stella : Oh oui ! On ne peut pas faire plus gentil.
Sarah (étonnée) : Tiens donc ? Voilà une facette qu’il me montre peu. Il était plus mignon quand il était petit.

« C’est ça, enfonce-moi. Fais comme si je n’étais pas là… » pensa Flack. Pourquoi sa tante le faisait réagir ainsi ? Il se comportait comme un gosse…Le comble pour un homme de 28 ans !

Stella (intéressée) : Vraiment ?
Sarah : Oui. Vous voulez voir des photos de son enfance ?

Don se tendit brusquement et se tourna vers les femmes, inquiet. Non, sa tante n’oserait pas…Et Stella ne…

Stella (ravie) : Bien sûr. Je n’en ai pas trouvé chez lui…Enfin chez nous…
Sarah (farfouillant dans son sac) : La plupart sont soit chez ses parents, soit chez moi ou chez son autre tante, Nicole.
Stella : Vous êtes une grande famille, on dirait.
Sarah (cherchant toujours) : En effet. Donnie a dix cousins, dont huit sont dans la police, et quatre cousines. (avec fierté) Mon dernier est à l’académie. Et je suis l’heureuse grand-mère de trois petits-enfants. Ma soeur aînée, Nicole, en a six et le frère de Donald Sr, Franck, en a quatre pour le moment. Un cinquième est en route…
Stella : Alors, vous êtes… (comptant mentalement) trente-trois ! Sans compter les époux…
Sarah : Mes deux fils aînés, les quatre enfants de Nicole et deux des fils et une des filles de Franck sont mariés.
Stella (impressionnée) : Vous êtes quarante-deux !
Sarah : Oui. (pestant contre le désordre régnant dans son sac) Mais où est-il passé ?! (reprenant le fil de la conversation) Et vous, Stella, votre famille ?
Stella (légèrement triste) : Je ne l’ai jamais connue…On m’a abandonnée quand j’étais très jeune. J’ai vécu dans un orphelinat…
Sarah (relevant la tête, visiblement désolée) : Je suis navrée, Stella. Je suis une véritable catastrophe, aujourd’hui !
Stella (souriant) : Vous ne pouviez pas sa…
Sarah (l’interrompant, brandissant un petit album photo de la taille d’un carnet) : Ça y est, je l’ai trouvé !
Don (finissant par se rapprocher légèrement des deux femmes, méfiant) : Tante Sarah, Stella…Est-ce vraiment utile ?
Stella (avec un grand sourire malicieux) : J’ai vraiment envie de voir comment tu étais petit.

Flack, vaincu, retourna à la contemplation de son verre. Il ne s’attendait vraiment pas à ce que Stella s’entende si bien avec cette pipelette de Sarah…Enfin, il était vrai que la bonne humeur de sa tante était plutôt contagieuse…Enfin, à ce point là…
Sarah feuilleta rapidement son petit album et sourit en trouvant enfin son bonheur.

Sarah : En voilà une ! Tenez…

Stella se pencha pour voir la photo et sourit, attendrie, devant le cliché : Don ne devait pas avoir plus de cinq ans sur cette photo et portait la casquette de policier de son oncle tout en tenant un pistolet à eau. Il avait les mêmes cheveux noirs et les mêmes yeux bleus qu’aujourd’hui et souriait joyeusement au photographe.

Stella (s’adressant aussi à Don) : Déjà policier dans l’âme…
Sarah : Tout à fait. Il est mignon, non ?
Stella (avec un sourire lumineux) : Oh, oui ! J’espère que mes enfants le seront autant.

Don suspendit son verre à mi-chemin de ses lèvres en entendant les dernières paroles de Stella. Il se tourna lentement vers les deux femmes, fixant la scientifique avec stupeur, et s’aperçut que sa tante était aussi surprise que lui. Mais elle était aussi ravie.

Don (balbutiant) : P…Pardon ? Qu’est-ce que tu as dit ?
Stella (étonnée) : Quoi ?

Et en plus, la scientifique n’avait pas l’air de s’être rendue compte de ce qu’elle venait de dire ! Elle venait de lâcher une bombe et n’avait pas fait attention ! Don ne savait plus trop quoi penser sur ce coup-là…
Stella grimaçait intérieurement : quelle gaffe ! Ce n’était vraiment pas la chose à dire…Sauf si on voulait faire fuir un homme. La scientifique ne savait pas trop comment interpréter l’expression surprise de Don…C’est pourquoi elle préféra noyer le poisson immédiatement, évitant une discussion embarrassante et délicate.

Stella (retournant à l’observation des photos) : Vous en avez d’autres ?
Sarah (reprenant le fil de ce qu’elle faisait) : Heu…Oui…Bien sûr.

Les deux femmes continuèrent à discuter un petit moment, Sarah racontant diverses anecdotes sur l’enfance de Don. Ce dernier, vraiment très embarrassé, aurait voulu se cacher dans un trou de souris. Mais chose parfaitement impossible à trouver dans un hôtel comme le Plaza. Il sentit pourtant la main de Stella chercher la sienne et, quand elle la trouva, elle la serra tendrement, se tournant vers lui en le regardant amoureusement.

*

Cette entrevue dura une trentaine de minutes et Flack s’était détendu peu à peu. Hélas, pas pour longtemps…Sarah interrompit l’ambiance joyeuse régnant entre eux en apercevant les parents de Don et vit que sa sœur, Helena Flack, ne semblait vraiment pas ravie.

Sarah (souriant innocemment) : Bon. Je vais vous laisser. J’ai été heureuse de vous rencontrer, Stella.
Stella : Moi aussi, Sarah.
Sarah (chuchotant à son oreille pour que Don ne l’entende pas) : Occupez-vous bien de Donnie. Et… (malicieusement) donnez-moi vite des petits neveux !

Stella rougit violemment et Sarah, satisfaite de la réaction de la jeune femme, partit sans demander son reste, craignant la colère de sa sœur. Flack observa Stella, toujours très rouge, inquiet.

Don (méfiant et fronçant les sourcils) : Qu’est-ce qu’elle t’a dit ?
Stella (essayant de reprendre contenance) : Rien, rien.

Les parents de Don arrivèrent enfin à leur niveau et Helena se plaça devant son grand fils, les sourcils froncés, l’air contrarié.

Helena (avec une voix sévère) : Donald Flack Junior ! Où est passé ton smoking ?
Don (soupirant) : Il était trop petit, Maman.
Helena : Mais tu l’avais sur le dos quand nous sommes arrivés !
Don : En effet. Mais les coutures commençaient à lâcher au moindre mouvement brusque. Heureusement, Stella m’a apporté un…
Helena (intriguée) : Stella ? Qui est Stella ?

Don s’était mis devant la scientifique dans un réflexe protecteur. La jeune femme avait eu le temps de détailler les parents de son petit ami : Helena Flack était une femme petite, mince et gracieuse. Elle avait les mêmes yeux bleus que son fils et des cheveux auburn, tirant un peu vers le roux. De plus, il semblerait que Don ait hérité de la beauté de sa mère. Quant à Donald Flack Sr, il ressemblait peu à son fils, mis à part les cheveux noirs, grisonnant par endroit, et la grande taille. La ressemblance s’arrêtait là. Le père de Don avait un visage dur et sévère et il émanait de lui une certaine austérité, une certaine rigueur. Très loin de la décontraction de son fils…
Stella finit par se placer devant le jeune détective et fit face à Helena Flack.

Stella : Je suis Stella. Stella Bonasera.
Donald Flack Sr (surpris) : De la scientifique ? La coéquipière de Mac Taylor ?
Stella : Oui, monsieur. Enchantée de vous rencontrer tous les deux.

Ils se saluèrent poliment et Stella sentit le regard inquisiteur du capitaine Flack posé sur elle. Un regard qui la mit extrêmement mal à l’aise.

Donald Flack Sr : Pourquoi est-elle ici ?
Don (défiant) : Je l’ai invitée pour vous la présenter.
Helena (surprise) : Nous la présenter ? Tu veux dire que…
Don (toujours avec défi) : Oui. C’est ma petite amie depuis huit mois. (anticipant la question de sa mère) Et oui, c’est du sérieux. Nous nous sommes installés ensemble depuis quelques mois.
Helena (semblant embêtée) : Ha…
Donald Flack Sr (neutre) : Quel est votre âge, lieutenant Bonasera ?

Don regarda son père, outré : à quoi jouait-il ? Pourquoi instaurait-il une telle distance ? Le jeune homme se doutait bien qu’il y aurait des réticences du côté de son père mais pas au point qu’il en soit aussi impoli !

Don (protestant) : Papa !
Donald Flack Sr (avec sévérité) : La ferme, Junior ! (à Stella) Alors ?
Stella (sans hésitation) : 38 ans.
Donald Flack Sr (énigmatique) : Bien…

Stella sentit un malaise l’envahir. Elle n’aimait pas la façon dont la regardait le père de Don. On aurait dit qu’elle n’était pas plus qu’in insecte, un obstacle à éliminer…

Donald Flack Sr : Junior. Pars avec ta mère. Elle doit te présenter quelqu’un.
Don (sérieux) : Non.
Donald Flack Sr (avec un regard noir) : Obéis pour une fois ! Je veux juste m’entretenir avec ton… (hésitant) amie.
Stella (serrant la main de Don avec réconfort) : Ça va aller…

Don finit par suivre sa mère, gardant tout de même un œil sur Stella et son père. Il avait peur de ce que son paternel allait faire.

