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 Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

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Juliès
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MessageSujet: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   Sam 9 Jan 2010 - 14:18

Bonjour à tous Very Happy

Je souhaitais vous poster une de mes fanfics en cours, alors comme à mon habitude, il s'agit surtout d'un CM version un peu modifiée. Hotch père de deux enfants, Jack et Andy. Il vient de perdre Haley, tout commence comme dans l'épisode de son enterrement. La première scène est un peu plagiée, je dois l'avouer. Les autres moins. Je vous laisse lire, à vous de me dire ce que vous en pensez. Je l'illustre un peu avec quelques photos. Empruntés sur les topics de ce forum la plupart du temps.
En espérant que ça vous plaira, bonne lecture ! Wink

Déjà voici le casting :


Aaron Hotchner = Thomas Gibson

Camille Hotchner = Claire Keim

Andy Hotchner = Cameron Richardson

Jack Hotchner = Keir Smith

Nathalie Hotchner = Sophie Marceau

Pacey Witer = Joshua Jackson

Kate Joyner = Sienna Guillory

Thomas Delorme = Jocelyn Quivrin




Le noir de rigueur en ces circonstances avait le don de faire pâlir les visages déjà décomposés, la disparition tragique d’Haley Hotchner anciennement Brooks remuait son entourage de telle façon qu’il était pour le moment impossible de se raccrocher à la réalité. Cette maman de trois enfants était aimée, appréciée, admirée de ses proches. La douceur même, une joie de vivre époustouflante qu’elle avait transmit à Jack, Andy et Camille. Tous trois venaient de perdre un point de repère des plus important, le pilier de leur vie, ils allaient avoir à se reconstruire, avec l’aide de leur père bien sur, mais néanmoins seuls, sans le rayonnement confiant de celle qui les avait mit au monde.

Andy, du haut de ses 2 ans, s’accrochait à Aaron, portant son éternel costume noir, la petite fille s’accrochait à son cou, ne le quittant pas depuis le tragique accident. Comme la peur inconsciente de le perdre lui aussi à son tour. Jack, 4 ans, était lui plus effacé, il l’avait toujours été. En costume lui aussi, une rose blanche à la main. Suivit de très près par Camille, l’ainée de la fratrie Hotchner. 20 ans, étudiante dans la prestigieuse université d’Harvard. Tailleur noir, rose blanche à la main, elle suivait le modèle de toutes les personnes ici présentes, réunies le jour de l’enterrement de sa mère autour du cercueil. Dieu sait si les personnes venues pleurer la défunte étaient nombreuses. Toute l’équipe de la BAU était présente, par respect, et sincères condoléances. Ils avaient tous vécus l’arrivée d’Andy et Jack avec leur boss, maintenant ils pleuraient ensemble la disparition de la femme qui comptait le plus au monde pour lui. Une équipe reste une équipe. Le chemin de la reconstruction serait long, voir interminable. Mais il y avait l’espoir de pouvoir un jour à nouveau former une famille, ce qui n’était pas dans tous les esprits, encore moins dans celui du chef d’équipe.

Un discours à couper le souffle plus tard, Aaron s’accorda un moment privilégié avec ses trois enfants autour de la tombe de sa femme. Déposer les roses, et laisser le vague espoir à ses enfants de la revoir un jour, ou tout du moins de vivre avec elle au travers de la pensée. Chose délicate, puisqu’il faudrait leur expliquer tôt ou tard pourquoi il leur manquait quelque chose, quelqu’un. Camille était adulte, mais néanmoins touchée par ce qui s’était passé, le résultat était devant ses yeux. Le résultat d’une affaire de rancœur, de fierté d’un malade mental venu pour faire souffrir l’homme responsable de son arrestation à lui, et innocent à celui de son propre agresseur, Georges Foyet, mort lui aussi, sous les coups d’Aaron.

Une salle de réception dans un hôtel avait été louée pour l’occasion. Un dîner suite à l’enterrement, tout le monde s’y était retrouvé, autour de tables rondes. L’atmosphère semblait plus détendue. Bien qu’elle ne soit pas digne d’une fête d’anniversaire, mais on sentait que le discours du profiler avait eu le don de détendre les troupes. Fêter la vie d’Haley, et non sa mort. C’est de cette façon qu’elle aurait conçue les choses. Andy ne quittait toujours pas son père, elle s’accrochait à lui comme à une bouée de sauvetage et se mettait à pleurer de façon apeurée à chaque fois qu’on la posait à terre. Camille avait un de ces rares privilèges de pouvoir la prendre sans trop de scandale. Pour l’instant, la cadette de la famille demeurait choquée par le coup de feu entendu quelques jours auparavant, cachée dans le bureau avec son frère Jack. La tête posée sur son épaule, elle somnolait, ne dormant pas plus de 3 heures par nuit, réveillée par des cauchemars, du moins c’est ce que le père en avait déduit, étant donné ses pleurs et ses hurlements soudains. David Rossi, un ami de longue date du profiler demanda à lui parler quelques instants, il acquiesça avant de demander à Camille de veiller sur son frère et sa sœur le temps qu’il prenne l’air sur la terrasse. Mais il ne pu lui confier la petite fille, bien trop accrochée à lui. Il ferait avec, de toute façon il ne comptait pas se séparer de ses enfants de si tôt, il avait bien comprit le rôle dont il était investi à présent. Une main dans le dos de la petite fille, il rejoignit son ami à l’extérieur. Son visage était fermé, tuméfié à certains endroits, la violence des chocs, mais ce n’était rien comparé à ce qui se passait à l’intérieur de sa tête. Il n’avait cependant pas le droit de se laisser submerger par tout ça.



- Comment comptes-tu t’organiser maintenant ?

- Je ne sais pas, sûrement prendre quelques jours pour réfléchir… Le regard dans le vide avant de le fixer dans celui de son ami, profiler lui aussi.

- Prends tout le temps dont tu as besoin. Camille reste avec toi ?

- Non, elle repart demain pour ses partielles. Ses examens sont dans une semaine.

- Haley était très appréciée. Constata Rossi, un verre à la main en observant l’intérieur, plein de monde.

- Elle l’était oui. Se retournant difficilement sans trop bouger pour ne pas réveiller Andy qui semblait s’être endormie dans les bras de son père. Il n’y avait qu’ici qu’elle daignait prendre un peu de repos.

- Comment vont-ils ? Parlant des trois enfants Hotchner.

- Camille est forte, elle ressemble de plus en plus à sa mère. Jack est discret, et Andy refuse de manger, de dormir ou quoi que ce soit qui pourrait la séparer de moi.

- Il leur faudra du temps. A toi aussi. Il posa une main amicale sur son autre épaule. Mais si tu as besoin de quoi que ce soit Aaron, toute l’équipe est là.

- Merci. Il releva un regard vers lui, sincère de remerciements, seulement il n’avait pas la tête aux grands discours et ne l’avait jamais eu.



Pour l’instant, ils vivraient tous les trois, Jack, Andy et lui dans l’appartement du père. Il n’était de toute façon pas envisageable de retourner vivre sur les lieux du crime, certes cette maison était le fruit de l’union d’Haley et lui, qui avait vu naître les deux derniers, mais ces murs étaient empreints de trop de douleurs pour concevoir y vivre pour le moment.
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MessageSujet: Re: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   Sam 9 Jan 2010 - 17:09

Pas mal, et j'aime bien comment tu écris. J'attends la suite, pour voir sourit1
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Juliès
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MessageSujet: Re: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   Sam 9 Jan 2010 - 22:40

Voici la suite, encore une fois elle ressemble un peu à l'épisode, celles qui suivent beaucoup moins.
Les photos ne sont pas les miennes, les captures sont certainements à quelques uns d'entre vous.




Une vidéo tournait dans le lecteur DVD, Haley, Andy et Jack fêtant les 4 ans du petit garçon, ça datait de quelques semaines. Cette période après le divorce de leurs parents, ils avaient eu du mal à s’y faire. Andy n’avait qu’un an, Jack en avait trois. C’était l’année dernière. Depuis les deux plus jeunes avaient appris à se former un équilibre selon les visites mensuelles chez leur père. La petite dernière ne connaissait son père que comme ça, enfin du moins elle ne s’en rappelait que comme tel, dans cet appartement fonctionnel sur Quantico. A quelques kilomètres de la BAU. Le couple avait fini par en arriver là, ils ne s’entendaient plus, du moins ils n’avaient plus le temps de s’entendre. Haley avait fini par prendre un amant. Aaron s’en était rendu compte, suite à un coup de téléphone, mais il était passé au dessus, au prix d’un violent effort. Le divorce prononcé, ils avaient tout fait pour préserver les enfants. Camille était déjà à l’université, mais Andy et Jack étaient petits, il fallait pouvoir les protéger. Le profiler n’avait pas autant de contacts qu’il le voulait, pas autant de temps non plus. Mais ils avaient la chance de nouer une relation particulière qu’ils tentaient tant bien que mal de faire durer. La plus grande peur d’Aaron aurait été de se rendre compte qu’il n’était qu’un étranger pour ses propres enfants. Pour le coup, il allait devoir faire preuve de patience, et de présence. Ils avaient besoin de lui plus qu’ils n’en n’avaient jamais eu besoin. Andy était fusionnelle avec sa mère, elle lui ressemblait comme deux gouttes d’eau. Blonde, les yeux bleus, un caractère bien trempé, un sacré petit bout en somme. Elle tenait aussi beaucoup de Camille, remarque les filles Hotchner étaient toutes les deux calquées sur le même modèle. Espérons que psychologiquement la petite soit aussi résistante que la grande. Jack, quant à lui, le seul garçon de la bande, était plus réservé, plus discret. Du genre Aaron, il laissait couler, se montrait conciliant, appréciait les moments passés avec sa mère, et avait pour passion ses petites figurines, avec lesquelles il pouvait jouer pendant des heures pendant que son père travaillait le week-end.