Helena (ne semblant pas se rendre compte de l’inattention de son fils) : Don, je te présente Rebecca Wilkins. Elle est procureur à Brooklyn. Rebecca, voici mon fils…

Don n’écoutait plus sa mère depuis un moment, trop préoccupé par ce qui pourrait se passer entre Stella et son père. Que voulait-il lui dire ?
La scientifique regardait calmement le grand homme qui la dévisageait et c’était une sensation désagréable. Le policier prit un verre de scotch et lui en proposa un qu’elle refusa poliment. Le capitaine Flack finit par reprendre la parole, d’un ton neutre et froid.

Donald Flack Sr : J’ai cru comprendre que vous viviez une relation sérieuse avec mon fils.
Stella : Oui, en effet.
Donald Flack Sr : Ne le prenez pas mal mais croyez-vous que cela va vraiment durer ?
Stella (méfiante) : Oui. Vous n’avez pas idée de tout ce que nous avons traversé.
Donald Flack Sr : Peut-être. Mais je vais vous demander une chose, lieutenant Bonasera. Pour votre bien et celui de mon fils, quittez-le.
Stella (stupéfaite) : Pardon ?
Donald Flack Sr : Je vous demande de le quitter.
Stella (furieuse) : Je peux savoir pourquoi ?
Donald Flack Sr : Vous êtes trop âgée pour lui. Vous ne pourrez pas lui donner un enfant.
Stella (avec calme, contenant sa colère) : Déjà un, en quoi cela vous concerne-t’il ? Et deux, je suis toujours en âge d’avoir des enfants !
Donald Flack Sr : C’est mon fils ! Et à votre âge, les grossesses sont beaucoup trop risquées !
Stella (sarcastique) : La médecine a fait des progrès, vous savez.
Donald Flack Sr (avec colère) : Sans doute ! Mais vous êtes trop vieille ! Mon fils a toute sa vie devant lui et vous non ! (avec un ton méprisant) Et en plus, vous êtes une de ces sales planquées ! Je ne veux pas de ça pour mon fils ! Prenez quelqu’un de votre âge ! Vous n’avez rien à faire avec Don !

Stella sentit les larmes lui monter aux yeux et sa gorge se nouer. Pourquoi ? Pourquoi ne l’acceptait-il pas ? Pourquoi autant de préjugés ?
La scientifique vit soudain un poing s’abattre sur le visage du capitaine Flack, qui tituba et se retint à la table du buffet pour ne pas tomber. L’homme regarda avec fureur son agresseur et ouvrit grand les yeux de stupéfaction.

Donald Flack Sr (sous le choc) : Junior ! Mais…
Don (furieux, les poings serrés) : Je ne te permets pas de l’insulter, Papa ! C’est ma vie ! C’est ma décision ! Tu n’as rien à dire, ni Maman non plus, d’ailleurs ! J’aime Stella ! Mais si vous n’arrivez pas à l’accepter, j’en ai rien à foutre !
Helena (qui avait couru après son fils, essayant de le retenir) : Don ! Ne parle pas à ton père ainsi !
Don (retirant brusquement son bras de l’étreinte de sa mère) : Je ne suis plus un gamin ! Et je lui parle comme je l’entends ! Il a été insultant envers moi et Stella !

Helena recula devant la colère de son fils. Elle avait l’impression que Don avait soudain grandi sous ses yeux. Elle ne voyait plus son petit garçon mais un homme, mature et indépendant. Ses yeux bleus jetaient des éclairs et son visage exprimait parfaitement sa colère et sa détermination. Helena n’avait jamais vu son fils ainsi.
Don prit la main de Stella et quitta la réception en lançant à ses parents :

Don : On s’en va ! Nous ne sommes pas indispensables ici !

Et le couple s’éloigna, sortant enfin de l’hôtel.
Sarah s’approcha de sa sœur et chuchota discrètement à son oreille, évitant le regard colérique de son beau-frère.

Sarah : Donnie est devenu un homme depuis longtemps, Helena. Dommage que tu ne t’en rendes compte que maintenant. (avant de s’éloigner) Ho, et aussi, tu devrais parler avec Stella. C’est vraiment une gentille jeune femme…

Helena soupira tristement et finit par s’occuper de ses invités, faisant ainsi reprendre le cours normal de la réception.

*

Mars 2006. Parking du Plaza Hotel.
Flack et Stella s’installèrent dans la voiture du détective et la scientifique observa le jeune homme toujours furieux, navrée. Elle se sentait coupable de ce fiasco.

Stella (d’une petite voix triste) : Don, je suis dé…

La jeune femme fut interrompue par les lèvres de Don sur les siennes et les bras du détective la serrèrent contre lui avec force. Il l’embrassait sauvagement, passionnément, gémissant contre ses lèvres, et caressait fiévreusement le corps de la jeune femme. Stella, remise de sa surprise, noua ses bras autour de son cou et répondit à chaque baiser, à chaque caresse avec fièvre et amour. Puis ils finirent par s’écarter l’un de l’autre, haletants. Flack posa son front sur celui de Stella et la regarda droit dans les yeux.

Don : Ne sois pas désolée, Stella. Ce n’est pas de ta faute. Tout ce qui compte, c’est nous, pas eux. Je t’aime et ce ne sont pas eux qui me feront changer d’avis.
Stella (émue et l’étreignant avec douceur, posant sa tête au creux de son épaule) : Don…
Don (caressant tendrement ses cheveux, malicieux) : Et puis, on a déjà Sarah dans notre poche.

Stella se mit à rire. Mais Don avait raison : Sarah serait certainement leur plus fervent défenseur et alliée.

Don (relâchant doucement Stella et se mettant au volant) : Bon. Et maintenant, rentrons. Ces baisers m’ont légèrement…heu… (rougissant)
Stella (amusée et taquine) : Emoustillé ?
Don (rougissant et souriant, un peu embarrassé) : Heu, oui…Et je n’ai pas vraiment envie de me faire arrêter par un collègue.

Tous deux se mirent à rire et finirent par quitter le parking de l’hôtel, se dirigeant vers leur appartement.
Stella continua à regarder la voiture s’éloigner. Il était vrai que la première rencontre avec les Flack ne s’était pas vraiment passée comme elle l’aurait voulu…Mais les choses s’étaient arrangées, au moins avec madame Flack.
Un nouveau vortex s’ouvrit et Stella y entra. Quand donc ce petit voyage s’arrêtera-t’il ?

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Mer 5 Mai 2010 - 9:18

Oui, pareil je ne supporte pas de lire des fics OCC, c'est désagréable : si c'est léger et que ça arrive dans quelques commentaires voire action du personnage, ça peut éventuellement passer mais il ne faut pas exagérer, on lit une fic pour retrouver l'esprit de la série, si les personnages ne se ressemblent pas du tout, ça ne le fait pas (bon bien sûr si un personnage crée par l'auteur est inclu, temps que ça reste sympa à lire et que les personnages traditionnels de la séries sont respectés ça ne me dérange pas !).

La rencontre avec la famille... Là, il y a de quoi faire faire des cauchemars à n'importe qui. Et si j'ai bien la gentillesse de la Tante Sarah (qui a ce pouvoir qu'on les mère et tantes de vous mettre mal - à - l'aise en blablatant sur vos souvenirs honteux d'enfance même quand vous êtes adulte ^^) la fermeture totale du père de Flack de Stella est dure pour le couple (le père de Flack fait bien le flic de NY septique à ce qui est la police scientifique, du genre vieux de la vieille !) J'espère que ça s'arrangera !
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Jeu 6 Mai 2010 - 2:01

Merci Claire!!
Pour ce qui est d'un perso inventé,j'ai tenté l'expérience...Et je me retrouve à faire des suites à la demande générale lol! .Je la posterais bien plus tard Wink
Bon,moins de blabla,plus de postage de suite Wink !
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20- Des suspects inattendus

Lorsque Danny arriva au laboratoire, Mac était entrain d’attendre les résultats des analyses sur la balle qui avait touchée Lindsay tout en terminant les calculs bien avancés de la jeune experte sur les distances des différents tirs. Il aperçut alors son jeune subalterne et le vit tourner la tête de tous côtés, semblant chercher quelque chose…ou plutôt quelqu’un.

Mac : Que cherchez-vous, Danny ?
Danny (portant son attention sur son supérieur) : Flack.
Mac : Il est dans la salle de repos. Mais vous devriez attendre…Il a reçu un appel de sa mère, de l’hôpital…
Danny (inquiet) : Stella ?
Mac (un air peiné sur le visage) : Oui…Elle a fait un nouvel arrêt cardiaque et est maintenant placée sous respirateur.
Danny (déterminé) : Raison de plus pour que j’aille le voir.