20 heures, il faisait déjà nuit sur la ville, la télé allumée, les enfants n’avaient pas voulu passer à table. Ils étaient douchés et en pyjama. Assis tous les deux sur le canapé, un biberon de lait à la main. Jack le buvait consciencieusement, devant l’image rassurante de sa maman heureuse que renvoyait l’écran de télévision. Andy, elle, ne l’avait pas porté à sa bouche. Elle était allongée sur le côté, sur un coussin qui sentait le parfum de son père, la seule façon de lui faire quitter les bras. Elle fixait ces images, revivant la scène dans sa petite tête, l’air vaguement perdu. Fatigué surtout. Elle tenait son biberon contre elle comme s’il s’agissait d’un doudou, la chaleur du contenu lui faisait du bien.

Aaron venait de boucler un dossier, qu’il posa sur le coin de la table, pour rejoindre ses enfants dans le salon. Il s’accroupi au niveau de l’accoudoir contre lequel se trouvait sa fille.




- On va se coucher les enfants ?

- Attends, je veux regarder maman encore un peu. S’enquit Jack en détournant les yeux quelques secondes pour s’adresser à son père.

- Maman… Appela encore une fois Andy, serrant le coussin contre sa tête. Aaron réprima une boule dans sa gorge avant de passer ses bras autour de sa fille pour la porter jusqu’à lui.

- On va au lit chérie. Il attrapa les doudous, les coussins, et le biberon avant de rejoindre la chambre.

- Vec’ toi papa. Encore une fois elle se serra contre lui et se serra contre son épaule.

- D’accord ma puce. Calme-toi… Il l’embrassa sur la tête avant de la coucher dans son lit.



Il lui promit de revenir dans la minute et parti chercher son fils. Le temps d’éteindre la télé, de lui certifier que sa maman était toujours avec lui, par la pensée, par le fait qu’elle l’ait aimé plus que tout au monde et qu’elle l’aime encore. Aaron apprenait à trouver les mots pour s’adresser à des enfants. Il s’adapter. Pour Andy il fallait passer par des gestes, pour Jack il fallait passer par des mots. Une chose était sure, il serait prêt à tout pour le bonheur de ses enfants. La preuve. Camille était grande, il ne pouvait rien lui souhaiter de plus que de faire sa vie, de la réussir et de vivre pour elle.

Lui non plus ne conçut pas le fait de dormir seul ce soir, il demanda à son père la permission de dormir une fois de plus dans sa chambre. « Bien sur » était la réponse qu’il lui avait fournie. Encore une preuve de son implication, il ne cherchait pas à contrarier ses enfants, plutôt à aller dans leur sens, et il savait combien le moment du coucher pouvait être un moment propice au coup de blues. Il s’allongea donc avec eux, quelques minutes, le temps de les endormir. Andy n’acceptait de s’endormir qu’avec un adulte, son père de préférence, mais elle ne restait pas seule dans une pièce, elle détestait ça, depuis toute petite déjà, bien qu’elle ne soit pas bien grande. En tout cas, elle avait besoin d’un contact physique avec une personne. Là elle dormait aux côtés de son frère. Une main toujours posée sur l’oreiller de Jack. Les enfants étaient les plus inventifs concernant leur propre survie psychologique.

Au bout d’une heure il retrouva le salon, une fois s’être assuré de la sérénité du sommeil des deux petits. La porte s’ouvrit, et Camille débarqua, valises sur les bras, sac à dos, épuisée…



- Camille, qu’est-ce-que tu fais là ma puce, tu n’es pas sur le campus ?



Cela faisait plus d’une semaine et demie que l’enterrement avait eut lieu, le lendemain elle était effectivement repartie pour passer ses examens. Elle avait sûrement eu son semestre, la fin de son année scolaire en somme, il ne lui restait plus qu’à trouver un stage. Elle étudiait le droit. Suivant les traces de son père. Elle n’avait pas l’ambition de rentrer à la BAU, mais pourquoi pas au FBI, son truc à elle était d’équilibrer la balance, son expression préférée étant petite était : « C’est pas juste. »



- Non, et je n’y serais plus. Elle se débarrassa de son mentaux pour le poser sur le dossier du canapé. Les petits sont couchés ?

- Ils viennent de s’endormir oui. Qu’est-ce-que tu entends par je n’y serais plus exactement ?

- Que je quitte Harvard papa. Je veux t’aider avec Jack et Andy. Ma place est ici maintenant.

- Non, c’est hors de question, tu retourneras là bas dès la fin de la semaine, et tu enverras ton dossier d’inscription Camille.

- Non papa. T’as pas entendu ce que je viens de te dire ? Laisse-moi t’aider. Je peux très bien trouver un stage ici, trouver une fac dans la région. Le droit ça s’étudie partout.

- Camille…

- C’était pas une question papa. Je reste ici, point barre. T’as besoin de bosser, t’as besoin de retrouver ton équipe, t’es pas fait pour rester à tourner en rond dans cet appartement. Ce n’est pas toi, et ça ne l’a jamais été.

- Mais ils ont besoin de moi.

- Ça ne signifie pas que tu t’en vas. Juste que tu poursuis ta vie, comme avant.

- Rien n’est comme avant… Il baissa la tête.

- Je sais… Elle fit le tour du bar pour venir entourer Aaron de ses bras, et poser sa tête sur le haut de son dos. Comme une fille le ferait avec son père.

- Tu n’as pas à sacrifier quoi que ce soit Camille.

- Arrêtes de culpabiliser papa. S’il te plaît, ça n’amène à rien. L’important maintenant c’est de gérer au mieux avec les petits. Alors laisse moi faire, laisse moi t’aider en attendant.

- En attendant quoi Camille ? A bout de nerfs, il ne voyait pas la solution, bien qu’il n’y en ait pas vraiment.

- En attendant qu’ils grandissent. Tu ne le verras même pas passer. D’un coup tu vas te retourner ils seront ados, et tu n’auras plus grand-chose dans ta vie. Pense à ça. Lui glissa-t-elle à l’oreille.



Et c’était vrai, Camille avait été de ce genre là. Aaron et Haley l’avaient eu très jeune. Aujourd’hui elle était indépendante, et adulte, il n’avait pas eu l’occasion de se rendre compte que sa petite fille était devenue grande. Pour lui elle avait encore 6 ans, mais il était loin du compte malheureusement. Et deux autres spécimens du genre suivaient. Jack et Andy seraient d’autant plus difficiles à élever sans leur mère, et un père absent la plupart du temps. L’ainée ne serait pas de trop.
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Sandwich
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MessageSujet: Re: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   Sam 9 Jan 2010 - 22:51

Je viens de lire ta fan-fic et le début me plait.

C'est bien écrit je trouve, voire très bien.
J'ai lu très peu de fic CM mais celle la elle me plait.
En + elle est orienté sur Hotch alors tout va bien

J'ai hâte de lire la suite
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Juliès
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MessageSujet: Re: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   Dim 10 Jan 2010 - 0:20

Merci à toutes les deux pour vos coms Very Happy



- On va se coucher les enfants ?

- Attends, je veux regarder maman encore un peu. S’enquit Jack en détournant les yeux quelques secondes pour s’adresser à son père.

- Maman… Appela encore une fois Andy, serrant le coussin contre sa tête. Aaron réprima une boule dans sa gorge avant de passer ses bras autour de sa fille pour la porter jusqu’à lui.

- On va au lit chérie. Il attrapa les doudous, les coussins, et le biberon avant de rejoindre la chambre.

- Vec’ toi papa. Encore une fois elle se serra contre lui et se serra contre son épaule.

- D’accord ma puce. Calme-toi… Il l’embrassa sur la tête avant de la coucher dans son lit.



Il lui promit de revenir dans la minute et parti chercher son fils. Le temps d’éteindre la télé, de lui certifier que sa maman était toujours avec lui, par la pensée, par le fait qu’elle l’ait aimé plus que tout au monde et qu’elle l’aime encore. Aaron apprenait à trouver les mots pour s’adresser à des enfants. Il s’adapter. Pour Andy il fallait passer par des gestes, pour Jack il fallait passer par des mots. Une chose était sure, il serait prêt à tout pour le bonheur de ses enfants. La preuve. Camille était grande, il ne pouvait rien lui souhaiter de plus que de faire sa vie, de la réussir et de vivre pour elle.

Lui non plus ne conçut pas le fait de dormir seul ce soir, il demanda à son père la permission de dormir une fois de plus dans sa chambre. « Bien sur » était la réponse qu’il lui avait fournie. Encore une preuve de son implication, il ne cherchait pas à contrarier ses enfants, plutôt à aller dans leur sens, et il savait combien le moment du coucher pouvait être un moment propice au coup de blues. Il s’allongea donc avec eux, quelques minutes, le temps de les endormir. Andy n’acceptait de s’endormir qu’avec un adulte, son père de préférence, mais elle ne restait pas seule dans une pièce, elle détestait ça, depuis toute petite déjà, bien qu’elle ne soit pas bien grande. En tout cas, elle avait besoin d’un contact physique avec une personne. Là elle dormait aux côtés de son frère. Une main toujours posée sur l’oreiller de Jack. Les enfants étaient les plus inventifs concernant leur propre survie psychologique.

Au bout d’une heure il retrouva le salon, une fois s’être assuré de la sérénité du sommeil des deux petits. La porte s’ouvrit, et Camille débarqua, valises sur les bras, sac à dos, épuisée…



- Camille, qu’est-ce-que tu fais là ma puce, tu n’es pas sur le campus ?



Cela faisait plus d’une semaine et demie que l’enterrement avait eut lieu, le lendemain elle était effectivement repartie pour passer ses examens. Elle avait sûrement eu son semestre, la fin de son année scolaire en somme, il ne lui restait plus qu’à trouver un stage. Elle étudiait le droit. Suivant les traces de son père. Elle n’avait pas l’ambition de rentrer à la BAU, mais pourquoi pas au FBI, son truc à elle était d’équilibrer la balance, son expression préférée étant petite était : « C’est pas juste. »



- Non, et je n’y serais plus. Elle se débarrassa de son mentaux pour le poser sur le dossier du canapé. Les petits sont couchés ?

- Ils viennent de s’endormir oui. Qu’est-ce-que tu entends par je n’y serais plus exactement ?

- Que je quitte Harvard papa. Je veux t’aider avec Jack et Andy. Ma place est ici maintenant.

- Non, c’est hors de question, tu retourneras là bas dès la fin de la semaine, et tu enverras ton dossier d’inscription Camille.

- Non papa. T’as pas entendu ce que je viens de te dire ? Laisse-moi t’aider. Je peux très bien trouver un stage ici, trouver une fac dans la région. Le droit ça s’étudie partout.

- Camille…

- C’était pas une question papa. Je reste ici, point barre. T’as besoin de bosser, t’as besoin de retrouver ton équipe, t’es pas fait pour rester à tourner en rond dans cet appartement. Ce n’est pas toi, et ça ne l’a jamais été.

- Mais ils ont besoin de moi.

- Ça ne signifie pas que tu t’en vas. Juste que tu poursuis ta vie, comme avant.

- Rien n’est comme avant… Il baissa la tête.

- Je sais… Elle fit le tour du bar pour venir entourer Aaron de ses bras, et poser sa tête sur le haut de son dos. Comme une fille le ferait avec son père.

- Tu n’as pas à sacrifier quoi que ce soit Camille.

- Arrêtes de culpabiliser papa. S’il te plaît, ça n’amène à rien. L’important maintenant c’est de gérer au mieux avec les petits. Alors laisse moi faire, laisse moi t’aider en attendant.

- En attendant quoi Camille ? A bout de nerfs, il ne voyait pas la solution, bien qu’il n’y en ait pas vraiment.

- En attendant qu’ils grandissent. Tu ne le verras même pas passer. D’un coup tu vas te retourner ils seront ados, et tu n’auras plus grand-chose dans ta vie. Pense à ça. Lui glissa-t-elle à l’oreille.



Et c’était vrai, Camille avait été de ce genre là. Aaron et Haley l’avaient eu très jeune. Aujourd’hui elle était indépendante, et adulte, il n’avait pas eu l’occasion de se rendre compte que sa petite fille était devenue grande. Pour lui elle avait encore 6 ans, mais il était loin du compte malheureusement. Et deux autres spécimens du genre suivaient. Jack et Andy seraient d’autant plus difficiles à élever sans leur mère, et un père absent la plupart du temps. L’ainée ne serait pas de trop.








- Chérie on va aller faire un tour au boulot de papa d’accord ? On n’en a pas pour longtemps.

- Mm. Elle ne répondait que par des « Mm » sonores. Selon son intonation on savait si c’était une question, un refus, ou une approbation.

- Allez viens.



Il lui enfila son écharpe et son blouson. Après avoir enfilé sa veste il la prit dans ses bras, et quitta l’appartement, une fois équipé de son portable et des dossiers en cours sur lesquels il avait pu travailler une fois que tout le monde dormait. Il prenait sur son sommeil pour assurer le rendement, ça marchait pour le moment, mais pour combien de temps ?

C’est un homme épuisé qui monta les étages de la BAU par le biais de l’ascenseur de service. Il retrouva les bureaux, qu’il traversa avec sa fille dans les bras. Celle-ci avait reprit la même position que pendant l’enterrement, ses bras autour du cou de son père, refusant de le lâcher, cachant le bout de son nez dans son épaule. Quand elle était en terrain inconnu, c’est la position de défense qu’elle adoptait. C’était un moyen pour Aaron de comprendre ce qui se passait dans la petite tête blonde de sa fille.

Toute l’équipe salua Hotch et Andy. Le retour de leur boss, bien qu’il ne soit pas en grande forme, les réjouissait. Il déshabilla sa fille de son blouson, et le posa sur une des chaises. La reprenant ensuite dans ses bras, elle n’était pas décidée à s’en séparer. Il fallait pourtant qu’il s’en défasse le temps de pouvoir discuter de l’affaire avec Morgan. Le profiler avait décidé de privilégier le dialogue avec ses enfants, une technique à mettre en place, loin d’être évidente avec un petit bout de 2 ans.



- Ecoute ma puce, j’ai besoin de parler quelques petites minutes avec Morgan. Je suis juste à côté, tu vois le bureau là-bas ? Je suis là. En attendant j’ai besoin que tu restes ici, tu veux dessiner ?

- Mm… Sa façon de prévoir sa solitude, d’appréhender le moment de la séparation physique. Aaron lui avait laissé sa veste sur le dossier de la chaise, un truc tout bête, mais qui marchait pas mal. Un gage de son retour en quelques sortes.

- Je vais te chercher des feutres. Il sourit légèrement et l’embrassa sur le front. Mais Garcia fut la plus rapide, et débarqua avec tout un tas de coloriage et une boite de feutres et de crayons de couleur.

- Merci Garcia. Alors, ce système informatique ? On sait d’où vient la panne ?

- Non monsieur, par contre on est surs qu’il n’y a aucun risque de hackage de la base de données.

- En clair ?

- Aucune information n’a été compromise.

- Très bien. Il se retourna vers Andy qui semblait absorbée par son dessin. Emily entra à ce moment-là et en un regard fit comprendre à son patron qu’elle s’occupait de la petite fille. Emily va rester avec toi chérie. Il l’embrassa dans les cheveux rapidement avant de filer.



La petite blonde était concentrée pour le moment, ne pas dépasser, enfin c’est ce que son père avait pu lui apprendre. 2 ans, vous imaginez ? C’est impossible. Elle dessina comme elle le put, elle suivait beaucoup l’exemple de Jack. Et de Camille quand celle-ci passait un peu de temps à la maison, enfin ça c’était avant…

Emily était donc de garde. Mais ça ne semblait pas la déranger, elle était la mieux placée avec JJ pour s’occuper d’une enfant. Elle avait le feeling dans ce genre d’affaires. La coordinatrice était occupée à joindre les services potentiellement utiles à l’enquête qui suivrait. Le coup de feu à l’administration.



- Qu’est-ce-que tu dessines ?

- La ‘son. Traduction : la maison.

- C’est joli. Regardes, tu peux mettre un peu de couleur là. Attrapant un feutre pour suivre le trait de l’enfant.

- A la où papa ?

- Papa est dans le bureau là-bas, avec Morgan. Tu vois, on peut le voir à travers la vitre.

- Mm. Pas des plus rassurée, elle était dos à la porte, et se tortilla donc pour vérifier toutes les 5 secondes que son père se trouvait encore dans la pièce.

- Ne t’inquiètes pas, il ne partira pas sans toi.



Un coup de fil important sur la ligne 1, l’agent Prentiss fut demander, et donc contrainte de laisser la petite toute seule quelques secondes, pour ce faire, elle demanda à un des agents de passage de jeter un œil à la salle de réunion. Elle n’en avait pas pour longtemps. Prenant donc son appel, qui dura plus de temps que prévu, elle en occulta le temps. Il ne fallut pas plus de 5 minutes à Andy pour se rendre compte qu’elle se trouvait seule. Elle n’avait même pas remarqué le départ d’Emily, bien trop prise dans son dessin et ses amas de couleur. Quand elle se retourna, elle n’aperçut ni Hotch, ni Emily. Forcément, l’angoisse étant bien trop forte et contrôlée depuis tout à l’heure, elle se mit à pleurer, malgré elle. Descendit de la chaise pour sortir de la salle de réunion, circuler sur la petite passerelle menant au bureau de Morgan, celui que lui avait indiqué son père. Personne… Elle descendit alors les quelques marches, prudemment, avant de retrouver l’open space et de chercher parmi le fourmillement d’agent présents dans la pièce. Ses pleurs redoublèrent d’intensité, elle était perdue. Et ne savait pas où aller pour retrouver le chef d’équipe. Hotch était tout simplement parti remplir quelques dossiers et discuter avec l’informaticien censé réparer le réseau.

Ce fut JJ qui retrouva la petite fille, et lui tendit les bras.



- Pleure pas ma puce.

- Papa…

- On va le trouver, ne t’inquiètes pas. JJ savait toujours où trouver tout le monde, pour le coup elle avait vu passer Hotch du côté de l’antre de Garcia.

- Hotch ? Le petite tête blonde tendit les bras à son point de repère quand elle le retrouva.