Mac vit alors le jeune homme partir précipitamment et soupira. La confrontation n’allait pas être des plus amicales…
Danny débarqua en trombe dans la salle de repos et y trouva effectivement Don mais aussi Sheldon et ils semblaient être en pleine discussion. L’ancien légiste avait sa main sur l’épaule du jeune détective et tentait de le rassurer sur l’état de Stella. Mais à l’apparition de Danny, les deux hommes prirent immédiatement une expression de contrariété. Enfin, Flack paraissait plus furieux que contrarié…et aussi triste, ce qui inquiéta son meilleur ami. Le détective fonça droit sur Danny et le prit par le col de sa veste pour ensuite le plaquer contre un mur, le soulevant presque du sol, la colère et la souffrance marquant ses traits.

Don (d’une voix furieuse sans équivoque) : Plus jamais, Danny ! Tu m’as compris ! Plus jamais !
Danny (calmement) : Oui. Je suis désolé, Don. Pardon. Je ne voulais pas…
Don (le replaquant avec plus de force sur le mur, la voix emplie de tristesse et de colère) : Peux-tu imaginer ce que j’ai pu ressentir ?! Peux-tu imaginer ce que… (la voix commençant à trembler, la tristesse ravageant ses traits) Sais-tu que… ?
Danny (criant, suppliant) : Oui, oui, oui ! Je suis désolé, Don ! Je suis désolé ! Mais écoute, si on n’avait pas fait ça, Lindsay…
Don (la voix de plus en plus emplie de souffrance) : Je sais ! Mac me l’a déjà expliqué. Mais… Mais je…Stella…Elle a…Elle est…
Danny (posant sa main sur l’épaule du détective) : Je sais, Don, je sais…

Le jeune détective finit par lâcher la veste de Danny et sentit les larmes recommencer à couler le long de ses joues. Merde ! Ce n’était vraiment pas son truc de pleurer comme ça !
Voyant de nouveau la tristesse submerger son ami, Danny l’étreignit avec force et amitié et sentit le jeune détective se relâchait, laissant sa souffrance prendre le dessus et s’exprimer en silence, le corps secoué par les sanglots. Sheldon regardait les deux hommes avec tristesse lorsqu’il aperçut Mac se diriger vers eux. L’ancien légiste avertit ses deux collègues, qui s’écartèrent l’un de l’autre, et tous trois attendirent les dernières nouvelles qu’avait sans aucun doute découvertes Mac avec impatience.

Sheldon : Alors ?
Mac (soupirant) : Nous avons des suspects. Mais vous n’allez pas aimer…tout comme moi…
Danny (intrigué et inquiet) : Pourquoi ?
Mac : Notre sniper est un policier.
Don (essuyant ses larmes et fronçant les sourcils) : Comment pouvez-vous en être sûr ?
Mac : Le calibre et les rayures présentes sur la balle m’ont permis d’identifier l’arme. Il s’agit d’un fusil de précision utilisé uniquement par la brigade spéciale d’intervention de la police.
Don : Pas militaire ?
Mac : Non. C’est bien un policier… (anticipant la question de Danny) Et non, ça ne peut pas être un particulier. Ce fusil a été créé spécialement pour la police.
Sheldon (soupirant) : On va encore nous accuser de fouiner et de vouloir discréditer les flics de terrain…
Mac (agacé) : Qu’ils le fassent ! Nous avons un assassin dans nos rangs !
Don : Comment le trouver sans éveiller ses soupçons ?
Mac (grimaçant légèrement) : Et bien…

En fait, l’expert n’en avait pas la moindre idée. Ils étaient face à un homme, ou une femme, sans pitié, très méticuleux, prudent et patient.

Kaile (avec un petit sourire) : Moi, j’ai une idée. Mais elle ne va pas vous plaire…

Les quatre hommes sursautèrent en entendant la jeune femme, ne s’étant pas rendus compte de sa présence, et se tournèrent vers elle.

Don : Kaile ? Depuis quand es-tu là ?
Kaile (souriant d’un air malin) : Depuis un petit moment…
Mac : Bref. Quelle est votre idée ?
Kaile (prenant une bonne inspiration) : Et bien, voilà…

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Jeu 6 Mai 2010 - 10:32

Pas de soucis pour le blabla, je suis du genre bavarde ^^ ! Je les lirai probablement, l'avantage des autres personnages dans une histoire, c'est que ça te permet de mettre ta fantaisie dedans, sans passer par dénaturer un personnage original de la série.

Aïe, pour regarder un bon nombre de séries policières et surtout celles qui se passent à NY, je dirais que le fait de soupçonner un flic ne va pas du tout leur faciliter la tâche ! Hâte de connaître le plan de Kaile !
En dehors de ça, c'est bien que malgré des frictions, Danny et Don restent là l'un pour l'autre. Ca leur correspond bien.
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Ven 7 Mai 2010 - 1:34

Merci Claire!!
Allez zou,la suite sans plus attendre!!
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21- L’appât

Vous avez enfin compris qu’il était inutile de les cacher. Vous ne pouvez rien contre moi. Et elles, elles n’ont rien à faire parmi nous…

*

Hawkes et Kaile se trouvaient encore dans la voiture de la détective. Ils avaient lancé un appel radio bidon sur un soi-disant lieu d’un meurtre et Kaile y avait répondu, attirant ainsi le tireur. Maintenant, tout ce qu’ils avaient à faire, c’était d’être prudents et patients, le temps que les différentes équipes disséminées autour d’eux trouvent le sniper. Ça pouvait être long car Mac avait calculé la distance de tir à environ 500 mètres pour chaque cas. Ils avaient donc choisi le lieu parfait où peu d’endroits étaient possibles pour un tir aussi lointain.
Le plan de la détective asiatique avait été vivement contesté par Mac, tout d’abord, mais Kaile s’était montrée convaincante et le chef de la scientifique avait fini par céder. Mais il y avait aussi eu Flack, beaucoup plus virulent. L’état grave de Stella influençait manifestement son jugement et le jeune détective avait tout essayé pour que Kaile ne prenne pas un tel risque, argumentant que le tireur ne ratait pratiquement jamais sa cible. Mais sa collègue s’était montrée plus têtue que lui et avait même poussé une bonne gueulante contre Flack. Don avait été tellement surpris par cette sortie, fort inhabituelle chez la jeune femme, qu’il n’insista plus.
Ainsi, elle servirait d’appât pendant que ses collègues débusqueraient le sniper. Mais le plan restait tout de même risqué : Kaile pourrait se faire tuer, malgré ses deux gilets pare-balle et ses deux protecteurs, en la personne de Sheldon Hawkes et l’agent Jameson. Ceux-ci n’étaient pourtant pas très rassurés malgré les paroles pleines d’assurance de Kaile, qui leur disait que tout allait bien se passer.
La jeune détective finit par prendre une grande et profonde inspiration puis regarda ses deux collègues masculins avec confiance.

Kaile : Allons-y.

*

Aaaah, enfin te voilà, petite poupée. Vraiment, elle se croit où ? A un défilé ? C’est vraiment une honte. La police n’est pas un refuge de chochottes. Cesse donc de bouger autant… Làààà, enfin. Bien. Vent, ok. Visée, ok. Cible, bientôt à ma portée… Que… ?

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Ven 7 Mai 2010 - 10:38

Oh le macho !!! Bien fait pour lui, il va se faire coincer par une femme, si tout se passe bien, juste retour des choses !

Hâte de voir la suite !
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Sam 8 Mai 2010 - 4:06

Merci Claire!!
Et il va tomber sur pire qu'une femme diablo ...Bonne suite(2 chapitres!!) Wink
_________________________________________

22- Coup de folie

Don (froidement) : Lâche ce fusil, salopard.

Flack avait collé le canon de son pistolet contre la tête du sniper, stupéfait de s’être fait surprendre, et attendait qu’il exécute son ordre.

Le sniper (stupéfait) : Co…Comment m’avez-vous trouvé ?
Don : Grâce à une jeune femme très intelligente…Lâche cette arme et retourne-toi très lentement.

Entendant la voix implacable du détective, le tireur finit par lâcher son fusil et se tourna doucement vers Flack, les mains en l’air. Il fut surpris de voir le regard plein de haine du jeune homme. Un regard froid et cruel, un regard sans pitié…Cet homme était prêt à le tuer !

Le sniper (apeuré) : Non…Vous n’allez pas me descendre…Vous êtes un flic, comme moi…
Don (avec colère) : Ne dis plus jamais que nous sommes semblables, enfoiré ! Tu n’es qu’une pourriture, une immondice qui doit disparaître !
Le sniper : Non ! Je suis le bras salvateur de la police ! Ces femmes affaiblissent cette belle institution, elles doivent être éliminées !
Don (amorçant la gâchette de son arme, le regard plein de tristesse et de colère) : C’est ton tour maintenant…

*

Danny était très inquiet. Don n’avait pas répondu à son appel radio. Tous les immeubles pouvant servir de poste de tir avaient été fouillés méticuleusement et les équipes n’avaient rien trouvé. Il ne restait que celle de Flack…
Heureusement, le jeune expert n’était pas trop loin et bénit l’époque où il avait fait du base-ball. Ce sport lui avait donné une endurance certaine et une bonne allure.
Danny entra dans l’immeuble et monta les escaliers quatre à quatre, croisant les agents qui accompagnaient son meilleur ami.