- Pourquoi tu pleures Andy ?

- Ta perdu. « Je t’avais perdu. »

- Non chérie je suis là. Il la serra contre lui en posant une main dans son dos. Remercia le technicien et reparti en salle de réunion. Retrouver le reste de l’équipe. Autour d’un café.

- Où est Jack ? Questionna Rossi, un mug à la main.

- Il joue chez un copain.

- Comment tu t’en sors pour le moment ?

- Pas trop mal. Camille est allé chercher ses affaires sur le campus, elle rentre demain.

- Alors elle quitte définitivement la fac ?

- Je n’étais pas vraiment pour, elle ne m’a pas laissé le choix.

- Elle sait ce qu’elle fait, elle est intelligente Aaron.

- Peut-être, mais est-ce que ça ne ressemble pas à un coup de tête ?

- Sûrement, mais tu la connais.



La reproduction même d’Haley, son caractère buté, déterminé, à foncer tête baissée pour réfléchir ensuite. Et puis sa blondeur, ses yeux bleus, sa voix cassée quand elle partait dans les aigus. Tout en sa fille ainée ou presque lui rappelait sa femme. Camille était arrivée très tôt dans leur vie, mais ils ne s’en plaignaient pas, bien au contraire. Jack et Andy étaient venus bien plus tard, encore une fois ils ne s’en plaignaient pas non plus. La seule chose d’évidente étaient que leur mère n’aurait pas pu en profiter, les voir grandir, Andy ne se souviendrait surement pas d’elle, pourtant elle en souffrait énormément. Le lien les unissant toutes les deux était extrêmement fusionnel. Mais la petite fille avait toujours été comme ça, un besoin irrépressible d’être entourée, une peur permanente de l’abandon. Et la situation n’arrangeait rien.
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Sandwich
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MessageSujet: Re: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   Dim 10 Jan 2010 - 11:45

Super suite ! applaud

C'est super que Camille, décide d'arreter ses études pour s'occuper de ses frères et soeur et d'aider son père. Pauvre Andy par contre...

Hate de voir ce que va donner la suite ! Continue
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Juliès
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MessageSujet: Re: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   Dim 10 Jan 2010 - 13:27

Merci Very Happy

Alors encore une fois c'est un peu expérimental ce que j'écris, je fais une élipse de 13 ans pour les retrouver ados. Ce qui ne m'empêche pas de faire régulièrement des flask back pour écrire sur leur enfance. Wink
Bonne lecture.




13 ans plus tard…

15 et 17 ans, voila les âges respectifs d’Andy et Jack, inscrits au lycée du coin. Ils avaient bien grandit depuis toutes ces années. Le caractère en conséquence. On pouvait sans nul doute noter une tendance bien personnelle à Andy à respecter le schéma féminin de la famille Hotchner. Butée, déterminée et légèrement capricieuse sur les bords, une tendance toute particulière qu’elle seule maitrisait aussi bien. Jack, à contrario, était beaucoup plus posé, beaucoup plus calme et réfléchi. A l’instar de son profiler de père quoi qu’il en soit. Il avait découvert il y a quelques mois son homosexualité. Jack était quelqu’un de très discret, on ne remarquait pas son malaise, son problème d’intégration au premier abord. Alors on pensait que tout allait bien. Surtout son père. Mais il aimait les hommes et ça, lui-même avait du mal à l’accepter. Andy, elle, trouvait là-dedans un moyen pour son frère de s’épanouir, de se défaire de tous les autres, et puis pourquoi pas après tout ? Elle était du genre très ouverte sur tous ces sujets qu’Aaron préférait éviter. Les deux pieds dans le plat si on pu dire. Pas du genre à se prendre la tête avec les conventions. Mais elle avait 15 ans ! L’ingérable de la maison. Et son père en avait fait les frais. Malheureusement, sans le soutient féminin qu’elle attendait d’une mère, il lui était difficile de s’imposer des limites. Bien que la vie ai eu le bienfait de placer quelques personnes bienveillantes sur son chemin de l’extrême. A commencer par Camille, sa grande sœur. Mais comme prévu les enfants avaient grandit, et une proposition de boulot qu’on n’est pas en position de refuser s’était présentée à la plus grande. Un poste au FBI de New-York, dans les crimes astrologiques. Non pas qu’elle soit très emprise de l’astrologie jusqu’à présent, mais les études faites sur ce genre de choses l’avaient convaincues, elle avait suivit dans cette voie. La seconde personne à avoir grandement aidé les enfants était Nathalie, la sœur d’Aaron, sa petite sœur certes, mais elle avait beaucoup aidé dans leur éducation. Elle vivait sur Paris, ils y allaient pour les vacances, Aaron avait du boulot et il refusait de les laisser seuls à la maison. Alors il confiait ses enfants à sa petite sœur, qui s’en occupait comme si c’était les siens, depuis qu’ils étaient tous petits. Ils étaient comme chez eux là-bas.

En bref, Jack l’artiste et Andy l’ingérable. D’ailleurs les deux ados se trouvaient au lycée pour le moment, la jeune fille venait de finir ses cours, mais Jack avait entrainement. Il s’était vu intégrer l’équipe de football du lycée. En tant que quaterback s’il vous plait ! Au début, Andy était contre, elle pensait à une magouille des garçons de l’équipe pour humilier l’homo du lycée, protectrice comme pas deux avec son frère, elle avait clairement posé son véto. Mais en le voyant à l’œuvre, elle avait comprit que c’était loin d’être une blague, il avait un don comme receveur, c’était clair.

18 h. Jack était encore sur le terrain, Andy s’installa sur les gradins, elle était amie avec la plupart de l’équipe, elle voyait là un moyen de grimper dans l’échelle sociale du lycée si elle parvenait à sortir avec un de ceux là. Sans que papa ne soit au courant, ça va de soit ! Portable en main, elle bombardait son meilleur ami de texto. Je dis bien SON, elle ne s’entendait pas avec les filles, c’était définitif, trop de rivalités. Au bout d’une demi-heure, Pacey rejoignit la jeune fille sur le bord du terrain. Il l’embrassa dans le cou.



- Salut jolie tornade.

- T’es con tu m’as fait peur !



Et voila comment mettre en condition la petite tornade devenue grande ! Son surnom elle ne le tenait pas de n’importe où. Pacey était son petit ami depuis près d’un an. Toujours est-il qu’il était âgé de 18 mois de plus qu’elle, presque autant que son frère. Quand il était là, ses rêves de s’envoyer un quaterback s’envolaient illico. Elle aimait ce garçon, sincèrement, de façon adolescente, c’était son premier amour. Voila tout. Il savait tout de son passé, de la mort de sa mère, et c’était sans doute le seul à tout savoir dans les détails. Ils passaient un temps fou ensemble. En même temps quand on aime on ne compte pas. Aaron surveillait cette histoire du coin de l’œil, néanmoins avec une grande attention. Il ne croyait pas né le premier garçon qui ferait souffrir sa fille. Il avait même discrètement glissé à Jack l’ordre de surveiller cette histoire de près. Ils n’avaient pas encore passé le cap de la nuit ensemble, ce qui rassurait le père. Andy ne se sentait pas totalement prête. La seule chose pour laquelle elle se montrait hésitante. Pour elle, ça faisait parti des choses importantes, ce qui était sur c’est que ce serait avec Pacey qu’elle en viendrait là.

Jack fini son entraînement, sportif le truc ! Andy se trouvait ravie de ne pas avoir à s’entraîner autant dans la troupe des pompom girls. Elle faisait le strict minimum et c’était déjà pas mal. Transpirant, dégoulinant, plein de boue et à bout de souffle, il rejoignit sa sœur sur les gradins, son casque à la main.



- Si tu comptes sur moi pour t’embrasser tu rêves là. Va te doucher.

- Toujours aussi compatissante… Essoufflés, appuyés sur ses genoux fléchis.

- On tarde pas, papa veut nous parler.

- A propos de quoi ?

- Je sais pas, mais il avait pas l’air de plaisanter.

- Le genre grand discours rébarbatifs ? J’ai cru comprendre ça ce matin.

- Ce genre là ouai. Tu veux que j’te lance le ballon pour que t’aille plus vite rejoindre les vestiaires ou tu vas y arriver tout seul tu crois ? La patience d’Andy… Toute une histoire !

- T’es une peste. Rétorqua-t-il en s’éloignant vers les douches.

- Je sais ! Lui cria-t-elle toute fière.



Pacey les ramena tous les deux en voiture, la voiture de fonction de son père, il était flic. Alors se faire ramener dans une voiture de service tous les soirs à la maison, Aaron avait fini par s’y faire, mais au début c’était assez rock’n’roll. Surtout la première fois. Le permis de conduire était fixé à 16 ans aux Etats-Unis, et Andy n’attendait que ça pour pouvoir profiter de la voiture familiale. Bien que Jack la conduise partout où elle voulait, au même titre que son petit ami.

Il ne préféra pas entrer, venant de comprendre que le père avait des choses importantes à dire à ses enfants. A regrets, la jeune fille quitta son prince charmant en l’embrassant une dernière fois au travers de la fenêtre ouverte. Puis fini par entrer dans la maison, suivie de son frère. 19 h mine de rien ! Après un salut des plus convivial, il les invita à s’asseoir sur le canapé, tous les deux, lui, assit sur la table basse, c’était à ça que ressemblaient leurs réunions de famille, depuis tout petits.



- Pourquoi tu prends cet air flippant papa ? J’ai encore fait une connerie ? Andy était tout ce qu’il y a de plus sérieuse, on aurait pu croire le contraire pourtant, mais c’était ses mots habituels.

- J’ai à vous parler. Il prit une grande inspiration, cherchant comment formuler tout ça. On va déménager.

- C'est-à-dire ? Quoi, à quelques rues ? Te prends pas la tête comme ça papa, on est grands on peut comprendre. Renchérit Jack.

- Non, on quitte les Etats-Unis. J’ai un poste à Paris. On y restera quelques mois et ensuite on verra pour une mutation à Marseille. Aaron était originaire de Marseille. Bien qu’il ait fait sa vie aux States. Son père, Roland, tenait un bar là-bas.

- On part ? Attend, moi c’est hors de question que je quitte Pacey. Je reste là.

- Andy… Ca ne change rien pour Pacey et toi, il pourra toujours venir pendant les vacances, on trouvera une solution…

- C’est ça. Et je le vois pas pendant 6 mois c’est ça ? On passe le week-end ensemble et ciao à la prochaine ? Tu nous as même pas demandé notre avis. C’est dégueulasse, on peut pas partir comme ça. Jack a ses entraînements, moi j’ai une place ici. C’est important pour nous, mais ça tu t’en fous hein.

- Andy je n’ai pas dit ça. Mais je n’ai pas le choix.

- Mais arrête ! On a toujours le choix dans la vie ! T’es pas bien à la BAU ? Ca fait 20 ans que tu bosses là-bas et que tu passes ton temps dans tes dossiers, et du jour au lendemain tu quittes tout ça pour un poste en France ? Mais tu te fous de nous ou quoi ? Le recyclage professionnel ça peut se faire dans la même boite, tu vas faire quoi ? Procureur ? Mais y a des tas de tribunaux ici qui n’attendent que ça !

- C’est pas si simple Andy. Aaron était très calme, comme quand Haley était en train de lui faire une scène, il encaissait, tout simplement, la tête basse, sans un mot. L’échange entre le père et la fille était musclé, comme souvent quand elle s’opposait violemment à un point de vue.

- Bien sûr que si c’est simple, tu refuses, c’est tout !

- Andy calme toi. Laisse-le nous expliquer. Intervint Jack.

- Je ne quitte pas la BAU, je suis une affaire de Paris. Ils ont besoin de notre aide, c’est un vieux dossier.

- Et depuis quand t’es bon pour les « cold case » toi ? C’est pas le genre de trucs qu’on fait en fin de carrière ça ?

- On va se poser quelques temps chez tata. Elle accepte de vous garder avec elle le temps qu’on trouve quelque-chose de mieux.

- Ah parce qu’en plus tu te la joues perso ? Ca veut dire qu’on change de lycée, d’état, de continent, de langue aussi t’es au courant de ça ?

- Arrête, tu parles très bien le français, tu n’auras aucuns problèmes.

- Il est pas là le soucis. J’ai pas envie de changer de vie, c’est tout. Jack vient de se faire sa place ici papa ! Tu te souviens de tout ce qu’il a traversé non ?! T’as pas le droit de tout foutre en l’air comme ça ! On a trouvé un équilibre ici !



Andy repartait dans une de ses crises d’angoisse, ça faisait un moment que ça ne lui était pas arrivé. Elle se mit à tousser, dans un réflexe, Aaron se leva pour lui trouver son tube de ventoline. Elle le lui prit des mains et monta dans la chambre. Sans un regard en arrière.

L’ambiance pesait lourd dans le salon. Jack réfléchissait, Aaron était tout aussi pensif, la tête baissée, accoudé sur ses genoux. Avait-il fait le bon choix ? Ca faisait un moment qu’il cherchait un moyen de quitter les Etats-Unis, depuis la mort de sa femme, il avait tout mit en œuvre, et 13 ans plus tard il avait enfin cette opportunité, de faire oublier tout ce calvaire à ses enfants et recommencer ailleurs, sans se retourner. Mais il n’avait pas très bien perçu les attaches de la plus jeune de ses filles pour ce garçon qui composait ses journées. Pacey vivait pratiquement ici, il était là tout le temps. Le week-end surtout, le soir en rentrant des cours, en fin de compte, ils formaient un vrai couple. A prendre au sérieux. Il avait grandement contribué à l’équilibre dont parlait Andy tout à l’heure. Et ça le profiler venait de s’en rendre compte. Andy était très mature pour son âge, enfin quand elle acceptait d’en faire preuve, elle pouvait aussi se montrer terriblement infantile, dans sa réaction du moment par exemple.



Après cet échange plutôt houleux, le calme emplit la pièce. L’heure de dîner n’alerta personne. Aaron proposa à son fils de faire des pâtes, il accepta en le remerciant, il en profita d’ailleurs pour monter, prendre des nouvelles de la petite dernière, il savait qu’elle ne redescendrait pas pour dîner, mais qui ne tente rien n’a rien. Aaron venait de couper court à tout dialogue, et il devait s’en douter. Plus têtu qu’Andy n’existe pas, en tout cas pas à leur connaissance. Mais ils avaient appris à faire avec. L’équilibre qu’ils avaient su former en 13 ans était fragile et il le resterait. Ce n’était pas tellement la disparition d’Haley, bien que ce soit une tragédie de perdre la vie aussi jeune, mère de deux enfants. Mais c’était surtout les circonstances. Le problème de la jeune fille était de ne pas pouvoir se représenter le schéma, ou au contraire s’en faire un bien à elle. Elle se souvenait de beaucoup de choses, par flashs. D’abord une scène dans le salon, où elle jouait avec son frère alors qu’Haley venait de laisser entrer un inconnu, qu’elle leur avait présenté sous le nom de « shérif », puis ce coup de téléphone de son père, les larmes d’Haley, la demande de Jack d’aller jouer au profiler dans le bureau de papa et de s’y cacher, et enfin le coup de feu. Puis plus rien… Plus rien de ce qui pourrait la raccrocher à sa mère. Et ces flashs revenaient sous forme de cauchemars, la nuit, sans qu’elle n’en fasse part à personne.

Assise sur son lit, son tube de ventoline entre les mains, elle fixait sa couette, perdue dans ses pensées. Si elle avait à quitter Quantico, elle aurait sans doute du mal à s’y faire. Retrouver Paris l’aurait branché dans d’autres circonstances. Quitter Pacey ne l’enchantait pas. Elle tenait à ce garçon bien plus qu’elle ne voulait bien l’admettre. C’était l’esprit de contradiction même. Et puis s’ils partaient, ce serait pour le boulot d’Aaron, ils le verraient encore moins qu’avant, alors OK ils seraient avec Nathalie, qu’ils adoraient, ils passaient toutes leurs vacances scolaires là-bas. Mais ça n’empêche qu’ils seraient totalement déracinés. Reprendre des études en France lui faisait peur. Elle devrait abandonner beaucoup de choses, et elle tenait à sa vie ici.

Jack n’eut pas à frapper à la porte, elle était ouverte, encore un truc d’Andy ça, avoir peur de s’enfermer dans une pièce, chlostro, et puis ça lui rappelait trop qu’elle était seule.



- Je peux entrer ? Andy lui indiqua d’un coup de tête. Ça va mieux ?

- Ça va…

- On passe à table dans 10 minutes.

- J’ai pas faim, merci.

- Tu sais, tu ne devrais pas en vouloir autant à papa, c’est pour nous qu’il fait tout ça.

- Sans nous consulter ? On est quoi nous dans cette histoire ? Des pions ?

- Non Andy, et tu le sais très bien. Tu sais pourquoi papa veut quitter la Virginie.

- Oui et alors ? C’est comme ça qu’on va faire notre deuil. Pas en la laissant ici. Elle et nos souvenirs.

- C’est de savoir que la tombe est ici qui te pose problème ?




- En partie ouai. Pacey aussi. Je fais comment moi ?

- Mais Pacey il t’attendra, il y a le téléphone, internet, le courrier, et puis il y a l’avion.

- T’as les moyens de payer un billet pour la France toutes les 6 semaines toi ?

- Non, mais on trouvera une solution Andy.

- Pour trouver une solution il faut du temps Jack, et du temps on n’en a pas !

- On part pas demain non plus…

- Qu’est-ce-que t’en sais ?

- Je descends manger, tu ne veux rien t’es sure ?

- Non, merci. Elle sourit légèrement et laissa son frère l’embrasser sur le front avant de redescendre.



Jack descendit les quelques marches menant aux rez-de-chaussée et retrouva son père dans la cuisine. Une casserole de pâtes trônait sur le bar, trois assiettes étaient disposées. Aaron semblait contrarié, on le serait à moins, ce qu’il venait d’annoncer à ses enfants était loin d’être facile. Mais il n’avait pas franchement le choix, et puis il était sûr de pouvoir leur offrir un nouveau départ, loin de tout, pour oublier, il avait sauté sur l’occasion de rejoindre cette affaire et de s’éloigner.



- Andy ne descendra pas. Il rangea lui-même l’assiette prévue pour sa sœur.

- Elle m’en veut ?

- A ton avis.

- Je comprends… Ils s’installèrent tous les deux, dans un silence religieux. Mais Jack du se résoudre à briser la glace. Bien trop glauque comme ambiance.

- Papa comprend la, elle s’est trouvé un monde ici, des amis, des habitudes. Elle aime vivre ici, on est bien à Quantico. On avait trouvé tout un équilibre, c’est juste difficile à accepter de devoir tout reconstruire une fois de plus.