Danny : Où est le lieutenant Flack ?
Agent Draft : Sur le toit.
Danny : Vous avez eu des nouvelles ?
Draft : Non. (regardant sa montre) D’ailleurs, c’est inquiétant. Il aurait dû appeler depuis cinq minutes.
Danny (inquiet) : Merde ! Suivez-moi et prenez deux ou trois autres hommes !
Draft (alarmé) : Bien sûr. Lewis, Baker, Ramirez, avec nous !

Les quatre agents suivirent Danny, montant les escaliers avec rapidité. Ils arrivèrent enfin à la porte menant au toit et l’ouvrirent avec fracas. Danny se figea alors devant ce qu’il voyait et entendait : Don pointait son arme entre les deux yeux du sniper et amorçait la gâchette en disant :

Don (d’une voix froide et implacable) : C’est ton tour maintenant…

Nom de Dieu ! Flack avait perdu la raison ! Le coup de fil de sa mère sur l’état de Stella avait dû miner sa dernière résistance. Danny réagit le premier et courut vers son meilleur ami en hurlant.

Danny (hurlant avec autorité) : Don ! Non !
Don (toujours le regard fixé sur le sniper, une larme coulant le long de sa joue) : Elle agonise, Danny ! Et tout ça, à cause de lui !
Danny (le voyant prêt à tirer) : Don !

Le jeune expert se jeta sur le détective et entendit un coup de feu partir. Il réussit à faire lâcher son arme à Flack, l’éloignant de lui, et finit par le prendre par le col de sa veste, le secouant avec force.

Danny (furieux et inquiet à la fois) : Putain, Don ! Tu es devenu fou ! Tu veux finir en taule, c’est ça ?!
Don (d’une voix faible et tremblante) : Elle est mourante, Danny. Stella se meurt…
Danny (violemment) : Non ! Elle vit ! Elle survit ! Tu sais bien qu’elle ne se laissera pas abattre ! Qu’est-ce qui te prend ? Hein ? Qu’est-ce qui te prend ? Bordel, Don, reprends tes esprits ! Tu es flic ! Tu dois suivre un minimum la loi !
Don (commençant à sangloter) : Je n’en peux plus, Danny. Je ne veux pas la perdre ! Je ne veux pas la perdre…
Danny (étreignant son ami) : Et tu ne la perdras pas.

Serrant avec force le jeune détective dans ses bras, Danny vérifia si le tireur était toujours en vie. Les agents étaient en fait entrain de le menotter et le sniper s’était manifestement oublié. Il faut dire aussi que la balle était passée au ras de sa tête. Danny soupira : il était arrivé juste à temps…
Toujours avec un Don sanglotant dans ses bras, le jeune expert prit son portable et composa un numéro.

Danny : Allo, Mac ? Nous l’avons.
Mac (voix off) : Parfait. Embarquez-le.

Danny raccrocha et soupira. Mac ne devait jamais savoir ce qui s’était passé sur ce toit…

23- Attente

L’officier Robert James Peters avait été mis aux arrêts et était inculpé de trois meurtres et de deux tentatives de meurtres…pour le moment.
Bien assuré que le coupable était sous les verrous, Flack quitta rapidement le commissariat pour prendre la route de l’hôpital. Il ne lui restait plus qu’à attendre le réveil de Stella et le jeune homme ne comptait pas revenir au travail tant que la scientifique serait dans le coma.
Arrivé dans la chambre, Don vit les visages fatigués de sa mère et de sa tante : elles avaient tenu leur promesse. Elles avaient constamment veillé sur Stella et Don constata même que sa mère tenait la main de la jeune femme avec gentillesse et réconfort. Au moins, Stella savait qu’elle n’était pas seule…
Le jeune détective les salua chaleureusement, à la surprise de Sarah, et prit le relais de sa mère, s’installant aux côtés de sa petite amie et lui prenant tendrement la main, la caressant et l’embrassant avec légèreté.

Don (avec douceur et amour) : Je suis là, maintenant, Stella. Et je ne te lâcherais plus.

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Sam 8 Mai 2010 - 11:06

Xd, oui pire qu'une femme, une d'elle a contribué à le trouver mais Don en rogne l'a plus traumatisé... Maintenant, il faut attendre de voir si Stella se remet !
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Dim 9 Mai 2010 - 4:22

Merci Claire pour ton com!!
La fin approche à très grands pas Wink !
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24- Retour

Stella avait terminé son dernier voyage temporel au milieu de Central Park. Elle put voir que c’était un jour de printemps. Le ciel était d’un beau bleu pâle, comme une certaine paire d’yeux qu’elle appréciait beaucoup, et sans nuage. Le soleil était bien présent et réchauffait les badauds de ses doux rayons. Un jour parfait pour une promenade dans l’immense espace vert de New York.
Stella vit enfin la raison de sa présence en ce lieu et en cette date.
Avril 2006. Central Park

Don : Vas-tu m’expliquer pourquoi tu as tellement tenu à apporter ton appareil photo ? (avec humour) L’avoir avec toi sur les scènes de crime ne te suffit plus ? Et puis, il y a déjà des photographes ici.

Stella sourit à son petit ami, mystérieuse, et l’observa avec un œil appréciateur. Don portait un jean bleu délavé bien coupé et une chemise grenat cintré, qui faisait ressortir ses yeux si bleus, le col bien ouvert, laissant entrapercevoir sa poitrine musclée. C’était une image assez lointaine du lieutenant Don Flack Jr de la police criminelle de New York, portant habituellement un costume bien coupé et une cravate, le rendant plus sérieux et imposant. Habillé comme il l’était actuellement, il faisait beaucoup plus jeune qu’il ne l’était déjà et plus…vulnérable. On pouvait difficilement croire qu’il était policier… On croirait plus aisément qu’il était mannequin. Et Stella voyait bien qu’elle n’était pas la seule à le percevoir comme ça : beaucoup de femmes se retournaient à leur passage, fixant Don avec un regard qui voulait tout dire. Mais c’est elle qui avait gagné le gros lot et elle ne comptait pas le lâcher ! Le jeune détective n’était pas qu’un physique mais c’était aussi un esprit, vif et acéré, une âme, aimante et sincère, et un cœur, indispensable pour elle et qui lui vouait un amour manifestement sans limite.

Don : Allo Stella ? Ici la Terre.
Stella (sortant de sa douce rêverie) : Oh, pardon, Don. J’étais un peu ailleurs…
Don (amusé) : Je vois ça. Alors, pour l’appareil, tu m’expliques ou faut-il que je t’amène au poste pour avoir une réponse ?

Stella se mit à rire. Ça aussi, elle l’adorait : Don ne cessait de faire des plaisanteries ou de la taquiner gentiment. Pourquoi ne l’avait-elle pas remarqué plutôt ? Cette question ne cessait de la tarauder…

Stella (riant) : Non, ça ira. Vois-tu, les photographes professionnels sont parfois trop impersonnels dans leur travail. Ils prennent de très beaux modèles mais rares sont ceux qui arrivent à faire transparaître une émotion dans leurs clichés. Seule l’esthétique semble compter. C’est pourquoi je veux essayer de montrer nos sentiments, nos émotions à travers mes futurs clichés. Prêt ?
Don (surpris) : Tu veux que je sois ton modèle ?
Stella (avec un grand sourire) : Oui.
Don (hésitant) : Heu…Stella…Je ne suis pas…
Stella (voulant le convaincre) : Tu veux savoir à quoi j’ai pensé quand je t’ai vu pour la première fois ?
Don : Oui. Je me suis souvent posé la question.
Stella : Je me disais que tu n’avais pas ta place dans la police, que tu convenais mieux dans le mannequinat ou le cinéma.
Don (croyant qu’elle plaisantait) : Rien que ça ? (voyant son expression affirmative sur son visage) Vraiment ?
Stella (l’appareil photo à la main, prête à le photographier) : Tu ne vas pas me faire croire que tu te trouves moche. Beaucoup de femmes_ peut-être même trop (Don rit devant l’expression boudeuse de Stella) _ de ta brigade fantasment sur toi. Et crois-moi, j’en ai entendu un beau florilège.
Don (taquin) : Il faudra que tu me les raconte. Il y en a peut-être des intéressants à faire.
Stella (rougissant) : Don !

Le jeune homme se mit à rire devant la gêne de la scientifique, qui en profita pour le prendre en photo. Cette petite séance photo dura tout l’après-midi. Ils avaient un moment échangé les rôles, Stella devenant ainsi le modèle et Don, le photographe, et avait utilisé la fonction de minuterie de l’appareil pour se prendre tous les deux en photo. Ils avaient utilisé trois pellicules de 48 poses et avaient passé un de leurs plus agréables après-midi.
Ils finirent par se coucher sur l’herbe fraîche, se faisant réchauffer agréablement par les rayons du soleil printanier. Stella s’approcha doucement de Don et posa sa tête sur son torse, entourant sa taille de son bras. Elle se sentait si bien, si vivante, si amoureuse, emplie de sensations si plaisantes.
La scientifique sentit la main de Flack caresser ses cheveux avec tendresse, jouant un peu avec ses boucles, et, levant les yeux vers lui, vit un sourire heureux se dessiner sur son visage.