- Et toi ?

- Moi je m’y ferais. C’est pour elle que je suis le plus inquiet. Tu crois vraiment que c’est une bonne idée de partir ?

- C’est important Jack.

- Important pour toi surtout… Osa-t-il à mi-voix, la tête baissée.

- Je t’assure que tout sera plus facile là-bas. Pour des tas de raisons. Et puis vous ne serez pas seuls.

- Je sais, mais il nous faut un peu de temps. On part quand ?

- Dans trois jours. On passe les vacances sur Marseille, j’ai quelques détails à régler, mais on sera sur Paris à temps pour la rentrée.

- Trois jours ?! Et tu as attendu maintenant pour nous en parler ? Jack était toujours prêt à arrondir les angles, il n’était pas capable d’élever la voix, il s’indignait, c’est tout. A sa façon. Rien à voir avec les dégâts que pourraient occasionner Andy.

- Ça n’aurait servit à rien de le faire avant, si vous aviez su ça il y a trois semaines ça aurait perturbé vos examens.

- On s’en fiche des examens papa, ça ne sert plus à rien si on va vivre là-bas.

- Je suis désolé Jack.

- Pas autant que moi…


Et le silence reprit sa place. Une assiette de pâtes difficilement avalée, Andy n’en voudrait plus du tout une fois qu’elle aurait appris l’imminence de leur départ. Comment en parler à Pacey, comment accepter de partir si loin, si tôt, si vite ? Pour une ado de 15 ans en quête de stabilité c’était loin d’être évident. Elle aurait sûrement des tas de choses à faire pendant ces trois jours, dont la priorité serait de rendre la vie impossible à son père. Elle n’avait rien demandé, il avait fallu qu’on la déloge de sa petite vie tranquille. Mais comptez sur elle pour rendre la monnaie de sa pièce à l’agent Hotchner, c’est sûrement ce qui faisait le plus peur au quaterback.
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Sandwich
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MessageSujet: Re: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   Dim 10 Jan 2010 - 15:59

Je sens que les choses vont se compliquer là !
Vivement la suite, je veux savoir ce qu'il va se passer !
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Juliès
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MessageSujet: Re: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   Dim 10 Jan 2010 - 16:43

Voila la suite Very Happy Dernière scène avant le départ en France.



Et dès le lendemain, la plus jeune de la tribu Hotchner mis ses idées à exécution. Particulièrement celle d’ignorer à tout point de vue son géniteur. La nuit n’avait pas porté conseil, bien au contraire, elle était plus déterminée que jamais, Jack l’avait informée de leurs trois jours restant ici, pour lui faire comprendre que si elle voulait profiter d’un peu d’intimité avec Pacey, c’était maintenant ou jamais, il lui avait même proposé de la déposer au centre commercial, pour passer la journée avec lui. Mais elle s’en débrouillerait, comme toujours. Il lui suffisait d’appeler l’élu de son cœur pour pouvoir programmer, au feeling, un plan pour les trois jours à venir. Enfin plutôt les deux restants. La fin des cours de la veille avait sonné le début des vacances scolaires. Ils avaient deux semaines devant eux, qu’ils passeraient à Marseille, pour le boulot de leur père. Jack voyait là dedans un moyen de se détendre, de voir du pays et de changer les idées de sa sœur, de voir son grand-père enraciné au bar de son bistro aussi. Mais pour Andy c’était le fait de devoir quitter son pays natal, Pacey aussi, ses amis, son lycée qu’elle n’aimait pas tant que ça, et puis cette maison, sa chambre. Son refuge à elle en somme.

Elle avait donc retrouvé le fils de flic au bord d’une crique, sur un rocher. Elle aimait ce genre de coins nature, enfin surtout pour les coups de blues. Et là c’en était un sacré. La jeune fille se trouvait entre ses bras, elle venait de tout lui raconter, amère, dégoutée, méprisante envers son père même. Elle se serrait contre lui comme s’il allait s’envoler dans la minute.



- Et c’est prévu depuis quand ?

- Je ne sais pas, je crois qu’il magouille ça depuis quelques mois déjà.

- Et tu n’as jamais rien su ?

- Non Pacey, sinon je t’en aurais parlé, tu le sais.

- La France c’est pas si loin que ça…

- 5839 km. Balança-t-elle de but en blanc.

- Cinq mille…

- 839 km Pacey, ça va !

- On trouvera une solution Andy… La serrant un peu plus dans ses bras.

- Mais vous avez que ce mot là à la bouche ou quoi ? On trouvera une solution, oui, mais laquelle ? Et quand ? Comment ?

- Je sais pas. Je sais pas encore mais je vais bien trouver.

- Tu parles… t’es loin d’être majeur et moi aussi.

- Il y a au moins un avantage à vivre en France.

- Ah ouai et tu peux me dire lequel ?

- Tu seras majeure plus tôt, c’est pas 18 ans là-bas ? Questionna-t-il un peu taquin sur les bords.

- Et alors ? J’te signale que j’ai 15 ans, donc quoi qu’il en soit j’ai 3 ans pour tourner le problème dans tous les sens du terme.

- Oui mais ici c’est 21.

- Si j’étais ici je n’aurais pas besoin d’être majeure Pacey, tu fais exprès de pas comprendre ou quoi ?

- J’aime quand tu t’énerves. Ça te donne un p’tit côté…

- Fait attention à ce que tu vas dire. Le prévint-t-elle d’un doigt menaçant.

- Ça va j’me tais.



Il se mit à rire, puis l’embrassa. Longuement, tendrement. Bien sûr que ce départ le touchait lui aussi. Mais que pouvait-il faire contre la décision d’Aaron ? Concrètement rien. Surtout qu’il savait à quel point son boulot comptait pour lui. Et il pouvait même le comprendre. Perdre sa femme à cause de ça, c’est aussi la raison pour laquelle il se battait pour y être le meilleur. Faire honneur à la mère de ses enfants en excellant dans son domaine de prédilection. Un juste retour des choses. Mais Andy avait un sens de l’honneur bien plus décalé que le reste des Hotchner, de ses amis même. Pour elle, et normal du haut de ses 15 ans, c’était une question de fierté. Le job de son père consistait à arrêter les méchants, point barre. Aaron n’avait de toute façon jamais voulu s’étaler plus. Elle comprenait la réalité du profilage, mais était loin de se douter de toutes ces horreurs.

L’air commençant à se faire frais sur les coups de 16 heures, elle proposa à Pacey de rentrer. Pas le moment de se quitter, de toute façon il passerait le week-end à la maison. Que le père soit d’accord ou non. Jack était à l’entraînement, suivi de sa meilleure amie, Jane, qu’il devrait quitter aussi quoi qu’il en soit. Et le profiler était à la BAU, pas étonnant pour un samedi de toute façon, et puis il avait beaucoup de choses à régler, notamment pour son changement de statut.

Dans la chambre d’Andy, tout ressemblait à une maison témoin, elle avait eu besoin de ranger, c’en était flippant étant donné l’état naturel de sa chambre. Si ses fringues ne traînaient pas un peu partout, si son armoire n’était pas semblable au passage d’Hiroshima, si ses CD n’étaient pas étalés par terre et encore si son bureau n’était pas impraticable, c’était anormal. Surtout venant de la jeune fille. L’état de sa chambre était à l’image de la confusion de son esprit depuis toute petite. Aaron faisait simplement semblant de l’ignorer.

La pompom girl, et la plus jeune de son équipe, s’était posée en vrac sur le lit, à moitié allongée, trafiquant avec son tube de ventoline restée là depuis la veille au soir. Pacey resta interdit en entrant dans la pièce, ça ne pouvait pas ressembler à l’univers d’Andy ça. Ou alors il y avait eu menace de cyclones ou un truc du genre parce que là… Mais elle avait eu besoin de se défouler, et quoi de mieux que le rangement ? C’était soit ça, soit se rendre jusqu’à San Francisco en courant. Beaucoup plus crevant. Le jeune homme trafiquait dans la chambre, debout, essayant de se faire à ce nouvel univers.



- C’est toi qui as tout rangé comme ça ? Tu devais être sacrément énervée…

- J’avais besoin de faire le tri, et touche pas à ça !

- Quoi, j’ai encore rien fait !

- C’est juste en prévision.

- T’es flippante Andy, je préfère te le dire.

- Je suis au courant ouai. Mais t’en fais pas, je vais pas l’être longtemps, dans 2 jours tu n’entendras plus parler de moi.

- Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, excuse-moi. Se sentant fautif il reposa le bouquin qu’il avait entre les mains et vint se poser à ses côtés.

- On va le faire Pacey.

- De… De quoi ? Il avait bien peur de comprendre.

- Ça fait un moment qu’on en parle non ? Je suis prête.

- Non, pas comme ça Andy, c’est pas le genre de choses pour lesquelles il faut se précipiter.

- Je suis pas en train de me précipiter, je sais ce que je veux. J’en suis sûre. Mais il était hésitant, il la respectait trop pour en profiter sur un coup de tête. On est seuls là, c’est l’occasion ou jamais. Jack ne rentrera pas avant au moins deux heures, et si on voit mon père ce soir ça tiendra du miracle.