Stella : Quoi ?
Don : J’espère qu’on partagera beaucoup d’autres moments comme ça.
Stella (frottant sa joue contre son torse) : Bien sûr.
Don : Je t’aime, Stella…
Stella : Oui, je sais. Moi aussi…

Mais Stella n’avait pas réellement compris le sens des mots de Don. C’était un « je t’aime » beaucoup plus fort, plus intense que ceux qu’il avait déjà prononcés avec elle, un « je t’aime » qui la voulait corps, cœur et âme…
La Stella fantomatique le comprit maintenant, en voyant la scène. Comment ne s’en était-elle pas rendue compte ? Elle n’eut pas le temps de s’interroger plus longtemps car elle fut brusquement happée par un autre vortex qui la déposa rapidement dans un autre endroit et à une autre date. Et ce souvenir qui lui paraissait flou au début devint de plus en plus clair. Oh non, pas ça…
Avril 2006. Deux semaines plus tard. Angle de la 15th Street et de la 7th Avenue.
Stella était debout au milieu du trottoir et avait entendu une détonation lointaine. Le monde autour d’elle semblait tourner au ralenti : elle voyait les agents se planquer derrière les véhicules présents sur la voie et n’entendait pas un son. Un silence si pesant…Elle ne comprenait pas vraiment ce qui se passait quand elle sentit enfin un liquide chaud couler sur sa peau. La scientifique porta la main à son ventre puis l’amena sous ses yeux. Du sang. Son sang…
Dans le brouillard qui semblait l’entourer, elle perçut enfin une voix. La voix de Don. Une voix paniquée, pleine de peur et de crainte.

Don (criant, paniqué) : Stella !

Stella tourna son visage vers lui, incrédule, et vit ses yeux bleus agrandis par l’effroi et la douleur. Qu’est-ce qui se passait ? Qu’avait-elle ?
Une deuxième détonation se fit entendre et elle sentit une nouvelle douleur lui vriller la poitrine.

Don (hurlant) : Stella !
Stella : D…Don…Qu’est-ce qui…

La scientifique tomba et put apercevoir le visage de Don exprimer une profonde tristesse mélangée à de l’horreur pendant sa chute. Allongée sur le sol, les yeux grands ouverts, fixant le ciel printanier, sentant la vie la quitter, Stella entendait pourtant la voix pleine de fureur et de tristesse de Don et celle persuasive de Danny. Mais elle ne savait pas ce qui se passait entre les deux hommes et ferma doucement les yeux. La faiblesse la gagnait…

Don : Stella ! (furieux) Putain, Danny ! Lâche-moi !
Danny : Tu veux te faire descendre ! Tant qu’il est là, on ne peut…Oof !

Stella sentit peu après une présence à ses côtés. Qui était-ce ?

Danny : Don, sors de là !

La scientifique reconnut l’odeur de l’after-shave de la personne penchée au-dessus d’elle. Don…Ayant soudain perdu tout contrôle sur son corps, Stella se mit à convulser violemment et sa respiration se fit de plus en plus difficile. Elle sentit les mains de Flack comprimer ses plaies importantes avec l’aide de sa veste. Elle ouvrit les yeux et se mit à pleurer doucement, comprenant enfin ce qui lui arrivait.

Stella : D…Don…Ai…de-moi…
Don (hurlant en la soulevant doucement pour la serrer contre lui) : Une ambulance ! Appelez une ambulance !

Stella sentit le jeune détective la serrer et la bercer contre lui, continuant à ralentir l’hémorragie à l’aide de sa veste. La jeune femme sentit les larmes de Flack se mêler aux siennes et l’entendit hurler son désespoir.

Don : Stella, ne me laisse pas ! Sois forte ! Les secours vont arriver ! Je t’en prie, ne m’abandonne pas ! Stella !

La scientifique essayait de lui répondre mais le sang dans sa bouche et sa gorge ne l’aidait guère…

Don : Stella ! Ne me laisse pas ! Qu’est-ce que je ferais sans toi ?! Comment pourrais-je vivre sans toi ?!

Cette dernière phrase fut comme un choc électrique pour la Stella spectatrice. Don n’oserait pas…Il n’essayerait pas de…Mais son visage exprimait une telle douleur, une telle souffrance, une telle tristesse ! Et tous les souvenirs qu’elle avait vus et observés semblaient indiquer cette idée inquiétante…Don…

Stella (hurlant) : Don ! Nooooooooon !

*

Le moniteur cardiaque de Stella se mit à s’affoler, inquiétant Don, Sarah et Helena. L’infirmière Jenny Gordon était là et appela d’urgence le docteur Meyers, qui arriva rapidement au chevet de sa patiente pour l’ausculter.

Don (soutenu par Helena et Sarah, toutes les deux en larmes et inquiètes) : Stella…Je t’en supplie…Mon étoile…

Le jeune détective vit soudain les yeux de la scientifique s’ouvrir tout doucement puis chercher quelque chose et enfin se poser sur lui. Les yeux verts émeraude de Stella prirent alors une expression de soulagement et de bonheur. Don était là… Sa main sembla ensuite chercher quelque chose. Un contact…
Don, le devinant, se rua vers Stella, bousculant presque le chirurgien dans sa précipitation, et serra sa main dans la sienne avec tendresse.

Don (soulagé et heureux, embrassant sa main) : Stella ! Je suis là. ( serrant sa main avec plus de force) Je serai toujours là…

Flack embrassa encore et encore la main et le front de son étoile, heureux de la voir enfin réveillée et bien vivante. Sarah et Helena s’étreignirent joyeusement, soulagées, et le docteur Meyers sourit. Sa patiente avait passé le cap le plus difficile. Tout ce qu’elle devait faire maintenant, c’était se reposer.
Stella essaya de parler mais Don l’en empêcha en lui posant une main douce sur l’épaule.

Don (la rassurant) : Tout va bien, Stella. Il a fallu te placer sous respirateur…
Meyers : Je vais lui enlever dans une heure.
Don : Tu vois ? Tu parleras plus tard. Pour le moment, repose-toi. Tout va bien…maintenant que tu es revenue…

Stella serra avec force et tendresse la main de Don et ne quitta pas le jeune homme des yeux, saisissant son regard bleu dans le sien. Elle ne le lâcherait plus. Jamais.

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Claire
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Dim 9 Mai 2010 - 11:17

Xd, la scène au parc, on sait comment Stella a cette photo de Don dans son portefeuille ^^ !
Sinon, contente de voir qu'elle semble se remettre ^^ !
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Lun 10 Mai 2010 - 1:21

Merci Claire!!
Bon,ça a l'air un peu précipité comme ça,mais vu les circonstances dernières,j'ai préféré être prudente...
Je pars finalement demain jusqu'au 17 mai.C'est pourquoi je poste les deux derniers chapitres et l'épilogue.A mon retour,je posterai une nouvelle fic CSI:NY "Escape"(attention,c'est pas une suite,juste une nouvelle histoire Wink )
Bon,voilà la fin!!
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25- Secret entre femmes

Sarah devant s’occuper de ses petits-enfants, elle laissa donc Don et Helena au chevet de Stella, enfin extubée. Helena eut d’abord la délicatesse de les laisser seuls, sachant que son fils voulait s’assurer que la scientifique était bel et bien vivante et réveillée. Lorsqu’elle sortit, elle entendit la petite exclamation de surprise de Stella et supposa que Don s’était jeté à son cou.
La mère de Flack n’en était pas loin : le jeune détective avait serré délicatement mais rapidement Stella dans ses bras, impatient de la sentir contre lui, douce, chaude et vivante, et cet empressement avait surpris la jeune femme, qui ignorait la gravité exacte de son état avant et durant son coma. Elle avait été aussi surprise de sentir Don pleurer contre son épaule et la scientifique le rassura encore et encore, murmurant son prénom et embrassant son cou, son visage, ses lèvres avec tendresse tout en caressant son dos et ses cheveux si noirs.
Sachant pertinemment que le jeune homme ne lui dirait rien de ce qu’il avait fait durant son coma pour ne pas l’inquiéter, Stella décida qu’elle interrogerait Danny et Mac soit à sa sortie, soit lors de leurs visites. La dernière idée qui avait traversé son esprit avant son réveil tournait toujours dans sa tête et elle voulait être sure. Elle arriverait bien à contraindre ses deux collègues à lui dire la vérité.
Quand Helena revint, elle trouva les deux amants dans les bras l’un de l’autre, s’embrassant tendrement, et se sentit embarrassée de les avoir interrompus. Elle pensait qu’ils auraient terminé…

Helena (gênée) : Heu…Excusez-moi, je repasserai plus tard…
Stella (s’écartant doucement de Don mais gardant le contact en serrant sa main dans la sienne) : Non, tout va bien, Helena. (avec un regard taquin en direction de Don) Nous aurons bien d’autres occasions…
Don (rougissant) : Stella ! Pas devant ma m… (s’interrompant et les fixant, intrigué) Depuis quand vous appelez-vous par vos prénoms toutes les deux ? Je ne vous savais pas si proches…
Helena : Je te l’ai dit. Il y a eu du changement.
Don : Et je peux savoir comment ?
Helena et Stella : C’est un secret.

Flack fit une moue boudeuse quand il vit les deux femmes échanger un regard complice. Il finit par hausser les épaules : il le saurait bien un jour ou l’autre.

*

Avril 2006. Salle de repos du bâtiment de la police scientifique.
Stella Bonasera prenait une pause bien méritée. Elle venait de clore une affaire complexe avec Mac et se délassait donc dans le canapé confortable de la salle de repos, sirotant tranquillement un café léger. La scientifique vit Mac arriver et lui sourit, levant sa tasse en signe de salut et de satisfaction.

Stella (avec un grand sourire) : Encore une affaire bouclée.
Mac (souriant) : En effet. Mais je ne viens pas pour ça. Une personne désire vous parler.

Stella était étonnée…Elle n’attendait personne aujourd’hui et Don était actuellement sur une enquête avec Danny.

Stella (intriguée) : Qui ?
Mac (avec un petit sourire amusé) : Vous verrez par vous-même. (s’adressant à la personne derrière lui, inclinant la tête poliment) Je vous laisse.

Mac laissa passer le visiteur mystérieux et partit enfin. Stella fut surprise de voir qui voulait lui parler : Helena Flack ?

Stella (se levant et lui tendant la main pour la saluer) : Ho…Heu…Bonjour, madame Flack. Si je m’attendais…Que puis-je faire pour vous ?
Helena : Je viens pour Don…
Stella (immédiatement sur la défensive et d’un ton tranchant) : J’ai déjà donné mon point de vue à ce sujet, il me semble…Et Don a lui aussi été parfaitement clair.
Helena : Ho, mais j’ai bien compris le message. Mais notre rencontre a été plutôt brève… (avec un petit sourire) et mouvementée. Je ne peux vous juger en si peu de temps.
Stella (souriant et devenant plus calme) : En effet.
Helena : Ma sœur Sarah m’a conseillée de venir vous voir…pour apprendre à vous connaître…
Stella (surprise) : Vous voulez me connaître ? Vraiment ?
Helena : Je veux me faire une opinion par moi-même. Et je veux comprendre ce qui vous rend si exceptionnelle aux yeux de mon fils. J’ai été si étonnée par son comportement. Il n’a jamais été comme ça…avec nous.
Stella : Sans doute parce que vous le voyiez encore comme votre petit garçon. Mais Don est un homme depuis longtemps. Et chaque jour, il évolue.

Helena opina de la tête, observant Stella. Cette jeune femme semblait tellement mieux connaître Don qu’elle, sa propre mère ! Comment cela avait-il pu se produire ? Mais peut-être que cette conversation l’aiderait à comprendre et à réparer ce qui a été brisé : le lien entre une mère et son fils…Don n’adressait plus la parole à son père depuis l’incident de la réception pour leur anniversaire de mariage et restait assez distant avec elle. Elle n’avait de ses nouvelles que par l’intermédiaire de Sarah ou de ses neveux. Et pour Helena, cette situation avait trop duré.

Helena : Etes-vous heureuse ?
Stella (avec un sourire tendre) : Oui. Vous ne pouvez imaginer à quel point…
Helena : Et Don ?
Stella : J’en ai l’impression…Il me le répète sans cesse…Mais vous devriez lui poser la question.

Helena connaissait déjà la réponse, grâce à Sarah et au peu de conversations qu’elle avait pu avoir avec Don. Et le fait que Stella doutait de cet état de fait la rassura d’un certain côté : la scientifique avait des doutes sur ses capacités à rendre Don heureux mais n’en avait aucun sur celles du jeune détective à la rendre heureuse. Et Helena savait que son fils en était au même point…

Helena : J’ai appris beaucoup de choses sur vous par Sarah. Mais j’aimerais que vous me les racontiez.

Stella accepta en opinant de la tête et commença à raconter sa vie, en résumé, mais s’attardant sur chaque évènement important : son enfance dans un orphelinat et dans différents foyers, son adolescence plutôt solitaire, son entrée dans la police, sa rencontre avec Mac, l’affaire Scott Owen et ses répercussions, dont le tournant étonnant et imprévu dans sa relation avec Don, et sa vie actuelle avec lui. Une vie heureuse, remplie de petits moments de bonheur et de tendresse, et pleine d’amour…avec, bien sûr, quelques heurts.
Helena l’écoutait avec attention et comprenait mieux pourquoi Sarah avait tant apprécié Stella : malgré toutes les épreuves qu’elle avait traversées, la scientifique devenait un peu plus forte à chaque fois. Et depuis qu’elle avait Don dans sa vie, Stella ne se sentait plus seule et semblait même avoir trouvé la moitié qui lui manquait.

Helena : Merci, Stella. Je voulais comprendre et vous avez parfaitement répondu à mes interrogations.
Stella (avec un petit sourire triste) : Excepté une, qui semble très importante pour votre époux…
Helena (soupirant) : Ne vous inquiétez pas pour ça…
Stella (surprenant Helena) : Je voudrais avoir un enfant de Don. Je voudrais tant lui en donner un. Mais j’ignore s’il l’a un jour envisagé. J’ignore s’il souhaite en avoir…
Helena : Stella…
Stella : Et je comprendrais s’il n’en veut pas…Je me sens déjà chanceuse d’avoir Don et tous mes amis, qui sont ma famille. Je ne veux pas trop abuser. La vie m’a tant donné en si peu de temps…
Helena (émue) : Stella…Sachez déjà que je serais heureuse d’être votre amie…et si cela se produit, d’être la grand-mère de vos enfants.
Stella (sentant les larmes couler) : M…Merci, madame Flack.
Helena (avec un sourire plein de gentillesse) : Appelez-moi Helena…

Les deux femmes se sourirent et finirent par s’étreindre, submergées par l’émotion. Quand elles s’écartèrent, Stella proposa un café à Helena qui l’accepta avec plaisir. Elles finirent ensuite par s’asseoir sur le canapé.

Stella : Si vous pouvez éviter d’en parler à Don. Je ne veux pas le pousser dans ses retranchements…ni le perdre.
Helena : Bien sûr. J’allais vous demander la même chose. Il n’apprécierait pas s’il apprenait que je me mêle encore de sa vie…

Voyant l’expression comique d’Helena, si proche de celle que faisait Don, Stella ne put s’empêcher de rire. La glace était enfin brisée. Il restait encore un point à régler…

Stella : Helena…Au sujet de Don et de votre mari, pensez-vous qu’ils puissent se réconcilier ?
Helena (levant les yeux) : Connaissant Donald…Je ne pense pas. Quand il a une idée, il la tient bien. Je n’ai jamais vu aussi buté…
Stella (avec un sourire amusé) : Dans ce cas-là, Don est comme son père…Il est vraiment têtu…

Les deux femmes se mirent à rire. Finalement, les deux hommes avaient un point commun…

Helena : Ecoutez. Nous allons organiser un déjeuner et…
Stella (l’interrompant avec un petit air triste) : En fait, Don n’est pas vraiment le problème…C’est moi…
Helena : C’est bien pour ça. Je veux que Donald vous voit tel que vous êtes : une jeune femme charmante et parfaite pour notre fils. Et s’il le faut, je rameuterais Sarah. Il ne pourra pas résister.
Stella (souriant) : Merci…
Helena (avec un air innocent) : Et j’en profiterais pour donner une envie de bébé à Don, en passant…
Stella (protestant) : Helena !

Les deux femmes rirent et continuèrent à parler longuement, organisant la rencontre entre Flack et son père et leurs rôles dans leur réconciliation. De toute manière, une famille en était vraiment une quand elle était unie…

*

Le docteur Meyers vint rendre une petite visite à sa patiente miraculée et commença à l’ausculter sous le regard protecteur de Flack.

Helena : Quand pourra-t’elle sortir ?
Meyers : Dans un mois, je pense. Ses blessures sont en voie de guérison mais elles restent encore graves… Je veux la garder sous surveillance médicale. Et surtout, il faut qu’elle se repose.
Helena : Merci, docteur.

Une fois son auscultation terminée, le chirurgien les quitta et Helena se prépara elle aussi à partir. Une fois son manteau mis et son sac à la main, elle se tourna vers Don.

Helena : Au fait, Don, dès que Stella sortira, je voudrais organiser quelque chose…

26- Visites

Durant son séjour à l’hôpital, Stella eut bien entendu des visites. Il y eut tout d’abord Mac et Sheldon, venus lui souhaiter un prompt rétablissement avec les bras remplis de fleurs, et, profitant de l’absence de Don, parti chercher à boire avec Sheldon, Stella interrogea son supérieur sur le comportement de Flack pendant son coma. Sachant que son amie devinerait facilement s’il lui mentait, Mac préféra lui raconter la vérité mais lui demanda de ne pas se montrer trop dure avec le jeune détective. Ayant lui-même traversé une épreuve semblable, le chef de la police scientifique avait parfaitement compris la réaction de Flack mais lui avait dépassé sa douleur en se lançant dans le travail. Stella suivit donc les conseils de Mac et ne fit qu’un léger reproche à Don mais elle lui fit promettre de ne pas retenter ce genre de geste. D’un autre côté, c’était aussi une nouvelle preuve de son amour pour elle…C’était juste un peu trop extrême.
Danny et Lindsay étaient eux aussi passés et amenèrent le rire avec eux : ils passaient leur temps à se chamailler pour de petites choses et Stella et Flack s’amusaient beaucoup de leurs joutes verbales, toujours surpris par leurs répliques bien senties l’un envers l’autre. Mais Stella sentait bien qu’il y avait un malaise chez Lindsay et elle décida qu’elle éclaircirait ça avec elle dès que possible. Malgré les paroles rassurantes de Don à leur sujet, la scientifique n’était pas convaincue. Le jeune détective lui raconta leur dernier accroc, qu’il avait estimé sans importance, mais Stella eut alors une meilleure idée de ce qui rongeait Lindsay. Elle comptait donc s’en mêler, voulant que sa collègue soit aussi heureuse qu’elle.
L’exaltée tante Sarah était elle aussi passée et s’attendrissait face aux marques et gestes d’affection de son neveu envers Stella. De plus, le jeune homme semblait même savoir ce dont la scientifique avait envie ou besoin avant même qu’elle ne le demande. Sarah ne put donc s’empêcher de s’approcher d’elle et de lui chuchoter à l’oreille.