- Je sais pas Andy…

- Quoi, t’as plus envie c’est ça ? En fait tu t’es foutu de moi, comme les autres, la seule chose qui t’intéressait c’est d’avoir un nom de plus à ton tableau de chasse, mais maintenant que je m’en vais-je resterais un nom, et non plus un visage que tu pourras traîner partout à tes soirées glauques c’est ça ?

- Je n’ai jamais dit ça !

- Non mais tu le penses.

- Ecoute-moi Andy, je ne pense rien du tout. Il saisi ses bras pour qu’elle lui fasse face et se faire entendre.

- Pacey j’ai besoin de toi.

- Il y a d’autres façons d’avoir besoin des gens.

- J’me suis promis une chose, si je franchissais le cap, c’était avec toi, avec toi je suis prête, pas les autres.

- Tu as le temps Andy, c’est pas pressé.

- Non, mais j’en ai envie, et je suis sûre de moi. C’est toi et pas un autre. Alors si on ne prend pas notre chance maintenant, on ne la prendra jamais.

- Pas dans ces conditions. J’te promets qu’on a le temps. Tu quittes les Etats-Unis, mais tu ne me quittes pas moi.



Il fit son maximum pour la rassurer, et ils restèrent un moment dans la chambre, seuls, la maison vide lui foutait le cafard, le silence lui avait toujours déplut, la solitude au plus haut point aussi. Les adolescents sont compliqués, mais Andy était un sacré modèle de paradoxe, un concentré à elle toute seule. Changer d’avis en un quart de seconde faisait parti de ses principaux descriptifs. Mais on l’aimait comme ça après tout, imprévisible, ingérable, incontrôlable, et encore heureux qu’Aaron n’ai jamais refait sa vie, enfin selon elle, de toute façon elle lui aurait mené la vie impossible. Elle ne voulait pas d’une belle-mère, elle voulait simplement son père, son attention et le respect qu’il devait à la mémoire de sa mère. Son père était heureux avec son job, voila pourquoi elle ne disait jamais rien quand il rentrait tard. Mais le fait qu’il parte pour ça lui était incompréhensible, ses réactions étaient en conséquence.
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MessageSujet: Re: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   Dim 10 Jan 2010 - 17:30

Cool, ça poste vite !

Bon, je lirai tout ceci plus tard parce que là, j'ai eu beaucoup de problèmes d'ordi, et je viendrai te commenter tout ça super1
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Juliès
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MessageSujet: Re: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   Lun 11 Jan 2010 - 14:13

Merci beaucoup Lolow Very Happy


Les deux jours avaient passés, plus vite que prévu, plus vite que n’importe quel autre week-end de leur vie. Enfin du moins de celle de Jack et Andy. Les deux ados avaient du préparer leurs affaires durant les 48 dernières heures, à contrecoeur, mais ils n’avaient pas eu le choix. Se contentant du strict minimum pour le moment, le reste de leurs affaires leur seraient envoyées à Paris, d’ici 3 semaines. Rien que le fait d’être restreinte rendait malade la petite dernières. Super les vacances ! Dans une ville qu’ils connaissaient à peine, avec des gens qu’ils ne connaissaient pas, enfin pour la plupart. Qu’est-ce qu’elle n’aurait pas donné pour que son père lui accorde les 10 prochains jours ici, et qu’elle puisse les rejoindre ensuite à Paris d’un coup d’avion. Mais rien à faire, il refusait de la laisser seule dans un aéroport, prendre l’avion et atterrir, comme si se crasher dans deux avions différent allait changer quelque-chose à leurs fins. En tout cas c’est comme ça qu’elle le lui avait exposé.

Une fois dans l’avion, Andy s’était entêtée à bouder, dans un coin, son Iphone à fond sur les oreilles, impossible de nouer quelque dialogue que ce soit, encore fallait il qu’elle soit d’humeur. Elle avait quitté Pacey à l’aéroport, en larmes évidemment, ils avaient passés plus de 10 minutes dans les bras l’un de l’autre à se jurer leur amour, et leurs retrouvailles dans les plus brefs délais. Toujours est-il que ça ne changeait rien, ils seraient obligés d’attendre de longues semaines avant de se revoir. Mais peut-importe, la web cam serait leurs meilleure amie pour le reste du temps à venir en attendant de se revoir. Ils avaient déjà tout prévu. Evitant donc de pleurer encore, elle s’était isolée, côté hublot, histoire de pouvoir rêver d’évasion, au moins le temps des 4 heures de trajet. Des fois elle maudissait son père, mais ce n’était rien comparé à ce qui allait se passer en arrivant sur Marseille…

Marignane, 14 heures…

Surprise ! En arrivant sur le sol Français et croyant à un poste discret pour son père sans qu’ils aient à faire à ses collègues, les jeunes comprirent que le plan était tout autre, et surtout tout autrement foireux. En récupérant leurs bagages, Jack et Andy purent constater qu’une jeune femme, à l’allure troublante de par sa ressemblance avec Haley, était venue les chercher à l’aéroport. Une américaine sans doute, à en juger par l’accent qu’elle avait, elle parlait surtout leur langue maternelle, ce qui ne les renforçait pas dans la confiance qu’ils devaient avoir en elle.



- C’est qui ce sosie de Barbie version chirurgie esthétique foireuse ?

- Je ne sais pas mais ce n’est sûrement pas une inconnue pour papa. Ils ont l’air de se connaître.

- C’est limite si elle lui saute pas dessus ouai ! Tu sais quoi ? Aussi bien on est là pour une de ses histoires de cul !

Jack ne répondit pas, et fini de charger les 5 valises sur le chariot, ils avaient observés la scène entre Aaron et la dénommée Kate de loin, du tapis roulant en réalité, eux se trouvaient une bonne vingtaine de mètres plus loin. Andy était révoltée. Surtout quand Aaron leur présenta cette femme comme une connaissance de Yale. Il avait fait ses études à Harvard, avant de finir sa dernière année à Yale. Brillant parcours qu’Andy n’avait même pas l’idée de reproduire. Inutile de préciser que l’ambiance dans la voiture était de plomb. Un rapide bonjour et ils s’étaient entassés à l’arrière avec les bagages. Faire la tête était une coutume quasi religieuse de la jeune fille, mais beaucoup moins en ce qui concernait Jack, d’habitude plutôt conciliant, mais il ne comprenait pas le plan que leur faisait leur père. Pourquoi étaient-ils ici ? Devaient-ils gober le coup de l’affaire irrésolue ? Trop de questions qui tournent en rond dans la tête d’un adolescent qui n’avait pas fermé l’œil des trois derniers jours. Ils posèrent leurs bagages dans un quartier plutôt sympa de Marseille. Celui de l’enfance d’Aaron en fin de compte. Il avait passé ses 10 premières années ici avant de suivre sa mère pour vivre avec elle aux Etats-Unis. Roland, un sympathique soixantenaire grisonnant fixé à son bar depuis la nuit des temps, se trouvait être leur grand-père paternel. Ils gardaient de bonnes relations avec lui. Les premières années qui avaient suivit la disparition d’Haley, ils venaient tous les étés, Aaron suivait ses affaires via internet, au moins durant cette période. C’était une des maigres consolations du fait de s’enterrer ici pour plus d’une semaine. Ils avaient en tout cas l’occasion d’occuper un petit appartement très sympa, fonctionnel et moderne. Avec accès internet en haut débit, ce fut la première chose qu’avait demandée Andy dans la voiture en entendant le descriptif de leur logement. Obsession quand tu nous tiens ! A peine arrivée, elle envoya un texto à Pacey, tant pis pour la facture, c’était pour papa !



- Salut papy. Lâchèrent Jack et Andy à l’unisson, en embrassant leur grand-père par-dessus le bar.

- Mes petits ! Ah ça me fait plaisir de vous voir. Aaron, regarde moi ça un peu comme ils ont grandis. Ca vous fait quel âge les minots ?

- 15 ans papy, 17 pour Jack. Répondit Andy en un sourire discret, mais néanmoins présent. Elle aimait beaucoup la joie de vivre de ce patron de café.

- Il n’y a pas si longtemps vous n’étiez pas plus haut que mon bar.

- Tu sais papy maintenant y a internet, c’est pratique pour échanger des nouvelles, t’as même plus besoin de payer ton courrier ou tes notes de téléphone, on peut faire la même chose avec une web cam et un micro.

- Hey Aaron demande à ta fille de me parler sur un autre ton là, et avec des mots que je puisse comprendre s’il te plait. Plaisanta Roland en ébouriffant les cheveux de sa petite-fille.

- Papa j’te présente Kate.

- Enchantée mademoiselle. Le chef d’établissement serra la main de l’avocate, non sans qu’Andy fasse une grimace dégoutée à l’évocation du « mademoiselle », ce qui fit rire Jack discrètement.

- Bon qu’est-ce-que vous sert ?



Chacun commanda ce dont il avait envie. Andy aurait sans doute demandé à zapper la pâle reproduction de la parfaite avocate mais il paraît que ça ne se fait pas alors… Jack l’avait d’ailleurs empêchée juste à temps de rétorquer trois ou quatre fois de façon malencontreuse. Difficile à canaliser, mais elle allait devoir prendre sur elle si elle ne souhaitait pas que les vacances ressemblent à un véritable cauchemar, et pourtant… Elles y ressembleraient sûrement, ce soir le manque devrait se faire ressentir, et ça elle y songeait. Kate et Aaron parlaient boulot depuis l’aéroport, ce qui ne manquait pas d’agacer les plus jeunes. Pour couper court à ces discutions ennuyeuses qui s’éternisée, Andy balança ses questions, de but en blanc, sans prendre de gants, comme à son habitude.