Sarah (assez bas pour que Don ne l’entende pas) : Epousez-le vite. Vous n’en trouverez pas de meilleur.
Don (voyant Stella rougir violemment, il fut intrigué) : Qu’est-ce que tu lui racontes encore, Sarah ?
Sarah (se redressant de toute sa petite taille, les mains sur les hanches, fixant son neveu droit dans les yeux) : Déjà un, tante Sarah. Et deux, ça ne te concerne pas… (très bas) Enfin si, un peu quand même…

Stella s’esclaffa, amenant ainsi un grand sourire sur les lèvres de Flack, rassuré de la voir reprendre des couleurs et des forces et de retrouver ainsi son étoile.
Là où il y eut une vraie surprise, c’est quand la famille de Don débarqua au fur et à mesure. Flack et Stella en étaient vraiment étonnés, car le jeune détective n’avait pas eu le temps de présenter la scientifique au reste de sa famille. Ils eurent un élément de réponse quand Eddie, le deuxième fils de Sarah qui avait le même âge que Don, et sa petite famille vinrent leur rendre visite. Enfin, c’était plutôt le fils d’Eddie, Michael, qui leur apporta la réponse. Le petit garçon, âgé de 5 ans, avait hérité de la franchise déconcertante de sa grand-mère et fonça droit sur Stella, l’observant d’un air curieux.

Stella (gentiment) : Bonjour.
Michael : C’est toi Stella ?
Eddie (navré de l’impolitesse de son fils) : Michael, qu’est-ce que je t’ai dit ? On ne tutoie pas les grandes personnes !
Stella (souriant) : Ce n’est pas grave. (à Michael) Oui, c’est moi Stella. Pourquoi ?
Michael : Je t’imaginais pas comme ça…Mamie m’a dit que t’étais…heu…gentille et… (cherchant ses mots) comme un feu d’artifice…
Stella (flattée) : Vraiment ? Mais comment me voyais-tu ?
Michael : Un peu comme Mamie…Ronde.

Don ne put s’empêcher de rire devant l’image qu’avait son petit cousin de Sarah. Et puis, Stella et sa tante ne se ressemblaient pas vraiment…Quoique…
Recevant un coup de coude de la part de son cousin, vexé que Flack se moque soit de sa mère, soit de son fils, Don se calma et continua d’écouter la conversation entre Stella et le petit Michael, maintenant assis sur le lit de la scientifique. La voyant si douce, si gentille et si attentionnée avec le petit garçon, Don ne put s’empêcher de penser que Stella serait une merveilleuse maman. Frappé par cette soudaine idée, Flack s’empourpra, à la surprise de son cousin, et essaya de se concentrer sur autre chose, c'est-à-dire les paroles de la femme d’Eddie, Nora, tout en essayant de se calmer en buvant un verre d’eau. Mais le jeune homme écoutait toujours ce que pouvait bien se raconter Stella et Michael.

Stella : Tu es déçu que je ne sois pas comme ta mamie ?
Michael (penchant la tête et faisant une petite moue pensive) : Non. C’était bête de croire que tu ressemblais à Mamie Sarah…
Stella : Non, voyons ! Pourquoi penses-tu ça ?
Michael : Elle m’a dit que Cousin Donnie…

Le Donnie en question se hérissa à ce surnom : sa tante avait donné cette mauvaise habitude à son petit cousin. Il allait la tuer…

Michael (continuant) : …avait une jolie fiancée.
Stella (les yeux agrandis de stupeur) : Fi…Fiancée ?

Sur ce coup-là, Don cracha son eau, s’étouffant et toussant comme un malheureux face à la dernière invention farfelue de sa tante. Il jeta alors un regard noir à son cousin, qui lui tapotait le dos pour l’empêcher de s’étouffer, et lui indiqua le couloir de la tête. Alors que les deux hommes sortaient, Stella, très rouge et embarrassée, essaya de se redonner une contenance et ne sut plus trop quoi répondre aux questions du petit garçon. Futur policier lui aussi ? Heureusement, Nora intervint et Michael finit par s’asseoir sagement dans un coin, continuant tout de même à fixer la scientifique. S’il était comme Flack, Stella savait qu’il n’allait pas si facilement lâcher l’affaire.
Quant à Don et Eddie, ils se retrouvèrent dans le couloir et le détective toisait son cousin de toute sa taille, presque menaçant.

Don (fulminant) : Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
Eddie (étonné) : Quoi ? C’est faux ?
Don : Stella est ma petite amie, pas ma fiancée ! Ne mettez pas les bans tout de suite. (sarcastique) A moins que Sarah ait déjà envoyé les cartons d’invitation !
Eddie : Ne me gueule pas dessus ! C’est Maman qui nous a annoncé ça à tous.
Don (pâlissant, sous le choc) : A…A tous ? Toute la famille ?
Eddie : Oui. Ton père a d’ailleurs eu un sacré choc…
Don (s’appuyant sur un mur) : Misère…

C’est sûr que son père avait dû avoir un choc, vu ce qu’avait donné sa première et unique rencontre avec Stella. Il l’avait immédiatement cataloguée et détestée. Don soupira : sa tante avait encore une fois créé une situation apocalyptique de laquelle il allait devoir s’extirper.
Sarah décida d’arriver juste à ce moment là, tout sourire, avec sa dernière petite-fille de un an dans les bras.

Sarah (étonnée) : Donnie ! Eddie ! Qu’est-ce que vous fichez dans le couloir ?

Flack fulminait intérieurement mais resta maître de lui-même : ne pas la tuer, ne pas la tuer, ne pas la…
Eddie tenta vainement d’avertir sa mère de la fureur de Don mais celle-ci ne le remarqua pas. Elle passa devant les deux hommes et entra dans la chambre. Don la suivit et saisit son épaule, doucement mais fermement, l’entraînant vers le couloir.

Sarah (intriguée et un peu agacée) : Donnie ? A quoi joues-tu ?
Don : Je dois te parler. Et vite !
Sarah : Attends une seconde. (tendant sa petite-fille à Stella) Stella, pourriez-vous prendre Lily et lui donnez son biberon dans cinq minutes, s’il vous plaît. (roulant des yeux d’un air comique) Quelque chose m’attire irrépressiblement dehors.
Stella (riant et prenant Lily avec douceur) : Bien sûr.

Une fois la petite bien calée dans les bras de la scientifique, Flack traîna sa tante dans le couloir puis la tourna brusquement vers lui.

Don : Qu’est-ce qui t’a pris de lancer cette histoire ? Ça va pas mieux…
Sarah (sans se démonter) : Ok, vous n’êtes pas vraiment fiancés…Mais c’est tout comme, non ?
Don (décontenancé) : Comment ça ?
Sarah : Tu l’aimes ?
Don : Oui.
Sarah : Tu ne comptes pas changer de petite amie ?
Don (avec véhémence) : Non !
Sarah : On pourrait donc affirmer que Stella est la femme de ta vie, non ?
Don (rougissant) : Heu…
Sarah (secouant son index sous le nez de son neveu) : Ne me dis pas non ! Je le sens et je le sais, comme tous les autres. Et comme ta mère !
Don (surpris) : Vraiment ?
Sarah : Oui ! Alors au final, ce que j’ai dit est plus ou moins vrai…Il te faut peut-être juste un peu de temps pour l’admettre et te lancer…

Devant la logique implacable de sa tante, Don ne put rien répondre. Enfin, sa famille avait l’air d’accepter Stella. Excepté son père…
Le jeune homme soupira et revint dans la chambre de sa compagne avec sa tante. Il vit que Stella nourrissait la petite Lily, un doux sourire aux lèvres, et encore une fois, une image de Stella s’occupant de son propre enfant lui traversa l’esprit. Don était stupéfait par cette idée : était-il donc prêt à franchir cette étape ? Le détective finit par secouer la tête et rejoignit sa petite amie en s’asseyant à ses côtés.
Le petit Michael quitta sa chaise, têtu et déterminé_ traits de caractère manifestement prépondérants chez les Flack, et se dirigea vers son grand cousin. S’il voulait une réponse claire, autant la demander au principal intéressé.

Michael : Donnie ! C’est ta fiancée, Stella ?