- Et on va faire quoi cette semaine ? Télé, ordi, on reste enfermés bien sagement en attendant que tu sortes du boulot, enfin si t’en sors un jour c’est ça ?

- Non, le festival rock du sud commence ce soir, sur la plage du Prado, si vous voulez allez y faire un tour…

- Attend papa, pour avoir des places dans ce genre de trucs il faut dormir sur place.

- Rien ne vous en empêche.



Jack et Andy échangèrent un regard avide. Aaron avait toujours refusé de leur laisser participer à des rave party ou ce genre de rassemblement musicaux. Bon il fallait dire aussi qu’Andy n’était pas du genre à se priver des tentations, Jack oui, beaucoup plus facilement.



- On n’a pas de matos.

- Tout est dans l’appartement, j’ai fais livré ça hier soir.

- Les tentes, les duvets et le reste ?

- Il y a tout.

- Ouai donc ce soir on dérange c’est ça ?



La ferme Andy ! Jack regarda sa sœur d’un air de lui demander de se calmer, et surtout de faire preuve d’un peu de bonne foi, juste pour ce soir ! Parce qu’Aaron se dédoublait pour leur facilité la vie, mais Andy était la reine de la contradiction, elle n’hésiterait pas à dire ce qu’elle pensait à son père. Et encore là il s’en était fallu de quelques secondes avant de faire des allusions pas super catholiques sur la potentielle soirée de son père et de Kate.

20 heures sur la plage…

Kate et Aaron avaient décidés de bosser tout de suite sur leur premier dossier. Les jeunes n’étant pas particulièrement intéressés avaient décidés de se rendre sur la plage du Prado, les tentes et le reste du matériel sur le dos. Ils avaient pu trouver un emplacement pas trop loin d’une prise de courant et d’eau. Andy avait prévu le coup pour demain matin, ils se rueraient tous là-bas. Ayant tout déposé dans un coin, Jack informa sa sœur qu’il partait faire un tour sur la plage, surtout pour aller voir la scène, et quel type de concert pourrait être joué, quels groupent figuraient sur l’affiche, ce qui intéressait le plus la jeune fille en somme. Elle laissa son frère prendre l’air, pendant qu’elle s’affairait à monter la tente. Mais le truc à ne pas oublier, c’est que vu qu’il pleut tout le temps en Virginie, le camping n’est pas toujours de rigueur, et puis passer toute ses vacances à Paris depuis leur tendre enfance n’aidait pas non plus ! Se débattant donc avec les piquets et la toile de tente, elle ne remarqua pas l’adolescent s’approcher d’elle. Typé, brun, les cheveux mi-longs, les yeux noirs, une allure nonchalante que lui donnait sa façon de garder ses mains dans ses poches.



- T’as l’air en difficultés là. Un coup de main ? Au fait, j’aime beaucoup ton t-shirt, un peu transparent mais… Sympa.

- Ça va merci. Répondit-elle froidement. Je ne suis pas en difficultés.

- T’as l’air surtout très butée.

- Je suis surtout très casée. Qu’est-ce-que tu veux ?

- Te donner un coup de main, mais tout réfléchi, je ne sais pas si j’en ai encore très envie.

- Alors pourquoi tu stagnes ?

- Salut.

- C’est ça, ciao.



Et elle le regarda s’éloigner, non sans un air de méprit. Elle détestait être ici, détestait les jeunes de son âge qui se trouvaient là, et surtout détestait s’imaginer que son père pourrait se caser avec cette fille. OK il la connaissait depuis des années, mais s’ils n’en avaient jamais entendus parler avant c’est qu’il n’en avait pas grand-chose à faire non ? Toujours est-il que son esprit était encombré et ses mains bonnes à faire des mottes, elle ne tirerait rien de son esprit logique pour pouvoir monter cette foutue tente. Jack revint environ 1 heure plus tard. Andy passablement énervée de galérer toute seule depuis tout ce temps. Seule la toile de tente gisait à terre, les piquets étalés par-dessus.



- Et c’est tout ce que tu as réussis à faire depuis que je suis parti ?

- Trouves-toi un mec et me fait pas chier Jack. Renvoya-t-elle tout de go à la petite réflexion de son frère.

- Ça va, je plaisantais c’est tout. Tiens, laisse-moi t’aider.

- Lâches-moi, va faire un tour.

- Très bien… La jeune fille continua de batailler avec ses trois bouts de fer, elle pensait avoir trouvé le truc quand tout s’effondra.

- Jack merde, vient m’aider ! Et ça finissait toujours comme ça, elle appelait son frère en renfort après l’avoir envoyer soigneusement bouler.

- Laisse-moi voir.

- Fais ce que tu peux avec ça, je sais pas dans quel sens les monter. Andy s’était calmée aussi vite qu’elle s’était emportée, c’était son caractère.

- On pourrait tout aussi bien dormir à la belle étoile.

- T’as vu le froid qu’il fait ? T’es dingue. Tous les deux accroupis pour monter ce tas de bouts de ferraille.

- C’est qui ce mec là-bas ?

- Je sais pas, un gros naze qui m’a sorti un vieux plan drague. Pourquoi, il t’intéresse ? Releva-t-elle avec un petit sourire narquois.

- N’importe quoi, il ne fait que te regarder c’est tout. Je suis sur que tu lui plais.

- C’est pas à lui que je veux plaire. Sans un regard, elle poursuivit son montage.

- Des nouvelles de Pacey ?

- Pas avant demain, il passe la nuit en mer avec son père.

- Et pourquoi t’es si à cran ?

- Je ne suis pas à cran. Qu’est-ce-qui te fait dire ça ?

- L’intérêt que tu aurais porté à ce garçon même s’il ne te plait pas, si tu avais l’esprit libre.

- Rien d’important, les circonstances je suppose.

- Papa ?

- Papa ouai. Il passe la soirée avec sa pouf et ça me plaît pas.

- Andy il revoit une amie, rien de plus.

- Et tes amis tu les regardes comme si t’étais en manque depuis 10 ans toi ?

- Qu’est-ce-qui te dérange chez elle ? Elle a l’air très bien non ?

- Je trouve glauque et déplacée sa ressemblance avec maman c’est tout.

- Comment tu peux dire ça, tu as à peine connu maman.

- Ça ne change rien au fait que j’aurais préféré qu’il la fasse rire elle plutôt que ce prototype, c’est tout. Pourquoi, elle te manque pas à toi ?

- Bien sûr que si, mais j’essaie de me dire que maintenant c’est papa qui doit être heureux.

- Mais pas avec elle Jack ! Y a des milliards de femmes sur Terre, ne me dit pas que c’est la seule qu’il peut mettre dans son lit.

- Je ne pense pas qu’il cherche à mettre une femme dans son lit. Et puis tu sais très bien qu’on quitte Marseille dans quelques jours.

- C’est prévu qu’on revienne j’te signale. Paris n’est qu’une escale.

- Et toi t’aimerais bien y rester c’est ça ?

- Au moins on aurait Nathalie.



Ce qui dans un sens n’était pas faux. Jack en convint, et ils finirent de monter la tente. La soirée se passa plutôt bien si on omettait le fait que les deux ados étaient restés scotchés l’un à l’autre. Andy repérait des garçons mignons pour son frère, et son rôle à lui était de rougir à chaque regard d’un des désignés. Ce qui avait au moins le don d’amuser la jeune fille. Une bouteille de bière à la main, à l’instar du footballeur. La série de concert eu le don de détendre l’atmosphère, la musique était une partie très importante de la vie d’Andy. Elle avait même un groupe à Quantico, avec quelques uns de ses amis, elle chantait. Jouait un peu de guitare, de piano et de batterie. Rien de mirobolant, mais elle se défendait. Elle composait pas mal de chansons. C’était son truc à elle, au même titre que le foot était le truc de Jack. Souvent elle organisait des répétitions en plein milieu du salon avec sa bande de potes, une série d’amplis suralimentés animaient la pièce quand Aaron rentrait de la BAU. C’était limite s’il n’avait pas envie de repartir en sens inverse pour pouvoir bosser tranquille. Jack appréciait d’ailleurs beaucoup de participer à ces répétitions, déménagés dans le garage depuis quelques années, une fois qu’Aaron eut sa dose de décibels en rentrant le soir. Il avait fait insonoriser la pièce, rien que pour Andy et ses copains. Remarque c’était un bon investissement, il ne regrettait pas.

Les deux ados ne rentrèrent que le lendemain après-midi, au bar de Roland, un point de repère qu’ils n’étaient pas prêts de lâcher. Au moins là-bas ils ne seraient jamais seuls, et puis leur grand-père prenait plaisir à les faire parler de leurs passions, très fier de la carrière de quaterback de Jack, il assimilait le football américain à du rugby, c’était à peu près ça pour Andy qui n’y connaissait pas grand-chose de plus.
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MessageSujet: Re: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   Dim 17 Jan 2010 - 1:26

Retard rattrapé et paupières qui sont lourdes..alors je vais faire vite !

Je sais pas où tu nous amènes, mais sache que tu écris très bien, que j'adore Andy ^^ On dirait moi quelques fois xD !..Et puis, je suis pressée d'avoir la suite ! applaud
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MessageSujet: Re: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   Ven 5 Fév 2010 - 14:20

Nan mais je veux la suite tout de suite!!! xD
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MessageSujet: Re: Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   

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