Remarquant que Stella l’observait avec un regard interrogateur puis reportait rapidement son attention sur la fillette qu’elle tenait dans ses bras, Don se pencha vers son petit cousin en souriant et lui chuchota :

Don : Pas encore…Mais bientôt…

Epilogue

Flack n’arrivait pas à croire que Stella et sa mère lui avaient fait ce coup-là ! Ils étaient réunis dans un petit restaurant sympa de New York et s’observaient tous en silence : lui et Stella d’un côté et de l’autre, sa mère et…son père ! Lui aussi, d’ailleurs, ne semblait pas enchanté par le piège que leur avaient tendu les deux femmes. Le père et le fils se fixaient comme des chiens de faïence tandis que les deux femmes patientaient, attendant une quelconque réaction de la part de l’un ou de l’autre. Stella finit par prendre la parole, exaspérée par l’entêtement des deux policiers.

Stella (respectueuse) : Monsieur Flack, votre femme et moi avons organisé cette rencontre pour que nous puissions parler, faire connaissance. Notre unique entrevue a été des plus désastreuses et je voudrais…
Donald Flack Sr (la coupant, railleur) : Vous croyez ? Ça me semble clair quand votre propre fils vous frappe et vous humilie en public…
Don (froidement) : Tu l’avais mérité…Et je recommencerai sans hésiter si ça se reproduit…
Stella (soupirant) : Don…Tu ne m’aides pas…

La scientifique savait que ça n’allait pas être facile mais à ce point…Elle savait que Don était rancunier mais elle avait un peu d’espoir…

Donald Flack Sr (se levant) : Je ne vois d’ailleurs aucun intérêt à rester ici.

Stella commençait à être agacée par la prétention du père de Don et finit par s’énerver.

Stella (avec autorité, surprenant Don) : Asseyez-vous.
Donald Flack Sr (la toisant avec mépris) : Je n’ai pas d’ordre à recevoir, surtout de vous !
Stella (se levant et frappant du poing sur la table) : Asseyez-vous !
Donald Flack Sr (goguenard) : Vous croyez vraiment que vous me faites peur, Bonasera ? (avec mépris) Mon fils est vraiment tombé bien bas pour sortir avec une planquée…

Avant que Don ne réagisse, Stella gifla le capitaine Flack avec colère. Elle ne supportait plus cet homme…

Stella (furieuse) : Pensez de moi ce que vous voulez mais je vous interdis de dénigrer Don ! Vous ne savez rien de lui ! Et c’est vraiment affligeant de la part d’un père !
Donald Flack Sr (ses yeux lançant des éclairs et la toisant de toute sa taille) : Je ne vous permets pas…
Stella : Je vais me gêner ! Je voulais juste arranger les choses et vous…
Donald Flack Sr (prêt à quitter la table) : Je sais ce qui est bon pour mon fils ! Et vous ne l’êtes pas ! Cette relation n’a aucun avenir pour moi…Et Junior s’en rendra bientôt compte…

Cette dernière remarque fut comme un poignard dans le cœur de Stella…et Don le savait. Elle avait vaillamment combattu son père mais ces derniers mots lancés avec mépris et presque avec haine l’avait profondément touchée, l’attristant plus qu’on ne pouvait penser et ça, Flack ne pouvait le supporter. Il réagit donc au quart de tour et empoigna le col du manteau de son père avec force, le rapprochant brusquement de lui et le soulevant presque du sol.

Don (contenant sa colère) : Si tu savais à quel point tu te trompes, Papa. Tu n’as pas idée… (Don vit de l’inquiétude traverser le regard de son père) Mais fais ce que tu veux. Je n’essaierai même pas de te retenir, malgré la volonté de Stella et de Maman. J’ai déjà réussi à me construire une carrière dans la police sans ton aide. Je n’ai vraiment pas besoin de toi pour mener ma vie.
Helena (attristée) : Don…
Don : Je te demande juste une chose : lors des réunions familiales, je ne veux pas que tu t’approches de Stella tant que tu n’auras pas décidé de changer ton point de vue étriqué. (menaçant) Et si j’entends un mot de travers à son sujet, je te jure que tu le regretteras…
Donald Flack Sr (fermement) : Tu n’as rien à me demander…
Don (le plaquant contre un mur du restaurant, attirant ainsi les regards des clients sur eux, un sourire mauvais aux lèvres) : Tu préfères que je coupe carrément les ponts ? Ou tu veux me renier peut-être ? Moi, ton fils unique…
Donald Flack Sr (blême) : Non…Tu n’oserais pas…
Don : Tu vois donc à quel point je suis sérieux, à quel point c’est sérieux ! Alors dis-toi que ce que je te propose est parfaitement raisonnable…

Don finit par lâcher son père, qui lui lança un regard furieux et qui partit sans demander son reste.
Flack finit par s’asseoir et vit les regards désolés et attristés de Stella et d’Helena.

Don : Je suis navré…Mais vous avez bien vu…
Stella (posant sa tête sur son épaule) : Oui…Ce n’est pas ta faute…Je n’aurais pas dû le gifler…Je suis la seule à…
Helena (l’interrompant) : Ne vous rejetez pas la faute, Stella. Donald est allé trop loin. Je pensais vraiment que c’était une bonne idée, cette confrontation…
Don : Merci d’avoir essayé.
Helena : Enfin…Je vais vous laisser et je vais encore y travailler… (avec un sourire malicieux) Et cette fois avec Sarah. Ta tante peut se montrer persuasive…
Don (soupirant et levant les yeux au ciel) : Merci, je sais.

Stella rit en pensant à la petite femme pleine d’énergie et d’aplomb qu’était la tante de Don. C’était la seule qui arrivait à le mettre si facilement en boule et elle s’en délectait à chaque fois.

Helena (se levant et mettant son manteau) : Vraiment, Stella, je suis désolée. Il n’était pas comme ça avant…J’ignore ce qui l’a changé…
Don (énigmatique) : Moi si…

Stella remarqua la mine assombrie de Don mais préféra ne pas le questionner. Il lui dirait bien à jour…Lui aussi devait avoir ses secrets.
Helena les salua et quitta le restaurant, les laissant seuls. Stella voulait que cette journée se termine par une note plus joyeuse et proposa à Don une ballade à Central Park. Le jeune détective accepta avec plaisir et tous deux s’y dirigèrent, main dans la main. Une fois arrivés, ils se couchèrent dans l’herbe et observèrent un moment le ciel printanier. Don serra Stella contre lui, voulant sentir sa chaleur et son parfum, s’enivrant de sa présence. Quand il pensait qu’il avait bien failli la perdre il n’y a pas si longtemps ! Il resserra son étreinte et se mit à lui caresser tendrement les cheveux.
Stella, la tête posée sur le torse de Don, pouvait entendre son cœur battre. Elle adorait sa mélodie. C’était si apaisant… Elle finit par se redresser et le regarda droit dans les yeux, ses yeux si bleus qu’elle adorait.

Don (haussant un sourcil interrogateur) : Quoi ?
Stella : Dis-moi, c’est quoi ces réunions familiales ?
Don (surpris par la question) : Ha…Heu…C’est une tradition dans ma famille. En fait, on passe toutes nos fêtes ensemble. On habite tous New York donc ce n’est pas trop difficile à organiser…
Stella : Toutes les fêtes ?
Don : En fait, ce n’est pas tout à fait ça… (réfléchissant) Prenons Noël, par exemple. On le fête d’abord chacun de notre côté le 24 Décembre, ok ? Et le 26 ou le 27 Décembre, toute la famille se réunit pour une grande fête de Noël. (pensif) Il va d’ailleurs falloir que je réfléchisse aux cadeaux pour mes petits cousins…
Stella (avec un grand sourire) : Je sens que je vais adorer…
Don (avec un sourire malicieux) : Il faut juste supporter ma famille…

Stella se mit à rire et se serra un peu plus contre le jeune détective. Elle avait vraiment de la chance de l’avoir…Que demander de plus ?
Quant à Don, il avait divers projets en tête pour eux…Il les mettrait d’ailleurs bientôt à exécution. Très bientôt. Surtout un…


FIN

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Lun 10 Mai 2010 - 9:51

Ces derniers chapitres sont très réussis, avec de l'humour à travers le personnage de la tante de Don !
De plus, on sait comment les relations entre la mère de Don et Stella se sont améliorées depuis la première fois qu'elles se sont rencontrées... Et même si, à la fin, tout ne semble pas réglé entre le père de Don et Stella, on peut supposer que ça s'arrangera, déjà que Flack semble comprendre à quoi c'est dû, on peut penser qu'un jour, quand le père et le fils seront seuls, ils arriveront à en parler et à résoudre le problème, peu à peu.
J'ai bien aimé, d'autant que les derniers mots de l'épilogue présagent qu'il songe sérieusement à l'épouser et à avoir des enfants (venant d'eux deux, c'est presque de l'eugénisme ^^) !

Je lirai la prochaine.

Sinon, bonnes vacances, puisque tu pars ^^ Very Happy !
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   Mar 18 Mai 2010 - 2:54

Merci Claire pour ce com et ta fidélité!!
Et zou,je file poster "Escape"!! Wink

Et oui,comme tu peux le lire,je suis revenue lol!

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Tueur de Flics par Lagentillefan   

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